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L’atmosphère politique congolaise devient de plus en plus immonde à la suite de l’alternance dite pacifique au sommet de l’Etat. Le naufrage du Paquebot FCC ainsi que l’arrivée de l’Arche de Noé USN n’ont toujours pas pansé la plaie de la faim, de l’insécurité, pour ne citer que ces deux maux du peuple qui, deux ans plutôt, se frottait les mains, croyant assister à l’amélioration de ses conditions de vie après l’arrivée de ‘‘Fatshi béton’’ à la magistrature suprême.

 Quelques jours après la publication du gouvernement Sama Lukonde, les réactions ne cessent de tomber de partout. C’est le cas du Collectif d’Actions de la Société Civile, (CASC), une structure regroupant plusieurs  associations et mouvements citoyens qui a, dans un communiqué, donné son avis. Satisfaite du respect dû à la représentativité du genre, de la jeunesse mais aussi de la réduction du nombre.

Dans une déclaration faite à la presse, par sa Présidente, Linda Thomas-Greenfield, le Conseil de sécurité s’est félicité, mercredi, des efforts déployés par le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, en vue de la réconciliation, de la paix et de la stabilité dans le pays.

« Les membres du Conseil se sont félicités des efforts faits par le Président Tshisekedi en vue de la réconciliation, de la paix et de la stabilité en République démocratique du Congo », a déclaré dans la soirée, devant les journalistes la Représentante permanente des États-Unis, Linda Thomas-Greenfield.

« Les membres du Conseil ont noté que la stabilité politique et la sécurité ainsi que la présence renforcée de l’État dans les zones de conflit sont essentielles à la consolidation d’une paix durable en République démocratique du Congo », a-t-elle ajouté.

Dans cette déclaration qui fait suite à la réunion du 30 mars sur la situation en RDC et sur les activités de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), les Quinze, après avoir entendu un exposé de la nouvelle Représentante spéciale du Secrétaire général, Bintou Keita, ont pris note de l’action menée en vue de la formation d’un Gouvernement qui mettra en œuvre les engagements pris par le Président Tshisekedi de réaliser l’unité nationale, de renforcer l’état de droit et de favoriser l’inclusion politique et la consolidation de la paix. Ils ont également pris note de son intention d’avoir un Gouvernement composé de 30 % de femmes.

Par ailleurs, le Conseil a salué les mesures prise par le chef de l’État congolais pour lutter contre la corruption et l’impunité et l’ont engagé à continuer d’agir, pour veiller à ce que le Gouvernement de la République démocratique du Congo respecte les droits humains et les libertés fondamentales.

Ses membres ont engagé le Gouvernement à poursuivre son action à cet égard, notamment par l’élaboration et l’application d’un cadre national de désarmement, de démobilisation et de réintégration, d’un plan de réforme du secteur de la sécurité et d’une stratégie globale de stabilisation et de prévention des conflits.

En outre, le Conseil s’est dit inquiet de la situation humanitaire en cours, au vu de l’augmentation considérable du nombre de personnes qui ont besoin de protection et d’une aide humanitaire.

Recrudescence des violences à l’est du pays

Dans la même déclaration lue par l’Ambassadrice américaine qui présidait le Conseil de sécurité au mois de mars, les Quinze « se sont déclarés préoccupés par la poursuite des violences intercommunautaires et la recrudescence de l’activité des groupes armés dans les provinces orientales de la République démocratique du Congo, notamment des Forces démocratiques alliées, au Nord-Kivu et en Ituri, et des nombreux groupes armés locaux au Sud-Kivu ».

Ils ont réaffirmé leur condamnation de tous les groupes armés qui sont actifs dans le pays et demandé à tous les acteurs de mettre un terme à la violence ainsi qu’aux violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire et aux atteintes à ces droits.

Les Quinze ont rappelé qu’il importait que la République démocratique du Congo et ses voisins collaborent pour mettre fin à l’insécurité dans la partie orientale de la République démocratique du Congo en mobilisant une plus grande volonté politique et en adoptant des démarches plus intégrées, telles que la coopération et l’intégration économiques

Ils ont encouragé la poursuite des efforts visant à favoriser un développement économique durable, comme moteur d’une paix régionale, et à remédier aux causes profondes des conflits, notamment l’exploitation et le trafic illicites des ressources naturelles, et à réduire la pauvreté. Ils ont salué les mesures prises par la République démocratique du Congo et la région à cet égard.

Ils se sont félicités de la stratégie régionale des Nations Unies pour la consolidation de la paix et la prévention et le règlement des conflits dans la région des Grands Lacs et se sont réjouis de l’élaboration inclusive d’un plan d’action pour sa mise en œuvre.

« Les membres du Conseil ont réaffirmé leur soutien et leur attachement, en collaboration avec les acteurs régionaux et les partenaires internationaux, à la consolidation de la paix, à la stabilité et au développement en République démocratique du Congo », a fait valoir la Présidente.

« Ils ont également réaffirmé leur plein appui à la MONUSCO et à la nouvelle Représentante spéciale, Bintou Keita, et engagé le Gouvernement de la République démocratique du Congo à participer à l’élaboration d’un plan de transition détaillé en vue d’un retrait progressif et échelonné de la Mission, a-t-elle conclu.

Depuis lundi 5 avril 2021, le Président de l’Ensemble pour la République   vient de réaliser  un grand pas dans la mise en place de son parti politique qui, officiellement, a été  reconnu par le Ministère de l’Intérieur, depuis  le 10 novembre 2020. Moïse Katumbi Chapwe a, en effet,  nommé au poste de Secrétaire Général du parti,  l’Honorable Dieudonné Bolengetenge Balea, Député National et qui,  jusque-là, est le  Président du Groupe parlementaire MS-G7 à l’Assemblée Nationale.  Désormais, il  va  s’installer et prendre à  bras-le-corps  le poste de plaque tournante   qu’occupait le Feu  Pierre Lumbi Okongo, décédé  le 14 juin 2020 de façon brusque et impromptue. Ainsi,  les choses sérieuses au sein de l’Ensemble pour la République  vont-elles   prendre de la vitesse avec la désignation dans les prochains jours, des animateurs des organes centraux du parti ainsi que  des Coordonnateurs Provinciaux afin d’accélérer l’implantation du parti à travers le pays et  enregistrer les adhésions des masses pour faire face aux enjeux électoraux à l’horizon 2023.

Après la regrettable disparition,  le 14 juin 2020,  de Feu M. Pierre Lumbi, d’heureuse mémoire, le Président Moïse Katumbi de Ensemble pour la République a pris le temps de faire son deuil et de murir sa réflexion.

Son parti politique ayant été officiellement reconnu par le Ministère de l’Intérieur le 10 novembre de l’an dernier, et levant le voile sur la suite des évènements, le Président Moïse Katumbi nomme l’un des fidèles collaborateurs du défunt au poste de Secrétaire Général, en la personne de l’Honorable Dieudonné Bolengetenge Balea, Député National et jusque-là Président du Groupe parlementaire MS-G7 à l’Assemblée Nationale.

Derrière cet acte formel, le signal qu’envoie le Président Moise  Katumbi  à ses partisans est on ne peut plus clair : les choses sérieuses du parti vont prendre de la vitesse. L’on devrait s’attendre à ce que divers organes centraux du parti soient très prochainement  pourvus de leurs animateurs et que les coordonnateurs provinciaux soient connus pour accélérer l’implantation du parti à travers le pays, les adhésions des masses qui attendaient ce moment avec une certaine impatience, les activités diverses en rapport avec les objectifs poursuivis et les préparatifs inévitables des  prochaines compétitions électorales.

Quant à l’heureux promu, il y a lieu de dire qu’il s’agit d’homme expérimenté justifiant d’un parcours qui a été très  remarquable, depuis plusieurs années,   sur la scène politique RD. Congolaise.

La Pros

Elle n’est plus à présenter. Ni dans la capitale Kinshasa son fief électoral. Elue trois mandats successifs, députée nationale. Ni à l’intérieur du Congo où ses nombreuses actions sociales et son implication dans le domaine de la santé ne pourront taire son nom et sa modeste personne. Encore moins en dehors du pays où elle a fait ses preuves. Henriette Wamu Ataminia a réussi, au fil des années, à nouer avec ses concitoyens un solide pacte social qui dépasse des intérêts politiques.

D’abord avec sa base de la circonscription de La Funa puis avec le pays réel. Partout où elle passe, pour une raison ou une autre, sa main du cœur agit. ‘‘Je suis une fervente chrétienne. L’amour, la compassion pour les autres, ne quitte jamais mon cœur. Tant que je vivrais’’. Une confession de foi ? C’est peut-être le cas de le dire. Wamu traine derrière elle un leadership clairvoyant qui balaie d’un revers de la main ceux et celles qui pensent que la cupidité est la seconde nature de l’homme politique congolais. Loin sans faut.

Il existe des âmes disposées pour le pays, des valeurs capables de changer la donne, les façons de faire et de gérer pour redonner au Congo, son estime et aux Congolais, la fierté d’appartenir à un grand pays. Tout est juste un problème de choix ou dans le choix de ceux et celles qui doivent jouer le rôle pour changer le vécu de ce peuple meurtri. Qui n’a jamais connu ou palpé du doigt les réalités du désespoir qui bat son plein dans nos hôpitaux, dans nos maternités, dans les écoles où nos enfants manquent de tout, dans nos familles où le gout de la vie s’éloigne, ne saura certainement pas quelle réponse réservée aux préoccupations majeures des Congolais, fatigués de faire confiance.

C’est pourquoi, Henriette Wamu s’aligne derrière la vision du Président de la République. L’élue de la Funa croit aux idées de Félix Tshisekedi et lui assure son plein soutien. ‘‘Nous avons combattu pour le changement, pour des valeurs. Notre engagement est sans équivoque’’, confesse-t-elle. Diplôme de licence en sciences commerciales et financières obtenu à l’Institut Lucien Cooremans, à Bruxelles, graduée en comptabilité de la même Institution Belge, après un secondaire exemplaire et fructueux au Lycée Sacré-Cœur, à Kinshasa, Henriette Wamu parle moins de ses diplômes. Parce que, croit-elle, l’avoir ne construit pas l’être. ‘‘Nous devons aimer notre pays, placer la vie de nos concitoyens au centre de nos préoccupations. C’est cela le sens de notre engagement dans la politique’’, explique-t-elle. Et l’avenir du pays, Wamu le voit plutôt sous un œil positif. ‘‘Soutenir la vision du Chef de l’Etat c’est aussi soutenir le gouvernement qui vient d’être mis en place. L’avenir est devant nous’’, assure la députée, très sereine. Comme pour dire que rien n’arrêtera son action. Elle est depuis 2003, la Directrice générale de la chaine de télévision privée CMB digi/TKM qui diffuse à Kinshasa, elle est aussi chef d’un parti politique dénommé ‘’Alliance pour le Progrès du Congo (APC)’’, partenaire du parti présidentiel, UDPS.

A l’Assemblée nationale, sa voix compte. Notamment au sein de la Commission Economique et Financière. Jamais son nom cité dans les compromissions qui ternissent l’image du député congolais. Pour le reste, elle continuera à porter l’âme du Congo, inspirée de ces femmes modèles du Congo comme les Nzuzi wa Mbombo et les Ndombe-Sita.

Georges Tamba,

Journaliste et analyste politique

La salle de spectacle du palais du peuple a accueilli l’évènement de l’année. Femmes politiques, femmes des médias, femmes entrepreneures, mamans maraichères, bref, la représentation des femmes de toutes les couches sociales ont rehaussé de leur présence vendredi 3 avril dernier, pour soutenir l’initiative louable de Christelle Vuanga, Députée nationale et élue de la FUNA.

 La Chambre haute du parlement a voté en seconde lecture, article par article, moyennant amendement, la proposition de loi organique portant institution, organisation et fonctionnement de l'agence nationale de lutte contre la corruption initiée par Feu l'honorable Henri Thomas Lokondo. Cette loi présentée par la commission PAJ du sénat, comporte 37 articles contenus dans 7 chapitres. Elle a deux rôles essentiels. D'une part, elle recueille les plaintes et réclamations émanant des personnes physiques et morales relatives à des faits de corruption, des pratiques assimilées ou des infractions connexes. Et d’autre part, elle permet d’informer les institutions de l'Etat ainsi que l'opinion publique sur les dossiers de corruption active et passive dont elle a connaissance en vue des mesures appropriées.

La même plénière présidée par le Président du Sénat Modeste Bahati, a connu deux motions d'information qui ont été présentées à l'auguste assemblée. L’une a tablé sur l'insécurité qui bat son plein au Nord-Kivu précisément à Béni, Irumu et Mambassa, où les familles seraient exterminées dans les champs, la route Kasindi d'intérêt général qui relie béni à l'Ouganda est la cible de groupes armés qui tuent et rançonnent nos paisibles citoyens. John Tibasima a, quant à lui, revenu sur la situation en Ituri qui reste à ce jour très préoccupante. A Djugu, Mahagi, Mambasa, deux groupes armés Cadeco et FRPIC opèrent par la mutilation des corps, la destruction du tissu économique et social, fait-il savoir. A cette question brûlante de l'heure, le président du sénat propose aux auteurs de motions d'attendre l'investiture du nouvel exécutif pour une solution durable.

La Pros.

Réformes controversées pour la présidentielle

Après Noël Tshiani, la NOGEC jette à son tour un pavé dans la marre !

 

La Nouvelle Génération pour l’Emergence du Congo (NOGEC) chère à Constant Mutamba vient de frapper fort relativement aux réformes électorales dont les débats s’annoncent houleux au Parlement. A travers un communiqué rendu public en ce 1er avril 2021, cette structure des jeunes affiliée au FCC emboite le pas à l’ancien candidat Président de la République, Noël Tshiani, sur le profil du futur locataire du Palais de la Nation.  

Voici la teneur de cette déclaration politique qui soulève des vagues : ramener l’élection présidentielle à deux tours ; réserver la présidence de la République aux seuls Congolais nés sur le territoire congolais, de père et de mère ; réduire la durée de mandat électif à quatre ans. Ces réformes visent donc l’institution Président de la République.

La NOGEC annoncent d’autres changements dans ce même communiqué : supprimer les assemblées provinciales, inutilement budgétivores ; nomination des Gouverneurs par le président de la République, pour lutter contre le tribalisme pour autant que, quoi qu’élus, ils peuvent être révoqués à tout moment ; élection directe des Sénateurs au suffrage direct ; reconnaissance de la nationalité congolaise aux Congolais d’origine ; rendre impératif le mandat des Députés nationaux, en insérant la possibilité du retrait de leur mandat par pétition des électeurs.

Cette prise de position de Constant Mutamba et son groupe vient ainsi relancer le débat suscité par Noël Tshiani. Les deux Chambres du Parlement auront donc du pain sur la planche au cours de la présente Session ordinaire. Wait and see.

La Pros.

 

*C’est dans le but d’accompagner le processus de la construction de la paix et de la cohésion nationale conformément à sa mission, que le Comité Permanant de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) a lancé un message d’interpellation et de sensibilisation, jeudi 8 avril 2021, dans une conférence de Presse animée par le Secrétaire Général Abbé Donatien Nshole au Centre Interdiocésain à Kinshasa. Au Président de la République, Félix Tshisekedi,  comme aux  partenaires internationaux, les Princes de l’Eglise catholique demandent une conjugaison d’efforts en vue de ramener la paix, car, soulignent-ils, le développement de la RDC demeurera une illusion tant que la partie Est sera en proie aux viols, massacres, tueries. A la Présidence-Gouvernement-Parlement, la CENCO recommande que plaidoyer soit fait pour une opération militaire de grande envergure à l’instar de la mission «ARTEMIS» qui fut menée, du 6 juin au 6 septembre 2003 en Ituri, par l’Union Européenne au titre de la politique européenne de sécurité et de défense, sous l’autorité du Conseil de Sécurité de l’ONU, selon sa résolution 1484 du 30 mai 2003. Toute cette situation a endeuillé des familles, entrainé des déplacements massifs des populations et causé des pertes importantes en portant un coup dur à l’économie d’une région qui sert à juste titre de grenier du pays. Les victimes se comptent par milliers, plus de 6.000 morts à Beni depuis 2013 et plus de 2000 à Bunia pour la seule année 2020. On compte également au moins 3 millions de déplacés  et environ 7.500 personnes kidnappées. Voici, in extenso, le message du clergé catholique de la RD-Congo.

Conférence Episcopale Nationale du Congo

Présidence

  1. 3258-Kinshasa/Gombe

République Démocratique du Congo

Arrêtez de tuer vos frères.

«Le sang de ton frère crie vers moi du sol» (Gen 4, 10)

Message du Comité Permanent de la CENCO sur la situation d’insécurité et des massacres à l’Est de la RD Congo

PREAMBULE

  1. Depuis plus de deux décennies, l’Est de notre pays est particulièrement secoué par des conflits armés et une insécurité récurrente y causant morts, désolation et déplacements des populations. Malheureusement, toutes nos interpellations à travers nos différents messages socio-politiques ne trouvent pas encore d’échos conséquents de la part des personnes concernées.
  2. Pour manifester notre proximité affective et effective, avec nos frères et sœurs meurtris et victimes de cette tragédie, une Délégation des Evêques de l’Association des Conférences Episcopales de l’Afrique Centrale (ACEAC) et de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) a effectué une mission pastorale à l’Est du pays, notamment dans les diocèses de Goma, Butembo, Beni et Bunia, du 14 au 26 janvier 2021, pour les écouter et réconforter.
  3. Au cours de cette mission, les Evêques ont prié avec les populations, et ont échangé avec les représentants de plusieurs couches de la société. Ils ont aussi visité des personnes vulnérables ou en situation de détresse. Ils ont en plus adressé à nos frères et sœurs des messages de paix, d’espérance et d’appel à l’Unité.
  4. Lors de notre session ordinaire du Comité Permanant tenue à Kinshasa du 22 au 25 février 2021, nous avons, au regard de l’importance des informations reçues, levé l’option de faire un plaidoyer conséquent auprès du Chef de l’Etat et de rendre publique une recommandation spéciale sur les constats faits et nos recommandations dans l’espoir d’obtenir une grande mobilisation pour lutter contre les causes profondes de cette insécurité.

I.CONSTATS

  1. Il ne s’agit ici que de la situation relative à l’insécurité dans le Nord-Kivu et dans l’Ituri. Une autre mission d’écoute et de réconfort est projetée dans les mois prochains au Sud-Kivu où la situation sécuritaire demeure très préoccupante.
  2. Motifs et conséquences d’une guerre asymétrique
  3. Les assaillants se servent des points faibles des Forces Armées régulières pour parvenir à leur but politique ou religieux : l’occupation des terres, l’exploitation illégale des ressources naturelles, l’enrichissement sans cause, l’islamisation de la religion au mépris de la liberté religieuse, etc…
  4. Toute cette situation a endeuillé des familles, entrainé des déplacements massifs des populations et causé des pertes importantes en portant un coup dur à l’économie d’une région qui sert à juste titre de grenier du pays. Les victimes se comptent par milliers, plus de 6.000 morts à Beni depuis 2013 et plus de 2000 à Bunia pour la seule année 2020. On compte également au moins 3 millions de déplacés et environ 7.500 personnes kidnappées.
  5. A cela s’ajoutent l’incendie de plusieurs maisons et villages, la destruction et fermeture des écoles et centres de santé, la mise à sacs des bâtiments administratifs, le pillage des bêtes, champs et cultures, etc… Les auteurs sont souvent des groupes armés et des miliciens dont certains véhiculent une idéologie proche du « satanisme ».
  6. Quoique toute la région soit en proie à l’insécurité et aux massacres, la situation varie parfois d’une zone à une autre.
  7. Situation à Beni-Butembo

Les tueries dans la région de Beni-Butembo remontent à 2013, ces derniers jours, notamment à partir du dernier trimestre de 2020, c’est le Secteur de qui est le plus attaqué. Entre le mois de janvier où la mission conjointe ACEAC/CENCO a eu lieu et le présent message, la situation sur terrain semble s’empirer dans cette partie du pays. On compte déjà une bonne centaine des personnes tuées dont les enfants.

  1. Conflit communautaire : Plusieurs personnes soutiennent que la nature du conflit dans cette zone n’est ni intra ni intercommunautaire mais plutôt une stratégie d’occupation de terre ou de balkanisation du pays. Cependant, d’autres pensent qu’il y a, dans une certaine mesure, des aspects d’un conflit intercommunautaire suite à l’arrivée brusque et massive des populations qui s’expriment en Kinyarwanda appelées banyabwisha et des populations en provenance de l’Ouganda qui ne parlent aucune langue locale.
  2. Conflit religieux : Les interlocuteurs des Evêques ont fait aussi allusion au caractère du conflit, notamment à l’islamisation de la région dans une sorte de stratégie plus profonde d’influence négative sur la politique générale du pays à long terme. Les évadés parmi les capturés des ADF affirment avoir été contraints à adhérer à l’islam.
  3. Opérations militaires : Du point de vue des autorités militaires, la première phase des opérations, dite phase de coercition est terminée. L’ennemi est essoufflé. Il reste donc les phases de la stabilisation et de la normalisation.
  4. Mission à Bunia
  5. La situation à Bunia et dans le reste de la province de l’Ituri est beaucoup plus complexe, marquée par des crises récurrentes et multiformes dont la population est la principale victime. Les autorités publiques sont dépassées par les évènements. Parmi les responsables politiques, certains ont tendance à couvrir les fauteurs des troubles par option ou par pression d’un leadership communautaire. D’autres sont instrumentalisés ou assistent à l’émiettement de leur pouvoir à la base.
  6. 14. Sur certains axes routiers, les taxes sont perçues par les groupes armés au vu et au su des autorités établies, et cela se passe à une cinquantaine de mètres des FARDC qui en font autant. Et, ceux-ci paient eux aussi à ceux-là quand ils doivent aller déambuler de l’autre côté de la barrière, et vice-versa.
  7. 15. Les Groupes armés dont quelques-uns sont aussi présents à Beni-Butembo sont principalement formés des miliciens. On parle de plus d’une centaine. Les principaux : ADF/Nalu ; les FDLR ; UPLC ( Union des Patriotes pour la libération du Congo) ; les MAYI-MAYI ; les MTN ( Djihadistes associés au mayi-mayi) ; ex CNDP ou M23 la CODECO ( Coopérative pour le développement du Congo) ; la FPIC ( Force Patriotique Intégrationniste du Congo) dit aussi Chiniya Kilima ; l’ALC ( l’Armée de Libération du Congo) ; le FPAC/Zaïre ( Front Populaire d’Autodéfense) ; la FRPI ( Force de résistance Patriotique de l’Ituri) ; etc…
  8. Les Forces armées de la RDC
  9. Les Eléments de l’armée sont présents mais l’impact de leur présence est mitigé. D’aucuns leur reconnaissent de gros efforts effectués pour endiguer les massacres et les pillages. Certains officiers sont accusés de torpiller les avancées des hommes de rangs et des officiers subalternes. D’autre part, la multiplicité des centres de commandements FARDC et leurs faibles interventions contre les milices renforcent le pillage et l’économie criminelle.
  10. De l’avis de plusieurs observateurs, et de façon générale, il se dégage que les Forces Armées de la République se caractérisent dans cette zone par :

- Une sédentarisation de certains officiers qui sont restés longtemps dans la région et s’opposent à être déployés ailleurs ;

- la modicité et le détournement de la solde des militaires de rang et de leur ration, d’où l’amenuisement de leur motivation ;

- Une mauvaise gestion des effectifs, tantôt insuffisants, tantôt fictifs : Ceux qui tombent au front ne sont ni recensés ni déclarés ;

- Une grande infiltration des éléments étrangers à la faveur des opérations de brassage et de mixage ; cfr Procès Bosco Ntaganda.

- la présence des anciens rebelles du RCD, du CNDP et du M23 dans les rangs des militaires engagés dans les opérations à l’Est et soupçonnés de complicité avec l’ennemi ;

- l’affairisme de certains officiers, plus soucieux du business que la conduite des opérations militaires ;

- une forte porosité des frontières qui facilite des entrées nocturne d’hommes armés pro venant des pays voisins.

  1. L’absence de l’autorité de l’Etat
  2. La population a le sentiment d’être abandonnée. Les promesses du Gouvernement central quant au rétablissement rapide de la paix sont nombreuses, mais plusieurs souvent restées sans effets. Entre-temps, l’image négative du politique emballe l’inconscient collectif des populations.
  3. Plusieurs auteurs des crimes jouissent de la couverture de certains acteurs politiques qui continuent à attiser les conflits pour en tirer profit ; ils seraient même instrumentalisés par des forces extérieures aux fins de pillage des ressources naturelles à la faveur de la persistance de la crise. D’autres acteurs politiques assistent impuissants à l’émiettement de leur pouvoir à la base.
  4. De toute évidence, la chaine traditionnelle de renseignement et de commandement parait défaillante ; et plusieurs chainons font partie du problème, voire du blocage. Certains responsables politiques et militaires obstruent la prise idoine de décisions ou en compromettent l’exécution dans le même ordre, la faiblesse des institutions judiciaires et l’impunité font que les anciens prisonniers retournent dans le cycle de la violence, faute de réinsertion dans une communauté civilisée.
  5. La MONUSCO et la Communauté Internationale
  6. La MONUSCO est accusée de passivité et même de complicité par la population. Sa présence suscite de plus en plus de suspicion et de scepticisme parce qu’elle n’a pas réussi à stopper les massacres même quand cela se passe à quelques mètres des forces onusiennes.
  7. Du côté de la MONUSCO, les choses sont vues de façon positive car il y a espoir d’aller de l’avant. La Mission a mis en place trois forces d’interventions rapides qui sont mobiles. Elle mise sur la réouverture de ses bases qui étaient fermées. Des couloirs seront dégagés dans le Ruwenzori, à Mutwanga et à Eringeti.
  8. RECOMMANDATIONS
  9. Des constats faits, il ressort clairement que l’insécurité dans cette partie du pays est une réalité très complexe et pour la vaincre, il faut une conjugaison d’efforts à plusieurs niveaux. C’est pourquoi nous recommandons :

La refondation structurelle (Présidence de la République et Gouvernement central)

  1. Nous préconisons une refondation de la vision, des approches et des structures à divers niveaux politique, militaire, police, services des renseignements, humanitaire, partenaires du Congo.

L’épuration de la solde des militaires (Présidence de la République et Gouvernement

  1. Que diligence soit faite pour régulariser la paie de la solde des militaires surtout celle des soldats de rangs, et vérifier la meilleure utilisation des ressources allouées aux unités engagées dans les opérations, la maitrise des effectifs et la bonne tenue de la logistique sur le théâtres des opérations. Détourner la solde et la ration des militaires au front est un acte criminel.

La permutation effective des officiers affectés à l’Est (Ministère de la Défense et Etat-Major)

  1. Il s’avère urgent et nécessaire de déplacer tous les officiers militaires ayant évolué dans les différents rebellions ou groupes armés à l’Est du Pays, et mettre à l’écart de la chaine du commandement et de la logistique ceux qui seraient réputés agents-relais des armés étrangères.

Le renforcement des effectifs et des supports logistiques (Gouvernement et Etat-Major)

  1. Nous demandons de renforcer les effectifs des régiments et les doter des moyens logistiques adéquats dont les drones de reconnaissance et d’attaques en vue de réduire les pertes en vies humaines et en crimes matériels.

L’opération militaire du genre « ARTEMIS » (Présidence-Gouvernement-Parlement)

  1. Que plaidoyer soit fait pour une opération militaire de grande envergure à l’instar de la mission «ARTEMIS» qui fut menée, du 6 juin au 6 septembre 2003 en Ituri, par l’Union Européenne au titre de la politique européenne de sécurité et de défense, sous l’autorité du Conseil de Sécurité de l’ONU, selon sa résolution 1484 du 30 mai 2003.

Le désarmement, démobilisation et réinsertion sociale (Présidence-Gouvernement)

  1. Nous en appelons à l’achève ment du processus de désarmement et de démobilisation, et à la prise en charge des démobilisés cantonnés depuis 2020. Plusieurs d’entre eux sont en train de rejoindre les groupes armés ou grossir les rangs de bandits et des gangsters.

L’observatoire pour la paix et le relèvement socio-économique (Gouvernement-MONUSCO)

  1. Nous conseillons la mise en place d’un cadre permanant de concertation pour la cohésion et la paix à l’Est, piloté par un observatoire scientifique multidisciplinaire, et l’implication des leaders locaux dans la sensibilisation, la cohabitation pacifique pour la consolidation du dialogue intra et inter communautaire.

Le baraza la amani- Espace de dialogue pour la paix (Gouvernement-Monusco-Eglises)

  1. Nous demandons de développer dans les zones de conflit des espaces de dialogue basés sur la communication de proximité et la promotion des valeurs de citoyenneté.

Le partenariat bilatéral et multilatéral

  1. Nous recommandons aux partenaires internationaux et pays amis de la R.D Congo de communiquer davantage sur leur vision de la paix dans ce pays, de s’impliquer pour le renforcement des mécanismes de certification des produits agricoles et miniers qui circulent dans la région.

La conversion

  1. La guerre est la mère de toutes les misères, elle affecte toutes les sphères de la société et compromet l’avenir de nos enfants. A ceux qui ont pris les armes nous disons : « Arrêtez de tuer vos frères (cf. Gn 8-9). Celui qui hait son frère est dans les ténèbres (1jn2, 10-11). Nous invitons ceux qui sont entrainés par le spectre de la division à savoir que c’est par amour et unité que l’on peut vaincre le mal et briser le spectre de la violence.
  2. Aussi recommandons-nous, pendant ce temps de Pâques, la proximité de toute la communauté nationale avec nos frères et sœurs de l’Est, en réservant un temps de jeune eut de prière pour la paix à l’Est du pays.

CONCLUSION

  1. La situation de l’insécurité à l’Est est un véritable drame qui affecte tout le pays. En effet, on ne peut pas espérer le développement de ce pays tant que l’Est restera sous contrôle des prédateurs. Nous sommes invités tous à assumer nos responsabilités et à resserrer davantage nos liens de solidarité et de fraternité (1 Co 12,26).
  2. La CENCO demeure engagée à accompagner le processus de la construction de la paix et da la cohésion sociale. En vertu de notre mission pastorale, nous travaillons au niveau interne et externe ; à consolider la fraternité entre peuples et communautés afin que les ennemis se tendent la main et que les adversaires acceptent de faire ensemble une partie du chemin (Cf. Is 11,6-9).

 

 

Désactivation des écoles fictives

EPST : Willy Bakonga apaise les Chefs d’établissement

 

L’annulation des faux matricules ainsi que des agents fictifs au niveau de la Fonction publique sur instruction du Premier Ministre Sylvestre Ilunga  Ilunkamba a touché beaucoup de secteurs et Ministères de la République Démocratique du Congo, dont le Ministère de l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique. Ainsi, après la désactivation des établissements d’enseignement primaire, secondaire et technique fonctionnant avec des faux arrêtés ministériels sur le listing de paie, le Ministre de tutelle, Willy Bakonga, a pris la ferme décision, jeudi 1er avril 2021 à travers un communiqué, de créer une commission ad hoc, chargée d’examiner à la loupe, la situation de chacun de ces établissements frappés par la mesure du Premier Ministre.

Dans son communiqué officiel publié jeudi 1er avril en cours, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Willy Bakonga Wilima dit avoir créé une commission ad hoc en vue de la régulation de la situation administrative des écoles aux faux arrêtés ministériels mais réunissant les conditions requises de viabilité. Pour ainsi parvenir à la réalisation de cette démarche, précise le Ministre Willy Bakonga, la procédure exige la sollicitation d’une dérogation auprès du Premier ministre Chef du Gouvernement. «Pour les écoles fonctionnant avec de faux arrêtés mais réunissant les conditions requises de viabilité, une dérogation sera sollicitée auprès du Premier Ministre, Chef du Gouvernement en vue de la régulation de leur situation administrative», a précisé Willy Bakonga.

Il y a lieu de noter qu’en ce qui concerne les établissements frappés par la mesure du Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, de la désactivation des établissements de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique fonctionnant avec des faux arrêtés, il s’agit des écoles datant de l’époque coloniale et celles créées immédiatement après l’indépendance, éligibles à la régulation collective, c’est-à-dire, les écoles existant depuis la période d’avant la procédure de création par voie d’arrêté.

Gloire Mfemfere

Il est attendu cet avant-midi à la Chambre haute du parlement, pour répondre aux multiples préoccupations lui soumises par les élus des élus, sur le projet de loi autorisant la ratification par la RDC de l’Accord portant Création de la Zone de Libre-échange continentale africaine. Jean-Lucien Bussa, Ministre de commerce extérieur, va tenter de convaincre les Sénateurs sur le bien-fondé de l’autorisation de cette ratification.

Il est attendu cet avant-midi à la Chambre haute du parlement, pour répondre aux multiples préoccupations lui soumises par les élus des élus, sur le projet de loi autorisant la ratification par la RDC de l’Accord portant Création de la Zone de Libre-échange continentale africaine. Jean-Lucien Bussa, Ministre de commerce extérieur, va tenter de convaincre les Sénateurs sur le bien-fondé de l’autorisation de cette ratification.

Fondée par Simon Kimbangu le 6 Avril 1921 à partir de Mbanza Nsanda, l’Eglise Kimbanguiste vient de célébrer son centenaire. Des journées de commémoration de grand évènement mettent en avant le combat qu’a mené le fondateur de cette église, aujourd’hui reconnue à travers le monde. Ce mardi 6 avril 2021, la grande célébration du centenaire kimbanguiste est entrée dans sa phase solennelle.

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