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Arrivée dans le Nord Kivu au lendemain de l'évacuation de la ville de Goma, l'équipe de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi est d’ores et déjà au chevet des sinistrés de l’éruption du Nyiragongo. Au nom de la Première Dame de la République, la délégation a remis  dimanche 30 mai 2021,  un lot important de vivres et non vivres à l’Observatoire volcanologique de Goma (OVG) qui assure la surveillance permanente des activités sismiques des volcans de la région.

(Une enquête de   Chantal KABASUA et Bernadette Kamango)

 Phénomènes de monnayage des points communément appelé  branchement, perte des côtes des interrogations ou des examens, suivi, et pire points sexuellement transmissibles sont les embûches que confortent la majorité des étudiants congolais  sur leur  cursus universitaire pour assurer leur réussite. Il s’agit là de différentes  formes de corruption instaurées sur les sites universitaires et instituts supérieurs de la Ville-Province de Kinshasa pratiquée entre les étudiants et le corps enseignant, principalement le professeur ou l’assistant. Désigner le corrupteur et le corrompu ressemble à  aller à la recherche d’une aiguille dans du foin vu que les uns et les autres s’accusent mutuellement d’être les auteurs de cette antivaleur. Seulement, au final, les universités en RDC sont actuellement considérées comme des machines à produire des pseudos illettrés et des chômeurs. L’observation est que par la suite, l’intégration des jeunes  diplômés universitaires en milieu professionnel laisse à désirer pour plusieurs recruteurs. La plupart des finalistes ont du mal à faire face au mode du travail. C’est là une ressource humaine en perdition pour le développement national alors que la jeunesse congolaise représente 60% de la population dont environ 40% dot l’âge varie entre  20 et 25 ans sont aux études. 

   La corruption en milieu estudiantin réalité ou rumeur ?

 La RDC regorge de plusieurs universités et instituts supérieurs  qui assurent des enseignements dans différentes filières. S’il y a des années, on pouvait apprécier le produit sorti  et formé de ces structures éducatives, de nos jours, la tendance a fortement baissé. Le niveau de l’enseignement supérieur et universitaire n‘est plus le même. Les mauvaises pratiques ont envahi les lieux et s’y sont installées. On peut citer par exemple le monnayage  des côtes, l’achat obligatoire des syllabus et des questionnaires des travaux pratiques et des interrogations, pire les points sexuellement transmissibles avec les étudiantes qui consiste à l’échange des points contre des faveurs sexuelles ou à du harcèlement sexuel. Cette dernière pousse beaucoup de jeunes filles l’abandon des études et entrave leur avenir. Ces  antivaleurs qui sont devenues au fil des années pour certains étudiants, une véritable garantie pour passer de promotion. Elle est également une source de revenus sûre pour certains enseignants (professeurs, chefs de travaux, assistants,…).

Le système de l’enseignement supérieur et universitaire congolais, miné par la corruption qui s’y est développée sous plusieurs formes au fil des ans,   inquiète de plus en plus.  Les diplômés  en sorte à la fin de leurs études avec des lacunes dans leur formation d’une durée de cinq ans pour l’obtention de la licence. Autrefois considéré comme un instrument permettant d’ouvrir l’ascenseur social, le diplôme universitaire apparait aujourd’hui comme un simple papier destiné à orner le mur.

 Cependant, alors qu’il est largement fait écho de cette forme de corruption dans  la majorité des sites universitaires et instituts supérieurs à Kinshasa, les concernés interrogés à ce propos donnent des avis mitigés. Si certains, des enseignants  en particulier,  affirment farouchement que ce ne sont que des rumeurs en argumentant qu’il n‘existe aucune preuve probante à ce sujet, d’autres au contraire, étudiants comme professeurs,  confirment la pratique.

L’enseignement de masse à la base de la corruption à l’université selon quelques enseignants

 Professeur des langues à l’Universitaire de Kinshasa (Unikin) et ancien ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Kutumisa Kyota a publié un ouvrage sur la lutte contre la corruption en milieux universitaires congolais. Celle-ci est due notamment au nombre élevé d’étudiants, selon lui. «Il n’est pas normal qu’un professeur puisse encadrer mille à deux mille  étudiants. C’est humainement impossible», a-t-il estimé. Le surnombre d’étudiants dans une promotion conduit toujours au clientélisme et au monnayage des points, a affirmé Kutumisa Kyota, proposant de ramener les effectifs des étudiants à un niveau effectivement contrôlable afin de garantir l’efficacité lors des contrôles et des délibérations.

Parmi ceux qui confirment l’existence de la corruption dans les universités, figure le Secrétaire Général Académique de l’Université Panafricaine, Pr. José Bamenikio Kuelumuenamo,  qui épingle pour sa part que le principal nœud du problème réside d’abord dans  la moralité de chacun. Rencontré dans son bureau, ce professeur  indique que la corruption est une réalité présente partout dans le monde sous différents aspects et en ce qui concerne celle à l’université, celle-ci est bien réelle dans les universités congolaises.

 Pour en expliquer les causes, ce dernier compare les conditions d’études de son époque dans les années 1980 à celles d’aujourd’hui. Durant cette période, les étudiants étaient subventionnés. Ils avaient la  bourse. Leur logement, leur restauration, leur moyen de transports et autres étaient pris e charge par l’Etat. Il y avait même des bibliothèques bien fournies en ouvrages pour eux. Puis, ajoute – il, à un certain moment, est arrivé l’enseignement de masse. Il se souvient avec amertume : ‘ … alors que nous, nous n‘étions que  quarante dans mon auditoire de la première année en architecture, aujourd’hui ce même auditoire dans lequel j’ai étudiais et où j’enseigne reçoit six cents étudiants toujours sur la même surface. D’où, pour lui, le problème e se situe pas uniquement dans

la corruption mais également  du cadre et de l’environnement de l’enseignement. Le Secrétaire Général Académique signifie que c’est ainsi qu’il est devenu difficile pour un professeur de bien suivre de près  un étudiant dans son cours et de connaître sa bonne évolution ou non. Aujourd’hui avec huit cent ou mille étudiants dans une promotion, l’enseignant a du mal à évaluer les étudiants. Ce dernier peut présenter  son travail, le professeur ne saura pas si c’est vraiment lui qui l’a réellement fait. Ce qui ‘était pas le cas d’antan où le professeur connaissait chacun de ses étudiants. La surpopulation dans les auditoires n ‘est pas propice à un environnement sain pour l’enseignement. En plus, renchérit l’académique en période des examens, on donne par exemple un délai d’une semaine au professeur pour le dépôt des corrections. Avec autant de copies, corriger huit cent papiers est compliqué. C’est de cette manière que  pour couper cours, il y a recours à des pratiques non acceptables en milieu intellectuel  et qui malheureusement commence à être accepté même par la population ce qui constitue un danger pour la génération à venir. Il s’agit par exemple de la vente des syllabus. Un étudiant se voit accordé des points par rapport à cet achat. Mais, la forme de corruption sur laquelle il faut absolument être intransigeant et expulser l’enseignant du corps académique est le cas des points sexuellement transmissibles qui est une violation inadmissible des droits de la femme martèle le Secrétaire Général Académique.

Autre problème évoqué par l’autorité académique, est la précarité de conditions d’existence de l’enseignant universitaire dont la rémunération  laisse à désirer.

Pour sa part, le Secrétaire Exécutif de l’Agence Nationale Assurance Qualité de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Constant Nkiama, en sa qualité de professeur émet un avis mitigé à cette question. Pour lui, il faut des preuves pour appuyer ses affirmations.

Toutefois, il est d’avis que si de telles pratiques existent, il faut lutter contre ses vices. La corruption, surtout celle relative aux  points sexuellement transmissibles, sont des pratiques qui ne peuvent être entendus, ni vécu sur le site universitaire. Cependant, son agence reçoit des plaintes des antivaleurs qui sévissent sur les sites universitaires. Le Pr. Kiama met surtout l’accent sur l’investissement dans le capital humain. Chaque université et institut supérieure devrait se regarder en face et dire s’il est fier du produit qu’il déverse sur le marché de l’emploi.

L’Agence Nationale Assurance Qualité de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, située à l’Université de Kinshasa, UNIKIN, a été créée par décret numéro 18/003 du 28 février 2018 après le constat amer  fait par le Pr.Mashako  Mamba e 2009 selon lequel plusieurs institutions universitaires  et supérieures ne remplissaient pas les critères de viabilité. Plusieurs d’entre eux avaient été fermées sous son impulsion.

Cette structure est installée dans toutes les universités et instituts supérieurs à travers le monde. Elle joue un grand rôle sur la performance des uns et des autres en ce qu’elle stimule la compétitivité.

Pour éviter l’échec au cours, l’étudiant poussé à la corruption

 Echouer n‘est plus une alternative dans le cursus académique de l’étudiant. Il faut réussir coute que coute. D’où, pour parvenir à cet objectif, ces derniers peuvent déployer des stratégies qui touchent à la moralité.

A la question de savoir pourquoi les étudiants se sentent poussés à recourir à la corruption pour assurer leur réussite, beaucoup pointent du doigt leurs professeurs qui, selon eux, feraient exprès de composer des questionnaires difficiles pour amener ceux qui échoueront  à les contacter pour un éventuel branchement ou autre. ‘ Certains de nos profs, donnent des cotes uniquement si vous avez acheté son syllabus. Ceux qui ne l’ont pas fait, sont contraints de courir après lui pour aller négocier avec lui …’ déclare une étudiante  qui a requis l’anonymat.S’exprimant à ce propos, King, étudiant en première année dans une université publique de la place, affirme être désemparé face à la contrainte de l’achat des syllabus  par certains de leurs professeurs. ‘ Ces syllabus coutent chers. Beaucoup d’entre nous manquons d’argent pour en acheter. Moi, je suis découragé et c’est pourquoi je n‘ étudie plus, du mois pour cette année.’

D’autres cependant fustigent plutôt la paresse des étudiants qui préfèrent la facilité au lieu de l’effort intellectuel. Eux-mêmes vont vers les professeurs ou les assistants. Sur ce point, quelques enseignants déplorent le comportement des CP, chefs de promotion. Selon, le Secrétaire Général Académique de l’Université Panafricaine, ces derniers se renseignent sur les faiblesses des différents professeurs auprès de leurs ainés des promotions supérieurs. Ensuite, après avoir fait une liste de certains professeurs ou assistants supposés corruptibles, ils initient des cotisations auprès des étudiants de sa promotion durant les périodes des interrogations ou examens  pour constituer une enveloppe à remettre à leur remettre pour réussir à leur cours. Ils se rendent  discrètement auprès d’eux pour leur déposer la cagnotte. Parfois, ces montants peuvent s’élever à 500$ voire 1000$. Il faut donc avoir une moralité ou un caractère fort pour ne pas succomber à la tentation. Pour sa part, il dit chasser de son bureau ce genre de chef de promotion et a une certaine compréhension envers l’un de ses collègues qui ne résiste pas bien qu’il n‘encourage aucunement cette attitude car ceci jette le discrédit sur  la profession. ‘Cependant, les loups ne se mangent pas entre eux ! ‘ répond-il avec amertume. ‘Pourtant, poursuit –celui-ci, il y a une époque où il était difficile à u étudiant de s’approcher d’un professeur tellement il était considéré comme la sommité des sommités. Aujourd’hui, il est  le copain de tous les étudiants’.

Une autre astuce à laquelle certains étudiants véreux recourent pour s’assurer les bonnes grâces d’un enseignant, consiste  à lui rechercher des étudiantes que ceux-ci lui proposent. Dans ce cas, l’initiative peut venir de l’un comme de l’autre. Un professeur ou un assistant peut en effet solliciter les services d’un de ses étudiants pour le faire approcher d’une étudiante. Au cas, où cette derrière ne se montrerait  pas coopérative, elle sera sujette à des représailles menaçant ses études. Il s’agit là du phénomène des points sexuellement transmissibles. Ici, tout le monde s’accorde que cette violation des droits de la femme est inadmissible et que les auteurs de cette pratique doivent être révoqués de l’enseignement sans aucune forme de procès. Ici, il est également reproché aux étudiantes de s’exposer elle-même par leur accoutrement en profitant du manque de rigueur  dans la discipline vestimentaire dans certaines universités et en particulier  privées. Elles font tout pour se faire remarquer de leur enseignant pendant le cours en s’asseyant au-devant de l’auditoire. D’autres s’inventent de petits services à lui rendre comme par exemple lui servir du café ou autres pourvu que ce dernier tombe dans son jeu.

Toutefois, quelques centres d’enseignement supérieur se distinguent à l’instar de l’Université Catholique Congolaise, UCC, où leurs étudiants  affirment ignorer ce genre de situation sur leur campus. Ceux-ci, dont aussi  l’Université Panafricaine, enseigne avec  le système LMD, Licence Master Doctorat. A l’UCC, principalement, les syllabus et les travaux sont envoyés en ligne en PDF aux étudiants. Ceci évite le contact direct entre les étudiants et les professeurs. Tout est compris dans les frais du minerval dont l’achat des syllabus.

Qui est le corrupteur et le corrompu en milieu estudiantin?

En République Démocratique du Congo, la corruption est définie dans la loi n°5-009 du 22 septembre 2009 qui porte également sur la concussion, la fraude et les infractions assimilées. Le chapitre 1 et 2 dans les sections 1 et 2 y prévoit les incriminations  et les sanctions.

D’après Stéphane Kezza, juriste de son état, la corruption est une infraction pénale.

 ‘ C’est un comportement malhonnête ! ’ indique celui-ci. Elle n‘est pas à confondre à la concussion. Dans les deux cas, il concerne le fonctionnaire. La différence entre les deux est que dans la corruption, selon l’expert,  le fonctionnaire n‘exige pas obligatoirement de lui remettre ou payer quelque chose en contrepartie d’un service à rendre. Ce dernier peut plutôt faire l’objet d’une sollicitation du particulier.  Il n‘impose pas. Il y a plutôt une entente entre les parties. Au contraire de la concussion, le fonctionnaire conditionne un service public au paiement d’une taxe alors que ce service n ‘en exige pas ou, s’il en faut, celui-là en exige au-delà du montant à percevoir.

Dans le milieu universitaire, Stéphane Kezza remarque que c’est dans le langage courant qu’on  parle de corruption. Mais, d’après lui, c’est quand il s’agit d’un enseignant fonctionnaire qu’il faut parler de corruption. Mais, en général, ici, il peut s’agir d’une extorsion, d’une escroquerie, d’un abus de confiance. C’est l’ensemble de ces infractions  connexes, selon le juriste, qui peuvent être répertoriés dans le cadre des pratiques qui se passe dans les universités où on conditionne la réussite par le paiement d’un certain montant.

Andréa Sukama , actuellement chargée de la promotion du genre au Bureau Du Conseil des Sages des Etudiants du Congo et ancienne 1ere vice – présidente représentante nationale  des étudiants du Congo et étudiante à l’Université Technologique Bel Campus ,UTBC, pense que la corruption en milieu universitaire est une question ambigüe. Selon cette dernière, la responsabilité de cette situation est partagée entre les étudiants, les enseignants et les autorités académiques. Pour elle,  le système traditionnel en vigueur pour enseigner ne permet pas de bien la combattre. Le  contact entre ces personnes est direct et crée ainsi une affinité entre eux par le rapprochement qui se déroule même hors du site universitaire, par exemple au domicile de l’enseignant ou dans tout autre lieu isolé. Dans ce cas d’espèce, l’étudiant peut être victime d’abus dont ceux sexuels pour les étudiantes qui ensuite ne savent pas dénoncer cela car parfois elles se rendent compte qu’elles sont   elles – même auteures de cette pratique ou par peur du qu’en dira-t-on ou de représailles. D’après son expérience personnelle, Andréa Sukama estime que ce sont en majorité les étudiantes qui seraient le plus actrices de la corruption car elles assument mal leur potentiel intellectuel et pensent qu’elles peuvent plus facilement recourir à des raccourcis pour gravir les échelons. Le corollaire  de toute cette situation en général est que le diplôme universitaire congolais  perd de sa notoriété et l’étudiant ne sait pas le défendre en milieu professionnel. Le système LMD est pour Andréa  une option qui offre de bons avantages pour lutter contre cette réalité car il limite le contact avec  l’enseignant grâce à des cours virtuels et des travaux remis sous forme de PDF.

En outre, le comportement ahurissant des parents est aussi déploré par plusieurs autorités académiques. Ceux-ci figurent parmi les corrupteurs. En effet, surtout les nantis, ceux-ci ont tendance à venir eux-mêmes auprès des enseignants pour leur proposer des enveloppes avec des montant alléchant afin d’influencer le résultat de leur progéniture qui a échoué dans ses cours. Ils vont même jusqu’ ‘à la menace s’ils se heurtent au refus de leur part. La cause de cette attitude des parents a principalement pour base la cherté des frais accadémiques.Etre obligé de les repayer leur semble pèse lourd sur leur porte-monnaie. Pour d’autres, c’est un problème de prestige de voir leur enfant porter un titre académique pour aller postuler à de haute fonction et aider la famille

Comment prouver la corruption à l’université et dans les instituts supérieurs ?

 Stéphane Kezza répond  qu’il faut d’abord que  la victime de cette pratique  ait la volonté de dénoncer la corruption ou la concussion.  La corruption est une entente entre le fonctionnaire et le particulier. D’où, il est difficile d’établir une victime de celle-ci. ‘ Généralement, ici, il s’agit plutôt de la concussion, informe l’expert en droit. C’est-à – dire une personne qui a un certain pouvoir sur l’autre, conditionne le service par un certain paiement. En dehors de la plainte de la victime qui est indispensable, il faut aussi que le pouvoir public puisse mettre en place des mécanismes qui renforcent le contrôle et les sanctions adéquates contre les auteurs de cette pratique’.

S’exprimant à ce sujet, le député national, Juvénal Munubo, explique qu’établir des statistiques réelles sur cette situation s’avère compliqué. C’est plutôt le chiffre noir vu que les plaintes des victimes sont pratiquement inexistantes. Ces derrières n‘osent pas briser le silence. Et, le mal s’amplifie en mettant en danger la jeunesse qui est l’avenir de la nation congolaise.

Pour l’opinion générale, le réseau éducatif congolais doit être revu

Pour plusieurs, la baisse du niveau universitaire provient de la formation acquise au niveau de l’école primaire et secondaire. Tout le réseau éducatif dans son ensemble doit être revu.  C’est l’avis de la rapporteur de la Commission National des Droits de l’Homme, CDNH, Me Belinda Luntadila qui ajoute avec regret :’ actuellement, il est devenu difficile de rencontrer un diplômé universitaire sachant écrire une phrase correctement. Le problème de se situe pas au niveau de l’université mais à la formation de base à l’école primaire et secondaire. C’est en effet à ce stade que les bases de l’apprentissage s’effectuent. Quand tout est raté à cette étape, l’université n‘est pas là pour corriger ses failles. Ce n‘est pas son rôle.’

Il est vrai que la conjoncture actuelle est dure pour tout le monde, mais quad un étudiant a mal passé son cursus universitaire, les conséquences surgissent plus tard. Par exemple, si un étudiant en médecine se permet de passer de promotion sans assimiler la matière, plus tard ce sera un tueur en série qui évoluera sur la marché du travail’ déclare l’activiste des droits de la femme surnommée Mama 1325. Elle ajoute ‘ de notre temps, il existait le phénomène ‘chic, choc, chèque’. Les conditions d’études sont difficiles mais nous encadrons  nos jeunes filles par des conseils pour qu’elles suivent leur cursus universitaire sans s’adonner à ce genre d’antivaleur  parce que les conséquences se manifestent toujours plus tard’. 

Le pouvoir public face aux antivaleurs dans les établissements universitaires et des instituts supérieurs.

Chaque année lors de la rentrée académique, le ministre de l’enseignement supérieur et universitaire donnent et/ou rappellent les instructions qui doivent être respectées dans les établissements à travers u vade-mecum. Citons en exemple, ce document qui date de 2017 à l’époque de l’ancien ministre Steve Mikayi et  dont les dispositions n‘ont pas vraiment changé. Il s’agit des ‘ Instructions académiques de 48 pages n° 019/ MINESU/ CAB. MIN/ SMM/BLB/2017 du 30 septembre 2017 à l’intention des Chefs d’Etablissement et de l’enseignement supérieur et universitaire (tous) dans sa page 16 au point 1.11 sur la semestrialisation des enseignements  qui stipule dans son point 4 :

‘La semestrialisation des enseignements  et des évaluations demeure obligatoire en vue de se conformer à la réforme LMD. …Chaque semestre est sanctionné par une session d’évaluation. Les étudiants qui ne réussissent pas à l’une ou l’autre session se représentent à une session unique  de rattrapage  organisée en septembre.

…Je vous instruis d’organiser le mode de l’anonymat lors des examens et des délibérations. J’attire de manière particulière l’attention des Chefs d’Etablissement sur le ‘phénomène perte des cotes ‘qui a pris des proportions inquiétâtes dans le processus de délibération et qui est à la base d’un grand nombre d’antivaleurs. Les enseignants ont la responsabilité de transmettre au bureau du jury les cotes de tous les étudiants qu’ils ont évalués. Les rubriques ‘ Moyenne annuelle’ et ‘ Examens’ doivent impérativement figurer sur les fiches de transmission des côtes et être remplies par les enseignants. En deuxième session, seule la cote sur la colonne ‘ Examen’ change, les cotes des travaux pratiques et des interrogations doivent être communiqués aux étudiants avant la première session et ne peuvent aucunement être modifiés. Les bureaux des jurys doivent veiller à ce que cette disposition soit respectée. Les enseignants qui y dérogent devront être sanctionnés.’

Ce document démontre que le pouvoir public y donne sa position  pour assurer la bonne marche et la bonne ambiance de l’année académique. Malheureusement, le constat sur terrai parait tout autre.

Ensuite, quelques instruments ont été mis en place pour assurer un enseignement adéquat en RDC et dont certaines sont applicables dans le secteur de l’enseignement supérieur. II s’agit notamment de :

  • la création de l’AAQ-ESU par le décret ° 18/003 portant création , organisation et fonctionnement de l’Agence national d’assurance qualité de l’enseignement supérieur et universitaire qui , d’après l’art.2, a pour mission de promouvoir la culture de la qualité au sein de l’enseignement supérieur et universitaires,
  • la loi n°5-009 du 22 septembre 2009sur la corruption,  la concussion, la fraude et les infractions assimilées dot le chapitre 1 et 2 dans les sections 1 et 2 y prévoit les incriminations  et les sanctions,
  • La loi -cadre ° 14/04 du 11 février 2014 de l’enseignement national être en vigueur le 12 février 2015 qui pour l’ESU prévoit l’introduction progressive à l’université du système Licence-Master-Doctorat, LMD,…,

L’intégration des diplômés universitaires en milieu professionnel

Concernant cette question, les experts interrogés à ce propos  relèvent que le diplôme issu des universités et des instituts supérieurs publics comme privés  ne protège plus comme auparavant à la fin des études tellement son obtention est truffée de combine. Le marché de l’emploi, est le lieu de confrontation entre d'une part, les offres d'emploi émanant des entreprises et d'autres parts les demandes d'emploi introduites par les quémandeurs d'emploi. Plusieurs études  montrent que le diplôme universitaire joue un triple rôle : diminution du risque de chômage, facilité d’accès aux emplois le plus qualifiés et les mieux payés. Chaque année cependant, la proportion des diplômés au sein des jeunes actifs a eu tendance à s’élever, à augmentant la concurrence pour les emplois qualifiés. Le diplôme universitaire protège moins qu’avant.

Dans la plupart des pays en développement, les jeunes gens instruits représentent au moins  50 à 75 % des chômeurs complets. D’où, pour trouver plus facilement un emploi, les diplômés choisissent de suivre plusieurs formations supplémentaires à la recherche d’une opportunité de la primo insertion. Avec plusieurs diplômes, ils deviennent des surdiplômés sans emploi et assimilés aux chômeurs par le système universitaire. Face aux mutations technologiques, économiques et socioprofessionnelles que connaît le monde actuel, les entreprises sont conduites à mettre en place les nouvelles structures organisationnelles adaptées à ces changements.

Au regard de cette recherche, le constat est que la formation des diplômés ainsi que les programmes de formation ne sont pas adaptés aux transformations et réalités socioprofessionnelles actuelles à Kinshasa. Sur ce, l’université est interrogée en ce qui concerne l’adaptation des filières de formation à ces mutations en vue de répondre aux besoins des entreprises, surtout de faciliter la première insertion professionnelle des diplômés  après leurs études. Face à cette inadaptation des filières, ces diplômés suivent plusieurs formations supplémentaires dans les différentes structures de formation en vue de réajuster les connaissances à la recherche d’une opportunité d’emploi.

Néanmoins pour la RDC, les jeunes possédant les diplômes acquis à l’étranger accèdent plus facilement à des postes de responsabilité  (emploi qualifié) par rapport à ceux qui possèdent des diplômes nationaux.

Les antivaleurs dans  les universités et dans les instituts supérieurs, une spirale vertigineuse

A Kinshasa,  6 /10 universités et instituts supérieurs sont frappés par les antivaleurs. Les étudiants, le corps enseignant, les parents,  se rejettent la responsabilité d’être à la base de la baisse du niveau de leur formation académique. En fait, tous se rendent complices de la corruption et/ou de la concussion  dans l’enseignement académique en concourant d’une manière ou d’une autre à cette pratique.  Malgré les dispositions étatiques pour contrer cette réalité, force est de constater que les choses ne sont pas prêtes à changer pour le moment dans le sens de la tendance pour la tolérance zéro. 

Dans le secteur de l’emploi, les recruteurs déplorent le fait que les diplômés universitaires qu’ils reçoivent font preuve d’incapacité et d’incompétence ainsi que de manque de qualification. Ces derniers indiquent que l’enseignement dispensé aux étudiants devrait s’adapter aux mutations actuelles dans le secteur de l’emploi.

La migration des universités et des instituts supérieurs au système LMD  semble figurer comme une alternative souhaitable dont la mise en place devrait être accélérée .Celui-ci  parait apporter une réponse contre les mauvaises pratiques en cours entre étudiants et enseignants.

Au final, tout ceci laisse à croire que l’avenir de la Rd Congo  est menacé vu que sur 60% de la jeunesse  représentant   la population congolaise, sur  environ 45 % instruits, une bonne partie  sort  de leurs universités et de leurs instituts supérieurs publics et privés avec des têtes bien pleines d’antivaleurs que de têtes bien faites à mettre à la disposition de la nation congolaise. Ceci représente  une ressource humaine, dont la tranche d’âge varie entre 20 et 24 ans en général, qui est désabusée alors  que  la RD Congo a besoin de toutes les énergies pour son développement national.

 Bien que les responsabilités soient à partager, la plus grande revient au pouvoir public qui doit veiller de façon ferme au respect des dispositions existantes pour la protection du système de l’enseignement supérieur et universitaire principalement par la sensibilisation pour un changement de comportement à tous les échelons. Les efforts de la lutte contre la corruption devraient être fournis d’abord au niveau politique, a-t-il estimé, ajoutant que l’émergence de la RDC n’aura pas lieu tant qu’un effort sérieux n’est pas fait au niveau de la lutte contre la corruption.

‘ ‘ Alongi na ye !’ , traduire ‘ Il a réussi !’, un refrain chanté à chaque collation des grades académiques, s’avère être un disque rayé dont il faut se débarrasser vu le doute sur la qualité du diplôme universitaire.

 

*Analyse détaillée des contradictions théorico-systémiques et des germes d’autodestruction pragmatique.

L’instant d’un soupir

 Le titre, nous voulons de nous-mêmes éteindre déjà la guerre des mots,  est tout sauf une injure ou une insulte, mais au contraire une vive exhortation. En effet, force est de constater que deux mois après la sortie du gouvernement Sama, sans le juger évidemment, ce serait trop tôt et précipité, de relever deux réalités qui enrayent la machine de Sama, que la mayonnaise ne prend toujours pas, on en est toujours aux grandes annonces et promesses grandiloquentes, alors qu’on n’est pas encore en campagne.

Parenthèses fermées, nous imputons ce retard à l’allumage à deux facteurs suivants l’archaïsme et l’incapacité de gouverner autrement, de sortir des sentiers battus des précédents gouvernements, même si le court règne du grand Camarade Mzee Laurent-Désiré Kabila et le long règne de son fils légitime Joseph Kabila Kabange, héritier testamentaire du politique et du militaire, ont eu, dans leur volonté d’échapper au diktat absolu de l’Occident, des relations plutôt conflictuelles, qui causèrent l’assassinat du père et la haine inculquée au présent et au futur à l’encontre de son fils qui a, comme son père, osé toucher à la révision du code minier (…).

Notre démarche est d’inciter le tandem Tshisekedi-Sama à sortir de l’archaïsme politique qui consiste à considérer indéfiniment l’UE et les USA comme des partenaires crédibles mais pas que le Rwanda comme un ami fiable (Mzee doit se retourner mille fois dans sa tombe en signe de protestation, Etienne Tshisekedi mêmement) ! C’est le risque à prendre pour sa vie lorsqu’on s’y est autoproclamé un « Warrior. C’est ce qu’on appelle allier l’acte à la parole. Lê Tàanh Khôi dans « Culture, créativité et développement » montre comment « Les luttes qui ont eu lieu contre la colonisation en Asie et en Afrique ont revêtu une forme plus politique que culturelle. Pour beaucoup de lettrés vietnamiens du début du XXè siècle, la culture autochtone était périmée ou dépassée. N’était-elle pas responsable de la décadence de leur pays et donc, au moins en partie, de la conquête européenne ? Il fallait, comme le Japon de Meiji, emprunter à l’Occident ses propres armes _ la science et la technologie – pour vaincre ». Et le japonais Lê Tàanh Khôi de porter comparaison avec ce qu’on pense en Afrique de la séparation avec l’Occident, en indiquant comment « On retrouve cette attitude chez des intellectuels africains d’aujourd’hui. Marcien Towa préconise même une complète acculturation (européenne) – déculturation (africaine). « S’emparer du secret de l’Occident », écrit-il, « doit consister à connaître à fond la civilisation occidentale, à identifier la raison de sa puissance et à introduire dans notre propre culture. Seulement cette introduction n’est pas à concevoir comme une simple addition qui laisserait intacts les anciens éléments cultures, ni comme une paisible greffe devant opérer sans heurts les transformations désirées : elle implique que la culture indigène soit révolutionnée de fond en comble, elle implique la rupture avec cette culture, avec notre passé, c’est-à-dire avec nous-mêmes. On pourrait multiplier les exemples montrant que tous les pays qui ont pu échapper à l’impérialisme européen ont dû nier pour s’approprier le secret de la puissance occidentale ».

Le philosophe camerounais Marcien Towa développe ici une argumentation que nous appelons une herméneutique sodomisante, qui consiste à montrer qu’en dehors de l’Occident point de salut. Il pense exactement comme les politiciens africains pour qui la France, les USA,, tout l’Occident sont incontournables, ils ne peuvent ni créer ni produire ni encore moins inventer d’eux-mêmes, sans se référer au génie (ce qu’il appelle ridiculement « secret ») occidental européen. Quelle hérésie et quelle défaite ? Si l’Afrique ne peut se porter jamais mieux, c’est à cause de ce genre d’intellectuel comme Towa. La leçon lui donner par Lê Tàanh Khôi est tout sauf anecdotique, en montrant comment « Malheureusement pour Towa, l’exemple qu’on cite toujours du pays qui non seulement a su échapper à l’impérialisme européen mais encore devenir son égal, est précisément le Japon qui ne rejeta nullement son passé et sa culture. Arrêtons-nous un moment sur ce cas souvent magnifié. Le Japon a, dit-on, trouvé dans sa forte identité culturelle, le ressort qui lui a permis à la fois de s’ouvrir et de résister à l’Occident. Ce phénomène est réel, mais il faut constater que d’autres peuples ont une identité aussi forte que celle du Japon – les Chinois, les Coréens, les Vietnamiens – ils n’en ont pas moins succombé ».

Par gouverner autrement, nous attendons du premier ministre et du chef de l’Etat une prise en main ferme des ministères des affaires étrangères, de l’intérieur de la défense nationale et de la communication et médias. C’est de cette fermeté qu’il va y être déroulée ici et maintenant, en commençant par le ministère des affaires étrangères.

Pour quelle politique extérieure ou pour quelle diplomatie ?

Pour commencer il apert de remercier le chef de l’Etat d’avoir écouté le message que nous lui avions envoyé dans notre article dans La Prospérité Journal où nous lui demandions de décharger madame Tumba Nzeza de la diplomatie congolaise. Découvrons ce que nous disions en juillet dernier sur cette ministre d’une insuffisance criante et absolue, qui a fini par avoir raison d’elle, la vérité n’ayant ni couleur ni race ni non plus tribu, mais elle plutôt neutre : « Il va falloir au Président de la république du courage pour inverser la priorisation ministérielle. Pour Félix Tshisekedi, la question sera simple : le Congo-Kinshasa d’aujourd’hui a-t-il besoin d’un ministère des affaires étrangères  ou d’un ministère de la coopération internationale ? Je m’aperçois tout de suite qu’on va m’accuser de séparatisme étatique consistant à fouler aux pieds les accords bilatéraux entre Etats, les principes du droit international ou au pire la rupture diplomatique avec les Nations-Unies. Même si mon idée n’en est pas du tout loin, dans la mesure où l’autarcie dans certaines conditions m’a toujours parue être un système de gouvernement possible face à la grandiloquence et le suprématisme occidental, on pourrait bien s’en tenir.  Le Président de la république devrait penser et agir autrement dans l’importance traditionnelle accordée aux ministères. L’ordre de préséance doit s’inverser. Le Ministère de l’agriculture devait être ainsi le premier ministère. Car c’est le seul ministère qui concerne le peuple congolais. Les ministères tels les affaires étrangères, les finances, les budgets, les mines …c’est pour et avec les partenaires étrangers. De ces ministères susmentionnés, le peuple ne voit jamais l’argent provenant des minerais, en même temps que les décisions prises au niveau international par les ministères des affaires étrangères et de la coopération internationale ne reçoivent jamais le quitus du peuple. Ces ministères étant inutiles pour le développement holistique de notre pays, ils méritent d’être placés au second plan. Depuis plus d’une année, nous assistons d’une part à une diplomatie muette, inutile puérile et pratiquement au rabais, qu’on se demande s’il y avait un titulaire à ce poste comme on l’a connu sous Mobutu, Mzee Kabila et JKK) » (Cfr notre article, Les vrais enjeux pour la réélection de Félix Tshisekedi en 2023. Carnet des conditions sine qua non, juillet, 2020).

Ce qui nous dérange très souvent, c’est l’incapacité des gouvernements qui se sont succédé dans notre pays de pouvoir définir une diplomatie qui défende avant tout les intérêts du Congo et des congolais. Tous les ministres qui viennent, chacun à son tour, fait comme ses prédécesseurs, dont procéder aux rappels des ambassadeurs, nominations des nouveaux ambassadeurs, de préférence de leurs tribus, familles, ou de la même obédience politicienne qu’eux-mêmes, payement s’il en est des arriérés de retards de loyers, etc. En revanche aucune intelligence, aucune imagination dans l’étude et le choix d’un modèle diplomatique qui ferait mieux que tous les anciens modèles qui ont pourtant tous échoué.

Si le camarade Mzee Laurent-Désiré Kabila a vu sa vie écourtée ; en ce compris la nouvelle diplomatie qu’il comptait mettre en place, personne n’est dupe, on sait que c’est à cause des interférences étasuniennes, européennes et plus particulièrement de la diplomatie belge de l’époque. Mzee devait mourir, comme Lumumba une quarantaine d’années plus tôt, à cause de l’étrange diplomatie qu’il tenait appliquer pour contrer les intérêts des impérialistes, néocolonialistes, capitalistes, hégémonistes, eugénistes occidentaux. Si aux yeux des étasuniens et européens de l’ouest Mzee devait mourir, c’est au nom de la quintessence de leur diplomatie consistant à sauvegarder leurs intérêts politiques, économiques, culturels, sociaux, technologiques. On appellerait ça une diplomatie de possession, du chacun pour soi et Dieu pour tous. L’Occident a choisi, avec la complicité des congolais et des étrangers, d’éliminer, au nom de sa diplomatie, la seule figure du Surhomme (Nietzsche) congolais qui pouvait décomplexer le Congo tout d’abord face à ses voisins et ensuite le monde occidental et le reste du Tiers-Monde. Mzee Kabila avait effectivement cette prétention, qui commençait déjà à prendre ses marques, de faire de son pays une grande puissance militaire, économique, politique, sociale et culturelle aussi puissante que l’OTAN par exemple. Voilà ce qui s’appelle une diplomatie combattante, sortant des sentiers battus.

Ça nous fait souvent rire chaque fois qu’un gouvernement est formé et qu’un nouveau ministre des Affaires Etrangères est nommé ! Si ça nous amuse c’est parce que celui qui est porté à ce poste ne comprend pas la chance qu’il a, celle d’être le porte étendard de toute une nation. Au lieu de saisir sa chance, il se comporte en politicien, alors qu’on attend de lui des stratégies nouvelles pour ce qu’il croit être sa diplomatie. Le ministre des affaires étrangères est avant tout un stratège. Il conçoit des stratégies, parfois des roublardises pour mettre en difficulté les autres diplomaties. IL est là évidemment pour composer, mais également pour décomposer lorsqu’il s’agit de faire triompher les intérêts de son pays. Il y en a assez des diplomaties sodomisées par l’Occident.

Malheureusement notre diplomatie n’a pas changée, elle la même que celle  du temps de Mobutu. Et c’est vraiment un recul par rapport à ce  que le père et le fils Kabila ont montré. En effet, nous n’attendions pas de voir Charles Michel à Kinshasa juste après la formation la formation et la sortie du premier gouvernement tant attendu de Sama Lukonde ! Pourquoi y était-il là ? Pour prospecter les milieux d’affaires pour l’UE, nous intimider et promettre l’aide au développement dont les plus grands bénéficiaires seront les créditeurs, les prêteurs. Cette visite a été perçue par les nationalistes congolais comme un déni de souveraineté plutôt comme une bonne nouvelle. Il faut que les politiques comprennent qu’il est possible de gouverner leur pays, sans compter sur l’Europe ou les Etats-Unis. L’UE n’est jamais ni une solution ni une alternative, mais au contraire une aliénation millénaire.

La force d’un pays voire d’un Etat est dans sa diplomatie. Nous ignorons ce qu’il en sera, après la mise à l’écart de la précédente ministre des affaires étrangères et la reprise en mains dudit ministère par monsieur Christophe Lutundula Apala. Il est vrai que madame Nzenza a brillé par une incompétence astronomique. Elle a été symbole d’une diplomatie lugubre et funéraire. Félix Tshisekedi a fait preuve de patriotisme en s’en séparant. Il ne pouvait en être autrement. Ce fut une honte absolue tant aux yeux de ses compatriotes que des plusieurs de nos partenaires étrangers, surtout occidentaux. Quant à Lutundula, j’ai espoir que notre diplomatie sera plus dynamique même si dans le fond et la forme elle ne sera pas différente des précédentes (excepté celles sous Kabila I et Kabila II), c’est-à-dire non-révolutionnaires. Christophe Lutundula n’est pas n’importe quel homme politique de ce pays. C’est tout d’abord un vrai intellectuel et un patriote d’exception, que nous avons appris à connaître à l’époque de la Conférence Nationale Souveraine (CNS). Il a figuré parmi les plus importants contradicteurs de Mobutu et du mobutisme. Nous l’avions connu quand nous venions de finir nos études universitaires à l’Université de Lubumbashi et nommé assistant et plus tard Chef de Travaux à l’Institut Supérieur Pédagogique de la Gombe. Lutundula était de ceux des responsables politiques de l’époque qui ne courait pas derrière l’argent de corruption distribué par les sbires et barbouzes mobutistes. Nous parlons ici d’un homme politique intègre, honnête, sérieux qui s’engageant en politique sait au moins ce qu’il en attend. Un des collaborateurs fiables du dispositif Etienne Tshisekedi à l’époque de toute sa splendeur, Lutundula a raté le train politique du vrai changement issu de la Conférence Nationale Souveraine de prime abord à cause des tergiversations du leader historique de l’UDPS et ensuite de l’entrée programmée (par la téméraire administration démocrate Clinton époux et épouse) de l’AFDL de Mzee Laurent-Désiré Kabila à Kinshasa.

Le choix du chef de l’Etat sur Lutundula Apala est tout sauf anodin. Si Félix Tshisekedi l’a nommé à ce poste c’est parce qu’il connaît la force de caractère de son ministre. Diplomate de carrière peut-être pas, mais Christophe Lutundula est un homme habile. Déterminé, ce qui l’intéresse avant tout est d’obtenir ce qui garantirait l’intérêt général. Habile, le nouveau ministre des affaires étrangères congolais n’est jamais obstiné pour s’obstiner, car il est capable d’ouvrir la porte à l’adversaire, à son interlocuteur pour avancer sur une négociation dans l’intérêt du pays plutôt que du sien propre, c’est un nationaliste comme d’autres nationalistes du centre du pays.

Profil avalisé, reste à savoir maintenant si dans la situation actuelle dans laquelle se trouve la République Démocratique du Congo, Christophe Lutundula est la personne indiquée pour mener la politique extérieure que tout un peuple attendait ? Autrement dit Lutundula parviendra-t-il par exemple face aux USA, à la France et au Rwanda à mener une diplomatie vindicative, obstinée pour mettre fin, entre autres, à l’occupation d’une partie du territoire national par des groupes armés depuis plus de deux décennies, sans heurter leur courroux ? Sommes-nous, en tant que RDC, capable d’avoir notre diplomatie ? Par « notre diplomatie », nous entendons notre façon d’entendre, de voir, de choisir tout ce que l’Occident nous propose ? Par « notre diplomatie », c’est également entendre notre capacité à proposer notre vision et à y être entendu. Christophe Lutundula est-il cet homme-là ? Reste que telle que posée, la question mérite d’être clarifiée. Le ministre des affaires étrangères d’un pays n’a pas de politique étrangère à lui. Celle-ci est l’incarnation du gouvernement auquel il est membre. C’est son gouvernement qui, selon les moyens, les circonstances, les problèmes, les questions du passé, du présent ou du futur, définit pour lui la ligne directrice de la diplomatie qu’il doit en tant que ministre des affaires étrangères de mener dans et pour l’intérêt supérieur du pays. Dire gouvernement, c’est sous-entendre le président de la république qui en est derrière en amont et en aval, au four et au moulin, comme on dit. Un gouvernement avec à sa tête un président fort a une diplomatie forte, c’est le cas du Rwanda aujourd’hui en Afrique et des Etats-Unis d’Amérique dans le monde et en Europe occidentale. Le Rwanda est plus écouté par l’Occident que la RDC. Paul Kagame, le président rwandais mange à la même table que Biden, que Macron, que tous les dirigeants occidentaux, et pourtant il n’a ni or ni diamant ni cobalt  ni encore moins coltan sinon les richesses qu’il exploite ou fait exploiter chez son grand voisin ! Vingt ou trente ans en arrière, c’est l’ex Zaïre, avec un gouvernement et un président Mobutu Sese Seko  hyper fort, dégainant sur tout ce qui bouge qui mangeait à la même table, décidait ensemble sur le sort des chefs d’Etats africains, dont le petit Kagame de cette époque-là.

Nous pensons donc que pour revenir à la même table, nous imaginons (avec le Chef de l’Etat, le Premier ministre et leur nouveau ministre des affaires étrangères), une diplomatie différente de celle périmée, démodée, sodomisée que nous avons aujourd’hui et que nous avons toujours eue. Pour être efficace, nous allons apprendre à gouverner autrement, c’est-à-dire adapter notre ouverture aux autres nations en fonction de nos besoins, nos moyens, nos questions et nos difficultés. Lorsqu’à un moment donné le Maréchal Mobutu a projeté le Nationalisme zaïrois authentique, il pensait justement à une nouvelle politique  extérieure et intérieure. Le recours à l’authenticité relayait également cette préoccupation sur une nouvelle politique extérieure et intérieure. Si ce « recours » ne tomba pas dans la falsification, la personnalisation du pouvoir, ces deux aspects de la politique extérieure et intérieure du pays face au monde occidental plus particulièrement, auraient certainement fonctionné.

Par diplomatie, nous entendons la conduite de négociations et de reconnaissances diplomatiques entre les personnes, les groupes ou les nations en réglant un problème sans solutions. Utilisée formellement, elle se rapporte habituellement à la diplomatie internationale, la conduite des relations internationales par l’entremise (habituellement) de diplomates professionnels. Une distinction importante existe entre la diplomatie et la politique étrangère, même si elles sont étroitement liées, complémentaires et indispensables l’une à l’autre. La politique étrangère correspond aux choix stratégiques et politiques des plus hautes autorités de l’Etat. En France, elle relève du Chef de l’Etat, du Premier ministre et du ministre des Affaires étrangères et européennes.

La diplomatie est la mise en œuvre de la politique par l’intermédiaire des diplomates.

Mais de quelle diplomatie s’agit-il ou s’agira-t-il pour notre pays d’aujourd’hui ? Si nous nous posons cette question ce n’est pas rien, mais c’est à raison de ce que nous observons à chacune de formation du gouvernement où nous avons l’impression de nous répéter par la mise en place d’un même mode de fonctionnement de gouvernement, et en ce compris de la même diplomatie, les mêmes animateurs, les mêmes personnes, les mêmes partenaires, les mêmes idées… Beaucoup de pays africains ont des diplomaties figées, statiques, ce qui ne veut nullement dire stables, mais au contraire non-productives ni pragmatiques ni encore moins authentiques. Aujourd’hui à force de subir la dépendance occidentale sur tous les plans politique, économique, social, culturel, technologique, soixante ans après, le constat permis est que les diplomaties africaines n’ont pas reculées mais ont tout simplement échouées. A force d’accepter volontairement ou involontairement le diktat occidental, nos dirigeants politiques (excepté Kabila I et Kabila II) ont précité notre pays dans un précipice. Quand nous essayons d’excepter le père et le fils Kabila c’est à raison de l’antipathie occidentale contre le camarade Mzee Laurent-Désiré Kabila, figure de proue du 17 mai 1997, dont le refus à l’occidentalisme avait plutôt valeur d’exemple pour des millions d’africains, et la haine contre le fils, que l’Occident avait lui- même, par l’intermédiaire du négociant belge Louis Michel, porté au pouvoir mais qui ayant compris les turpitudes des occidentaux intéressés par nos richesses naturelles, qu’ils exploitent en toute impunité, au nom bien sûr de la loi du Loup et de l’Agneau (De La Fontaine), s’est rebellé en  faisant notamment réviser le code minier, qui lui a coûté la rancœur, le désamour des occidentaux (et comme cela arrive à tout celui qui veut accuser son chien de rage) a multiplié plusieurs rapports, informations sur le personnage JKK, occultant même le fait que  c’est  eux-mêmes qui le portèrent au pouvoir.

Personnellement autant nous avons, envers et contre tout, fait allégeance à Félix Tshisekedi, nous réitérons la même allégeance au premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde dont tout notre entourage connaît l’admiration et la fascination que nous lui vouons, surtout pour cette faculté qu’il a de démissionner quand il n’est pas d’accord ; une faculté très rare dans les hommes politiques congolais). Sama n’est donc pas obsédé par le pouvoir, les honneurs et oripeaux qui vont avec.  Il n’est concerné que par le rendement et l’intérêt supérieur du pays. Malheureusement quoiqu’il veuille ou fasse, il est sous la coupe de son chef de l’Etat, dont l’efficacité est plus remarquable dans les calculs politiciens en vue de la conservation de son pouvoir en 2023, plutôt que par un sursaut d’orgueil comme de temps en temps pouvait se permettre Etienne Tshisekedi, de toute notre vénération, son père. Le renouveau de la diplomatie congolaise ne devrait certainement pas faire partie de son agenda immédiat. Ce schéma de conservation du pouvoir dans lequel ne rentre pas nécessairement son Premier ministre ne peut conduire qu’à une diplomatie obsolète, et qui ne profitera jamais au peuple congolais. Par contre si quand même Sama réussi ce sera la victoire du chef de l’Etat, mais s’il échoue ce sera sa défaite. L’engrenage dans lequel il se trouve l’aidera à se faire griller de lui-même, par le fait d’avoir accepté son poste actuel, son avenir politique car il se trouvera dans le camp des vaincus. Il sera le premier ministre qui aura échoué sa mission sociale, économique, culturelle d’abord et politique ensuite.

Mais pour lui éviter un tel naufrage, nous conseillons ou plutôt proposons à monsieur le Premier ministre d’insister auprès du Chef de l’Etat, profitant du charisme et de l’intégrité intellectuelle, morale, spirituelle de Christophe Lutundula, siégeant en ce moment au ministère des affaires étrangères, pour rénover notre diplomatie ; une rénovation qui est dictée par la situation politique, sociale, économique, culturelle, technologique dans laquelle est notre pays aujourd’hui. Si les gouvernements et régimes précédents ont échoué, c’est à raison qu’ils ont été inféodés à l’idéologie politique, économique, sociale, culturelle, technologique du type occidental. Inféodés à une idéologie qui, pourtant, a étranglé le pays depuis au moins soixante ans. Si nous attendions un changement dans ce pays, à la suite de la rupture du 06 Décembre 2020 entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila et donc entre les plateformes CACH-FCC, ce n’était pas uniquement pour ce changement-là ni pour celui des hommes, mais c’est également et surtout pour le changement de la politique étrangère de la RDC. Nous attendions voir Félix Tshisekedi honorer ne-fût-ce qu’une fois la mémoire du héros d’Etienne Tshisekedi  qui s’est opposé toute sa vie  à l’occidentalisme ; le même occidentalisme qui a assassiné des leaders indépendantistes congolais comme Lumumba, Mulele, Mzee Kabila, Simon Kimbangu, Mamadou Ndala, etc. Tout celui qui accède au pouvoir dans notre pays n’a pas pour mission première de sauver sa vie, mais de ne jamais trahir le Congo. Le Congo a besoin des héros et non des jouisseurs. La nouvelle diplomatie qui doit y être imprimée se mesure en ces termes-là. Inadaptée, la diplomatie congolaise est à l’image du bâtiment qui l’abrite, c’est-à-dire vétuste.

C’est pour cette raison précise que nous en appelons, à raison de son développement holistique et de l’intégrité, de l’émergence de sa souveraineté, à l’initiation d’une DIPLOMATIE DE LA RESPONSABILITE, qui se remémore le passé, non pas comme poésie mais comme création, production, invention, qui prépare le présent congolais, en garantissant et en projetant le futur-être comme passé-présent-futur de ce qui est en étant et en devenant. Comme nous l’avons dit précédemment, Félix Tshisekedi ne peut prétendre avoir  mieux fait que ses prédécesseurs (exceptons les deux Kabila qui bien qu’ayant été intronisés par l’occidentalisme  ont refusé d’être sodomisés longtemps le père lâchement assassiné et le fils haï et écarté par la force par la menace d’y être acheminé au Tribunal Pénal International de La Haye), en inaugurant la sortie du gouvernement Sama Lukonde par la visite de Charles Michel pourfendeur et fils du croque-mort  Louis Michel (le belge le plus détesté des congolais de la diaspora pour x raisons, initiateur suicidaire de la formule 1+4, et qui se chargea par la suite d’annoncer et de confirmer la mort du grand camarade Mzee Laurent-Désiré Kabila, avant les officiels congolais, qui certainement se tenaient à préparer l’opinion nationale et internationale en la faveur d’une annonce responsable pour éviter tout débordement, du jamais vu dans les annales des diplomaties, qu’un ministre des affaires étrangères d’un pays étranger se charge d’annoncer au monde entier la mort d’un Chef d’Etat d’un autre Etat !). Une visite qui symbolise, à elle seule, le rabaissement et l’inféodation de notre diplomatie à l’UE, mais pas que l’obstination de continuer à penser que le salut du Congo tient à l’Union européenne. Sans savoir évidemment que Charles Michel n’est que le représentant du capitalisme-anarchiste-néocolonialiste européen-occidental ; qu’à l’image de son cynique père Louis Michel  le croque-mort, Nicolas Sarkozy le nabot et aujourd’hui Emmanuel Macron (le petit Napoléon illustré), Charles Michel n'est qu’un petit nécessiteux qui lorgne sur les richesses de la RDC pour se remplir les poches.

Ces individus n’ont pas la cote dans leurs pays respectifs où ils sont accusés des divers crimes politique, économique, social, humain. Ils ont du sang dans les mains. Le sang des chefs d’Etat qu’ils ont fait tuer tout simplement parce qu’à un moment donné ceux-ci s’y étaient rétractés et ont décidé de redevenir eux-mêmes, c’est-à-dire nationalistes. Ces dirigeants mentionnés ont ceci en commun qu’ils sont les inspirateurs et messianistes de l’EMPIRE HIMA, ce royaume que quelques rwandais (pas tous heureusement) imaginent de bâtir dans les grands lacs africains, en dépossédant notamment la RDC du GRAND KIVU pour en faire un TUTSILAND. Un rêve partagé par les Clinton époux et épouse qui, s’inspirant de la théorie du domino, chère aux démocrates étasuniens, Obama compris, croient que le Congo devait être morcelé en plusieurs petits Etats parce que dans sa forme actuelle, il est ingouvernable et qu’il vaut mieux plusieurs micro-Etats et plutôt de préférence avec à leur tête des ethnies et tribus plus inspirées, plus intelligents que celles qu’il y a à ce jour. Au fait, les blancs ne sont pas seulement convaincus, mais le disent, que les Tutsis seraient apparentés aux Juifs et qu’en cela ils étaient plus intelligents que le reste d’ethnies des grands lacs africains et qu’Il vaudrait donc mieux, selon eux, que le Congo-Kinshasa soit dirigé par un tutsi plutôt que par un bantou moins ingénieux que celui-là.

Le ministre des affaires étrangères, le président de la république, le premier ministre devraient, à notre avis, s’y imprégner de la géopolitique. La géopolitique est l'étude des effets de la géographie (humaine et matérielle) sur la politique internationale et les relations internationales. C'est une méthode d'étude de la politique étrangère pour comprendre, expliquer et prédire le comportement politique international à travers les variables géographiques. Il s'agit notamment des études régionales, du climat, de la topographie, de la démographie et des ressources naturelles.

S’agissant de la géopolitique, plusieurs définitions en ont été données : étude des « relations entre les facteurs géographiques et les entités politiques » (André-Louis Sanguin) ; « discipline qui essaie d’expliquer la formation et l’action des puissances politiques dans l’espace » (Fondation des études pour la défense nationale) ; « analyse géographique de situations socio-politiques » (Michel Foucher). Historiquement le terme géopolitique désigne les rapports de pouvoir entre États mais le terme s'applique plus généralement à l'étude des rapports de pouvoir dans l'espace quelle qu'en soit l'échelle, y compris donc à une échelle locale. Le terme apparaît pour la première fois chez Gottfried Wilhelm Leibniz dans un manuscrit inédit de 1679. Mais son usage ne se répand qu'en 1889, sous la plume du professeur de science politique et de géographie suédois Rudolf Kjellén dans un article de presse qui évoque les frontières suédoises, puis dans son ouvrage Stormakterna (Les grandes puissances), où il écrit : « La géopolitique est la science de l'Etat comme organisme géographique ou comme entité dans l'espace : c'est-à-dire l'État comme pays, territoire, domaine ou, plus caractéristique, comme règne. Comme science politique, elle observe fermement l'unité étatique et veut contribuer à la compréhension de la nature de l'État. »

C'est en Allemagne que la notion de géopolitique se construit, sous l'impulsion fondatrice de Friedrich Ratzel (1844-1904) puis se développe dans ce pays, mais aussi en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Cependant du fait qu'elle a pu servir à légitimer la puissance et l'expansionnisme allemand, ainsi que l'idéologie nazie, cette discipline — fortement connotée dans le contexte de l'immédiat après guerre — est temporairement proscrite, notamment en France. Pourtant, la nécessité pour les décideurs politiques et les citoyens de mieux comprendre les conflits qui les entourent et ainsi d'en comprendre les enjeux a contribué, depuis les années 1980, au renouveau de cette discipline. A  ce titre, c'est au cours de la guerre du Viêt Nam puis,  du conflit qui oppose les Khmers rouges aux Nord-Vietnamiens, que la géopolitique retrouve sa pleine légitimité. Selon Alexandre Defay, professeur au centre de géostratégie de l'Ecole normale supérieure, « la géopolitique a pour objet l'étude des interactions entre l'espace géographique et les rivalités de pouvoirs qui en découlent. […] elle est le terrain de manœuvre de la puissance locale, régionale ou mondiale ». L'approche géopolitique ne tente pas seulement de décrire et d'analyser des enjeux et conflits « objectifs », elle traite « de conflits relatifs à des territoires représentés, c'est-à-dire des territoires qui — pour ceux qui les habitent, qui les convoitent ou encore qui les décrivent — sont imaginés. ». Autrement dit, on peut aller jusqu'à affirmer comme le fait Thierry de Montbrial que la géopolitique est la partie de la géographie politique qui s'occupe des idéologies relatives aux territoires.

Ce à quoi nous assistons aujourd’hui sous le tandem Tshisekedi-Sama c’est à une mise au rancart de la géopolitique. Ils reprennent les mêmes et ils recommencent comme dans le passé, il y a soixante ans d’indépendance nationale, soi-disant ! Reste qu’à défaut de rompre avec l’UE, lieu où la plupart des chefs d’Etats africains noirs croient trouver leur légitimité politique, plutôt que chez leurs peuples respectifs, qu’ils méprisent et dont ils disent ne rien à  foutre, ils peuvent quand même y inclure des nouveaux partenaires comme la Russie, la Chine, la Corée du Nord, question de porter la concurrence à l’UE, alliée traditionnelle qui, malgré son ancienneté ne fait pas mieux ! S’y imprégner de la géopolitique, les aidera à ne pas signer des accords de coopération avec les partenaires qui les sous-estiment et surtout ne font jamais rien pour eux et leur pays. Charles Michel est venu promettre l’aide au développement, mais chacun sait que les dividendes ne profiteront jamais à notre pays ni à notre peuple, mais plutôt à Charles Michel lui-même et à ses partenaires occidentaux. Comment manquer de sagesse voire de phronèsis chez nos responsables politiques au point d’occulter qu’aucun pays du Tiers-Monde ne s’est développé avec l’aide au développement. Si le partenariat avec l’Occident était si essentiel que cela, le peuple congolais n’aurait certainement pas le faible niveau de bien-être qu’il a aujourd’hui. Alors pourquoi continuer avec le même partenariat qui nous appauvrit plutôt qu’il nous enrichit ? Pourquoi ne pas nous en défaire puisque c’est notre pays et puisque l’indépendance conquise nous en donne le droit, et qu’il suffit de nous en donner les moyens et de ne pas surtout nous faire trahir par nos propres compatriotes ? Changer le crédo de notre diplomatie ne résulte pas d’un mignon caprice d’enfant, mais une résolution et une conviction. Il est temps de nous prendre en charge. Autrement dit de nous tracer notre propre voie. C’est hallucinant d’entendre dire, nous n’y arriverons jamais, l’Occident ne le permettra jamais. La Corée du Nord, la Chine, le Japon, l’Inde, Israël, la Russie, la Lybie de Kadhafi, l’Irak de Saddam Hussein, la Turquie de Erdogan, etc. y sont arrivés. Kadhafi et Saddam ont été tués, mais non seulement leurs idées ne sont pas mortes, mais ceux qui les ont trahis et tués se rendent compte que la paix et le bien-être promis sont restés chez leurs partenaires occidentaux, plutôt que chez eux.

L’UE dont l’idéologie politique et économique est le capitalisme, le libéralisme, l’eugénisme et le néocolonialisme est l’antithèse du développement de l’Afrique et du Congo-Kinshasa en particulier. C’est pourquoi nous insistons sur la nécessité de bâtir et de définir une nouvelle diplomatie, c’est-à-dire une nouvelle ligne idéologique et politique susceptible de permettre le développement et l’émancipation du pays. Soixante ans de pauvreté et de nullité absolue c’est trop. Quand une femme ou un homme ne procrée pas, on change de partenaire même si chacun ou chacune de partenaire croule de beauté. Il en est cependant autrement si le but du mariage n’est pas la procréation : avoir des enfants. Mais si la recherche des enfants est le but du mariage, le changement de partenaire s’y impose. C’est le cas entre ce qu’il y a entre le Congo et l’Occident. Nous conseillons un départ de l’ONU et une rupture totale et complète de toute coopération avec l’Union Européenne (UE). Evidemment Lutundula n’est qu’un maillon de la chaîne. Il appartient à un gouvernement qui n’a d’autre alternative que l’inféodation à l’Union Européenne. Il a l’obligation de solidarité sinon il démissionne. Mais est-il Sama qui n’y réfléchit jamais deux fois avant de rendre le tablier ? Mais quoiqu’il en soit, nous les jeunes gens de la génération Tshisekedi Etienne de la Conférence Nationale Souveraine, comptons sur son intégrité intellectuelle pour y arriver.

Quelle politique intérieure ?

Le président de la république, en ne reconduisant pas Gilbert Kankonde au ministère de l’intérieur, nous a donné entièrement satisfaction, en nous adressant à lui  en ces termes pour le mettre en garde contre l’excès de zèle de cet ancien ministre de l’intérieur : « Quand on en vient au ministère de l’intérieur, l’apaisement qu’on attendait n’est toujours pas au rendez-vous. Pourtant son titulaire a toutes les compétences requises. On s’est renseigné, et les informations qu’on a eues vont dans un sens plutôt positif. Mais alors qu’est-ce qui explique toutes ces tensions récurrentes dans le pays et dans le cercle du pouvoir en particulier ? Parce que vraisemblablement le titulaire du ministère ne dirige pas les affaires intérieures du point de vue sociétal, mais avant tout comme un acteur politique et membre de l’UDPS. Pourtant, il doit comprendre qu’il n’est pas là pour prendre parti pour tel parti politique ou pour tel autre parti politique, mais pour sécuriser le pays et les libertés individuelles. En d’autres termes, il est le ministre des relations nationales citoyennes, plutôt que des règlements de comptes politiques. Vu comme tel, il dégoûte et déçois. Le slogan qui fait le leitmotiv du programme politique du Chef de l’Etat est « Papa a dit, le peuple d’abord » et l’émergence de l’Etat de droits. Le Parlement n’est pas un parti politique. Il est le symbole même de l’Etat de droit si cher à Félix Tshisekedi. Empêcher les députés à siéger, tout simplement pour céder aux caprices d’un individu qui y a été évincé pour n’avoir jamais apporté en place publique les preuves de ses allégations est une faute condamnée dans l’opinion tant nationale qu’internationale. S’attaquer au Parlement, c’est souiller le peuple. C’est humilier le peuple. C’est l’étouffer, lui retirer la parole. Les derniers incidents du 24 juin sur la fameuse proposition de loi sur la réforme judiciaire d’Aubin Minaku et Gary Sakata tous députés nationaux, confirment la léthargie constatée au ministère de l’intérieur, qui n’accompagne nullement la volonté du Chef de l’Etat dans la restauration d’un véritable Etat de droits dans notre pays » (Cfr. Notre article, Les vrais enjeux pour la réélection de Félix Tshisekedi en 2023. Carnet de conditions sine qua non, La Prospérité Journal, juillet, 2020).

Revenons à présent sur  la question essentielle. Quelle politique intérieure devrions-nous mener par rapport à ces trente années d’occupation de la partie est de la République Démocratique du Congo, et donc de balkanisation contrôlée ? C’est la question adressée à monsieur Aselo le tout nouveau ministre de l’intérieur. De cette question et de la réponse qu’il adviendra de lui, dépendra la réussite ou l’échec de son mandat à la tête dudit ministère.  Deux ou trois décennie de « balkanisation contrôlée », le peuple congolais est un peuple séparé, martyrisé, humilié, moqué, qui a perdu le sens du destin commun. Or partager un destin commun, c’est PARTAGER les mêmes joies, les mêmes peines, les mêmes bonheurs et les mêmes malheurs, les mêmes plaisirs et les mêmes douleurs, les mêmes souffrances… On n’est donc plus ni un pays ni un Etat ni encore moins une Nation. Or être une communauté des destins, c’est ce qu’approximativement le philosophe allemand Hegel nomme être une communauté d’Esprits, plutôt qu’un assemblage d’individus, sans esprit ni humanité ni moins encore moralité.

Donc s’y atteler à former un gouvernement, c’est avant tout viser un tel partage des destins communs, plutôt que penser aux personnes ou aux groupements politiques ou civils à nommer. Cette façon de procéder est ce que nous appelons l’archaïsme dans la façon de former un gouvernement. Le formateur aurait dû selon nous sortir des sentiers battus, du mode ancien où confiance était faite aux personnes plutôt qu’à ceux à quoi ils étaient ou devaient être une fois nommés au gouvernement de la république. Il s’agit tout en bout de course de viser la touche personnelle que chacun y apporterait une fois ministre. Nous attendions cette démarche de la part de Sama Lukonde, malheureusement il s’est contenté comme ses prédécesseurs d’empiler les gens sur les autres comme des objets dans la poubelle. La touche personnelle d’un membre du gouvernement constitue son ADN, c’est-à-dire ce PLUS, qui le distinguera de ses collègues, ce à quoi le peuple se souviendra, en se disant cette réforme était l’œuvre  d’un tel ou d’untel autre, un peu comme cela se passe au Parlement. Même s’il s’agit d’un Conseil des ministres, le peuple a droit de savoir comment s’y déroulent les débats ? Parce que nous apprenons qu’il y en a qui font de la figuration, qui roupillent pendant que leurs collègues restent éveillés et très attentifs aux délibérations sur des questions essentielles.

D’où cette question : que fait le ministre de l’intérieur, mieux, que sommes-nous en droit d’attendre de notre ministre actuel de l’intérieur ? La question qu’est-ce qu’il fait, nous importe peu, parce que sa première mission est de sécuriser les frontières du pays, d’assurer la libre circulation des biens et des personnes, de garantir les libertés individuelles, l’opinion citoyenne, etc. Comme pour tous les autres ministères, le ministère de l’intérieur n’est pas taillé sur mesure et ni encore moins figé. Le ministre de l’intérieur ne sera pas uniquement jugé au mérite, mais également par rapport à sa capacité à se connecter au temps qui passe. C’est au travers de son ministère de l’intérieur que le président de la république, le premier ministre et l’ensemble des institutions de la république combattront la balkanisation, l’occupation abusive du territoire national, l’hégémonisme, le néocolonialisme, l’impérialisme des occidentaux. Le ministère de l’intérieur est, avec ceux des affaires étrangères, de la défense nationale, de la communication et des médias, des ministères-clés du gouvernement congolais et cela à raison de la situation de dépossession de souveraineté que connaît notre pays depuis la fuite et la mort du Maréchal Mobutu et l’entrée de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) ! Malheureusement, à l’instar des tous les ministères en présence, le ministère de l’intérieur fonctionne sur les prémisses traditionnelles, sans aucune inspiration, sans boussole, sans idéologie. Donc de quel ministère de l’intérieur avons-nous besoin, en réalité ? Est-ce un ministère qui vient simplement constater le déni ou le recule de souveraineté du Congo-Kinshasa ou plutôt qui vient s’y employer pour les combattre afin de rentrer le peuple congolais dans ses droits ? La réponse est affirmative et sans ambages. En effet, en accord avec son Premier ministre, tout ministre de l’intérieur entrant en fonction devait impérativement, à la suite d’un état de lieu de la question, définir une politique de l’intérieur de son pays, adaptée à la situation du moment, si tant il est vrai que la politique intérieure désigne l’ensemble des décisions administratives prises en relation directe avec les problèmes et les activités d’une nation dans ses frontières. D’où l’obligation, dès son entrée en fonction, pour tout ministre de l’intérieur de procéder à l’inventaire des problèmes et questions prioritaires auxquels il y sera confronté. C’est dommage voire honteux qu’au lieu de s’y adonner, les ministères qui s’y succèdent, comme ceux d’ailleurs d’autres ministères, ne pensent qu’à organiser des fêtes, à faire main basse sur les reliquats, les voitures de fonctions, les garde de corps une fois nommés. C’est la razzia. Comme si devenir ministre c’est ça. Alors que c’est une mission. Une tâche, plutôt qu’une fête.

Le ministre de l’intérieur a, entre autres, pour leitmotiv de combattre : -l’aliénation de la souveraineté de son pays, l’occupation illégale du territoire national ;-l’insécurisation générale dont le kulunisme, le katanganisme ou les baka Katanga, les bandes ou groupes armés, les coupeurs de routes, etc. ;-l’accaparement des commerces par des firmes étrangères et appauvrissement des travailleurs autochtones par les entrepreneurs étrangers en la faveur des salaires misérables ; -l’amoindrissement de libertés individuelles, d’opinions, d’expressions, de penser, d’écrire ; -l’enrichissement et l’appauvrissement des classes des unes en faveur et au détriment des autres vice-versa, prévenir les risques d’affrontements, de luttes ethniques, tribales ou de guerres civiles ; -le chômage, appauvrissement, délinquance des jeunes, terrorismes urbains…sont là quelques problèmes auxquels est confronté la RDC aujourd’hui, qu’il ne les avait connus il y a trois décennies en arrière sous Mobutu notamment.

Concrètement le ministre de l’intérieur d’aujourd’hui n’est pas celui de l’époque de Mobutu où avec le pouvoir fort qui en était imprimé, le ministère de l’intérieur vaquait à ses occupations politiciennes sans vraiment beaucoup de pression, son Maréchal portant sa voix plus fort autant ou plus que celle de son plus grand tam-tam d’Afrique, la Voix du Zaïre, faisant peur tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de son pays. Après Mobutu et la vraie-fausse révolution imprimée par l’AFDL, le ministre de l’intérieur n’est ni une star ni une vedette ni encore moins un sédentaire, mais un « missionnaire » ayant pignon sur rue, y écumant et dévorant des kilomètres au contact de la population pour expliquer les priorités du gouvernement, par exemple, en matière sécuritaire, et les actions du Chef de l’Etat. Le ministre de l’intérieur est au four et au moulin du gouvernement, plutôt qu’un chef coutumier tout croulant au bureau climatisé de la Gombe, se tournant le pouce à ne rien faire. Le ministre de l’intérieur est appelé constamment à y aller à la rencontre de sa population afin de relayer, nous venons de le dire il y a un instant, la philosophie du président de la république…

Ainsi, face aux défis multiformes que subit notre pays en ce moment, le Nationalisme pragmatico-révolutionnaire devait incarner, à notre avis, la politique de notre ministère de l’intérieur. Ce nationalisme tire sa source du Nationalisme zaïrois authentique prôné par le mythique Maréchal Mobutu Sese Seko, à travers le désir d’être-soi-même, et donc de s’aimer-soi-même mieux que ne le fera personne d’autre ; de s’y aider soi-même que personne ne le ferait mieux que toi-même ; puisque la charité bien ordonnée commence toujours par soi-même ; une vérité plutôt biblique. En effet la charité bien ordonnée commence toujours par soi-même n’est pas un slogan, mais un vécu. Ainsi à la suite du philosophe politique Mobutu Sese Seko, notre Nationalisme pragmatico-révolutionnaire n’est ni un mot vain ni une simple expression pour amuser la galerie ni encore moins un adage, mais au contraire une réalité réelle, et donc un vécu.  Du fait que le Congo, notre pays, est constamment, depuis deux ou trois décennies en état de perpétuelle aliénation, sans re-construction.

Entre patriotisme et nationalisme que choisir ? Telle est la vraie question d’un ministre de l’intérieur. Celui-ci se demandera si dans la situation actuelle de son pays (occupé, balkanisé, exploité, martyrisé, honni, néo-colonisé…), le nationalisme devait être tu, sous-prétexte qu’il conduirait aux dérives sectaires ou plutôt ravivé en se disant qu’il est notre avenir, notre salut? Depuis les ravages du nazisme hitlérien avant, pendant et après la Deuxième Guerre mondiale, les nations occidentales (donneuses des leçons de droits de l’homme, de démocratie voire de l’éthique de discussion (Cfr Jürgen Habermas, dans « Théorie de l’agir communicationnelle », mais qu’elles n’appliquent jamais elles-mêmes lorsqu’il s’agit d’exporter leur exploitation de l’homme par l’homme), se méfient des velléités nationalistes. Les dirigeants politiques qui mettent en avant le nationalisme sont suspectés et traités comme tels et encouragent, au contraire, l’émergence des partis soi-disant républicains, mais uniquement pour rafler les voix électorales issues de l’immigration, en les diabolisant les partis nationalistes, en surfant  sur la peur de voir par exemple les immigrés chassés de leurs pays si jamais les nationalistes gagnaient les élections et gouvernaient. Discours totalement faux, car les immigrés ne sont plus dupes ; ils savent que les vrais ennemis des immigrés sont plutôt les soi-disant « démocrates » occidentaux, car c’est eux qui sont au pouvoir et encouragent, tolèrent les dictateurs africains dans leur entreprise destructrice de l’Afrique noire qui ne se portent jamais au secours de leurs peuples respectifs ; des dictateurs qui travaillent au contraire pour les pouvoirs machiavéliques occidentaux et leurs multinationales. Les africains savent aujourd’hui qu’il y a trente ans que la pauvreté de l’Afrique n’est pas le fait des nationalistes occidentaux, qui n’ont jamais accédé au pouvoir et ne dirigent pas l’Europe. Sur les soixante ans de gabegie économique, sociale, culturelle et d’instrumentalisation politique, nous ne connaissons aucun dirigeant nationaliste euro-occidental (qui aime sa nation mieux que quelqu’un d’autre d’une autre nation l’aime), qui a des intérêts directs ni d’agendas cachés en Afrique. Donc le nationalisme n’est pas une mauvaise chose, que du contraire et nous l’encourageons en Afrique pour contrer la grandiloquence des dirigeants politiques occidentaux.

Par patriotisme, la France entend l’amour de la patrie, et par opposition au nationalisme qu’elle considère comme une doctrine agressive, cultivant un amour exalté de la patrie. Le patriotisme, notion méliorative, serait selon ces lieux communs l’amour de son pays, une conception ouverte de sa patrie, la volonté désintéressée de la servir et de la promouvoir. Le patriotisme serait ouvert et inclusif. A contrario, le nationalisme, notion péjorative, serait selon ces mêmes lieux communs une doctrine agressive, un amour exalté de la patrie qui dégénérerait en impérialisme, en volonté d’exclure les étrangers à l’intérieur, et de dominer les ennemis à l’extérieur. Il est honni comme la cause principale des conflits qui ont ensanglanté l’Europe au XXe siècle. Le nationalisme serait par définition fermé et exclusif. Pour quelle idéologie devrions-nous militer ? Les deux. Parce que l’une ne va jamais sans l’autre et vice-versa. Le Congo-Kinshasa comme tant d’autres pays d’Afrique qui subissent en plein cul l’occidentalisme agressif et dévastateur ne peut pas se permettre ni d’ignorer ni d’abandonner le patriotisme, et encore moins le nationalisme. Au demeurant, toutes les idéologies ont leurs points forts et faibles, mais nous les africains dans l’état actuel des choses de dominés, d’exploités, de néo-colonisés, de soumis, nous adopterions le nationalisme, dans la mesure où c’est l’exaltation de la patrie qui vient consolider l’amour du pays. Le nationalisme précède le patriotisme.

La fonction avouée du ministre de l’intérieur est celle d’un idéologue. On n’en verrait pas un mauvais œil qu’il soit un président ou un membre influent d’un parti au pouvoir, d’un propagandiste voire même d’un animateur politique et pourquoi pas d’un chauffeur des salles ? Le ministre de l’intérieur est celui qui s’assoit avec le peuple et lui explique ce qu’est être patriote et/ou nationaliste. Il explique au peuple que le choix entre le patriotisme et le nationalisme est comme ce qu’il se passe sur le choix de la femme qu’on veut épouser. Comment ? En effet, aimer une femme, c’est déjà la voir bien entretenue pour soi et pour les autres et c’est comme être patriote au sens d’un pays qu’on aime pour-soi et avec les autres. Mais comment être patriote, c’est-à-dire aimer un pays, comme on aimerait une femme, mais dont on partagerait les charmes, sans trahir son être-femme, c’est-à-dire,  sans violer son intimité et donc la déchoir comme identique intimité destinée ? La femme c’est comme une nation qui ne peut être consommée ni à deux ni à plusieurs, mais uniquement par une seule personne. La femme est comme le nationalisme.

L’Europe et les Etats-Unis d’Amérique qui nous prêchent aujourd’hui avec grandiloquence les vertus du patriotisme n’oublieront qu’avant d’atteindre le niveau politique, social, économique, culturel et technologique qui est le leur en ce moment, ils ont de prime abord développé le nationalisme. Pour se protéger des assauts extérieurs, ils avaient dû évidemment faire usage des principes du nationalisme exclusif et fermé : frontières hermétiquement fermées, restriction sur les visas d’entrée, expulsion des étrangers en défaut de visas d’entrée ou de séjours limités et expirés aux frontières. Si les nations occidentales développées, assainies de guerres protègent leurs frontières et s’y barricadent, contrôlant les papiers d’identité à l’intérieur de leurs frontières pourquoi et comment verraient-elles d’un mauvais œil que les Etats africains noirs, âgés de seulement soixante ans d’indépendance nationale, passent par-là où elles y étaient passées, à savoir par le nationalisme d’abord et le patriotisme ensuite, avant de s’ouvrir aux autres pays ? Mais tout en sachant que la mondialisation n’est pas qu’un rêve mais aussi un mirage.

Si les pays africains ne se développent pas jusqu’aujourd’hui, ce n’est pas rien, c’est parce que principalement l’Occident s’oppose systématiquement voire machinalement à l’émergence ou l’éclosion des régimes nationalistes. Joignant chaque fois l’intention à l’acte, il s’est toujours chargé des assassinats ciblés à l’encontre des dirigeants jugés voire suspectés ou convaincus nationalistes comme tels : Barthélemy Bongada (Centrafrique), Patrice-Emery Lumumba (RDC), Pierre Mulele (RDC), Modibo Keita (Mali), Mehdi Ben Barka (Maroc), Simon Kimbangu (RDC), Samora Machel (Mozambique), Thomas Sankara (Burkina Faso), Nelson Mandela Madimba (Sudaf), Mouammar Kadhafi (Lybie), Kurunzinza (Burundi), Mangufuli (Tanzanie)…Idris Déby Itno (Tchad), etc. Comment comprendre une telle ferveur de la part des dirigeants occidentaux là où ils multiplient eux-mêmes des actes hostiles au patriotisme, qu’ils prétendent développer, au nom du seul respect de ses droits de l’homme, en s’en prenant, sans le moindre état d’âme, aux dirigeants politiques afro-noirs, dont le seul souci qui les importe reste aussi similaire à celui de leurs homologues politiciens occidentaux consistant à donner une vie, un espoir, un destin à leur peuple ? Certes, au nom de leurs raisons, les dirigeants occidentaux sont des patriotes ; ils s’y autoproclament, donc c’est vrai. Mais, selon ce que nous voyons se comporter, ils sont également des nationalistes véreux et impitoyables. Enumérons, juste à titre illustratif, les éléments dudit nationalisme : racisme, capitalisme, hégémonisme, eugénisme (Covid19), impérialisme, occidentalisme (tout celui qui n’est pas avec nous est contre nous ; toutes nos antivaleurs sont des valeurs et doivent être partagées diplomatiquement (ce qui est en fait une ironie) ou par la force des armes par le reste du monde et en particulier le Tiers-Monde), la Cour Pénale Internationale (CPI) de La Haye qui symbolise, à elle seule, les symboles dévastateurs dans le monde entier relevant du nationalisme occidental, que nous abrégeons, selon le mot de Serge Latouche, par occidentalisme.

Le patriotisme, qui est généralement défini comme l’amour de la patrie ou l’attachement sentimental à la patrie, est à la fois une identité politique et une notion relative et affective. Identité politique car la patrie est liée dès le XVIIe siècle à la notion de liberté. La patrie est le pays des hommes heureux car libres. La Bruyère dit ainsi qu' «il n’y a point de patrie dans le despotique » (Les Caractères, X). D’Holbach écrit dans Éthocratie ou le gouvernement fondé sur la morale (1776, cité dans par Albert Soboul [1914 – 1982] dans Comprendre la Révolution) « le patriotisme véritable ne peut se trouver que dans les pays où les citoyens libres et gouvernés par des lois équitables se trouvent heureux ». Le patriote devient à partir de 1789 le partisan des principes de la Révolution, et devient même synonyme de sans-culottisme et de républicain après l’abolition de la monarchie (21 septembre 1792). C’est une vertu révolutionnaire (« L’Amour sacré de la patrie » selon La Marseillaise). Au XIXe siècle, les patriotes sont les hommes de gauche, partisans des principes révolutionnaires et de la république. C’est dans les faits un nationalisme (mais le mot n’est pas employé), le nationalisme ouvert de Michel Winock, ou le nationalisme de tradition jacobine selon Girardet, qui mêle cet amour parfois excessif de la patrie (« le chauvinisme ») à messianisme humanitaire, une volonté de porter la civilisation dans le monde. Le patriotisme est une aussi une notion relative et affective, car la patrie est une image vague, où chacun voit ce qu’il veut, mais à laquelle on porte un amour qui est une sorte de piété filiale, patrie étant lié étymologiquement au latin pater, le « père ». Elle peut être d’abord sa « petite patrie« , la région dont on provient, la terre qui nous a fait. Après 1789, elle se confond avec la Révolution, La Marseillaise appelant « les enfants de la patrie » (premier vers) à défendre la « liberté chérie » contre la menace des puissances étrangères (« La Patrie en danger » est une proclamation du 11 juillet 1792). Avec les débats qui font suite à la perte de l’Alsace-Moselle (Traité de Francfort, 10 mai 1871), la patrie, sous la plume de l’historien Fustel de Coulanges (1830 – 1889), devient « ce qu’on aime » : Les hommes sentent dans leur cœur qu’ils sont un même peuple lorsqu’ils ont une communauté d’idées, d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances. Voilà ce qui fait la patrie. Voilà pourquoi les hommes veulent marcher ensemble, ensemble travailler, ensemble combattre, vivre et mourir les uns pour les autres. La patrie, c’est ce qu’on aime. L’Alsace est-elle allemande ou française ? La patrie, le pays, est cet objet d’attachement profond qui légitime que l’on se dévoue à elle, qu’on la serve (l’École polytechnique a pour devise « Pour la Patrie, les Sciences et la Gloire pour elle ») ou que l’on se sacrifie pour elle (une des devises de l’armée française est « Honneur et patrie »). Corneille fait ainsi dire à Horace : Mourir pour le pays est un si digne sort, Qu’on briguerait en foule une si belle mort ; Corneille, Horace, II, 3 « Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie » (Victor Hugo, Hymne) sont les « Morts pour la France » honorés par les monuments dans les villages français après la Première Guerre mondiale. La patrie peut être aussi un héritage commun que l’on enrichie. Le fronton du Panthéon dit « Aux grands hommes la patrie reconnaissante », révérant ceux qui ont fait grandir le pays par leurs actes. Elle peut être la langue et les mots, Albert Camus (1913 – 1960) dit dans ses Carnets que « Oui, j’ai une patrie : la langue française.».

Quant au terme de nation, il est d’abord un mot neutre. Il désigne un peuple, on parle de la « nation juive » ou de la « nation germanique ». Nation est un dérivé du latin nasci, « naître ». Avec la Révolution, la nation devient un concept politique. La nation est le souverain, formé d’hommes libres et égaux, source de toute autorité, au détriment du principe du droit divin : Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément Article 3 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen Ainsi, à Valmy, les armées françaises, la veille de l’abolition de la monarchie, se battent au cri de « Vive la nation ». Le terme de nationalisme est rare au XIXe siècle. Il est absent du dictionnaire Littré (1863). Il est néanmoins présent dans le Larousse de 1874 avec deux sens, 1. Préférence aveugle et exclusive pour tout ce qui est propre à la nation à laquelle on appartient. 2. Existence propre des peuples à l’état de nation indépendante. Suivant cet héritage révolutionnaire, le nationalisme peut désigner aujourd’hui la volonté d’émancipation nationale d’un peuple, son désir d’avoir un pays, son droit à disposer de lui-même. On parle ainsi du nationalisme pour désigner les mouvements d’émancipation des peuples colonisés, ou, plus proche de nous, les mouvements militants pour l’indépendance d’une région spécifique située au sein d’un Etat, comme en Catalogne, en Ecosse, au Pays basque, en Corse, en Kabylie, au Québec (où l’on parle de souverainisme), etc. On parle aussi d’indépendantisme. Le nationalisme a une autre identité. Il désigne aussi une doctrine politique de droite mêlant conservatisme social et défense patriotique de la nation. En France, il apparaît sous la IIIe République. C’est le nationalisme fermé défini par Michel Winock, antiparlementaire, antidreyfusard, anticosmopolite, raciste, qui fait le constat la décadence de la France et qui a le souci de combattre tout aussi bien les ennemis de l’extérieur que de l’intérieur.

L’historien Raoul Girardet le définit comme : tout système relativement cohérent de pensée, de sentiments ou d’émotions essentiellement centré sur la défense ou l’exaltation de l’idée nationale. Déroulède révèle la préoccupation première de ce nationalisme : C’est en 1886, à Buzenval, au milieu des drapeaux rouges criminellement déployés sur la tombe de nos soldats, et cela en présence et avec l’ approbation de certains députés, que j’ai compris pour la première fois dans quel état d’anarchie nous étions tombés et que, pour la première fois, j’ai déclaré qu’avant de libérer l’Alsace et la Lorraine, il fallait libérer la France. Rapportée par Michel Winock Ce nationalisme n’existe pas en France au début du XIXe siècle. Les deux plus grandes figures du nationalisme français sont Maurice Barrès (1862 – 1923) et Charles Maurras (1868 – 1952). Barrès aurait opéré la transformation du mot dans ce sens en l’opposant « nationalistes » aux « cosmopolites » dans un  article du Figaro du 4 juillet 1892 (La Querelle des nationalistes et des cosmopolites). Nationaliste républicain, antidreyfusard (« Que Dreyfus est capable de trahir, je le conclus de sa race », Ce que j’ai vu à Rennes, 1904), il est l’auteur d’une trilogie à succès, Le Roman de l’énergie nationale, dans laquelle il expose sa vision de l’individu enraciné dans le sol natal. Maurras, figure de proue de l’Action française, mouvement royaliste d’extrême-droite, a formalisé le nationalisme dans sa théorie du nationalisme intégral, un nationalisme « positiviste » (qui se veut rationnel et moderne, inspiré par la philosophie d’Auguste Comte) qui s’oppose aux principes révolutionnaires, et demande le retour d’une royauté décentralisatrice, contre le jacobinisme, et les agents de la décadence, « l’anti-France », ennemis de l’intérieur : Juifs, protestants, francs-maçons et les « métèques », les étrangers.

Congolais de souche de mère et de père (ce qui ne veut encore rien dire absolument, car être congolais de souche c’est y être utile à quelque chose, dans ce contexte  les mendiants, les oisifs ne sont pas de congolais ; les riches, les entrepreneurs qui n’investissent pas ou n’aident pas les autorités du pays à la redynamisation de l’économie, au règlement des conflits politiques, sociaux, culturels ne sont pas non plus de congolais), nous nous réclamons de l’idéologie marxiste-guévariste, mais également christianiste (de l’ordre de la théologie de la libération et de l’Ordre de la Doctrine de la foi), ce qui n’est nullement une contradiction, car les enseignements de Karl Marx ne s’opposent pas à ceux de Jésus-Christ de Nazareth. Au-delà, nous informons à son excellence monsieur le ministre de l’intérieur que dans le cadre de notre visée de participer aux efforts de beaucoup d’africains pour couper le cordon ombilical avec l’occidentalisme sous toutes ses formes politique, économique, social, culturel voire technologique (si tant est que cette technologie est utilisée aux fins néo-colonialistes, hégémonistes, eugénistes, impérialistes ; bref occidentalistes), nous a inspiré de fonder un mouvement culturel qui s’intitule « CONGO NOTRE MAISON » (C. N. M.). Le leitmotiv principal du C. N. M. n’est pas autre que celui de protéger NOTRE MAISON qui est CONGO. Le CONGO est à entretenir, à créer, à produire et à inventer. Ceux qui le feront ne sont pas nécessairement des congolais de naissance, mais également tous – à l’instar des non-congolais- qui aiment notre pays et en sont soucieux. Être congolais et y habiter, c’est en être constructeur, créateur, inventeur, initiateur. Le C. N. M. est un mouvement culturel qui prêche l’unité du CONGO dans les quatre coins du territoire national. Mouvement nationaliste-révolutionnaire, le C. N. M. affirme et réaffirme la main mise absolue des enfants du pays de souche ou d’adoption sur les richesses naturelles de leur pays. Quant aux étrangers qu’ils soient chinois, libanais, indiens, pakistanais, rwandais, sénégalais, angolais, occidentaux européens et autres américains, russes, etc., ils ont le choix entre s’y impliquer ou quitter le Congo. Le Nationalisme Révolutionnaire qui en ressort n’est pas une falsification de l’hospitalité ni de l’humanité, mais plutôt un appel au respect des terres.

Nous sommes révolutionnaires et nationalistes parce qu’à l’image de la France (la grande gueule de l’Europe occidentale, donneuse des leçons de démocratie et d’universalisme, mais première exploiteuse des richesses naturelles du Tiers-Monde), deux formes d’universalismes « ouvert » et « fermé » s’y affrontent avec ardeur. Cette dichotomie commune entre patriotisme et nationalisme recoupe la distinction établie par l’historien Michel Winock (né en 1937) dans Nationalisme, antisémitisme et fascisme en France entre nationalisme ouvert et nationalisme fermé : Il me semble que la France a connu un nationalisme ouvert et un nationalisme fermé. Le Nationalisme ouvert : celui d’une nation, pénétrée d’une mission civilisatrice, s’auto-admirant pour ses vertus et ses héros, oubliant volontiers ses défauts, mais généreuse, hospitalière, solidaire des autres nations en formation, défenseur des opprimés, hissant le drapeau de la liberté et de l’indépendance pour tous les peuples du monde. Un nationalisme clos, apeuré, exclusif, définissant la nation par l’élimination des intrus : Juifs, immigrés, révolutionnaires ; une paranoïa collective, nourrie des obsessions de la décadence et du complot. Une focalisation sur l’essence française, chaque fois réinventée au gré des modes et des découvertes scientifiques, qui font varier l’influence gauloise et l’influence germanique, l’apport du Nord et l’apport de la Méditerranée, le chant des bardes et les vers des troubadours. Nous constatons que l’hypocrisie interdit à la France et ses compères occidentaux de se déclarer amoureux du Nationalisme fermé, mais leurs agissements et leur amour de les …ismes prouvent le contraire. Le Nationalisme ouvert est une ironie, une blague, un simple faire valoir pour noyer le poisson. Si les partenaires du Congo s’en aspirent pourquoi le CONGO n’en ferait pas siens aussi ?

Quelle politique de communication et des médias ?

Comme pour nos deux premières préoccupations, le président de la république nous a également donné entière satisfaction, en faisant dégager Jolino Makelele de son fauteuil  du ministère de communication et des médias, dont le talent à ce poste était décrié même si remplacer Lambert Mende et prétendre faire mieux que lui n’était pas donné. Observons nous écrivions au président de la république, il y a bientôt une année « Premièrement le Président de la République ne dispose pas à la présidence d’un bon porte-parole dont la mission n’est pas de tirer la langue, mais de promouvoir c’est-à-dire de vendre la politique du Chef de l’Etat. Quand on est porte-parole d’un chef de l’Etat ou conseiller, on écrit et on pond des livres, on inonde les médias des articles pour expliquer au peuple les faits et gestes du Président de la République. C’est ce qu’on voit en Belgique, en France, aux Etats-Unis, à Londres. Mais,  on n’est pas conseiller ou porte-parole pour consommer le beurre et l’argent du beurre ou faire le m’as-tu vu. Deuxièmement le gouvernement de la république ne dispose pas d’un excellent ministre de la communication, le porte-parole du gouvernement, comme son nom l’indique, a l’obligation obligée d’être au four et au moulin, évidemment chacun a son style, mais la tâche n’a pas d’autre style que celle de vendre la politique engagée par le premier ministre dont il est le lance-voix. Malheureusement le porte-parole actuel est non seulement sourd, aux yeux de tous, mais également aveugle, aphone et catégoriquement inaudible. En tout cas en Europe, aux Etats-Unis où j’y ai séjourné récemment c’est le même son de cloche, on ne l’entend pas. Pourtant, il est visible à la télévision nationale où ses comptes rendus n’impressionnent que les mouches. Donc il y a urgence de part et d’autre de changer les animateurs de ces services. Si l’opinion tant nationale qu’internationale a l’impression de percevoir une grande lenteur voire lourdeur dans l’action du Chef de l’Etat et de son gouvernement, c’est à raison principalement de la nonchalance des porte-parole de la présidence de la république et de la primature. Deux porte-paroles pour deux « cercueils » ambulants, bons pour enterrement au cimetière à ciel ouvert encore à dénommer.». (Cfr notre article, Les vrais enjeux pour la réélection de Félix Tshisekedi en 2023. Carnet des conditions sine qua non, juillet, 2020).

Pourtant, le locataire actuel de l’Hôtel Invest Patrick Muyaya pourrait mieux faire tout d’abord par son verbe facile et ensuite par rapport à ses contacts faciles avec les éditeurs des journaux auxquels il a réservé un premier contact enrichissant, c’est une bonne façon d’asseoir son aura et son pouvoir dans un ministère qui n’est pas toujours facile à diriger. Il rendra au chef de l’Etat ce qu’on attend de lui à ce poste, à savoir être le parolier du président de la république, vendre sa politique, au besoin de s’y mouiller. Dans une émission organisée par Alain Foka de RFI et France24, Patrick Muyaya a été très intéressant et a brillé de mille feux. Il avait la parole facile sur tout et n’a nullement été intimidé ni par le Dr Kabange Numbi du FCC ni par le représentant du CCU ni par personne d’autre qui assistait à ce débat. Pour nous ce fut un examen de passage totalement réussi. Nous croyons en lui. Car la victoire de Félix Tshisekedi, si victoire il y en aura en 2023, dépendra de la manière dont nous aurions été capables de notre communication. Si nous perdons la guerre de la communication, nous perdrons également l’élection  présidentielle. Il appartient au Chef de l’Etat d’accorder plus de moyens au ministre de la communication et des médias pour l’aider à garantir cette victoire.

Etant donné que le président de la république ne peut pas tout dire ni tout juger, il va falloir au ministre de la communication et des médias de se mouiller la chemise à chaque fois que c’est nécessaire pour répondre à tout et n’importe quoi. Ce n’est pas au chef de l’Etat de répondre aux rumeurs, aux satires, aux infos ou aux intox, aux désinformations, mais encore une fois, c’est au ministre de la communication et médias de le faire. La fonction du chef de l’Etat est sacrée. Le président de la république est intouchable. Il est au-dessus de la mêlée. On l’a vu sous Mobutu avec Dominique Sakombi Inongo et sous Joseph Kabila Kabange avec l’inamovible Lambert Mende Omalanga. L’épisode de l’Université Pédagogique Nationale est une aberration, une faute parce que ce n’est pas ça le rôle du chef de l’Etat, d’y aller annoncer l’arrêt de la vente du syllabus, sans doute pour contenter les étudiants, mais se mettant à dos les enseignants, non pour la décision elle-même, mais pour y avoir été traité des « miyibi » (voleurs) par leurs propres étudiants. Si c’était diviser pour régner, malheureusement pour le chef de l’Etat et ses mauvais conseillers, le dernier mot reviendra à ceux qui détiennent les cotes et le font dans l’ombre. A quoi sert l’armada de conseillers qui noyautent autour du chef de l’Etat ? Ils l’ont exposé, de telle sorte que tôt ou tard une partie de son électorat lui fera payer cette dérive autoritaire et très inappropriée, le syllabus, il est vrai était devenu une marchandise chez certains enseignants inaptes et illégaux de l’ESU), mais dans un pays sous-développé comme le Congo, il n’en demeure pas un document pédagogique pour aider les étudiants à pouvoir compléter leur formation, nous militons d’ailleurs pour qu’il soit mis en circulation gratuitement

Au fait le ministre de la communication et médias devait être un citoyen du peuple. Il est sur le terrain pour prendre la vraie température de ce qui se dit. Pourquoi sur le terrain ? Parce que c’est là-bas qu’émet plus fort la radio trottoir. Un ministre de la communication et des médias n’est pas un sénateur ? Il doit se bouger le cul, comme on dit. Au gouvernement, son rôle n’est pas et ne doit pas être neutre. Il contribue à faire élire le président qui l’a nommé à cette fonction, c’est à prendre ou à laisser, et je pense que Patrick Muyaya est très intelligent pour le savoir. En effet, la communication politique est une forme de communication spécifique aux affaires politiques. Dans les démocraties pluralistes, elle a généralement pour vocation d'aider à l'élection de la personne qu'elle sert avant ou pendant une campagne électorale et à favoriser le soutien de l'opinion publique lors de l'exercice d'un mandat.

Pour y parvenir, le ministre de la communication et des médias devait et de prime abord identifier les différents vecteurs de la communication politique, qui sont les suivants : 1) L'affichage politique : Le slogan politique ou slogan de campagne est un slogan construit à base de phrases choc1, principalement utilisé lors des campagnes électorales pour symboliser ou résumer le programme ou l'idéologie d'un candidat ou parti politique. Il est un élément primordial de l'image et de la communication lors d'une campagne, composante d'un marketing électoral2) Les rencontres sur le terrain et le tractage : Un tract, un prospectus, une feuille volante, un flyer ou un papillon1 (le terme pamphlet est également utilisé au Canada francophone, et le terme manifeste en Suisse francophone) est un texte ou une publicité sur support papier qui est distribué de la main à la main dans les espaces publics, en particulier sur les trottoirs, ou directement déposé dans les boîtes aux lettres par des personnes employées à cette tâche ou agissant par militantisme afin de faire passer des idées, de promouvoir un produit ou d'annoncer un événement artistique, culturel ou politique. Lorsque l'objet est purement commercial, on parle plutôt de prospectus.  Le tract a pour but de communiquer un maximum d'informations pertinentes à un maximum de gens présents dans un lieu donné. Le tract peut être « artisanal », dans le cas d'une action directe par exemple, imprimé et rédigé avec les moyens du bord, ou dans le cadre d'une organisation plus importante, imprimé par un professionnel, avec une meilleure qualité, en couleurs et sur un support plus solide. 3) Les colonnes politiques dans la presse, à la radio et à la télévision. 4)Les débats politiques, notamment télévisés ou radiodiffusés : Un débat est une discussion ou un ensemble de discussions sur un sujet, précis ou de fond, à laquelle prennent part des individus ayant des avis, idées, réflexions, opinions plus ou moins divergentes. Un débat peut s'exprimer sous diverses formes, la plus courante étant la réunion en un même endroit de personnes physiques. 5) Les réunions et meetings politiques. 6)  La présence télévisuelle en général. Dans le même ordre d’idées, il y en a également :6) La communication sur Internet, en sachant que 6.1) Internet est un réseau informatique mondial accessible au public. Il s'agit d'un réseau de réseaux, à commutation de paquets, sans centre névralgique, composé de millions de réseaux aussi bien publics que privés, universitaires, commerciaux et gouvernementaux, eux-mêmes regroupés en réseaux autonomes ; il en existe plus de 91 000 en 2019.L'information est transmise via Internet grâce à un ensemble standardisé de protocoles de transfert de données, qui permet des applications variées comme le courrier électronique, le World Wide Web, la messagerie instantanée, le partage de fichiers en pair-à-pair, le streaming, le podcasting, la téléconférence.

Dans les années 1990, l'apparition du Web contribue à rendre Internet accessible au grand public. Depuis les années 2010, un nombre croissant de types d'objets divers y sont connectés, formant l'Internet des objets. Un internaute est une personne qui utilise un accès à Internet. Cet accès peut être obtenu grâce à un fournisseur d'accès via divers moyens de communication électronique : soit filaire (réseau téléphonique commuté à bas débit, ADSL, fibre optique jusqu'au domicile), soit sans fil (WiMAX, par satellite, 3G+, 4G ou 5G). 6.2) via les sites web, les blogs Un blog ou blogue est un type de site web — ou une partie d'un site web — utilisé pour la publication périodique et régulière d'articles personnels, généralement succincts, rendant compte d'une actualité autour d'une thématique particulière. À la manière d'un journal intime, ces articles — appelés billets — publiés par son/ses propriétaire(s) ou son/ses webmaster(s), sont typiquement datés, signés et présentés dans un ordre rétrochronologique, c'est-à-dire du plus récent au plus ancien. Ils permettent à son auteur, appelé blogueur, d’exprimer une opinion subjective et sont la plupart du temps ouverts aux commentaires des lecteurs. 6.3)ou les réseaux sociaux (En sciences humaines et sociales, l'expression réseau social désigne un agencement de liens entre des individus ou des organisations, constituant un groupement qui a un sens : la famille, les collègues, un groupe d'amis, une communauté, etc. L'anthropologue australien John Arundel Barnes a introduit l'expression en 1954.L'analyse des réseaux sociaux est devenue une spécialité universitaire dans le champ de la sociologie, se fondant sur la théorie des réseaux et l'usage des graphes). L’expression « réseau social » dans l'usage habituel renvoie généralement à celle de « médias sociaux », qui recouvre les différentes activités qui intègrent technologie, interaction sociale entre individus ou groupes d'individus, et la création de contenu. Andreas Kaplan et Michael Haenlein les définissent comme « un groupe d’applications en ligne qui se fondent sur la philosophie et la technologie du net et permettent la création et l’échange du contenu généré par les utilisateurs ».

Enfin, 7)Les sondages d'opinion (Un sondage d'opinion ou une enquête d'opinion est une application de la technique des sondages à une population humaine visant à déterminer les opinions (ou les préférences) probables des individus la composant, à partir de l'étude d'un échantillon de cette population. Par métonymie, le mot sondage désigne également le document présentant les résultats de l'étude par sondage. Les sondages d'opinion les plus connus du grand public sont réalisés par les entreprises de sondages. Le développement des sondages d'opinion est intimement lié à l'extension de l'usage de cette méthode en sciences humaines. 8) Le discours qui, avec ses éléments de langage et sa rhétorique, « se trouve être le plus manipulable des leviers d’action dont disposent les politiques » (La rhétorique politique est l'étude du langage qu'utilisent les personnalités politiques, soit pour débattre entre eux, soit à l'adresse du public. L'objet du discours politique est de persuader autrui : une des deux fonctions de la rhétorique, qui s'intéresse aussi à la manière de convaincre. Le débat politique, entre spécialistes, prend le plus souvent la forme d'un débat réglé qui limite les moyens qu'il est permis d'employer.

C’est l’implication en soi à ces vecteurs qu’on appelle maîtriser la communication politique ou en avoir la maîtrise. Véritable star du gouvernement de la république, le ministre de la communication et des médias est au four et au moulin. Il est sur tous les fronts politique, économique, social, culturel, technologique, numérique, informatique, etc. Nous espérons et souhaitons bonne chance à ce jeune ministre très dynamique chargé de la communication et des médias de réussir son mandat avec brio même si la communication présidentielle très décalée par rapport à l’actualité risque de lui être une épine dans le pied.

Quelle politique de défense nationale ?

Lénine disait « on reconnaît la puissance d’un Etat par sa capacité de nuisance ». Depuis, tous les Etats puissants ont répandu leur pouvoir sur le reste de l’humanité. La Russie, les USA, la France…le Rwanda sont reconnus effectivement par cette capacité d’étendre leur hégémonie voire eugénisme sur les Etats faibles, dont la RDC qui peine à reprendre la main sur les groupes armés à l’est de son territoire. Le ministre de la défense nationale n’est pas n’importe qui, mais l’homme-charnière d’un gouvernement. Il incarne la politique de défense de l’Etat en tant qu’ensemble des grandes options et principes politiques, stratégiques et militaires qu’il (Etat) définit et adopte en vue d’assurer sa défense…notamment les principes d’organisation de la défense et des administrations qui y concourent, la politique d’armement et la stratégie industrielle. D’où les missions suivantes : 1) assurer la nature de ses relations internationales et notamment la contribution de son armée à des alliances, accords de coopération militaire, accord de maîtrise des armements;2) assurer les hypothèses d’emploi de ses forces armées ; 3)assurer les missions des forces armées ; assurer les capacités militaires qui en découlent ;4) élaborer les principes d’organisation de la défense et des administrations qui y concourent ; 5) élaborer la politique d’armement et la stratégie industrielle ; 6)assurer l’emploi des ressources humaines ; 7) développer les relations entre les armées et la nation. L’élaboration de cette politique de défense fait une large place à la prospective en géopolitique, en démographie, en économie, dans les domaines scientifiques et techniques afin d’estimer l’évolution des menaces, des forces et des faiblesses de la Nation et des opportunités qui s’offrent à elle. Elle est le complément indissociable de la politique étrangère d’un Etat.

Juste une question. Avons-nous une telle politique de défense dans notre pays ? Cette question en appelle une autre, à savoir avons-nous une armée ? A l’époque du Maréchal Mobutu, cette question n’avait pas lieu d’être, car cette politique y existait bel et bien et une armée avec. Les Forces Armées Zaïroises (FAZ) furent une des armées les mieux organisées et craint d’Afrique, malheureusement pas toujours portés par des bons hommes. Après lui, c’est l’effort que le Général-Major Joseph Kabila Kabange s’y est essayé, en l’héritant, en la restructurant et en l’unifiant au point de placer les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans le top ten (dix) des meilleures armées d’Afrique (même si la partie est du pays était toujours sous occupation des groupes armés) ! Mais personne ne lui niera cela, Joseph Kabila Kabange l’avait fait. Aujourd’hui, Félix Tshisekedi essaye de lui en donner une nouvelle impulsion, probablement dans le sens que nous décrivons, même si le chemin reste encore très long pour la rendre professionnelle, combattante, et conquérante.

Pour y arriver, le ministre de la défense devra organiser des séminaires, des colloques voire dans un large horizon les états généraux de l’armée pour initier nos unités combattantes à la prospective et à la géopolitique, la démographie, l’économie, la politique étrangère, la nation. 1°La prospective est considérée comme une science de l’« homme à venir », visant par une approche rationnelle et holistique, à préparer le futur de l’être humain. 2°La géopolitique, c’est l’étude des effets de la géopolitique sur la politique internationale et les relations internationales. C’est une méthode d’étude de la politique étrangère pour comprendre, expliquer et prédire le comportement politique international à travers les variables géographiques. 3°La démographie est l’étude quantitative des caractéristiques des populations et leurs dynamiques à partir des thèmes tels que la natalité, la fécondité, la mortalité, la nuptialité et la migration. 4°L’économie  est une discipline qui étudie l’économie en tant qu’activité humaine, qui consiste en la production, la distribution, l’échange et la consommation de biens et de services. 5°La politique étrangère est l’action menée par un Etat en vue d’établir des relations diverses avec d’autres Etats, de coopération internationale, commerciales, diplomatiques et militaires, etc. 6°La nation le sens moderne de la nation est assez proche de celui de peuple, mais ajoute souvent l’idée d’Etat. En effet, un peuple peut se concevoir, ou non, en tant que nation, et à ce titre, se doter, ou non, de la structure d’un Etat.

Cette littérature concerne en théorie un diplomate, mais si nous en parlons ici, c’est dans l’idée que l’armée se modernise et s’adapte aux nouvelles technologies et théories, puisqu’il est du droit d’un soldat de savoir ce pourquoi il donne sa vie. En plus c’est ce qu’on appelle donner de la structure et de la profondeur à ses forces armées. Ce n’est pas acceptable que nos militaires aillent combattre, sans des notions même élémentaires de projective, de géopolitique, de démographie, d’économie, de politique et de nation. Et c’est le travail du ministre de la défense nationale.

Pour conclure sans conclure

Personnellement nous faisons confiance au tandem Tshisekedi-Sama. Réussira-t-il à conserver le pouvoir en 2023, c’est-à-dire en rapportant haut la main les élections générales ? Oui s’il abandonne l’archaïsme dans la façon de gouverner. Dans le cas contraire, il échouera lamentablement. Le Congo-Kinshasa (comme la Centrafrique qui a changé de partenaire en convolant avec la Russie et le Mali, qui est en train de se tourner lui également vers la même Russie, en ont marre de la France et de ses alliés occidentaux), doit se chercher des nouveaux partenaires. Le capitalisme de l’UE et l’eugénisme (qu’elle vient de pratiquer par la fabrication de la Covid19) ne sont pas de nature à nous rendre optimistes pour le développement de notre pays ni de notre continent. Continuer et prolonger la coopération avec l’UE, c’est préparer le pays vers l’enfer sur terre avant d’y aller connaître celui du Ciel où l’on brûlera pour l’éternité. L’Afrique est lasse de la France, de la Belgique, de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis d’Amérique, surtout eux. Un maigre rappel historique montre que la Chine a été fondée par Mao Tse Toung en 1949. Cette Chine qui était notre voisine dans le Tiers-Monde. Et qui devenue aujourd’hui la première puissance économique du monde, en seulement 70 ans ! Et nous en 60 ans on est encore en train de tendre la main aux  USA, à la France, à la Belgique pour juste un bol d’haricots. Le mouvement culturel Congo Notre Maison (C. N. M.) que nous avons mis en route a pour objectif de faire cesser cette aliénation sans fin. La présidence de la république ou la primature n’a qu’à entrer en contact avec nous pour que nous leur en donnions la démonstration.

Un sage du village de nos parents nous disait : « Un peuple exigeant verra ses conditions de vie et de travail s’améliorer. Un peuple naïf aura toujours droit à la souffrance !!! » Qu’avons-nous comme peuple ? Un bois mort, la main sur la joue, attendant les jours meilleurs, mais qui ne viendront jamais d’eux-mêmes sinon à les provoquer, en portant le doigt accusateur sur l’Union Européenne (UE) comme responsable de nos malheurs, mais pas seulement en écrivant notre histoire et en la diffusant dans les moyens de communication en notre possession Internet, réseaux sociaux, télévisions, radios, les lokombe (tam-tam), etc. Nous ne le dirons jamais assez, le premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, dont nous soutenons l’action à la primature à cent pour cent, s’est trompé en parlant des « Warriors », tout simplement parce qu’il n’y en a pas ni dans ce pays ni encore moins dans son gouvernement. Parlons de ses ministres. Ils sont dans le même luxe, les mêmes villas, les mêmes voitures hautes gamme (là où le Camarade Thomas Sankara roulait dans une R4 et voyageait en classe économique de Ouaga à Paris), les salaires mirobolants ; bref des facilités inimaginables qui ne font pas d’eux des guerriers, mais plutôt des jouisseurs. C’est des profiteurs qui vivent, croient, pensent et parlent comme tous les autres ministres que nous avons connus dans ce pays. Ceux qui croient que sans eux, la terre s’arrêtera de tourner. Mao Tsé Toung a combattu l’occupant japonais (soutenu armes et bagages par l’impérialisme britannique) mains vides et à pieds, mettant en déroute l’armée japonaise et les troupes britanniques, un peu comme les Vietnamiens (Hồ Chí Minh en tête) vainquirent  l’hégémonisme français.

Historiquement parlant, un guerrier est une personne spécialisée dans le combat ou la guerre, en particulier dans le contexte d'une société de culture guerrière tribale ou basée sur le clan qui reconnaît une classe ou une caste de guerriers distincte. Dans les sociétés tribales dites primitives, tout homme en état de se battre se doit de défendre son clan en cas d'attaque. Les chasseurs-cueilleurs de la préhistoire peuvent être considérés comme les premiers guerriers de l'histoire. C'est aussi la définition à laquelle répondent les mots « soldat », « militaire » et « mercenaire » avec pour ce dernier une connotation davantage vénale. Mais si tous ces personnages font effectivement la guerre, ils la font de manières différentes, pour des motifs différents et c'est ce qui explique cette diversité de termes. Les origines des connotations de bonté, de code d'honneur, de puissance que véhicule le terme de guerrier peuvent s'expliquer d'après deux théories ; celle de Friedrich Nietzsche dans La généalogie de la morale et celle qui se rapproche des arts martiaux d'après le bushido : le code d'honneur des samouraïs (la « voie du guerrier » en japonais). Pour Nietzsche, la force physique est la première manière d'acquérir le pouvoir car c'est la plus simple intellectuellement à mettre en œuvre. Donc ce sont les guerriers qui les premiers ont acquis le pouvoir. Nietzsche explique aussi que, forts de leur pouvoir, les puissants établirent (définirent) le sens des valeurs morales de « bien » et de « bon », de « mal » et de « mauvais ». Donc dans un premier temps les guerriers. Ce qui pourrait expliquer les connotations de « bon », de valeurs positives, attribuées au guerrier - étant donné que ce sont eux-mêmes qui les définirent en premier lieu.

Au Japon, lorsque la période de paix Edo (1603-1867) succéda à l'époque des seigneurs guerriers au Japon, une nouvelle notion fit son apparition dans les arts martiaux de l'île : le budo ou « voie martiale » où « do » vient du chinois « tao » qui veut dire le chemin que vous empruntez dans la vie. Ainsi était né le bushido, la « voie du guerrier », qui visait à développer les attitudes mentales et des objectifs spirituels, à suivre une voie, une manière de vivre, un code d'honneur... Le même phénomène se développa en occident avec les maîtres d'escrimes et le développement des arts martiaux. Les contes pour enfants vantant le courage et la loyauté des chevaliers ou des samouraïs amplifièrent encore l'image du guerrier saint aux valeurs pures, simples, irréprochables et dénuées de vices.

On ne devient pas un « Warrior » par une simple déclaration ou un simple vœu d’intention. Combien sont capables dans ce gouvernement aux accents rwandophones (même si encore une fois, nous comprenons cette intégration rwandophone par les liens historiques hérités du colonialisme, quand à un moment donné après la défaite de l’Allemagne nazie, le Rwanda et le Burundi étaient sous-protectorat belge ne formant avec le Congo-belge qu’un seul Etat, des liens et des rencontres ont été passés entre congolais de souche et d’adoption, les adoptés mériteraient sans doute y avoir également une partie du gâteau) capables de mettre leur vie en danger, de prendre les armes pour monter au front avec nos militaires sous-payés pour y aller combattre les groupes armés à Goma ou en Ituri ou encore ailleurs ? Combien ont le sens de l’honneur, de la dignité et qui accepterait de s’immoler par exemple par le feu pour protester contre l’occupation du Grand Kivu ? Combien de ministres laisseraient leurs privilèges, l’argent, l’ambiance de Kinshasa, les belles femmes, les bureaux climatisés comme faisaient les partisans, les résistants pendant l’occupation de l’Europe par les nazis hitlériens allemands? C’est le philosophe Bertrand Russel qui notait, et il n’avait pas du tout tort, comment « l’ennui dans ce monde, c’est que les idiots sont sûrs d’eux et les gens sensés sont pleins de doutes ».

La patrie ou la mort !

OSONGO-LUKADI Antoine-Dover

Habilité de Philosophie Praxéologique (Post-docteur)

(Université de Poitiers/France)

Docteur en Philosophie et Lettres (Université Catholique de Louvain/Belgique)

Professeur d’Universités

Membre des  Sociétés Savantes aux USA &CANADA

Kinshasa (RDC), le 08 Juin 2021

L’évacuation des déplacés de Goma pour Sake préoccupe profondément la Fédération des associations des personnes vivant avec handicap du Congo (FENAPAHCO) que coordonne Me Pindu Patrick. Dans sa déclaration faite ce lundi 31 mai 2021 devant la presse kinoise, la FENAPHACO via son Coordonnateur national a salué l’initiative du Chef de l'Etat, celle de rendre compte à sa population qui était assoiffée d'avoir des informations sur ce que leurs frères et sœurs de Goma et des environs vivent suite à cette catastrophe naturelle.

‘’Encore une fois de plus, le Chef de l'Etat a évoqué dans son message la situation des PVH, ce qui prouve à suffisance que le garant de la Nation tient à la protection et à la promotion des droits des PVH dans le pays qu'il dirige. Seulement, les PVH de la ville de Goma et de ses environs vivent un calvaire qui n'a pas de pareil. Et, aussi, il nous a semblé que le gouvernement n'a pas une statistique réelle sur le nombre des PVH de Goma et du Nord Kivu’’, a souligné Me Pindu Patrick.

Pour lui, les PVH, tout comme les aveugles, n'ont pas pu être évacuées suite à leur mobilité réduite tandis que les sourds muets ne l'ont pas été par manque de communication adaptée, d'après le rapport qui  lui a été fait par le Coordonnateur provincial de la FENAPHACO/ Nord Kivu.

C’est la raison pour laquelle, la FENAPHACO a formulé une série de recommandations afin de trouver la solution idoine et plausibles à leurs semblables qui souffrent à l’Est de la RDC.

Recommandations 

-Au Président de la République, Chef de l'Etat, de bien vouloir intégrer dans le comité de crise, les délégués des PVH qui sont mieux placés pour accompagner la sensibilisation et l'acheminement de l'aide humanitaire aux PVH à Goma et celles qui ont réussi à se rendre dans les centres d'hébergement.

Et, ces structures possèdent des données réelles sur le nombre des PVH de Goma et ses environs pour une bonne évacuation et une meilleure prise en charge.

- au gouvernement de la République, de toujours prendre en compte les conditions des PVH pour une meilleure prise en charge de ces dernières et pour y parvenir, la meilleure manière de procéder, c'est d'avoir des PVH de la ville de Goma ou de la province de Nord Kivu qui maîtrisent la situation de leurs paires dans cette partie du pays.

La FENAPHACO, la plus importante organisation des PVH en RDC, propose au gouvernement de la RDC, la création d'une caisse ou d'un fonds national de solidarité au profit des PVH de la ville de Goma, victimes de cette catastrophe naturelle.

- aux organisations humanitaires internationales, et autres partenaires au développement, de prendre en compte l'aspect handicap et d'associer les organisations des PVH au niveau provincial, tout comme au niveau national pour l'élaboration d'un bon plan d'évacuation et de prise en charge de PVH pendant toute la période de cette situation.

- aux PVH de la ville de Goma et de la province du Nord Kivu, de demeurer sereins et de faire confiance à la volonté exprimée par le Chef de l'Etat, garant de la Nation sur leur situation en cette période de crise humanitaire qui affecte leur ville et aussi, la FENAPHACO, votre fédération est de chœur avec vous pendant que vous passez une période tumultueuse de l'histoire non seulement de votre ville, notre ville, votre province, notre province ainsi que de notre pays.

Jules Ntambwe

 

Heureux qui, comme Ulysse, a effectué un bon voyage. Certes, la situation est difficile. Mais, la foi existe face à l’éruption volcanique, l’état de siège et, en plus, à  l’expansion de la troisième vague de la pandémie à coronavirus. A cela, il faudrait y ajouter le marasme économique, la misère sociale  ainsi  que toutes les urgences liées notamment, à la relance du processus électoral.

C’est un fait rarissime en République démocratique du Congo de voir les deux Présidents de deux Chambres sœurs du Parlement se rencontrer pour une concertation officielle sur les grandes questions d’actualité. En effet, le  Président de l’Assemblée Nationale, Christophe  Mboso, a reçu, le lundi 31 mai 2021, dans son cabinet de travail au palais du peuple, son homologue du Sénat, Modeste Bahati. Plusieurs questions d’actualité appelant une régulière concertation de deux institutions ont rendu possible ce premier tête-à-tête officiel depuis le basculement de la majorité dans les Deux Chambres du parlement.

*‘’Aujourd’hui, il a rejoint le cortège valeureux  des hommes d’Etat congolais qui ont quitté la planète bleue. Mais, sa mémoire vivra car il a laissé des talents et des hommes capables de faire demeurer son exemple, de perpétuer les valeurs qui étaient les siennes’’.  Tels sont les propos de Jacques Tshimbombo Mukuna, Sénateur Honoraire, ami de tous les jours et de tous les temps de Kitenge Yesu. Ce jour-là, en effet, alors qu’il était question de le porter en terre, ce message qui s’adressait, à la fois, à tous les frères et sœurs, aux amis et connaissances de l’illustre disparu, visait également le Président de la République dont Tshimbombo dit qu’il était une épée, un bouclier face aux frondes ourdies par ses détracteurs, s’est inscrit dans la droite ligne de la suite du combat.

Pour la première fois depuis qu’elle a été nommée, Rose Mutombo Kiese, ministre d’Etat en charge de la Justice et Garde des Sceaux, a accordé une audience ce mardi 1er juin 2021, à la délégation syndicale du Secrétariat général de son ministère.  Une occasion pour ces syndicalistes de lui présenter la situation des agents administratifs.

La fameuse problématique de la congolité ne cesse de susciter des réactions de milliers des congolais. Dans le souci de recadrer un certain nombre d’équivoques dans les chefs des congolaises et congolais, bien plus encore la classe politique RD Congolaise, Maître Dieudonné Tshibuabua a, dans une conférence organisée par le Mouvement pour l’Irrevocabilité de la Nationalité Congolaise d’origine (MINCO) vendredi 4 juin 2021 au Showbuzz dans la commune de la Gombe, alerté sur la nécessité de mettre en berne tous les discours à caractère discriminatoire contre les congolais ayant acquis une ou plusieurs autres nationalités.

La proposition de loi portant sur la congolité au poste de Président de la République initiée par le candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2018, continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive, dans le chef de la classe politique congolaise. En effet, pour Me Constant Mutamba, président du regroupement politique Nouvelle génération pour l’émergence du Congo (NOGEC), cette histoire serait est un faux débat. L'important,  c'est ce qu'un compatriote peut faire pour sa nation.

 *L’amélioration du climat des affaires et la promotion de l’entrepreneuriat ainsi que de la classe moyenne est le sixième pilier de l’action gouvernementale. Celle-ci s’articule autour de quinze (15) piliers regroupés en quatre (4) grands secteurs d’activités dont la mise en œuvre devra mener à la construction d’un État fort, prospère et solidaire.

Face aux défis immenses que la gestion de la catastrophe de Nyiragongo vient d’imposer au Gouvernement de la République, le ministère national des affaires sociales, actions humanitaires et solidarité, Modeste Mutinga a annoncé ce mardi 1er juin 2021, devant la presse, qu'il organise le 12 juin prochain, la journée de solidarité nationale.

 Le Patriarche, le Doyen, le Haut-Représentant, le Cérémoniaire ombré du Président de la République, le Maître d’école a achevé sa course sur la terre des hommes. La bibliothèque a pris feu. Kitenge Yesu, ce fin stratège assis à la droite de Fatshi dès son accession à la magistrature suprême, reposera désormais pour l’éternité dans sa dernière demeure à la Nécropole Entre Terre et Ciel dans la partie Est de la Capitale Kinshasa.

Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya demeure confiant quant à la problématique de l’amélioration, tant soit peu, des conditions de vie des congolais disséminés sur l’ensemble du territoire national à travers l’Union Sacrée de la Nation, cette vision engendrée par le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi Tshilombo dans le but de solutionner les gros maux qui rongent les congolais. C’est lors de son passage dans l’émission ‘’le débat africain’’ de Radio France Internationale (RFI), dimanche 31 mai 2021 que le Ministre Patrick Muyaya a réitéré sa conviction de voir la RDC renaitre de ses cendres tant sur les plans économique, sécuritaire que sur le plan social, souhait le plus ardent de tout congolais, grâce à la hargne de changer la donne, imprégnée dans l’ADN du Chef du Gouvernement, le Premier Ministre Sama Lukonde.

La vision de l’Union Sacrée de Nation

Toujours fidèle à ses interventions pertinentes aux préoccupations d’Alain Foka, Patrick Muyaya est allé au pied de l’Olympe où le Président de la République, Félix Tshisekedi, a puisé sa nouvelle vision politique de l’Union Sacrée de la Nation, pour scander qu’à travers cette vision de Fatshi, l’espoir  de voir la République Démocratique du Congo reprendre sa puissance de gâchette de l’Afrique, est permis aux congolais. Car, a précisé Muyaya, la mission leur confiée dans l’équipe des Guerriers de Sama Lukonde, c’est de réunifier le grand Congo, le rendre débout plus que jamais. «Aujourd’hui, la vision, elle est toute simple. C’est de faire un Congo prospère, un Congo pacifié, un Congo solidaire. C’est cela la vision pour nous dans le Gouvernement Sama Lukonde et nous ne voulons pas de polémiques. Nous voulons commencer à trouver des solutions aux problèmes de congolais. La première donne que l’Union Sacrée apporte, c’est la stabilité dans les institutions», a précisé la bouche autorisée des Warriors.

Dans cette lancée de sérénité devant ses co-débateurs dans la fameuse émission politique de RFI, le Ministre de la Communication et Médias et Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, a tenu à balayer toute équivoque dans les chefs de milliers de politiques congolais qui voient le diable dans le renversement de la majorité intervenu au niveau de deux chambres du Parlement suite à l’avènement de l’Union Sacrée de la Nation, lequel renversement a permis à Sama Lukonde d’avoir dorénavant un buste au jardin des Premiers de la Primature, synonyme de remplacement de Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Pour Patrick Muyaya, politicien, on le devient par une vision personnelle avant tout, celle de changer des conditions de vie de ses compatriotes et non par les ambitions d’un groupe d’individus. «Je crois savoir que l’homme politique est guidé d’abord par les intérêts du peuple. Lorsqu’à un certain moment, vous vous retrouvez dans une coalition où ça pose problème sur un certain nombre de questions, vous vous décidez. Il y a eu des maux qui se sont enracinés, il y a eu des cadres où les gens devaient discuter, mais ils ne discutent pas, et les hommes politiques se sont assumés. De toute évidence, moi je ne voudrais pas entrer dans le débat de légalité ou ceci, mais nous tous, nous avions constaté que la Coalition ne marchait pas, et que les questions de la population n’étaient pas bien prises en charge », a indiqué Muyaya.

Vers la conclusion de son élan, le Ministre Patrick Muyaya a précisé un certain nombre de priorités du Gouvernement de la République dont il est le Porte-parole. A l’en croire, la sécurité, le social du peuple ainsi que les questions économiques, sont là les urgences de l’exécutif central, dirigé par le Premier Ministre Sama Lukonde Kyenge.

Gloire Mfemfere

 

 

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