Flash

BAN2

 

A travers un communiqué de presse rendu public le lundi 20 juin 2022 et dont une copie nous est parvenue, le chef de l’exécutif provincial du Nord-Kivu interdit toutes les opérations d’importation et d’exportation au poste transfrontalier de Bunagana dans le territoire de Rutshuru jusqu’à nouvel ordre.

"Le gouvernement provincial du Nord-Kivu informe les opérateurs économiques, les commissionnaires en douane et les commerçants qu’il est strictement interdit jusqu’à nouvel ordre de procéder à l’importation et l’exportation des marchandises via le poste frontalier de Bunagana qui est sous occupation des terroristes du M23 et leurs alliés rwandais.

En conséquence, toute personne dont la marchandise de quelle nature entrerait par ce poste sera considérée comme fraudeur et collaborateur de l’ennemi et subira la rigueur de la loi précise le même communiqué."

Et de poursuivre : "Le gouvernement provincial du Nord-Kivu demande aux services œuvrant aux frontières dont la DGDA, l’OCC, le PNHF et la DGM de prendre contact avec leurs homologues des services Ougandais afin de faciliter l’exécution de la présente mesure en attente des dispositions du pouvoir central."

Guellord Risasi

 A quelques heures de l’arrivée, au Chef-lieu de la province de la Tshopo, des restes de Patrice-Emery Lumumba, l’heure est aux derniers réglages. En témoigne, l’activisme renouvelé des membres du Comité de pilotage avec, à la clé, des réunions interminables, question de se rassurer qu’aucun détail n’a été éludé. La population locale, elle, piaffe d’impatience. L’échéance du 24 juin se rapproche à pas de géant. La RTNC/Kisangani qui a déjà donné le ton à travers une campagne tous azimuts, ne cesse de sensibiliser autour de l’évènement.

C’est aux fins de se faire une idée sur le niveau des préparatifs liés à l’organisation du passage de la dépouille du Héros national à Kisangani, que le Gouverneur sortant, Maurice Sakapela Abibu, a effectué, ce mercredi 22 juin 2022, une ronde d’inspection sur les différents sites par où ils devront transiter.

Accompagné M. Ekaya Robert et de Mme Lusamba Mbombo Goretti, tous deux Conseillers à la Présidence de la République et membres du Comité de pilotage du site de Kisangani, le Gouverneur Maurice Abibu Sakapela a inspecté en premier, et sous ses différentes facettes, le site de la Poste où sera exposée la dépouille du premier Premier Ministre du Congo indépendant.

Ici, tout est presque fin prêt en termes d’aménagement. Tapis rouge, tribune, lutrin, chapelle ardente, tentes, latrines etc., tout a été passé au peigne fin par l’autorité provinciale à grand renfort d’explications du maître d’ouvrage. Tout y est, ou presque, pour une soirée d’hommage mémorable et digne de la stature de Patrice-Emery Lumumba.

La visite s’est poursuivie jusqu’au lieu de travail où Lumumba a œuvré en tant qu’agent postal ainsi qu’au Bâtiment 1925 où ses effets sont jusqu’à ce jour conservés notamment ses documents administratifs ainsi que son coffre-fort.

A l’aéroport de Bangoka, dernière étape de cette visite d’inspection, le Gouverneur Maurice Abibu et ses hôtes ont pu apprécier le travail de réfection effectué notamment dans la salle d’attente réservée aux officiels ainsi qu’au salon d’honneur. Chemin faisant, ils ont pu s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de réaménagement du tronçon Aéroport-Esplanade de la Poste en cours d’exécution sous l’égide de l’Office des voiries et drainage (OVD).

Somme toute, le passage des reliques de Patrice-Emery Lumumba à Kisangani tient à cœur les Boyomais d’ores et déjà hystériques. Ces derniers dont la ville, Kisangani, porte encore les stigmates de sa noble lutte politique, doivent une fière chandelle à ce vaillant combattant de la liberté. Et pour mieux le célébrer, il n’y a pas mieux que des funérailles dignes de ce nom. Devoir de mémoire oblige !

(Avec la Cellule de communication de la Présidence)

Au cours des élections tenues dans la cité de Sake à 27 kilomètres de la ville de Goma le dimanche 19 juin 2022, Cédric Sadiki journaliste au sein de la plume.info et correspondant occasionnel de la rédaction des sports à Top Congo a été élu par ses pairs comme président de l’association des journalistes sportifs du Congo du Nord-Kivu sous-section de Masisi AJSC-NK. Ce, après près d’un mois de la réélection de Richard Muhima à la tête de cette structure sportive.

Sur 5 candidats ayant postulé, Cédric Sadiki a obtenu à lui seul 5 voix sur les 10 votants. Il va donc diriger cette instance pour une durée de 3 ans, avec comme mission de mettre dans un bref délai un comité composé d’un secrétaire et d’un trésorier.

Pour le numéro un de cette organisation au Nord-Kivu, Richard Muhima, plus de 10 journalistes sportifs venus de toutes les entités de Masisi ont pris part à ces élections qui ont été organisées dans une très grande transparence et leur choix est tombé sur Cédric Sadiki qui n’est pas un novice dans notre domaine.

"Après la confiance dont nous avons bénéficié une fois de plus des journalistes  sportifs, nous nous sommes fixés comme urgence de faire de notre mieux pour installer notre association dans tous les territoires du Nord-Kivu. Et le Masisi a été le premier à bénéficier de ce privilège et comme le président sous-sectionnaire est déjà connu, cela va nous permettre de faire avancer le football du Nord-Kivu dont l’image a été ternie par des guerres en répétition alors qu’il y a des jeunes qui y pratiquent du sport’’, a-t-il conféré.

Cédric Sadiki pour sa part, n’a pas manqué de saluer tous les journalistes qui l’ont votés en le portant à la tête de cette association sportive qui pour la première fois vient d’arriver dans le territoire et a promis de faire avancer lors de son mandat beaucoup des disciplines sportives." Diriger une association comme celle des journalistes sportifs dans le Masisi n’est pas un luxe mais plutôt une responsabilité dans le sens où nous avons besoin de l’appui des uns et des autres pour la réussite de cette mission si grande et complexe, précise-t-il. Et de poursuivre : " Nous ferons de notre mieux pour faire avancer le métier du journaliste sportif à Masisi via plusieurs séances de renforcement des capacités que nous allons tenir régulièrement et cela dans toutes les disciplines confondues."

Guellord Risasi

 

La population de  Lumumbaville, ex-Onalua dans la province du Sankuru, se mobilise comme un seul homme pour recevoir la dépouille du Héros national Patrice Emery Lumumba en provenance de Bruxelles (Belgique) via Kinshasa. Le décor est planté à l’aérodrome de Tshumbe jusqu’à Lumumbaville où est aménagé un site pour les obsèques dignes de son rang du premier des Premiers Ministres congolais assassiné, il y a de cela  61 ans à Lubumbashi.

Plusieurs personnalités sont attendues à ce grand événement  parmi lesquelles le président de l’Assemblée Nationale Christophe Mboso, représentant personnel du Chef de l’Etat, le Gouverneur de la province du Sankuru Jules Lodi Omombe, déjà présent depuis le lundi 20 juin, des chefs coutumiers, des Députés Nationaux et Sénateurs, des Députés Provinciaux, etc.

Durant trois jours, soit du mercredi 22 au vendredi 24 juin 2022, plusieurs activités sont prévues pour rendre les hommages mérités au Héros national : rituel coutumier, dépôt des gerbes de fleurs par les différents invités et délégations, dignitaires et la population sous le rythme des tam-tams du Sankuru, activités culturelles, office religieux œcuménique, etc.

Rappelons qu’Onalua (Lumbumaville), qui est village natal de Patrice Emery Lumumba, est la première étape des obsèques officielles après la Belgique.

La deuxième sera à Kisangani, suivie de Lubumbashi.

Kinshasa sera la dernière où la dépouille arrivera le 27 juin prochain.

(Avec la Cellule de communication de la Présidence)

 

«Depuis sa prise de fonction le 24 janvier 2019 comme 5ème Président de la RDC en remplacement de Joseph Kabila, Félix Tshisekedi ne cesse de prouver à la Nation Congolaise sa bonne foi, sa grande détermination de trouver des solutions idoines aux maux rongeant le pays et cela malgré tous les problèmes et est prêt à mettre sa vie en danger pour cela ».

Fasthi, le Moïse de la RDC

Tels sont les propos de Mr. Jacques Bashali jeune notable et président interfédéral du parti politique « Autre Vision du Congo », cher à Didier Budimbu. Pour lui, le pays vient de très loin et l’actuel Chef de l’Etat ne cesse de ménager aucun effort pour redonner à la RDC l’image qu’elle mérite à l’échiquier international et qui avait été ternie par les guerres en répétition aux yeux impuissants des régimes précédents. D’où, la nécessité de se ranger derrière la vision de Tshisekedi fils pour vivre cette autre vision du Congo que tout patriote attend et que cela est possible.

« Nous avons jugés de nous mettre derrière le Chef de l’Etat du fait qu’il a un sens élevé du patriotisme, ce que notre pays a vraiment besoin car on dit souvent que si la tête est malade, le reste du corps humain sera affecté aussi.

Dans un voyage dans les eaux, si le capitaine ne connait pas la direction cela est un problème pour lui et ses passagers. Mais Fatshi vient de nous prouver car il nous amène dans une très bonne direction celle du développement et d’une grande diplomatie qui dans les jours qui viennent les fruits se feront voir et consommés par les Congolais et c’est la même vision de notre autorité morale Me Didier Budimbu, actuel Ministre des hydrocarbures dans le Gouvernement des Warriors. Comprenez avec moi, le programme de développement des 145 territoires est une autre preuve accablante de Tshisekedi de nous sortir de ce gouffre où nous avons été mis par les ennemis de notre pays », a-t-il déclaré.

A lui de renchérir en ces termes : « Le vrai développement est celui qui commence de la base au sommet dans le sens où il prend en compte tous les problèmes réels ressentis par la population en vue de voir comment trouver des éventuelles solutions. Le Nord-Kivu avec tous ses territoires qui chacun a ses potentialités, particularités et ses problèmes personnels avec la mise en œuvre effective de ce programme, la pauvreté sera réduite sensiblement et tous nos produits seront exportés en Afrique et pourquoi pas au monde entier.

Prenons par exemple, le fromage de Masisi, le riz de Walikale, le cacao de Beni, les légumes de Nyiragongo, le maïs de Rutshuru… seront consommés en abondance sur toute l’étendue du territoire national et ailleurs cause pour laquelle j’appelle tous les Congolais de soutenir Fatshi et lui donner la chance de briguer un second mandat car il est le Moise pour la RDC ».

Conflits RDC-Rwanda

Par la même occasion, ce numéro un du parti de Didier Budimbu au Nord-Kivu a appelé ses frères et sœurs à l’unisson pour vaincre la guerre du M23 soutenue par le Rwanda, mais également aux militaires qui ont choisis de servir le pays sous le drapeau.
Guellord Risasi

 La dépouille de Patrice Emery Lumumba est arrivée ce mercredi 22 juin dans la matinée à Kinshasa par l’aéroport de N’djili, embarquée dans l’avion de Congo Airways portant le nom du Héros national. A la tête d’une forte délégation dépêchée à Bruxelles, par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour le rapatriement de la dépouille de Patrice Emery Lumumba, le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a accompagné les restes de Patrice Emery Lumumba depuis l’aéroport militaire de Melsbroeck à Bruxelles jusqu’à N’djili, au côté des membres du Gouvernement, des membres de la famille biologique de l’illustre disparu ainsi que des journalistes de différents médias internationaux. 

Après les honneurs des militaires belges, bien avant l’embarquement de la dépouille dans l’avion à l’aéroport militaire de Melsbroeck en Belgique, le Premier Ministre Sama Lukonde a, au nom du peuple congolais et à celui du Président de la République, adressé symboliquement la parole à Patrice Emery Lumumba l’invitant à prendre place à bord de l’avion pour un voyage historique et mémorable, six décennies après, en vue de regagner sa terre natale, le pays de ses ancêtres, la RDC. 

« Excellence Monsieur le premier Premier Ministre de notre pays, la République démocratique du Congo, mon très illustre précurseur et prédécesseur, notre Héros national, au nom du peuple congolais, au nom de Monsieur le Président de la République démocratique du Congo,  Chef de l’Etat, son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, au nom du Gouvernement que j’ai l’honneur de diriger, je vous invite maintenant à prendre place, avec nous, à bord de l’avion de votre pays, un appareil de notre compagnie nationale, Congo Airways, appareil qui porte votre illustre Nom. Nous allons donc prendre les airs et rentrer chez nous, chez vous, Pays que vous aviez quitté, il y a 61 ans. Avec impatience, le peuple congolais vous attend pour vous rendre hommage et démarrer le deuil national jamais tenu sur la terre de vos aïeux », a déclaré affectueusement le Chef du Gouvernement Congolais.

A noter que ce même mercredi, une délégation conduite par le Président de l’Assemblée Nationale accompagnera, la dépouille vers la province du Sankuru, province d’origine de l’illustre disparu où des hommages lui seront rendus coutumièrement. Après l’étape de Sankuru interviendra celle de la Tshopo puis du Haut-Katanga. C’est en début de la semaine prochaine que la dépouille reviendra à Kinshasa pour des ultimes hommages avant l’inhumation le jeudi 30 juin au mausolée construit à la Place de l’échangeur dans la commune de Limete.

(Avec la Cellule de communication de la Primature)

 

Le Directeur Général de l’Institut national de la statistique (INS), Serge Bokuma Onsiti, a procédé mardi 21 juin 2022, au centre interdiocésain à Gombe, au lancement de l’atelier  de vulgarisation, concomitamment avec  la collecte des données pour la production de l’annuaire statique 2022.

Durant deux jours, soit du mardi 21 au mercredi 22, les participants constitués des représentants des services nationaux producteurs seront outillés, en guise d’amélioration tant qualitative que quantitative dans la collecte de données de leurs services respectifs, a précisé le Directeur Général Serge Bokuma Onsiti.

En présence de plusieurs personnalités nationales, il a, par ailleurs, dans son allocution, exprimé sa gratitude à tous les partenaires, outre la Banque Africaine de développement, qui ont permis la concrétisation à l’édition 2022, couvrant en même temps l’année 2021.

En outre, Monsieur Serge Bokuma Onsiti a profité de remercier le gouvernement que dirige Jean Michel Sama Lukonde, pour la dotation qui  privilégie le deuxième recensement, une vision du chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, et dont sa mise en œuvre s’est effectuée au cours de ce même atelier dans le cadre de la mutualisation des efforts entre l’INA, la commission électorale et l’Office National d’Identification de la Population.

Cette mutualisation, renchérit-il, consiste donc à la mise en commun des ressources humaines, techniques, logistiques et matérielles, dédiées à la réalisation  des activités communes  en vue de contribuer à la production de la cartographie opérationnelle du fichier électoral et général de la population.

Le coordonnateur national technique de l’INS, Simon Cicéron Kimosiko, dans sa prise de parole, a mis en exergue la réorganisation de cette structure, au point qu’elle est en train d’accomplir avec succès ses missions de mettre à la disposition des autorités, un document de base qui est l’annuaire statistique, permettant d’aider à la planification destinée au développement du pays.

«La particularité de cette édition est que nous avons le souci de pouvoir intégrer pour le secteur transport et voie de communication, les sous-secteurs transport routier, transport ferroviaire de l’ouest et ex. Onatra », a-t-il déclaré.

Cependant, il explique que la collecte et l’analyse des données que vont donner des représentants des services nationaux producteurs, prendront environ un mois.

Il sied de rappeler que l’annuaire statistique RDC dresse un aperçu des données disponibles et situe la RDC dans une perspective africaine et internationale. Cette étude regroupe, en un seul volume, les statistiques démographiques, politiques, économiques et sociales de la RDC.

Au mois de septembre de 2021, l’INS avait produit l’annuaire statistique 2020 qui a vu un grand intérêt être suscité dans le chef des dirigeants et des partenaires du développement de la RDC.

Christian Musungayi

*‘’Saluons ensemble la chance que nous nous donnons de cette utopie, Congolais et Belges. Par-delà nos identités et nos différences, et dans le strict respect mutuel, appliquons-nous, dans la paix et dans un effort de mutuelle compréhension, à bâtir une solidarité agissante qui efface notre vieux rapport de dominateurs aux dominés, de civilisés aux sauvages, de rusés aux naïfs, de puissants aux faibles. Et dépassons notre coopération actuelle  faite du « service minimum » et commandée  par le souci du symbolique’’. Tel est le cri de l’Ambassadeur François-Xavier Beltchika, Président National du CDPS qui, dans une lettre  ouverte, adresse un  message du Congo profond  au peuple belge.  ‘’Il s’agit pour le  Congo – répétons-le – de répondre avec joie à l’offre de solidarité, tout en demeurant une nation soudée, libre et debout, même sous des bombes, des pillages et des menaces de toutes sortes,  digne et prête à offrir sa contribution à l’essor du progrès de l’humanité digne, responsable et respectueuse des principes et valeurs du vrai développement de tous’’, insiste-t-il.

 CONGRÈS DES DÉMOCRATES   POUR LE PROGRÈS SOCIAL

 

                              PRÉSIDENCE NATIONALE

                                                                         

      Le Président National 

 

LETTRE OUVERTE DU CDPS AU PEUPLE BELGE

Nous Congolais, membres du Parti politique dénommé « Congrès des Démocrates pour le Progrès Social » (CDPS), sommes une fraction du peuple congolais, mais un échantillon représentatif de sa rare diversité politique, géographique, sociologique et culturelle. Nous avons résolu d’envoyer le présent message au peuple belge.

Le Roi Philippe des Belges vient de visiter le Congo, notre pays, du 8 au 14 juin 2022. Nous lui renouvelons notre profond respect et notre gratitude pour l’offre de solidarité que le peuple belge, par sa voix, vient de faire solennellement au peuple congolais.

Dans le discours du Souverain belge au Parlement congolais, nous relevons ce passage : « Je veux vous dire l’affection et l’amitié que je ressens en Belgique à votre égard… Il y a 62 ans, le Congo et la Belgique ont tourné une page essentielle de leur histoire commune. Depuis, votre pays a pris sa place, pleine et entière, dans le concert des Nations. – Aujourd’hui, vous souhaitez écrire un nouveau chapitre dans nos relations et regarder vers l’avenir…. – Écrivons ce nouveau chapitre ensemble ».

Avec joie, nous avons pris acte de cette offre de solidarité. Et avons décidé d’en évoquer les implications et les perspectives avec le peuple belge.

A  propos de la solidarité

Le Roi des Belges invite le peuple congolais à « unir nos forces pour répondre ensemble à nos nombreux défis communs… [à] un grand sens de collaboration [et à] un vrai partenariat d’égal à égal ». Ce n’est rien d’autre qu’un appel à la solidarité. Notre joie à nous Congolais est d’autant plus grande que ce vœu royal rejoint les propos de nos leaders le 30 juin 1960 à Kinshasa, à la proclamation de notre indépendance.

La solidarité est, au Congo et en Afrique, la valeur cardinale de civilisation qui possède à nos yeux un poids immense et une signification indépassable. Elle est le don le plus précieux qu’un peuple puisse, par-delà sa différence, faire à un autre peuple. Elle recouvre l’idéal des rapports qu’une nation puisse souhaiter entretenir avec une autre nation. Elle est donc la marque de considération la plus sublime entre les nations qui s’estiment. Les remerciements appuyés que le couple royal belge a reçus dans les discours des plus hauts dirigeants congolais vont loin au-delà des formules protocolaires.

De mille  manières tangibles, les Congolais accourus en masse l’ont exprimé de mille manières, devant le siège du Parlement et sur tout le parcours du couple royal belge.

Oui ! La perception qu’exprime le Roi des Belges de l’aspiration profonde du peuple congolais, est correcte. Oui ! Depuis 1960, nous nous battons pour notre « place, pleine et entière, dans le concert des Nations ». Oui ! Nous y consacrons le meilleur de nous-mêmes, soucieux de porter ainsi la responsabilité de notre existence et la charge pleine de notre dignité. Soyez donc remercié, peuple belge, de nous le concéder enfin, de façon aussi solennelle et d’une voix audible et autorisée. Merci surtout d’ajouter à cet hommage fait à notre dignité, une offre solennelle de votre solidarité.

Mais, devant les exigences d’une telle solidarité, nos deux peuples gagneraient à s’entourer de quelques précautions. Le CDPS, notre Parti, se fait le devoir de les évoquer à haute voix.

Sages précautions communes

Entre Congolais et Belges, il convient désormais de ne pas nous voiler nos véritables sensibilités. Le doute et l’excès d’imprévisibilité d’humeurs installent de la méfiance. Que toute solidarité entre peuples impose de chaque côté respect et prévenance, le rappeler n’est qu’une lapalissade. Mais les deux peuples ne devraient en rester là, comblés d’abriter leurs susceptibilités derrière une diplomatie gérée par des fonctionnaires et malmenée par des intérêts parfois inavouables. La solidarité entre peuples n’est efficace que lorsqu’elle est vécue comme une valeur de civilisation partagée, sous un minimum de transparence et de loyauté entre nations, et par-delà la diplomatie des Etats.

En ce domaine, les efforts à consentir à Bruxelles et à Kinshasa ne vont pas dans le même sens. En Belgique, il convient de lâcher les vieux réflexes de condescendance, sans devoir renoncer à sa différence. Ici au Congo, il s’agit, sans transiger sur notre souveraineté, de désarmer l’agressivité défensive propre aux vieux forçats de la colonisation. Chaque communauté donnera les meilleurs gages de l’effort accepté qu’exige la solidarité : elle n’aura à l’esprit que les précieux avantages d’un partenariat librement choisi, équilibré et mutuellement profitable. C’est, avouons-le sans détour, le tournant décisif que la relation entre la Belgique et le Congo avait raté le 30 juin 1960. De nombreux plaidoyers des masses et des « évolués » congolais en ce sens, se sont heurtés à une sourde hostilité des colons, notamment en 1955, 1959 et 1960.

Américains et Britanniques ont merveilleusement réussi ce pari en un temps record. Ils vivent leur solidarité au grand air, et s’évitent l’enfermement dans des ghettos en Angleterre et en Amérique.

Depuis 1960, la Belgique avait choisi le ghetto doré d’une dignité coloniale offensée. Au Congo, le ghetto a été du même coup imposé, dans une avalanche de réponses musclées à un ton irrespectueux et à un discours ingrat. Ce ne serait pas vérité d’affirmer aujourd’hui que ce fut avantageux ici ou là.

Une vie de solidarité enrichit chaque nation, sans exiger ni de piétiner son identité ni, au contraire, de la vivre derrière une muraille. La solidarité entre nos deux nations libres pose donc des exigences que ne rencontrent à ce jour ni les « expatriés » belges qui rasent les murs au Congo, ni les « immigrés » congolais que pourchassent la police et les regards obliques en Belgique. Comme leurs conditions de séjour, les appellations collées à ces deux diasporas, pourtant parfaitement symétriques, disent tout le mal qu’il convient de déplorer à propos de la gestion qui avait été faite de l’indépendance congolaise.

Le rêve de solidarité en chantier se veut gratuit, suspendu à un sursaut de responsabilité. Il est particulièrement présenté, à Bruxelles et à Kinshasa, comme un pacte entre les « jeunes générations nées dans l’après 1960 ». Le pari est aussi gagnable qu’il est incontestablement noble. Mais un effort, conséquent et tendu, devrait suivre cette promesse mutuelle de solidarité : le devoir de mémoire est incontournable.

Devoir de mémoire

«Ecrivons ce nouveau chapitre ensemble. Sans oublier le passé, mais en l’assumant pleinement », vient de déclarer à Kinshasa le Roi des Belges.

L’offre royale qui est ainsi faite en votre nom, peuple belge, est entièrement et totalement acceptée. À nous peuple congolais, il reste d’avoir les assurances, après plusieurs tentatives avortées, que cette fois-ci est la bonne. Qu’elle soit bonne surtout de votre côté ; car c’est de votre côté que se trouvent la dignité offensée et la revanche longtemps dirigées contre le Congo indépendant.

Nous avons au Congo une mémoire des souvenirs attachants pour ces rares citoyens belges qui, sur cette terre ont, dans l’effort et les privations, sacrifié depuis 1885 les meilleures années de leur existence. Ces esprits audacieux ont bâti avec nous des écoles, des routes, des chemins de fer, des logements, des hôpitaux, des laboratoires et des dispensaires. Leur concours permet à notre génie collectif, jusqu’à ce jour, de mieux participer, où c’est nécessaire, à l’édification d’un monde de paix, plus juste et plus humain.

Mais nous gardons également en mémoire le gouffre immense d’un système colonial qui n’en finit pas de s’éterniser, nous pollue l’existence et nous arrache à la vie. Le Roi Philippe vient d’en donner une fresque devant le Parlement congolais. Il a évoqué « un régime colonial… basé sur l’exploitation et la domination », et caractérisé par « une relation inégale, en soi injustifiable, … les discriminations et le racisme…, des exactions et des humiliations ». C’est cela notre sort, hier et encore aujourd’hui.

Oui ! Dès la proclamation de notre indépendance, « la nouvelle génération prompte à tourner la page » doit savoir que les institutions nationales issues des élections de mai 1960 ont été déstabilisées, paralysées et physiquement décapitées. La Force Publique a été achetée par l’étranger et détournée de sa mission régalienne de protéger notre indépendance. Les actifs financiers du pays ont été intégralement pillés. Les entreprises publiques et compagnies concessionnaires ont été dissoutes, quatre jours avant l’indépendance. Les firmes privées congolaises ont changé de nationalité et d’autorité fiscale. Les dettes coloniales nous ont été chargées en totalité. Le territoire national a été occupé, en divers coins, par des armées étrangères et des mercenaires. Des sécessions et des guerres civiles se sont installées avec l’appui et le soutien des armées et services secrets étrangers…

Avec nos leaders assassinés, nos institutions écrasées et sans armée nationale, le Congo a connu toutes sortes de tribulations, d’atteintes à son intégrité et d’humiliations. Nous sommes conscients que la Belgique profonde n’en a pas appris grand-chose. Qu’elle savait tout sur l’impardonnable outrage que le Congo « ingrat, à la solde d’une poignée d’agitateurs », avait fait à la « grande générosité » et à l’immense « promesse d’humanité » dont était porteuse « l’œuvre civilisatrice de la Couronne ». Ces raccourcis, rajoutés à la violence du régime colonial et à la brutalité meurtrière des expéditions punitives, avaient fini de ruiner tout ce qu’il y avait de sublime entre nos deux peuples.

Pour rebâtir à neuf notre relation belgo-congolaise sur la solidarité, le peuple belge et « la jeunesse congolaise fière d’être née après 1960 » doivent savoir qu’à son indépendance, le Congo s’est vu dépouiller, en plein jour et dans une violence insoutenable, de tous les atouts nécessaires pour « tourner la page douloureuse » de la relation humainement injustifiable qui le liait à la Belgique. Les Congolais avaient découvert en 1960, abasourdis et tétanisés, les dangereuses connexions internationales qu’entretiennent en Afrique les régimes coloniaux d’Europe. Happé dans ce tourbillon, le pays n’a jamais eu un moindre répit pour pleurer et enterrer ses morts, ni encore moins du temps et des ressources nécessaires pour « prendre sa place, pleine et entière, dans le concert des Nations ». Notre premier Prix Nobel est celui de la Paix décerné au Dr Denis Mukwege, à force de « réparer » les femmes et les filles congolaises violées par des armées étrangères sur notre sol. Qui ignore que le Congo n’a pas réussi, depuis 1960, à donner une sépulture à Patrice Lumumba, le plus célèbre de ses innombrables martyrs ?

Pour réussir leur solidarité, les Belges et les Congolais doivent surtout savoir, dans un esprit apaisé, que le Congo n’a eu ni le temps ni les moyens nécessaires pour « prendre sa place, pleine et entière, dans le concert des Nations ». Ils sont invités à savoir qu’il est, depuis le 15ème jour de son indépendance, un territoire placé sous les casques bleus des Nations-Unies, un pays pauvre, ployant sous les destructions et les massacres, et soumis à un régime de pillages qui s’internationalise et se radicalise sans cesse.

Devant le Parlement congolais, d’une voix de monarque, chevrotante et toujours mesurée, le Roi des Belges reconnaît : « Face aux situations difficiles, votre dignité et votre courage forcent le respect ».

Les Belges apprécieront facilement la joie et l’espoir qu’ils nous procurent, de par leur simple mais courageuse promesse de restituer notre patrimoine pillé et de nous retourner les restes de notre leader assassiné. Nous les encourageons à ne point s’arrêter en un si bon chemin. Nous rêvons déjà à recouvrer une part importante de nos ressources pour enterrer nos morts, soigner nos blessés et nos déplacés, entretenir nos invalides, rebâtir quelques infrastructures et rattraper nos enfants dévoyés. Nous rêvons même – forts de la paix enfin retrouvée, de notre travail et nos capitaux, et de toutes nos solidarités dont celle des Belges – de « prendre notre place, pleine et entière, dans le concert des Nations ».

Le peuple belge comprendra ce que vaut pour le Congo sa solidarité, dans le combat que ce pays mène aujourd’hui pour défendre son intégrité territoriale et sa paix à sa frontière orientale où il a déjà perdu plus de 6 millions de vies humaines. Plus que de « peser dans les instances internationales », la Belgique a, ici et maintenant, le devoir moral d’une solidarité prompte et sans restrictions.

Le peuple congolais connaît le peuple belge. C’est un truisme. La réciproque est un autre truisme.

Dans ses tribulations, le Congo n’a pas fermé ses yeux sur la scène internationale, ni sur la redistribution des cartes qui s’y opère sans cesse. Nos relations brouillées ont également eu un coût pour la Belgique. Aux Belges d’en donner librement une esquisse aux Congolais, dans un esprit désormais apaisé. La modestie est une vertu qu’on ne saurait confondre avec la naïveté, ni en faire le beau manteau de la ruse : l’une et l’autre sont des vices, attentatoires à la noblesse d’une relation solidaire.

Aucune nation ne saurait se plaindre de bénéficier de trop de solidarité à l’extérieur.

La Belgique gagnerait donc à réapprendre à ne pas voir dans notre Congo essentiellement des gisements à exploiter. Effacer le passé colonial douloureux – et fonder une solidarité entre peuples égaux en dignité – exige que cette vision mercantile à la base de l’aventure coloniale s’efface. L’Angleterre ne voit plus dans l’Amérique d’aujourd’hui une immense terre en friche, ni encore moins une arrière-cour où aller  s’enrichir comme « expatriés » ayant les « indigènes » à leurs pieds. Elle y voit, au contraire, un peuple immense, libre, altier, digne et prêt à mobiliser à tout instant sa solidarité. C’est le secret de cette solide union des cœurs  anglo-américains, une union demeurée sans rides même avec une Angleterre membre de l’Union Européenne. Sous la couronne royale d’Angleterre, le Canada n’est pas une arrière-cour où des Anglais viennent jouer aux investisseurs « expatriés ». Les rares visites officielles en Chine des dirigeants japonais ne s’encombrent jamais d’investisseurs japonais en quête des ressources naturelles de la Chine.

Belges, cessez de réduire le Congo à ses gisements ! Ce pays qui souffre tant de ce regard mercantile, ne saura vous distinguer des hordes de pillards qui le pillent, le détestent, l’humilient et le tuent. La solidarité entre nations est une relation humaine civilisée entre les peuples qui s’acceptent et s’estiment. Elle n’est pas garantie sur les diamants, l’ivoire, le caoutchouc ou le cuivre « du sang ». Elle est exempte de fraudes et évasions, de conflits armés, de coups fourrés et d’interventions militaires pour « nécessité » de sauver ses « ressortissants en danger », ou de défendre ses « investissements menacés outre-mer ». Les relations belgo-congolaises ont trop longtemps souffert de ces pratiques d’un autre âge historique. 

Les « jeunes générations de l’après 1960 » qui dirigent en Afrique devraient, avec cette dignité a sans cesse réapprendre de leurs anciens forçats de grands-pères et grand-mères, prendre leur distance d’avec ce comportement d’affairistes marchands de forêts, de mines, de terres, de gisements d’énergie et du travail meilleur marché de leurs misérables compatriotes. C’est à ce rôle néfaste de liquidateurs qu’ont joué au Congo et presque partout en Afrique, ces « autochtones » que des firmes et armées étrangères ont substitués aux dirigeants légitimes lâchement assassinés. Les « jeunes générations de l’après 1960 » qui appellent à tourner les tristes pages de l’histoire coloniale, sont invités, côté Belgique et côté Congo, à méditer ces propos du philosophe : « l’avenir est le cadeau en or que le passé offre au présent ».

Sur l’axe Kinshasa-Bruxelles, rien ne saurait s’édifier de sublime en dehors du droit de chaque peuple au respect et à la dignité. Les affaires tordues cesseront de nous servir de liant. Les canons et les missiles ne sauraient continuer à se substituer à l’amitié et à la justice, sur fond de dignité partagée.

Au-delà du beurre et des canons, les milieux d’affaires n’ont jamais rien fondé d’humainement élevé.

Voilà pourquoi les appels du pied lancés aujourd’hui aux investisseurs étrangers ressortissants des pays sans aucun pacte moral de solidarité avec le Congo réveillent, dans notre mémoire congolaise de forçats, les souvenirs sanglants des vieux et jeunes démons de la haute finance coloniale.

Ces appels pressants en leur direction ne manquent pas d’être suspects. Des flux et des reflux des capitaux et revenus produits au Congo sont massivement dirigés vers l’étranger, faisant de ce pays pillé une économie exportatrice nette de richesses. Des dirigeants congolais bradent impunément, au profit des étrangers, l’immense patrimoine naturel du pays qu’ils ont pris soin de découper et transformer en titres cessibles. Le peu d’épargne nationale congolaise est siphonné et transféré à l’extérieur par diverses entreprises étrangères de paris mutuels et de jeux d’argent. Des dirigeants congolais pillent  impunément les caisses publiques et les entreprises d’Etat. La faiblesse des secteurs bancaire, financier et monétaire du pays ne sont pas vécues comme une menace... C’est notre propre combat, au Congo.  

Ces considérations appellent à un strict devoir de mémoire les Belges et les Congolais – et surtout elles interpellent les « jeunes générations de l’après 1960 ». Conjurons ensemble le régime colonial, vécu et  revécu sous la canonnière des meutes affairistes en provenance de tous les horizons. Ces meutes se frottent les mains devant la naïveté – franche ou jouée – de ces généreux « Congolais de l’après 1960 ».

Le Congrès des Démocrates pour le Progrès Social, notre parti, a cru de son devoir patriotique et de son engagement à la solidarité entre les peuples, d’attirer l’attention sur la naïveté suicidaire et l’affairisme de bas étage. Les Belges avouent que le Congo est leur meilleur allié en Afrique. Les Congolais croient que la Belgique est leur meilleure partenaire en Europe. Nulle part – on le voit – on ne semble évoquer le retour à cette relation ancienne entre pilleurs et pillés, entre dominateurs et dominés.

Il serait tentant d’en rester à cette saine alerte. Mais,  il faut avancer. Cette solidarité proclamée et acceptée mérite qu’on en approfondisse les canons et qu’on en esquisse le mode de fonctionnement.

Le Roi des Belges vient de déclarer à Kinshasa : « Nous, Européens et Africains, sommes proches par la géographie et interdépendants dans le monde globalisé actuel », avant de conclure : « Nous avons donc tout intérêt à unir nos forces pour répondre ensemble à nos nombreux défis communs ». Tout semble bien dit, mais en réalité rien n’est encore définitivement scellé. Pour cause ?

D’Égypte à l’Afrique du Sud, de Sierra Leone à la Somalie et de la Tanzanie au Maroc, cette déclaration royale est porteuse à la fois de joie immense et d’appréhension sans limites. Car les Africains y flaireraient ou une volonté européenne de continuité dont l’Afrique ne veut aucunement, ou, au contraire, un appel à refonder sur de nouvelles bases une relation cinq fois séculaire. En Europe et en Afrique, les peuples n’ont pas le sentiment des « défis communs », hormis le péril environnemental que la gestion européenne des ressources de la planète a largement contribué à provoquer et à entretenir contre la survie de l’humanité ? Que veut véritablement dire cette Europe « partenaire », dont les intérêts étroits et l’influence ravageuse sur l’Afrique sont sans rides, dans un monde devenu pourtant multipolaire ?

Il nous faut un dialogue franc et apaisé entre civilisations et entre nations. Mais il est souhaitable que ce dialogue s’institue entre les sociétés civiles. Qu’il quitte ces hémicycles agités où des hauts fonctionnaires dépêchés par des firmes s’arrachent des accords sur la fiscalité, le commerce et les douanes.

Il est de bon augure que des notabilités crédibles descendent dans l’arène pour donner de la voix. Le Congo profond a écouté le Roi des Belges et, avec une joie non dissimulée, il crié son plein accord à l’offre de solidarité. Qu’on ne se méprenne pas, une fois de plus, sur la vraie nature de ce message congolais.

L’humanité est « au point où seule l’utopie est réaliste », dit le philosophe. L’Afrique l’a compris.

Perspectives

Saluons ensemble la chance que nous nous donnons de cette utopie, Congolais et Belges. Par-delà nos identités et nos différences, et dans le strict respect mutuel, appliquons-nous, dans la paix et dans un effort de mutuelle compréhension, à bâtir une solidarité agissante qui efface notre vieux rapport de dominateurs aux dominés, de civilisés aux sauvages, de rusés aux naïfs, de puissants aux faibles. Et dépassons notre coopération actuelle, faite du « service minimum » et commandé par le souci du symbolique.

C’est ce message du Congo profond que notre parti politique, le Congrès des Démocrates pour le Progrès Social, a pris la responsabilité de respectueusement,  relayer en direction du peuple belge. Il s’agit pour le  Congo – répétons-le – de répondre avec joie à l’offre de solidarité, tout en demeurant une nation soudée, libre et debout, même sous des bombes, des pillages et des menaces de toutes sortes,  digne et prête à offrir sa contribution à l’essor du progrès de l’humanité digne, responsable et respectueuse des principes et valeurs du vrai développement de tous.

Fait à Kinshasa, le 22/06/2022                                       

Le Président National

En cumul, l’inflation a atteint 5,315% au niveau national et 5,337% à Kinshasa.

L'inflation annualisée se situe à 11,873% au niveau national et 11,924% à Kinshasa.

En glissement annuel, elle a atteint 8,477% au niveau national et 8,698% à Kinshasa.

L’inflation de la semaine est consécutive à la contribution  notamment, des postes des légumes, des huiles et graisses, des viandes, des fruits, des pains, des oléagineux, des pièces de rechange pour véhicule, des articles d’ameublement, des combustibles, des produits d’entretien courant de logement, des articles d’habillement ainsi que des appareils électroménagers.

DIONZO NSELE Aimé Cyprien
Chargé de Communication INS

 

Giscard Kusema, Directeur adjoint de la cellule de la Communication de la Présidence de la République, affirme au cours de l’émission Dialogue entre Congolais de la Radio Okapi que toutes les voies qui mènent vers un retour de la paix en RDC sont exploitées, mais sans compromission, ni de remise en cause de la souveraineté de la RDC. Il répondait aux inquiétudes soulevées par certains compatriotes quant à l’intervention de la force régionale décidée par les Chefs d’Etat de la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC), réunis en conclave lundi 20 juin à Nairobi au Kenya. Ces derniers ont donné des instructions pour que la Force régionale qui sera mise sur pied dans les prochains jours, pour stabiliser et Garantir la paix en RDC.L’émission Dialogue entre Congolais du mardi 21 juin est revenue sur cette recommandation des chefs d’Etat.

«En ce qui concerne cette force sous régionale,  si vous lisez bien, vous verrez qu’instruction a été donnée à cette force de travailler en étroite collaboration avec les forces militaires et administratives de la RDC. Et que leur mission est très bien définie et que tous les autres détails opérationnels sont également bien étudiés par tous les chefs d’état-major», a expliqué Giscard Kusema selon Radio Okapi.

«La RDC n’est pas une jungle où n’importe quelle force peut venir ou les forces étrangères viennent combattre. Cette opération se fera avec des termes bien définis et que les chefs d’Etat ont insisté pour que le statut de cette force, les règles d’engagement, les règlements juridiques et techniques pour faciliter l’opérationnalisation de la force régionale soit bien définis», ajoute-t-il.

Les chefs d’Etat ont annoncé que la taille et la durée du déploiement  de  cette Force régionale de l’Est, sous l’hospice de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), mais aussi d’autres informations opérationnelles feront l’objet d’une communication ultérieure spécifique.

OEILDUPEUPLE.COM

 

 

Docteur en information et communication de l’Université Libre de Bruxelles, Pierre N’sana Bitentu est professeur associé à l’institut facultaire des sciences de l’information et de la communication de Kinshasa. Enseignant et chercheur en SIC, ses travaux portent sur l’étude des pratiques journalistiques et des identités professionnelles, principalement en RDC. Il a fait l’exposé de son livre ce samedi 18 juin 2022, à la salle de bibliothèque de l’IFASIC. Face au public, il a expliqué la différence entre le journaliste en danger et le journalisme en chantier. En présence de professeurs et étudiants, c’était l’occasion pour l’auteur de dévoiler l’économie générale de son chef-d’œuvre intitulé : «Médias et conflits armés en RDC».

Dans cette œuvre scientifique, cet imminent professeur parle d’une série de  confrontations qui oppose les Forces Armées de la République Démocratique du Congo au M23. Cela ne se passe pas en 2022, plutôt  en avril 2012 et en décembre 2013. Cette confrontation a eu lieu  dans la province du Nord Kivu. Pierre N’sana a réalisé une nette différence qui existe entre le journaliste en danger et le journalisme en chantier. Où il a démontré le danger d’effectuer la propagande des ennemis en ce qui concerne le traitement et la diffusion de l’information. 

Lascony Mabiala

 

C'était à son cabinet de travail situé au palais de justice dans la commune de la Gombe à Kinshasa que Maître Alain BACOKE a été reçu par le Vice-Ministre de la justice Amato Bayubasire Mirindi, mercredi 22 juin 2022, à 14h30. Au menu de l'entretien, les remerciements aux efforts du Vice-Ministre Amato Bayubasire et les encouragements de la jeunesse congolaise à pérenniser les actions menées par le Vice-Ministre Amato Bayubasire Mirindi.

Maître Alain Bacoke a salué les efforts soutenus au développement du territoire de Walungu et de la province du Sud-Kivu en général. Il a, à  cet effet, exprimé sa gratitude et sollicité la volonté du vice-ministre d'impliquer la Jeco-asbl dans ses actions à impacts visibles.

Pour rappel, le Député Amato Bayubasire Mirindi, devenu Vice-ministre de la justice depuis la nomination du Gouvernement Sama Lokonde, reste attentif aux besoins de la jeunesse et de la  population.

En analysant la ligne d'actions concurrentielles des élus au Sud-Kivu, le Vice-ministre Amato Bayubasire Mirindi demeure l'élu le plus visible sur terrain à travers plusieurs œuvres et intervention aux cas les plus tragiques et assiste régulièrement les démunis. Après avoir rassemblé les masses de personnes, lors du procès 100 jours, dans chaque territoire, pour prêcher l'innocence de l'Honorable Docteur Vital Kamerhe, combat qu'ils avaient en commun avec le Secrétaire Général Billy Kambale rendu célèbre  au  nom du " Général 5 étoiles", le vice-ministre Amato Bayubasire Mirindi n'a pas hésité de doter ou de réhabiliter les bureaux des fédérations et des sections de l'UNC au Sud-Kivu. Tous ces gestes le rapprochent facilement des membres de l'UNC et fort d'une grande conviction et détermination à apporter des résultats à la base. Il a été  élu massivement dans la circonscription électorale de Walungu, une des raisons pour Maître Alain Bacoke de venir lui transmettre ses remerciements au nom de la structure qu'il dirige, la jeunesse congolaise Jeco-RDC.

Cet entretien de 39 minutes s'est clôturé par des orientations et conseils de sagesse du Vice-ministre Amato Bayubasire Mirindi.

Se/ Claudine BIRINDWA

Directrice de la communication de la JECO RDC.

 

C’est à travers une lettre lue récemment et signée par leur président honoraire, l’honorable Enock Rubengabo Sebineza que la communauté Banyamulenge a porté tout haut la voix dénonciatrice de la campagne de haine tribale et de discrimination qui se fait dans des médias nationaux à leur encontre. Ils pensent cependant que tous ceux qui distillent impunément les discours de haine dans les réseaux sociaux et médias ordinaires contre une catégorie de congolais que sont les tutsi ou Banyamulenge et les hutu, tous sciemment sont assimilés aux étrangers rwandais du régime de Kigali. Pour eux, cette attitude est un soutien tacite à l’ennemi et cela lui vaut plus que de l'or pour pousser ces jeunes du M23 issus de Rutshuru et de Masisi à croire qu'ils se battent pour leur cause. S’inscrivant contre tout équivoque manipulateur de l’opinion, les Nyamulenge précisent par ailleurs que c’est depuis 2017 qu’ils se battent seuls, mains nues, pour tenter de dénoncer en vain les attaques du genre dont ils sont victimes de la part d'un groupe armé burundais de RedTabara soutenu par Kigali en alliance avec les Mayi Mayi appuyés par certains officiers des FARDC pour participer à un nettoyage ethnique des mêmes Banyamulenge. C’est ainsi qu’ils demandent l’implication personnelle du Président de la République, Félix Tshisekedi de faire tout pour arrêter ce discours qui détruit un corps de souveraineté que sont les FARDC. A en croire les dernières lignes de cette lettre, ‘’des informations à notre possession font craindre le pire si rien n'est fait pour arrêter ces médias de la haine et poursuivre les responsables. La victoire à la guerre nous imposée tous est à ce prix’’.

L’intégralité de la Lettre

LES EXTREMISTES QUI CONFONDENT LE M23 AUX BANYAMULENGE, AUX TUTSI OU AUX RWANDOPHONES CONGOLAIS JOUENT LE JEU DE CELUI QU'ILS PRETENDENT COMBATTRE, LE RWANDA

  1. On est claire, par les messages des présidents de la Mutualité SHIKAMA/Banyamulenge à Bukavu en date du 04 juin 2022 et du collectif des Mutualités locales nationales et de la diaspora Banyamulenge GAKONDO du 09 juin 2022, ont bel et bien dénoncé la guerre du M23 contre les institutions de la République.
  2. Le pays est agressé pour la énième fois par le même agresseur qu'est le Rwanda à travers son bras armé, le M23 et le dénonçons;
  3. Depuis 2017 les Banyamulenge se battent seuls, mains nues, pour tenter de dénoncer en vain les attaques du genre dont ils sont victimes de la part d'un groupe armé burundais de RedTabara soutenu par Kigali en alliance avec les Mayi Mayi appuyés par certains officiers des FARDC pour participer à un nettoyage ethnique des mêmes Banyamulenge;
  4. Nos deux présidents ont encore mis en garde les extrémistes qui distillent impunément les discours de haine dans les réseaux sociaux et médias ordinaires contre une catégorie des congolais que sont les tutsi ou Banyamulenge et les hutu, tous sciemment assimilés aux étrangers rwandais du régime de Kigali. Rappelons à ces compatriotes que cette attitude est un soutien tacite à celui-ci et cela lui vaut plus que de l'or pour pousser ces jeunes du M23 issus de Rutchuru et de Masisi à croire qu'ils se battent pour leur cause ;
  5. Nous-mêmes, le répétons ici et maintenant. Les Banyamulenge ne sont ni de près ni de loin assimilables à cette guerre du M23. Ceux qui les y associent sont des alliés stratégiques et objectifs de Kigali;
  6. Les compatriotes qui assimilent les Banyamulenge au M23 en jouant le jeu de l'agresseur, ils sont ennemis à la République au même titre que l'agresseur et peuvent être pires car ils détruisent la Nation de l’intérieur. Ne dit-on pas gue le Royaume divisé est voué à l'échec ? Cessez donc chers patriotes de prêter le flanc à l'ennemi par vos discours de haine contre les Banyamulenge;
  7. Des compatriotes ont encore en mémoire et témoins du rôle que les membres de la Communauté Banyamulenge ont joué dans leurs responsabilités dans les services de l'époque dans la neutralisation des velléités du M23 en 2012-2013 à Uvira et ailleurs par l'arrestation de CEUX qui voulaient étendre la guerre au Sud-Kivu. Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui pour qu'ils soient injustement accusés de collabos à lyncher ?

8, Hier comme aujourd'hui, nous avons les Banyamulenge sont dans le même état d'esprit mais la marche de Goma ce jour et le discours de haine distillé envers les congolais d'expression kinyarwanda ou des Banyamulenge, fait craindre le pire.

  1. Après la brutalité ethnique à l'endroit du Col Bageni à Kisangani par ses compagnons d'armes et le climat entretenu au sein des FARDC contre ses éléments issus de ces communautés supposées être naturellement des collabos de l'agression, nous interpellons les autorités à tous les niveaux y compris le Commandant Suprême des Forces Armées de la RDC qu'est le Chef de 'Etat, Garant de l'unité nationale, de faire tout pour arrêter ce discours qui détruit un corps de souveraineté que sont les FARDC. Des informations à notre possession font craindre le pire si rien n'est fait pour arrêter ces médias de la haine et poursuivre les responsables. La victoire à la guerre nous imposée tous est à ce prix.
  2. Des églises ont été vandalisées à Goma par une haine sans mesure et tout tutsi est terrée chez lui sans espoir de lendemain.
  3. Les témoignages recueillis auprès des jeunes non Banyamulenge que nous avions dépêchés pour surveiller le mouvement des foules dans les marches, nous affirment que parmi les manifestants il y a avait des travailleurs journaliers rwandais et burundais (surtout ceux qui travaillent dans le bâtiment), apparemment avec mission d'en découdre avec les Banyamulenge. Il est possible que le Rwanda ait infiltré des jeunes hutu burundais et rwandais comme il en fait depuis plus de 5 ans dans l’opération de déracinement des Banyamulenge par les burundais de RedTabara à qui il apporte soutiens politiques et militaires dans les hauts plateaux au sud du Sud-Kivu sans que cela n'émeuve aucune organisation de la société civile.
  4. La haine contre les Banyamulenge attisée depuis les années 1982, vielles de plus de 58 ans, de 1964 à ce jour, en passant par l'élection de 1987, de la CNS (conférence nationale souveraine) des années 1990 et du HCR-PT( haut conseil de la république, parlement de transition) s’est cristallisée autour de la mise en cause injuste de leur la citoyenneté au point de voter une résolution du Parlement à l'époque qualifiant gratuitement « d'étrangers » les Banyamulenge.
  5. La communauté internationale doit peser de tout son poids pour faire stopper la guerre du M23. Empêcher le Rwanda de ne pas surfer sur la braise ethnique au Kivu en créant un groupe armé truffés de ses éléments que les extrémistes congolais qualifieront facilement de « rwandais » par leur faciès. Un discours discriminatoire qui rend les tutsi congolais ou Banyamulenge responsables d'une guerre dont ils ne savent ni les tenants ni les aboutissants, doit, illico presto, s'arrêter.

Fait à Uvira, le 15 juin 2022

Hon. Enock RUBERANGABO SEBINEZA président honoraire SHIKAMA/BANYAMULENGE

 

La délégation de l'Association des professeurs de l'Université de Kinshasa a été reçue mardi dernier, par le Vice-ministre congolais des affaires étrangères, Samy AdubangoAwotho. Bien avant la tenue de la conférence scientifique organisée à l’Université de Kinshasa,sur les "conflits armés à l'Est de la RD Congo", la délégation de l’APUKIN conduite par son président en fonction, le Professeur David Lubo, était venue solliciter l'apport du vice-ministre des affaires étrangères en rapport avec cette thématique, dans sa complexité et spécialement les conflits inter communautaires en Ituri.

« Nous sommes venus voir son Excellence Monsieur le Vice-ministre des affaires étrangères, c'est pour lui parler de la conférence que nous organisons sur les conflits armés à l'Est du pays. Et lui-même est orateur pour parler des conflits inter communautaires, en Ituri. Nous avons pensé que l'université ne peut pas abandonner ces trois missions, c'est-à-dire l'enseignement, la recherche et les services à la nation. Ici, nous sommes là pour rendre services à la nation, parce que nous avons une littérature abondante sur les conflits et nous avons les pistes, les voies de sortie que nous allons proposer aux gouvernants. Voilà pourquoi nous sommes venus le solliciter pour cette conférence, parce qu'il est aussi concerné d'une manière ou d'une autre" a précisé le Professeur David Lubo.

Cette conférence était un succès. Car, au regard des conflits à l’Est, les professeurs de l’APUKIN ont formulé quelques recommandations à la Nation pour mettre fin à cette agression répétitive dans la partie Est de la RDC.

La Pros.

Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. Telle est l’idéologie préconisée par le président de l’ONG Ensemble pour l’Emergence et le Développement (EED), Bodrick Bisene. C’est dans cette logique qu’il a effectué ensemble avec son équipe une descente, le lundi dernier, dans la commune de Kimbaseke, où il a organisé une campagne médicale sanctionnée par une prise en charge gratuite des soins médicaux. Une descente a été également initiée dans la commune de Maluku où il a spécialement assisté les personnes vulnérables de cette municipalité.

La descente dans la commune de Kimbaseke était dans l’objectif de sensibiliser la population de cette contrée contre la pandémie à Covid-19 et des autres maladies virales. Cette campagne a été sanctionnée par une prise en charge des différents cas des malades. Les services rendus par Bodrick Bisene et son équipe étaient des consultations gratuites, des circoncisions gratuites, l’échographie gratuite, de l’implant, soit planification familiale gratuite, des examens TDR, Glycémie, Widal gratuits et autres opérations médicales. Cette initiative a fait bénéficier à plus des milliers de personnes de prises en charge gratuite de la part de l’EED. Cette campagne dans la commune de Kimbaseke avait rassemblé une multitude de personnes au marché Mukumbi qui est situé dans le quartier Mokali. La deuxième descente initiée par Bodrick Bisene avec son équipe, était dans la commune de Maluku où ils ont apporté assistance aux personnes vulnérables. Cette descente était pour lui l’occasion de distribuer certains vivres aux démunis et de prêter oreille à la population de cette commune en vue d’en savoir un peu plus sur les différents problèmes sociaux auxquels ils font face dans ce milieu. Se confiant à la presse après ses tournées, Bodrick est revenu sur la raison de ces initiatives. «C’est dans les moments des douleurs qu’on reconnait qui est frère et qui ne l’est pas. Donc, j’ai initié ces activités, dont notamment une campagne médicale à Kimbanseke et une visite chez les personnes vulnérables à Maluku pour faire comprendre à ces personnes frappé des problèmes ou d’un état social moindre, que l’on est toujours ensemble. Ce n’est pas l’état dans lequel certains d’entre eux se retrouvent qui nous différencie d’eux. On est tous le même et on reste ensemble», a-t-il fait savoir.  Et d’ajouter : «la campagne de sensibilisation et la prise en charge médicale qu’on a organisées à Kimbanseke a fait bénéficier à plus de mille personnes les soins médicaux gratuitement», a-t-il révélé. A l’en croire, des telles initiatives de sa part et de son équipe sont la règle d’or.

Israël Mpoyi

Où sommes-nous avec le processus électoral de l’élection du nouveau comité exécutif de la Fédération congolaise de football association (Fecofa) ? Pourquoi l’Assemblée générale de l’adoption des Statuts initialement prévue le 28 mai dernier n’a plus eu lieu, et personne n’en parle jusqu’à ce jour ? La Fecofa est-elle pris en otage par la Confédération africaine de football (Caf), dont ses envoyés spéciaux sont impliqués dans sa gestion depuis bientôt dix mois ? Voila au tant de questions que la Ligue sportive pour la promotion et la défense des droits de l’homme (Lisped), par le truchement de son président, Me Alain Makengo Kikandu dit ‘‘Baggio’’ se pose, cherchant à savoir pourquoi tout est bloqué. 

Dans sa lettre adressée au Secrétaire général de la Caf, le mardi 21 juin, la LISPED demande à cette dernière de fixer les Congolais en particulier, et l’opinion sportive en générale, sur la suite du processus électoral à la FECOFA, resté sans echos depuis la clôture des travaux de reformes des Stututs organisés du 12 au 15 avril dernier, au centre Caritas Congo, à Kinshasa.

Me Alain Makengo rappelle qu’il était prévu après les travaux du Caritas Congo, conduits de mains de maitre par les experts de la CAF et de la FIFA, ces deux grandes institutions du football dans le monde, de convoquer l’Assemblée générale de la FECOFA en date du 28 mai 2022, pour adopter les Statuts et éventuellement aussi le code électoral. Mais depuis, aucune nouvelle sur la suite alors que nous tendons vers le mois de juillet se demande la LISPED.

Le président de cette structure d’appui et d’accompagnement du sport congolais, fait aussi remarqué que la FECOFA est pris comme dans un otage, une situation qui met en mal le développement du football congolais, au regard des résulats peu reluisants encaissés ces derniers temps : « monsieur le secrétaire général de la CAF, il vous souviendra que depuis un certain temps notre  football ou mieux, notre Fédération nationale est placée sous une administration sui generis, dont le commun des mortels ne connait en ce jour ni les tenants ni les aboutissants. Qu’à ce jour, nous ne sommes pas fixés sur la suite du Dead lines qui a été arrêté pour voir les nouvelles configurations au sein de notre Fédération, lesquelles ont été le vœu de la majorité des férus du ballon rond».

C’est ainsi que la LISPED, soucieux de sauvegarder les valeurs sportives, de susciter l’élan de la légalité, de rappeler le respect des règles de jeu et pour  la crédibilité de la CAF et de la FIFA, demande simplement à ces deux institutions de fixer l’opinion sportive congolaise de la suite du canevas conernant les élections à la FECOFA pour une gestion harmonieuse concertée et pacifique dans l’optique d’un changement de l’environnement du football congolais.

Pour rappel le 2 décembre 2021, il avait été signé au Caire, en Egypte, un protocole d’accord entre la Fifa, la Caf et la Fecofa, qui prévoyait la modification des Statuts et des Règlements de la Fecofa, condition irréversible pour aller aux élections crédibilisées.

Et comme si cela ne suffisait pas, la Fifa et la Caf vont nommer leurs représentants à Kinshasa pour travailler ensemble avec l’actuel comité exécutif fin mandat, qui en principe doit seulement expédier les affaires courantes. Il s’agit de M. Guy Kabeya Muana Kalala, délégué FIFA-CAF en charge des questions juridiques, et M. Dieudonné Sambi Nsele-Lutu délégué FIFA-CAF aux Finances. Les deux personnalités sont jusqu’à ce jour à la FECOFA au nom de la FIFA et CAF, pour qui, ils sont en train de travailler.

EG

Elu Vice-gouverneur de Kinshasa le 6 mai dernier, Gérard Mulumba Kongolo wa Kongolo affectueusement appelé Gekoko a pris ses fonctions lundi 20 juin 2022. C’était à la faveur d’une cérémonie organisée dans la salle polyvalente de l’hôtel de Ville de Kinshasa. Tout a commencé par le mot de bienvenue du Directeur de cabinet du Gouverneur de la ville, Me Freddy Bonzeke, qui a fait une brève présentation du nouveau Vice-gouverneur, avant de le rassurer de l’accompagnement de l’ensemble des membres du cabinet.

Prenant la parole, le Vice-gouverneur Gérard Mulumba a d’abord remercié les élus provinciaux qui ont jeté leur dévolu sur sa personne lors du vote. Puis, il a promis au Gouverneur Gentiny Ngobila un accompagnement inconditionnel pour une réussite totale du mandat. Par ailleurs, Gérard Mulumba a dit attendre du Gouverneur Gentiny Ngobila un encadrement efficace afin d’atteindre ensemble les résultats escomptés pour le bien-être de la population kinoise. Enfin, il a sollicité le soutien des Kinoises et Kinois dans l’exercice de son mandat.

Pour sa part, le premier citoyen de la ville de Kinshasa s’est dit heureux de recevoir celui qu’il appelle affectueusement “jeune frère” comme son collaborateur direct. “C’est une fierté de travailler avec un collègue qui vient avec son savoir-faire pour développer notre ville. Je vous rappelle que je l’avais choisi en 2019 comme mon colistier mais son parti politique n’avait pas facilité les choses. Mais ce que Dieu promet, finit par se réaliser. Je lui souhaite la bienvenue et le rassure que toute l’équipe du gouvernorat va l’accompagner”, a déclaré le Gouverneur Gentiny Ngobila.

Rappelons que le nouveau Vice-gouverneur de Kinshasa est plusieurs fois élu député,  d’abord en 2006 comme Député Provincial, en 2011 comme Député National et en 2018 élu Député Provincial à Kinshasa.

(Avec la Cellule de communication de l’Hôtel de Ville de Kinshasa)

A l’occasion de leur chapitre général, François a reçu en salle Clémentine au Vatican dans la matinée du lundi 13 juin une cinquantaine de Missionnaires d’Afrique. Dans le discours qu’il leur a adressé, François est revenu sur le thème du chapitre général des Pères blancs : «la mission en tant que témoignage prophétique». Il a par ailleurs annoncé la tenue d'une messe à Saint-Pierre,  le dimanche 3 juillet,  avec la communauté congolaise de Rome, jour où il devait célébrer la messe à Kinshasa.

En accueillant le groupe de 56 Missionnaires d’Afrique, le Pape François a d’abord tenu à faire part de ses regrets pour le report de son voyage apostolique en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud. 

Le Saint-Père était attendu dans ces deux pays du 2 au 7 juillet, un voyage qu’il a dû reporter sine die, suivant les conseils des médecins, en raison de ses douleurs au genou. «En effet, à mon âge, il n'est pas si facile de partir en mission ! Mais vos prières et votre exemple me donnent du courage, et je suis confiant que je pourrai rendre visite à ces peuples, que je porte dans mon cœur», a-t-il dit. 

Il a par ailleurs annoncé que le dimanche 3 juillet, jour où le Pape devait célébrer la messe à Kinshasa, une messe sera présidée à Saint-Pierre: «Nous emmènerons Kinshasa à Saint-Pierre, et là, nous célébrerons avec tous les Congolais romains, qui sont nombreux !».

Le Pape François a ensuite partagé une réflexion sur le thème du chapitre des Missionnaires d’Afrique, «la mission en tant que témoignage prophétique». «Regarder en arrière avec gratitude est un signe de bonne santé spirituelle ; c'est l'attitude "deutéronomique" que Dieu a enseignée à son peuple» (cf. Dt 8), a expliqué François à son audience. «Cultivez le souvenir reconnaissant du chemin que le Seigneur nous a fait prendre. Et c'est cette gratitude qui alimente la flamme de l'espoir», car «ceux qui ne savent pas remercier Dieu pour les dons qu'il a semés le long du chemin - bien que fatiguant et parfois douloureux - n'ont même pas une âme pleine d'espoir, ouverte aux surprises de Dieu et confiante en sa providence.» Une communauté dans laquelle nous savons dire merci, a complété l’évêque de Rome, et dans laquelle chacun s’aide mutuellement à espérer le Seigneur ressuscité, «est une communauté qui attire et soutient ceux qui sont appelés.»

Le monde change, et l'Afrique aussi

«Le monde change, et l’Afrique aussi», a continué le Saint-Père, mais le don de la mission des Pères blancs en tant que témoignage prophétique «conserve sa charge de sens et de force. Et elle la retient en vous dans la mesure où elle est toujours ramenée au Christ et à l'Évangile. Si le sel perd son goût, à quoi sert-il ? (cf. Mt 5, 13)». L’apôtre de Jésus-Christ n’est pas quelqu’un qui fait du prosélytisme, a rappelé François, l’apôtre est un témoin. «C'est vrai toujours et partout dans l'Eglise, mais c'est particulièrement vrai pour ceux qui, comme vous, sont souvent appelés à vivre la mission dans des contextes de première évangélisation ou de religion islamique prévalente.» 

Ce témoignage prophétique signifie essentiellement deux choses, la prière et la fraternité, a expliqué François: «un cœur ouvert à Dieu et un cœur ouvert à nos frères et sœurs. Tout d'abord être en présence de Dieu, le laisser vous regarder, chaque jour, en adoration. Là pour tirer la sève, dans ce "demeurer en Lui", dans le Christ, qui est la condition pour être apôtres (cf. Jn 15,1-9). C'est le paradoxe de la mission : on ne peut partir que si l'on reste.» Pour accomplir au mieux leur mission, le Pape a invité les Missionnaires d’Afrique à s’inspirer de Charles de Foucauld, canonisé en mai dernier. «Il a beaucoup à vous dire aussi, comme à tous les chrétiens de notre temps. Lui, à partir de son expérience intense de Dieu, a fait un chemin de transformation jusqu'à se sentir frère de tous» (Enc. Fratelli tutti, 286).

La prière et la fraternité sont le noyau essentiel de l’Église auquel celle-ci doit revenir, «à cette simplicité rayonnante, naturellement non pas de manière uniforme, mais dans la variété de ses charismes, de ses ministères et de ses institutions». Si nous sommes souvent enclins à penser à la prophétie comme une réalité individuelle, «la prophétie est aussi et je dirais surtout communautaire : c'est la communauté qui donne le témoignage prophétique.» 

Enfin, la mission est un défi qui ne peut être relevé qu’en comptant sur l’aide du Saint-Esprit, a conclu François. La communauté des Missionnaires d’Afrique est ainsi invitée au dialogue «avec le milieu dans lequel elle vit, avec les gens, avec la culture locale». 

«Dans ces contextes, où souvent, en plus de la pauvreté, vous connaissez l'insécurité et la précarité, vous êtes envoyés pour expérimenter la douce joie de l'évangélisation».

Vatican News

Statistiques

22821763
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
18247
22121
58939
22621861
495648
492155
22821763

Your IP: 54.36.148.65
2022-06-28 20:40

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg