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Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a présidé, ce mercredi 26 octobre 2022, la réunion hebdomadaire du comité de conjoncture économique à la Primature. Y ont pris part, le Ministre d'Etat, Ministre du Plan, le Ministre d'Etat en charge du Budget, le Ministre des Finances, le Ministre du Commerce Extérieur, la Vice-Ministre des Finances ainsi que la gouverneure de la Banque Centrale du Congo. Selon le compte rendu fait par le Ministre d'Etat, Ministre du Plan, Christian Mwando, il a été examiné au cours de cette réunion la note conjoncturelle du pays mais également la situation de stock en carburant, la question liée à l'application du décret portant suspension de la TVA sur certains produits de première nécessité et la situation de la retraite des fonctionnaires de l'Etat.

« Nous avons constaté qu'il y a quand même une très bonne tenue des finances publiques notamment le taux de change qui reste aujourd'hui autour de 2012 franc congolais pour 1 dollar à l'officiel et 2087 au parallèle. Nous avons également constaté que les réserves de change restent autour de 3 milliards 900 millions donc une tendance haussière. Il a été également fait état de la situation de stock en carburant. Aujourd'hui, la situation de stock est au vert, notamment nous sommes à plus ou moins deux mois et demi de stock. Et nous avons pris des mesures pour que la situation de rupture de stock ne se reproduise plus », a fait savoir Christian Mwando Nsimba.

Concernant la question de la mise en application du décret portant suspension de la TVA sur certains produits de première nécessité, le Premier Ministre Sama Lukonde, soucieux de constater rapidement la baisse des prix des biens de consommation  courante sur les différents marchés en vue de soulager la souffrance de la population, a donné des instructions claires au comité de conjoncture économique pour qu'un contrôle rigoureux soit déclenché sur les marchés.

« Le Premier Ministre est revenu également sur la question du décret portant suspension de la TVA. Il a été demandé qu'un contrôle soit mis en œuvre pour que les prix des produits de première nécessité en subissent les effets notamment par la baisse des prix. En tout cas, d'ici la fin de l'année que les prix soient maintenus », a souligné le Ministre d'Etat en charge du Plan. 

Se penchant sur la situation des fonctionnaires de l'État, le Comité de conjoncture économique  a fait état  de l'augmentation de la masse salariale. 

« Il a été constaté que pour le quatrième trimestre, il y a une hausse de la masse salariale et donc il y a eu notamment l'intégration de 4600 fonctionnaires dans la paie. Nous avons également préparé la situation des retraités qui doit être mise en œuvre sous l'égide du Chef de l'Etat », a conclu le Ministre d'Etat Christian Mwando Nsimba.

(Avec la Cellule de communication de la Primature)

Le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima Kazadi, a lancé officiellement la campagne de sensibilisation à l'identification et l'enrôlement des électeurs, à Béatrice hôtel, devant le gotha des représentants de deux Chambres du parlement, du corps diplomatique,  les médias et des organismes internationaux. Lors du lancement officiel de la campagne de sensibilisation à l'opération d'identification et d'enrôlement des électeurs, Denis Kadima Kazadi a sollicité l'implication des parties prenantes au processus électoral dans la mobilisation de la population congolaise d'ici et d’ailleurs.

D’après Kadima, le lancement de la révision du fichier électoral est prévu en décembre 2022. «Votre présence est la manifestation de votre engagement à accompagner le processus électoral et d'y participer. Il connaîtra en décembre 2022 le lancement de la révision du fichier électoral. Mon équipe et moi travaillons dans un contexte différent et sommes engager à faire les choses différemment. Nous voulons impliquer toutes les parties prenantes au parcours sinueux du cycle électoral en cours jalonné des contraintes de tous ordres. Nonobstant ces contraintes, la Ceni est décidée à tout mettre en œuvre pour accomplir la mission légale qui lui est assignée. Celle d'organiser, en toute indépendance et impartialité, les scrutins libres démocratiques et transparents. Pour y parvenir, la Ceni a développé deux outils essentiels : la Feuille de route du processus électoral 2021-2027 publiée le 3 février 2022 et le Plan stratégique et opérationnel 2022-2026 adopté au mois de janvier dernier », a déclaré le Président Denis Kadima.

La Feuille de route énumère les grandes opérations préélectorales et post-électorales que la Ceni compte organiser. «Il s'agit notamment de la cartographie opérationnelle qui a permis de dresser la cartographie des centres d'inscription, ensuite l'opération d'identification et d'enrôlement des électeurs qui sera lancé au mois de décembre 2022. Vient après l'organisation des élections directes et indirectes du cycle électoral et enfin les activités de pérennisation du processus électoral. Quant au Plan stratégique opérationnel, il est décliné en cinq piliers : la construction d'une image de la Ceni qui renforce sa crédibilité, l'amélioration de la qualité des services rendus pour accroître l'efficacité, le renforcement des relations avec les parties prenantes pour une plus grande confiance, la construction d'une nouvelle culture d'inclusivité pour une plus grande adhésion et enfin l'engagement d'une politique de mobilisation et de gestion durable et efficace de ses ressources pour assurer la pérennité de la Ceni », a renchéri le numéro un de la Centrale électorale.

Devant les convives, Denis Kadima a mis en avant, dans cette démarche, l'étroite collaboration entre son institution et l'Office national d'identification de la population (ONIP) et l'Institut national des statistiques (INS), annonçant le calendrier électoral à venir. « La mise en œuvre de ces deux outils qui seront bientôt complété par le calendrier électoral le mois prochain constitue un véritable challenge pour l'équipe dirigeante de la Ceni qui n'attend ménager aucun effort pour ce faire. La présente opération d'identification et d'enrôlement des électeurs est menée en étroite collaboration avec l'ONIP et l'INS. Cette mutualisation opérationnelle va consister à la mise en commun des ressources humaines, techniques, logistiques et matérielles pour les activités communes. Je sollicite l'implication et l'accompagnement de toutes les parties prenantes au processus électoral dans la mobilisation de la population congolaise résidant aussi bien au pays que celle résidant dans les cinq pays sélectionnés notamment l'Afrique du Sud, la Belgique, le Canada, les États-Unis et la France. Cela assurera le succès de cette opération et va permettre à la Ceni de constituer un fichier électoral conforme aux normes et standards internationaux débouchant sur l'octroi des cartes d'électeurs. En plus, ce fichier électoral sera utile non seulement à la Ceni mais aussi à l'ONIP, lorsqu'il s'agira de poursuivre l'opération d'identification de la population pour la délivrance de la carte nationale d'identité », a-t-il explicité.

Bien avant l’allocution de numéro Un de la centrale électorale, le 2ème Vice-président,  Didi Manara,  superviseur des activités de sensibilisation, a souligné le caractère fondamental de la sensibilisation pour ratisser large en suscitant un intérêt majeur. « La sensibilisation d'une opération de cette envergure a l'avantage de conscientiser et mobiliser les citoyens, en vue d'intégrer le fichier électoral, de manière à être le plus inclusif possible. Et pour porter le message partout, l'idéal est de tisser avec les partenaires un maillage pour qu'aucune portion du territoire ni une couche de la population ne reste en marge. Pour ce faire, la CENI utilise des approches de communication adaptées à chaque cible. Des dépliants, des affiches, les médias et tous les autres canaux possibles avec des messages spécifiques», a dit le 2ème Vice-président de cet organe. Il a rappelé les activités préparatoires ayant précédé cette grande opération lancée ce jour : l'acquisition des kits d'identification et d'enrôlement des électeurs, les tests grandeur nature et la formation imminente des préposés qui se préparent à la tâche. Relevant qu'une caravane motorisée devrait sillonner les grandes artères de la capitale. Et pour lier l'acte à la parole, une caravane à grand renfort des messages conçus à cet effet s'est ébranlée aussitôt à l'issue de la cérémonie, en vue d'une large vulgarisation.

Merdi Bosengele

*Le Deuxième Vice-président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Didi Manara Linga, accompagné de quelques membres de la CENI et du Secrétaire Exécutif National, Thotho Mabiku Totokani, a ouvert la Journée de sensibilisation au cancer du sein, à Romeo Golf, à la Gombe.

Une journée au cours de laquelle le personnel de la CENI et d'autres invités ont été suffisamment édifiés par les médecins spécialistes,  sur les facteurs de risque et les mesures de prévention du cancer du sein.

Dans son mot d'ouverture, le deuxième Vice-président a, au nom du Président Denis Kadima Kazadi (empêché), exprimé de vifs remerciements à l'équipe du Secrétariat Exécutif National de la CENI, pour cette louable initiative.

"L'activité de ce jour a donné à la CENI l'opportunité d'évoquer ouvertement la problématique liée au cancer du sein.

Et cela intervient au moment opportun, parce que la Centrale électorale se prépare pour organiser les élections générales dans le délai constitutionnel. Mais,  avant d'en arriver là, nous sommes dans la sensibilisation pour l'enrôlement des électeurs qui commencera en décembre prochain.

C'est bien d'être ici avec les mamans qui sont en bonne santé, et vous avez entendu les statistiques sont assez alarmantes au sujet du cancer de sein. Mais,  ce qui est bien pour cette maladie, c'est son caractère antinomique", a indiqué D. Manara. 

Et d'ajouter : "Chez nous en RDC, Octobre rose est un concept qui n'a pas encore pris d'ampleur dans la masse comme ailleurs  mais,  le Président Denis Kadima m'a avoué qu'il sera un interlocuteur majeur, pour que le gouvernement congolais puisse en faire un évènement national, permettant ainsi aux femmes d'avoir accès à la mammographie, qui est un examen capital, pour détecter à temps,  le développement du cancer du sein".

Pour sa part, le Questeur Adjoint de la CENI, Sylvie Birembano a attiré l'attention de l'assistance sur certaines précautions pour réduire les risques de contracter ce type de cancer.

"Il est très important d'adopter certains comportements et prendre des mesures pour réduire le risque de cancer du sein notamment faire durer l'allaitement au sein, s'adonner aux exercices physiques régulièrement, surveiller son poids, éviter d'abuser de l'alcool, et de s'exposer à la fumée de tabac...",  a-t-elle précisé.

Le Secrétaire Exécutif National, Thotho MABIKU TOTOKANI, a par ailleurs précisé que la CENI, à travers cette journée de sensibilisation, veut apporter aux femmes la bonne information, pour savoir se prémunir contre le cancer du sein.

Cette journée a été marquée également par les exposés des médecins spécialistes du Centre hospitalier Nganda, donnant lieu au jeu des questions-réponses entre les participants et les intervenants.

La Pros.

En l’absence du Président Félix Tshisekedi, pris par une série d’urgences à l’étranger, le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde a présidé, vendredi 21 octobre 2022, en visioconférence, la 74ème réunion du Conseil des ministres. Dans sa communication, le Chef du Gouvernement est revenu sur l’audience qu’il a accordée au Cardinal Fridolin Ambongo, venu lui faire rapport de son séjour dans le Grand Bandundu où il s’est imprégné des réalités sévissant dans cette partie du pays à la suite du conflit Teke-Yaka. Tout en saluant l’initiative et la bravoure de l’Archevêque métropolitain de Kinshasa,  Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a réaffirmé sa détermination et celle de son Gouvernement à restaurer la paix dans cette partie du pays, appelant, toutefois, à une synergie d’efforts de la part de tout le peuple pour y parvenir. Cette rencontre hebdomadaire du Gouvernement était aussi un moment propice pour le premier des warriors à sensibiliser l’ensemble de son équipe sur l’état d’exécution du Programme d’actions 2021-2021, résumé en quatre secteurs que voici : Politique, Justice, Défense et Sécurité» ; «Economie et Finances» ; «Reconstruction» ; et «Social et Culturel».

Lors de ce Conseil de ministres, le Premier ministre a insisté sur l’auto-évaluation. Le Premier ministre a estimé que c’est une occasion, pour le Gouvernement de la République, de procéder à une autoévaluation à mi-parcours de la mise en œuvre du Programme d’actions 2021-2023 qui se résume en quatre secteurs ci-après : « Politique, Justice, Défense et Sécurité » ; «Economie et Finances» ; «Reconstruction» ; et «Social et Culturel». Il a insisté sur la nécessité de ne ménager aucun effort pour poursuivre la réalisation des actions prévues, lesquelles doivent concrétiser la vision du

Président de la République, Chef de l’Etat celle de bâtir un Congo Fort, Prospère et Solidaire.

Pour ce faire, le Premier ministre a exhorté chaque Ministre, chacun en ce qui le concerne, à se livrer à cette exigence de la gestion axée sur les résultats, pour identifier les actions totalement réalisées, celles en cours et celles non encore réalisées. Cet exercice de management public va permettre au Gouvernement de mieux s’acquitter de son devoir de redevabilité en toute transparence vis-à-vis du peuple… Le Premier ministre continue de suivre étroitement la situation sécuritaire à l’Est du pays et dans la Province du Mai-Ndombe. C’est dans ce cadre qu’il a échangé avec le Cardinal Fridolin Ambongo après la visite de réconfort que ce dernier a effectuée dans cette partie du pays. Le Chef du Gouvernement a salué la collaboration et a insisté sur la nécessité de travailler en synergie pour mettre fin à ce conflit intercommunautaire », renseigne Cashmir Eberande, Ministre du Numérique, dans le compte rendu du conseil des ministres, tel que lu et présenté sur les antennes de la télévision nationale.

La Pros.

COMPTE RENDU DE LA SOIXANTE-QUATORZIEME REUNION

DU CONSEIL DES MINISTRES

Vendredi 21 octobre 2022

Son Excellence Monsieur, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Jean-

Michel SAMA LUKONDE KYENGE a présidé en visioconférence, la soixante-quatorzième réunion du Conseil des Ministres du Gouvernement de

la République, ce vendredi 21 octobre 2022.

Quatre points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :

  1. Communication de son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
  2. Points d’informations ;

III. Approbation d’un relevé des décisions du Conseil des Ministres ;

  1. Examen et adoption des textes.
  2. COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

La communication du Premier Ministre, Chef du Gouvernement a porté essentiellement sur trois (3) points, à savoir :

  1. De la tournée du travail du Président de la République, Chef de l’Etat

Le Premier Ministre a informé le Conseil de la tournée de travail qu’effectue le Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI

TSHILOMBO, d’abord à Londres et au Ghana, ensuite la Tanzanie.

A l’étape de Londres, le Président de la République a été l’invité d’honneur du prestigieux Financial times Africa Summit qui s’est focalisé, cette année, sur les investissements en Afrique.

Dans son propos, le Chef de l’Etat a évoqué les opportunités qu’offrent l’Afrique et la République Démocratique du Congo, tant au plan des ressources humaines que des ressources minérales. Il a réservé l’essentiel de sa communication aux réponses que notre Pays, en tant que Pays-solution, donne à l’humanité au regard des enjeux climatiques et environnementaux qui guettent le monde entier.

En marge de sa participation à ce forum, le Président de la République a eu d’importants entretiens avec les autorités britanniques, dont Sa Majesté le Roi

Charles III, faisant de lui le deuxième Chef d’État au monde à être reçu en audience par le nouveau Souverain britannique.

Leurs entretiens ont porté essentiellement sur la question de la préservation des forêts tropicales ainsi que sur la contribution cruciale qu’apporte notre Pays dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Le Roi Charles III a aussi promis d’user de son influence pour mettre fin aux bruits de bottes dans l’Est du pays qui contribuent également à la destruction de l’écosystème.

Après Londres, le Président de la République a séjourné à Accra où a il effectué une visite d’État auprès de son homologue NANA AKUFO ADO, Président de la République du Ghana. Les deux Chefs d’État ont jeté les bases solides de la coopération bilatérale mutuellement avantageuse.

  1. De l’autoévaluation à mi-parcours de l’action gouvernementale

A près de deux mois de la fin de l’année 2022 en cours, le Premier Ministre a estimé que c’est une occasion, pour le Gouvernement de la République, de procéder à une autoévaluation à mi-parcours de la mise en œuvre du

Programme d’actions 2021-2023 qui se résume en quatre secteurs ci-après : «

Politique, Justice, Défense et Sécurité » ; « Économie et Finances » ; « Reconstruction » ; et « Social et Culturel ».

Il a insisté sur la nécessité de ne ménager aucun effort pour poursuivre la réalisation des actions prévues, lesquelles doivent concrétiser la vision du

Président de la République, Chef de l’Etat celle de bâtir un Congo Fort,

Prospère et Solidaire.

Pour ce faire, le Premier Ministre a exhorté chaque Ministre, chacun en ce qui le concerne, à se livrer à cette exigence de la gestion axée sur les résultats, pour identifier les actions totalement réalisées, celles en cours et celles non encore réalisées.

Cet exercice de management public va permettre au Gouvernement de mieux s’acquitter de son devoir de redevabilité en toute transparence vis-à-vis du peuple.

  1. De la rencontre avec le Cardinal

Le Premier Ministre continue de suivre étroitement la situation sécuritaire à l’Est du pays et dans la Province du Mai-Ndombe. C’est dans ce cadre qu’il a échangé avec le Cardinal Fridolin Ambongo après la visite de réconfort que ce dernier a effectuée dans cette partie du pays. Le Chef du Gouvernement a salué la collaboration et a insisté sur la nécessité de travailler en synergie pour mettre fin à ce conflit inter-communautaire.

  1. POINTS D’INFORMATION

II.1. Etat et administration du territoire

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et

Affaires Coutumières a informé le Conseil de l’état du territoire qui reste dominé par la poursuite des opérations militaires contre les groupes armés et terroristes.

Pendant la semaine qui se termine, l’état d’esprit de la population est resté dominé par :

- La participation de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat, au 9ème Forum Africa Summit Financial Time 2022, pour l'investissement en Afrique tenu à Londres ;

- La décision du Gouvernement de la République annonçant, pour la énième fois, son refus catégorique de négocier avec les terroristes du M23, tel que souhaité par ces derniers ;

- L’examen de la motion de défiance déposée au Bureau de l'Assemblée Nationale, contre le Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement.

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et

Affaires Coutumières a succinctement brossé la situation sécuritaire dans quelques provinces, et a mis en exergue les faits suivants :

Dans la Ville de Kinshasa

Manifestations de colère des étudiants de I'INBTP, qui ont incendié deux véhicules, saccagé plusieurs chambres de leurs homes et les bureaux du

Directeur Général, le 17 octobre 2022, pour protester contre la décision des autorités de les évacuer desdits homes pour besoin de réfection dans le cadre du programme de reconstruction des universités initié par le Président de la

République.

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et

Affaires Coutumières a terminé son propos par informer le Conseil de la situation des déplacés internes dans les Provinces du Kwango et du Kwilu à la suite du conflit communautaire dans le Kwamouth.

Le Conseil a pris acte de ce Rapport.

II.2. Situation sécuritaire

Complétant le Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur sur la situation sécuritaire dans le pays, la Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des

Sceaux, faisant l’intérim du Ministre de la Défense et Anciens Combattants en mission, a informé le Conseil de la poursuite des opérations militaires dans les provinces sous état de siège et de la traque des forces négatives dans l’Est du pays. Elle a aussi fait part de l’évolution de la situation à Kwamouth, dans la province de Maï-Ndombe.

Le Conseil a pris acte de ce Rapport.

II.3. Situation sanitaire dans le pays

Prenant la parole au nom du Ministre en mission, la Vice-Ministre de la Santé

Publique, Hygiène et Prévention, a présenté au Conseil la situation sanitaire dans le pays qui reste stable et maîtrisée, notamment en ce qui concerne la

Covid-19 et les épidémies de Choléra et de Monkey Pox.

La discipline sanitaire qui consiste notamment à respecter les gestes barrières et à se faire vacciner demeure recommandée pour minimiser l’impact des nouvelles vagues et/ou des nouveaux cas de contamination.

Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.

II.4. Rapport de mission du secteur de l’Environnement

La Vice-Première Ministre, Ministre de l’Environnement et Développement

Durable a présenté au Conseil le Rapport sur la participation de la République

Démocratique du Congo à la Réunion Stratégique du Groupe de Négociation des Pays les Moins Avancés (PMA) sur les Changements Climatiques et à la

18ème session de la Conférence Ministérielle Africaine sur l'Environnement, tenues à Dakar du 12 au 16 septembre 2022.

En ce qui concerne le premier volet de ce Rapport, elle a indiqué que le Groupe des négociateurs des Pays les Moins Avancés (PMA) rassemble 46 pays en développement dans le monde dont la République Démocratique du Congo qui défendent en commun leurs intérêts. Ils partagent des considérations au sujet de leur vulnérabilité et de leur besoin de soutien pour planifier leur adaptation.

Les objectifs poursuivis par la réunion de Dakar ont consisté à faire le point sur les progrès réalisés à ce jour dans les négociations internationales sur le changement climatique, de discuter des questions et défis clés, de développer un plan et à convenir des priorités et positions pour la COP27.

Ainsi, les Ministres en charge de l'Environnement des Pays les Moins Avancés

(PMA) ont pu se concerter pour définir leur stratégie, discuter des priorités et besoins clés, des objectifs et des positions africaines pour la COP27.

S’agissant du deuxième volet du Rapport fait au Conseil, la Vice-Première

Ministre, Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, a commencé par rappeler au Conseil que la Conférence Ministérielle Africaine sur l'Environnement (CMAE) a été créée en décembre 1985, à la suite d’une conférence des Ministres africains de l'environnement tenue au Caire, en

Egypte.

Son mandat est de défendre la protection de l'environnement en Afrique, de veiller à ce que les besoins humains fondamentaux soient satisfaits de manière adéquate et durable, de veiller à ce que le développement social et économique soit réalisé à tous les niveaux et de veiller à ce que les activités et pratiques agricoles répondent aux besoins de la sécurité alimentaire de la région.

Les mesures adoptées par la CMAE pour trouver des solutions aux problèmes environnementaux en Afrique ont toujours été participatives et consultatives depuis sa création.

L'existence de la CMAE a eu un impact sur la manière dont les questions environnementales sont traitées dans la région. Elle a également contribué à renforcer la participation et l'implication active de l'Afrique tant dans les négociations mondiales que dans les accords internationaux sur l'environnement.

Au terme de ces assises, notre pays a été réélu à la Vice-Présidence de la CMAE pour l'Afrique Centrale. Plusieurs décisions allant dans le sens d’assurer le bienêtre des populations et garantir la durabilité environnementale en Afrique ont été prises. Avant de conclure son intervention, la Vice-Première Ministre, Ministre de l’Environnement et Développement Durable a fait le point sur le bilan satisfaisant des assises de la PRECOP27 respectivement à Yangambi et à

Kinshasa.

Le Conseil a pris acte de ce Rapport.

II.5. Trois Rapports de la Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux

La Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a présenté trois

Rapports relatifs (i) au Projet de Construction des nouvelles prisons ; (ii) au

Contentieux République Démocratique du Congo contre FC Hémisphère ; et

(iii) aux Négociations entre la République Démocratique du Congo et la Société

Transvale Mining SA.

S’agissant du premier Rapport, la Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et

Garde des Sceaux a rappelé que c’est dans le souci faire face à la situation précaire de nos établissements pénitentiaires confrontés à la surpopulation carcérale, aux évasions répétées et autres que le Président de la République a chargé son Ministère de faire un état des lieux au terme duquel des propositions appropriées devraient être faites pour humaniser et sécuriser davantage nos établissements pénitentiaires.

Eu égard au besoin pressant de trouver une solution rapide et durable et après l'étude de faisabilité, il s'est dégagé l'idée de construire au moins onze (11) prisons d’une capacité de 2.500 personnes chacune à travers le pays, selon l’ancienne configuration de 11 provinces. Ces nouvelles prisons seront équipées et sécurisées conformément aux normes internationales en la matière.

En plus des nouvelles prisons à construire, ce projet offre aussi la possibilité de réhabiliter celles qui existent. C'est notamment les cas des prisons de

Kasapa à Lubumbashi et de Buluwo à Likasi.

Par ailleurs, pour promouvoir l’autosuffisance alimentaire et rendre les détenus productifs, chaque prison sera dotée des unités de production (boulangerie, pâtisserie, etc.), des centres et ateliers de formation aux métiers. Les prisons situées dans les provinces à vocation agricole auront des espaces pour l'agriculture, l'élevage, la pisciculture, etc.

Pour ce qui concerne le second Rapport relatif au contentieux de la République Démocratique du Congo contre FG Hémisphère, la Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a informé le Conseil, consécutivement aux recommandations du Président de la République formulées au cours de la 41ème Réunion du Conseil des Ministres, qu’elle a eu des échanges avec FG Hémisphère.

Cette structure a marqué son accord pour le règlement de ce contentieux par la voie des négociations.

Quant au troisième Rapport lié aux négociations entre la République

Démocratique du Congo et la Société Transvale Mining SA, la Ministre d’Etat,

Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a indiqué que les négociations évoluent positivement dans le sens de résoudre à l’amiable ce différend né entre deux parties en rapport avec le projet de Construction de la Centrale hydroélectrique de Busanga.

Le Conseil a pris acte de ces trois Rapports.

II.6. Rapport de mission de la délégation Gouvernementale aux

Assemblées annuelles de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire

International

Intervenant à cet effet, le Ministre des Finances a présenté le rapport de mission de la participation de la délégation Gouvernementale aux Assemblées annuelles de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International tenues à

Washington aux Etats-Unis d’Amérique du 10 au 16 octobre 2022.

Au plan bilatéral, les services du Fonds Monétaire International (FMI) ont félicité le Gouvernement pour la résilience de l’économie congolaise ainsi que les performances réalisées, particulièrement dans le domaine de la mobilisation des recettes domestiques et de l’accumulation des réserves internationales.

Ils ont également encouragé le Gouvernement à poursuivre les réformes engagées dans le cadre du Programme soutenu par la Facilité élargie de crédit

(FEC) pour lequel une mission de l’Équipe-pays séjourne à Kinshasa depuis le

19 octobre jusqu’au 2 novembre 2022.

Les services du FMI ont soulevé une inquiétude par rapport à la masse salariale et son manque de prévisibilité d’autant plus que son évolution peut porter un risque majeur sur la soutenabilité budgétaire en cas de retournement de la conjoncture. A ce sujet, le Conseil des Ministres a convenu de clarifier et de renfoncer le rôle du Ministère en charge de la Fonction Publique pour tout acte ayant une incidence sur la masse salariale des agents et fonctionnaires de l’Etat.

En ce qui concerne le nouveau Fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité, la délégation a rappelé aux services du FMI la requête Congolaise

visant à bénéficier de ces ressources ; et ce, en considérant la contribution de notre pays à la lutte contre le changement climatique. S’agissant de l’accès de la RDC à ce Fonds, il a été convenu, avec le FMI, d’ouvrir les négociations pendant la 3ème Revue du Programme en cours, en vue de les conclure au plus tard au courant du premier trimestre de l’année prochaine.

La rencontre avec la Banque Mondiale a débuté par la signature de l’Accord de financement relatif au projet de résilience urbaine de Kananga pour 100 millions USD, visant principalement à lutter contre les érosions.

Par ailleurs, la délégation a eu des réunions avec la Vice-Présidente de la Banque Mondiale et le Directeur Général de la Société Financière Internationale (SFI) pour passer en revue les opérations en cours d’exécution et les secteurs de concentration du nouveau partenariat adopté en mars 2022.

Dans l’ensemble, la RDC a été félicitée pour les performances macroéconomiques et l’accroissement du taux de décaissement. La politique actuelle du Gouvernement visant à renforcer le dispositif de coordination et de suivi des projets est encouragée et soutenue par la Banque mondiale.

Concernant l’octroi du deuxième appui budgétaire par la Banque mondiale, le

Gouvernement a été encouragé à poursuivre les efforts pour accomplir les différents déclencheurs.

La délégation a obtenu de la Société Financière Internationale (SFI) l’engagement d’augmenter son portefeuille en RDC avec un accent particulier sur les secteurs de l’habitat, de l’agribusiness et de l’énergie. Les deux parties ont convenu d’organiser conjointement, à la mi 2023 à Kinshasa, un forum sur l’agribusiness.

Par ailleurs, les questions bilatérales et spécifiques en rapport avec l’agenda congolais de lutte contre la corruption et la criminalité économique ont été passées en revue avec le Sous-secrétaire américain au Trésor en charge du

Terrorisme et de l’intelligence financière, M. Brian Nelson.

Tout en encourageant le Gouvernement Congolais à accélérer le rythme des réformes, notamment l’adoption de la loi anti-blanchiment ainsi que ses mesures d’application, l’Administration du Trésor s’est montrée satisfaite de l’engagement effectif des autorités congolaises et elle a réitéré toute sa disponibilité à apporter au Gouvernement son assistance à cet égard.

Le Ministre des Finances a informé le Conseil du point critique qui est revenu lors des différents échanges. Il se rapporte à la perspective d’exploitation des 6 blocs pétroliers qui se trouvent dans des zones protégées.

A ce sujet, la position Congolaise donnée à l’Envoyé spécial du Président des

États-Unis d’Amérique pour le climat, John Kerry, a été valablement défendue par la délégation devant l’ensemble des interlocuteurs rencontrés.

Le Ministre a été complété par le Ministre d’Etat, Ministre du Budget.

Le Conseil a pris acte de ce Rapport.

III. APPROBATION D’UN RELEVE DES DECISIONS DU

CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil des Ministres a adopté le relevé des décisions prises lors de sa 73ème réunion tenue le vendredi 14 octobre 2022.

  1. EXAMEN ET ADOPTION DES TROIS (03) PROJETS DE

TEXTES

IV.1. Projet de Loi portant autorisation de la prorogation de l'état de siège sur une partie du territoire

La Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a présenté, à l’attention du Conseil, le Projet de Loi autorisant la prorogation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu pour une période de 15 jours prenant cours le 02 novembre 2022.

L’objectif étant de cristalliser les acquis des opérations antérieures en permettant à nos Forces Armées de poursuivre des actions d’envergure sur terrain en vue de restaurer la paix, la sécurité et l’autorité de l’Etat dans cette partie de la République Démocratique du Congo.

Après débats et délibérations, ce projet de Loi a été adopté.

IV.2. Deux Projets de loi du Ministère des Finances

Le Ministre des Finances a soumis au Conseil deux Projets de Loi pour examen et approbation :

En premier lieu, il a présenté le Projet de loi relatif à l'Impôt sur les sociétés et à l'impôt sur le revenu des personnes physiques en soulignant que l'Ordonnance-loi no69/009 du 10 février 1969 a institué en République Démocratique du Congo, en matière de revenus des personnes physiques et des personnes morales, un système d'imposition comprenant trois cédules ayant chacune des règles d'assiette et des taux spécifiques, à savoir : les revenus locatifs ; les revenus des capitaux mobiliers et les revenus professionnels comprenant les rémunérations et les bénéfices et profits.

Ce système d'imposition a l’inconvénient de ne pas faire la distinction entre la fiscalité des sociétés et la fiscalité des personnes physiques, a souligné le

Ministre des Finances.

C’est pourquoi, le Projet de Loi présentée institue deux impôts distincts :

- un Impôt sur les Sociétés (IS) et ;

- un Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPP).

L'Impôt sur les Sociétés s’applique uniquement aux bénéfices réalisés par les sociétés et autres personnes morales, alors que l'Impôt sur le Revenu des

Personnes Physiques s’applique exclusivement aux revenus réalisés par les personnes physiques.

En outre, ledit projet de Loi institue, en matière de réévaluation de l'actif immobilisé des entreprises :

- une réévaluation libre et une réévaluation légale ;

- un prélèvement libératoire de l'IS et de l'IRPP en cas de plus-values de réévaluation, dont les taux sont fixés à 20% et 5%, respectivement en cas de réévaluation libre ou de réévaluation légale.

Et, en matière de report des déficits, ce projet de Loi institue un système d'imputation des pertes sur les exercices suivants jusqu'au troisième exercice qui suit l'exercice déficitaire.

Il prévoit également des exonérations et exemptions spécifiques en matière d'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques au niveau de chaque catégorie de revenu.

En second lieu, le Ministre des Finances a soumis au Conseil le Projet de loi modifiant et complétant la loi n 0 004/2003 du 14 mars 2003 portant réforme des procédures fiscales. Il a souligné que l'introduction dans la structure du système fiscal congolais de l'Impôt sur les Sociétés et de l'Impôt sur le Revenu des Personnes

Physiques, appelle la modification de la Loi no 004/2003 du 13 mars 2003 portant réforme des procédures fiscales.

Ces modifications se rapportent aux dispositions particulières relatives aux obligations déclaratives, aux modalités d'exercice de contrôle et aux modalités de recouvrement.

S'agissant des obligations déclaratives, le Projet de Loi introduit des dispositions particulières concernant :

- la déclaration de l'Impôt sur les Sociétés et celle de l'Impôt sur le Revenu des Personnes

Physiques ;

- la déclaration de retenue à la source de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques dans les catégories de revenus salariaux et revenus assimilés, de revenus des capitaux mobiliers et des plus-values réalisées ;

- la déclaration du prélèvement sur les prestataires de services non-résidents ;

- la déclaration de la cotisation exceptionnelle à charge des entreprises employant un personnel expatrié ;

- les échéances de souscription.

Quant aux modalités d'exercice du contrôle, il est institué en direction des personnes physiques une vérification de la situation fiscale personnelle d'ensemble.

Pour ce qui est des modalités de recouvrement, le projet de Loi donne des indications sut le paiement de l'Impôt sur les Sociétés et de l'Impôt sur le

Revenu des Personnes Physiques dans les catégories de bénéfices des activités industrielles, commerciales, immobilières et artisanales, de bénéfices des professions non commerciales et de bénéfices de l'exploitation agricole suivant le régime réel d’imposition, qui s’effectue par voie d’acomptes prévisionnels.

Il en est de même pour le paiement de l'Impôt sur le Revenu des Personnes

Physiques dans les catégories de revenus salariaux et revenus assimilés, de revenus des capitaux mobiliers et de plus-values réalisées, qui s'effectue par voie de retenue à la source.

En revanche, l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques dans les catégories de bénéfices des activités industrielles, commerciales, immobilières et artisanales, de bénéfices des professions non commerciales et de bénéfices de l'exploitation agricole mais imposés suivant le régime des petites entreprises est payé en deux quotités.

Après débat et délibérations, le Conseil a adopté ces deux Projets de Loi.

Commencée à 12h27’, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 17h00.

Pour le Ministre de la Communication et Médias,

Porte-parole du Gouvernement en mission,

Prof. Dr. Désiré-Cashmir KOLONGELE EBERANDE

Ministre du Numérique

 L’optimisme affiché par le gouvernement sur la tenue des élections 2023, contraste avec le pessimisme de l’opposition qui promet l’hécatombe. C’est le secrétaire permanent adjoint du PPRD de Joseph Kabila, Ferdinand Kambere qui a indiqué « Avec ou sans élections, Félix Tshisekedi doit partir en 2023 ! » avant d’ajouter qu’on ne peut pas aller vaille que vaille dans ce processus. «Mais, élections ou pas élections, on sera à la fin du mandat de Tshilombo et il devra partir !», martèle-t-il.

Entretemps, ce haut cadre du PPRD prévient que : ‘‘pas de consensus, pas d'élections’’ ! Et de renchérir : «Nous ne connaissons pas cette CENI (et ses animateurs) sont conscients d'agir sans la légitimation de toutes les parties prenantes. S'ils étaient légitimes, je crois que la première chose aurait été de publier le calendrier électoral», avant de s’interroger : «Comment peuvent-ils organiser les élections sans le peuple ?». Et, enchaine-t-il : « Vous ne pouvez pas installer le chaos dans l'Est et croire ne pouvoir organiser les élections qu'à Kinshasa. Et même à Kinshasa, je ne sais pas qui y participera (quand on voit) les députés être engraissés par l'argent public et que rien ne se trouve dans le panier de la ménagère».

Le Gouvernement serein

Le Gouvernement réitère sa volonté et sa détermination d’organiser les prochaines élections dans le délai constitutionnel. A en croire son porte-parole, Patrick Muyaya, le Gouvernement attend jouer son rôle surtout avec l'annonce de la publication imminente du calendrier par la centrale électorale.

Pour ce ministre de la communication et médias, l'organisation des élections dans le délai est une question de conviction pour le gouvernement et non d'obligation comme pensent certaines personnes.

"Le Président de la Commission électorale nationale indépendante a communiqué pour dire que le mois prochain, il va publier le calendrier électoral, il y avait déjà une feuille de route qui existait et nous pensons que du côté du gouvernement, nous ferons notre part pour que ces élections se tiennent en 2023 bien-sûr. Ici, je dois rappeler que l'organisation des élections pour nous, est une question de conviction et pas une question d'obligation comme on aime à le faire croire. Pour nous, il n'y a pas de débat à ce sujet parce que le gouvernement depuis le premier jour s'acquitte de sa part. Il est temps peut-être que pour les organisations internationales qui sont intéressées par le processus de se manifester dès à présent pour être sûr qu'elles sont montées à bord dès que le bateau va quitter le point de départ, nous créons en interne des conditions. C'est pour ça que la paix doit revenir rapidement à l'Est de la République ", a indiqué Patrick Muyaya vendredi 21 octobre à TV5.

Réagissant sur le même plateau au rapport du Groupe d’Etudes sur le Congo (GEC), qui estime que le processus électoral en RDC a mal embarqué au regard de la crise de confiance entre acteurs, Patrick Muyaya explique : " Vous savez, il faut toujours regarder d'où vous voulez voir le processus, d'autres verront évidemment des obstacles, d'autres verront les opportunités qui se font. Déjà le bureau de la CENI a été constitué de manière autonome ; toutes les forces politiques sont censées y être représentées et aujourd'hui le travail de la CENI,  nous ne parlerons pas à leur place, est de construire la confiance dans le processus mais il faut avoir des acteurs qui croient, il ne faut pas qu'il y ait des acteurs qui pensent que l'alternative c'est d'aller dans un dialogue qui aboutira forcément à un partage de pouvoir ".

Et d'ajouter : " En tout cas pour le gouvernement, nous ferons la part qui est la nôtre et la CENI fera la leur, il appartient donc à toutes les parties prenantes, la classe politique, la société civile et les partenaires qui sont intéressés à faire la leur aussi pour que ces élections se tiennent et pour qu'elles consolident le processus démocratique en RDC ".

La sensibilité de ce processus électoral appelle divers protagonistes à veiller au grain. Quoi de plus normal dès lors que chacun veut tirer la couverture de son côté. Il est cependant vrai qu’on ne saura jamais mettre tout le monde d’accord. Le plus important, c’est de lancer des signaux positifs dans le sens d’apaiser les esprits.

Emma Muntu

 

 

Très convaincu des réalisations visiblement incontestables de la vision du Président de la République  Félix-Antoine Tshisekedi, Aimé-Pascal Mongo, Président national du Congrès National Africain pour le Réveil du Congo (CNARC), a, au cours de sa visite politico-socio-économique dans le chef-lieu de la province de Maï-Ndombe, Inongo, appelé la population de cette contrée de la RDC à soutenir le Chef de l'Etat et  de lui accorder 100% des voix aux prochaines échéances électorales. Il a saisi cette opportunité pour exhorter  la population locale à lui emboîter le pas dans l'élan de solidarité en vue de soutenir leurs sœurs et frères de Kwamouth exposés à une situation humanitaire très délétère.

2023, Fatshi ou rien

En tant que grand notable de Maï-Ndombe, Aimé-Pascal Mongo Lokonda, qui  est dans la ville d'Inongo depuis le 21 octobre dernier, a fait savoir, au cours d'un grand meeting qui a refoulé du monde à la place de la Tribune en plein centre-ville d’Inongo, a prêché, entre autres, l’amour qui doit se solder par la solidarité entre toutes les communautés de Maï-Ndombe  et la réélection du chef de l’Etat en 2023 afin de matérialiser davantage la vision de celui qui met  l’homme congolais au centre de tout. Car, des projets sont véritablement en cours d’exécution dans toute l’étendue de la République démocratique du Congo.

Dans son speech, Aimé-Pascal Mongo Lokonda a jeté des fleurs à la population du Maï-Ndombe pour avoir initié une collecte de fonds spontanée pour sa candidature au gouvernorat de province.

Reconnaissance

"Je vous remercie pour cela du fond de mon cœur. Mais, je ne pouvais pas aller à ses élections car, ceux qui ont volé votre victoire aux dernières élections en province sont toujours là. Les mêmes acteurs, le même jeux et surtout le même ballon comme en 2019", a indiqué Aimé-Pascal Mongo.

Il sied de souligner que Aimé-Pascal Mongo Lokonda a, dans sa suite, trente personnes dont des cadres nationaux de son parti politique, des investisseurs ukrainiens, ainsi que des délégués des opérateurs économiques et de développement qui œuvrent, entre autres, dans les secteurs agricole, infrastructurel et développement. Une façon de réaliser ses promesses qu'il a formulées à l'endroit de la population d'Inongo lors de sa dernière visite en décembre 2021. Notamment, de mener des actions de grande envergure au profit de cette population en dépit du fait qu'il ne soit pas aux affaires publiques. Une contribution pour ce natif d'Inongo à cette ville, mieux, à la province qui l'a vu naître.

Réalisations 

A cet effet, on peut dénombrer dans le lot de ses réalisations, la mise en place d'une grande radio susceptible d'arroser toute la province et ses abords, l'érection de plusieurs ponts, la construction de deux stades, et plusieurs autres actions caritatives et philanthropique au profit de l'ensemble de la province.

Comme tout artisan de la paix, Aimé-Pascal Mongo a fustigé le désastre qui s'abat à Kwamuntu dont les proportions sont semblables aux événements de triste mémoire de Yumbi. D'où, son appel à la solidarité pour aider les frères et sœurs de Kwamouth.

Jules Ntambwe

 

 L’optimisme affiché par le gouvernement sur la tenue des élections 2023, contraste avec le pessimisme de l’opposition qui promet l’hécatombe. C’est le secrétaire permanent adjoint du PPRD de Joseph Kabila, Ferdinand Kambere qui a indiqué « Avec ou sans élections, Félix Tshisekedi doit partir en 2023 ! » avant d’ajouter qu’on ne peut pas aller vaille que vaille dans ce processus. «Mais, élections ou pas élections, on sera à la fin du mandat de Tshilombo et il devra partir !», martèle-t-il.

Entretemps, ce haut cadre du PPRD prévient que : ‘‘pas de consensus, pas d'élections’’ ! Et de renchérir : «Nous ne connaissons pas cette CENI (et ses animateurs) sont conscients d'agir sans la légitimation de toutes les parties prenantes. S'ils étaient légitimes, je crois que la première chose aurait été de publier le calendrier électoral», avant de s’interroger : «Comment peuvent-ils organiser les élections sans le peuple ?». Et, enchaine-t-il : « Vous ne pouvez pas installer le chaos dans l'Est et croire ne pouvoir organiser les élections qu'à Kinshasa. Et même à Kinshasa, je ne sais pas qui y participera (quand on voit) les députés être engraissés par l'argent public et que rien ne se trouve dans le panier de la ménagère».

Le Gouvernement serein

Le Gouvernement réitère sa volonté et sa détermination d’organiser les prochaines élections dans le délai constitutionnel. A en croire son porte-parole, Patrick Muyaya, le Gouvernement attend jouer son rôle surtout avec l'annonce de la publication imminente du calendrier par la centrale électorale.

Pour ce ministre de la communication et médias, l'organisation des élections dans le délai est une question de conviction pour le gouvernement et non d'obligation comme pensent certaines personnes.

"Le Président de la Commission électorale nationale indépendante a communiqué pour dire que le mois prochain, il va publier le calendrier électoral, il y avait déjà une feuille de route qui existait et nous pensons que du côté du gouvernement, nous ferons notre part pour que ces élections se tiennent en 2023 bien-sûr. Ici, je dois rappeler que l'organisation des élections pour nous, est une question de conviction et pas une question d'obligation comme on aime à le faire croire. Pour nous, il n'y a pas de débat à ce sujet parce que le gouvernement depuis le premier jour s'acquitte de sa part. Il est temps peut-être que pour les organisations internationales qui sont intéressées par le processus de se manifester dès à présent pour être sûr qu'elles sont montées à bord dès que le bateau va quitter le point de départ, nous créons en interne des conditions. C'est pour ça que la paix doit revenir rapidement à l'Est de la République ", a indiqué Patrick Muyaya vendredi 21 octobre à TV5.

Réagissant sur le même plateau au rapport du Groupe d’Etudes sur le Congo (GEC), qui estime que le processus électoral en RDC a mal embarqué au regard de la crise de confiance entre acteurs, Patrick Muyaya explique : " Vous savez, il faut toujours regarder d'où vous voulez voir le processus, d'autres verront évidemment des obstacles, d'autres verront les opportunités qui se font. Déjà le bureau de la CENI a été constitué de manière autonome ; toutes les forces politiques sont censées y être représentées et aujourd'hui le travail de la CENI,  nous ne parlerons pas à leur place, est de construire la confiance dans le processus mais il faut avoir des acteurs qui croient, il ne faut pas qu'il y ait des acteurs qui pensent que l'alternative c'est d'aller dans un dialogue qui aboutira forcément à un partage de pouvoir ".

Et d'ajouter : " En tout cas pour le gouvernement, nous ferons la part qui est la nôtre et la CENI fera la leur, il appartient donc à toutes les parties prenantes, la classe politique, la société civile et les partenaires qui sont intéressés à faire la leur aussi pour que ces élections se tiennent et pour qu'elles consolident le processus démocratique en RDC ".

La sensibilité de ce processus électoral appelle divers protagonistes à veiller au grain. Quoi de plus normal dès lors que chacun veut tirer la couverture de son côté. Il est cependant vrai qu’on ne saura jamais mettre tout le monde d’accord. Le plus important, c’est de lancer des signaux positifs dans le sens d’apaiser les esprits.

Emma Muntu

 

Tel qu’annoncé, le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, a personnellement inauguré, depuis ce samedi 22 octobre 2022, l’opération de démolition des constructions anarchiques au cimetière de Kinsuka, dans la commune de Mont Ngafula. Aux commandes, le Général Sylvano Kasongo a dirigé cette opération en vue de démolir toutes les habitations qui violent le périmètre de la nécropole de Kinsuka.

 

Considéré comme un lieu réservé pour le repos éternel des morts et non d’habitation pour les vivants, plusieurs personnes y ont construit leurs demeures. Au regard des premières démolitions, Gentiny Ngobila s'est dit satisfait d’avoir rétabli les morts dans leur respect à travers cette opération car, selon lui, un Etat digne de ce nom doit respecter les endroits où sont enterrés les morts, et il ne faudra pas cohabiter sur un même terrain.

Etant donné que le cimetière de Kinsuka est fermé depuis 2015, Gentiny Ngobila a fait savoir que, jusqu’à ce stade, aucune désaffectation n’est effective, et ces personnes qui ont érigé leurs maisons ont vécu de manière illicite car, aucune autorité urbaine n’a engagé cette procédure.

Malheureusement, malgré plusieurs avertissements dont le récent remonte au 7 octobre 2022, ils ont fait preuve d’obstination, ce qui les pousse à se retrouver sans abris. La loi est dure mais c’est la loi. Raison pour laquelle, l’Etat congolais demeure ferme sur cette décision car, la population doit honorer les morts et respecter leurs emplacements.

Il sied de savoir que cette opération de démolition des constructions anarchiques va se poursuivre sur d’autres sites notamment, aux cimetières de Kasa-Vubu et Kimbanseke qui, jusqu’à présent, n’ont jamais été désaffectés.

Il a également indiqué que les travaux de démolition vont se poursuivre jusqu’à la fin du mois d’octobre voire au-delà et aucune indemnisation ne sera accordée.

Niclette Ngoie

 

 Adolphe Muzito est arrivé dans le Kongo Central jeudi 20 octobre  par le territoire de Popokabaka en traversant la rivière Kwango. Il a prêché le long de son parcours les principes de la démocratie directe et l'importance de son projet foncier dénommé "Titrisation des terres" pour le développement et la sécurité des propriétaires et peuples de milieux ruraux.

Le leader de Nouvel Elan a martelé, en traversant tous les villages qui relient le Kwango au Kongo Central, sur la nécessité de multiplier les moyens de pression pour attirer l'attention du pouvoir central sur l'urgence qu'il y a de construire les RN16 et RN17 dans le Kwango et le Kongo Central.

"En tout cas, ces routes doivent être construites. Il le faut. Le problème avec vous mes frères, c'est que vous ne faites que vous plaindre, mais jamais vous ne vous organisez pour mettre la pression sur le Gouvernement...Si les ouvriers français ou américains ont aujourd'hui de bonnes conditions de travail, ce n'est pas parce que leurs dirigeants sont de bonne foi, non. C'est parce qu'ils savent revendiquer et pousser de plusieurs manières leurs dirigeants à agir en leur faveur", a-t-il dit.

Et de poursuivre : "Si vous descendez et manifestez quotidiennement avec des écriteaux en demandant la construction de cette route (RN16, ndlr), vous bloquez par exemple la route nationale, le pouvoir central va, même s'il n'a pas de moyens de la construire tout de suite pour vous, mais au moins venir prendre langue avec vous et vous promettre de la construire".

Selon plusieurs autorités et acteurs de la société civile du Kwango et de Kimvula (Kongo Central, ndlr) l'extrême pauvreté constatée dans ce coin du pays est surtout due à l'enclavement total de la population et de l'absence de système de crédit agricole.

"On manque de tout ici, mais s'il y a une chose que le gouvernement peut faire pour nous éviter la malnutrition aiguë qu'on constate chez plus de 60% des enfants au Kwango et même ici à Kimvula, c'est la construction de ces deux routes (RN16 et RN17, ndlr). Vous verrez que même le taux de production agricole va augmenter et Kinshasa aussi verra son panier inonder", a expliqué une autorité locale.

Cette étape du Kongo Central doit avoir bouclé la première phase de cette tournée de «Nfumu Mpa» qu’il a commencé dans le Maï-ndombe à la suite des violences de Kwamouth.

Emma Muntu

 

*A  l’ occasion de la célébration de la journée internationale

de la femme le  8 mars de chaque année

Très Chères Mamans Congolaises,

La Journée internationale des femmes est célébrée chaque année le 8 mars. C'est une journée internationale mettant en avant la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes.

Cette journée est issue de l'histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain :

  • Le 28février 1909, une « Journée nationale de la femme » a été célébrée aux États-Unis à l'appel du Parti socialiste d'Amérique.
  • À la suite d'une proposition de Clara Zetkinen août 1910, l'Internationale socialiste des femmes a célébré, le 19 mars 1911, la première « Journée internationale des femmes » et revendiqué le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. Depuis, des rassemblements et manifestations ont lieu chaque année.
  • C'est la Russie soviétique qui a été le premier pays à l'officialiser, en 1921, en en faisant un jour férié mais non chômé jusqu'en 1965.
  • L'évènement était resté principalement cantonné aux pays du bloc socialiste jusqu'à la fin des années soixante, lorsqu'il a été repris par la deuxième vague féministe.
  • C'est finalement en 1977que les Nations unies ont officialisé la journée, invitant tous les pays de la Planète à célébrer une journée en faveur des droits des femmes.

La « Journée internationale des femmes » fait ainsi partie des 87 journées internationales reconnues ou introduites par l'ONU. C'est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société et de revendiquer plus d'égalité en droits. Traditionnellement, les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la condition féminine, fêter les victoires et les avancées.

La Journée internationale des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car tant que l’égalité de dignité humaine, des droits et des chances entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer.

Nous aussi, Congolais, nous nous joignons au Monde entier pour célébrer cet Evènement, d’autant plus que dans la Tragédie qui sévit dans notre Pays, la femme congolaise est une grande victime. Plusieurs ménages congolais survivent grâce à la sueur de la femme congolaise. Le Congo/Kinshasa est la Capitale Mondiale du Viol. Le viol, les mutilations des victimes et toutes sortes d’atrocités et des violences sexuelles sont utilisés comme une arme de guerre.

Manquant même d’un minimum nécessaire de biens matériels pour pouvoir pratiquer la vertu et vivre dignement, les parents, en RDC, sont contraints et condamnés à tolérer que leurs filles, même mineures, se prostituent pour pouvoir payer les frais scolaires, s’habiller, accéder aux soins de santé et se procurer les soins du corps. Le nombre élevé des filles mères, des filles séropositives et des décès dus au Sida et aux avortements clandestins est dû à la famine, au dénouement, à la misère et à la pauvreté comprise à la fois comme la précarité matérielle et la privation des capacités et des conditions sociales et des services des institutions publiques.

Puisque la femme congolaise n’échappe pas à la crétinisation, à l’abrutissement, à la chosification et à l’animalisation de la personne humaine en RDC, à la corruption qui est généralisée et structurelle, la femme ainsi détruite devient elle-même une grande vectrice des antivaleurs et des vices, et donc l’un des puissants facteurs de la dégradation des mœurs, de la dépravation et de l’aggravation de la Tragédie congolaise. En RDC, l’on comprend mieux l’adage selon lequel « Eduquer une femme, c’est éduquer toute une nation ».

Tout ce qui précède nous incite à honorer toutes les Mamans Congolaises, en rappelant succinctement le rôle important et irremplaçable de la femme dans un foyer, une famille, une société, un peuple et dans le monde et en prenant l’engagement, pour mieux sortir de la Tragédie actuelle, de restaurer la dignité de la femme congolaise ; restaurer la femme en elle-même et lui permettre d’occuper sa place dans la société et d’y jouer son rôle. Libérer la femme congolaise des chaînes multiples et multiformes qui l’enchaînent doit être l’un des points fondamentaux dans la hiérarchisation des priorités des Gouvernants.

Nous ferons ainsi progresser tout un peuple et toute l’humanité dans le processus de l’expansion de la jouissance, par tous, des libertés individuelles et publiques et des droits fondamentaux, civiques, politiques, sociaux, économiques et culturelles ; nous élèverons ainsi tout un peuple et toute l’humanité vers le haut, la qualité, l’excellence, la vertu, la sagesse et le bonheur.

  1. Sensibilités, Vibrations et Energies

La femme comprend avec des sens qui ne se sont pas éveillés chez l'homme. Elle saisit certaines vibrations et elle est douée de la faculté et de la sensibilité particulière de capter des énergies, de vibrer à ces énergies, de les restituer et de les rayonner autour de soi. 

Les hommes écrivent l'histoire, mais bien souvent ce sont les femmes qui la font. Derrière tout Grand Homme, il y a toujours une Grande Dame. Il y a une très belle phrase dans une chanson qui dit : la femme est l'avenir de l'homme.

  1. Elle est une mère

Elle la mère dans toute sa beauté, dans sa pureté, la mère qui donne naissance à une autre vie, la mère qui réconforte, qui rassure et qui aide. Elle est la sève créatrice et nourricière de la Nation.

  1. Elle est la Gardienne des Flammes Sacrées
  • Elle est la Gardienne de la Flamme Sacrée de l’essence de la vie

L’essence de la vie, c’est la Pureté du Feu Divin provenant de la Source, la Flamme de la Pureté de l’Amour en Soi ; Ultime Amour qui régit la Vie dont le Cœur pulse ses battements en inspirations et expirations à l’unisson de la Source. Cette Flamme agit en union avec les Maîtres de la Sagesse, qui, par leur Cœur entretiennent et diffusent continuellement le Nectar de la Source en cette Flamme de Vie qui nourrit la vie de particules dorées et la stabilise.

La Flamme « Essence de Vie » nourrit le mouvement de rotation du chakra Racine, Point Sacré, où se vit la connexion avec la Terre - Mère qui elle aussi insuffle en cette Roue sa pulsion de Vie. Cette Flamme éveille en nous la totalité de l’Amour, de la paix, de l’innocence et de la stabilité.

Le chakra signifie la roue ou un disque, comme le soleil. Le terme est aujourd’hui plus connu pour désigner des « centres spirituels » ou « points de jonction de canaux d'énergie) » localisables dans le corps humain. En Inde ancienne, le terme signifiait un disque de métal (or, cuivre ou fer) symbolisant le pouvoir, celui qui fait tourner la roue de la destinée des hommes, qui tient leur vie dans ses mains…

  • La femme est la Gardienne de la Flamme Sacrée de la Terre

Elle veille à la protection de la Terre ; elle aime la Terre, elle aime les êtres vivants de la Terre, aime la beauté de la Terre. Elle protège l’eau, la terre, l’air, le feu, le monde minéral, végétal, animal, humain, spirituel. Elle projette tout son amour sur la Terre et envoie des ondes bienfaisantes qui l’équilibre et l’harmonise. Elle aime toutes les facettes de la terre : d’ombre et de lumière, lunaire et solaire, froide et chaude, humide et sèche. Elle protège la terre, le sacré de la vie de tous les êtres vivants ; elle défend toutes les causes environnementales.

Elle protège la Terre. Elle est protectrice de la dimension sacrée de la Vie. Elle amène l’Amour sur la Terre. Elle crée des paradis sur la Terre. Cette Femme Gardienne de la Terre est une véritable Expression du Féminin Sacré. Elle protège la Vie sur la Terre et veille à son équilibre. L’humanité a besoin du savoir ancestral de la Femme afin qu’elle retrouve sa place sur la terre comme au ciel en déployant ses grands pouvoirs féminins.

  • La Femme est la Gardienne de la Femme Sacrée du Feu

Sa puissance est grande.  Elle est la Gardienne de la flamme, du feu intérieur et extérieur qui réchauffe pendant la nuit et qui illumine les zones d’ombre en soi.  Elle veille et maintenir le feu sans répit. Sa grande force provient de sa capacité à rencontrer la forte énergie du feu. Elle a une grande vitalité et une grande force physique pour accomplir sa mission. Il est nécessaire qu’elle soit très enracinée à la Mère-Terre.  Elle est sage et patiente. Elle a la qualité de veiller pendant des heures et des heures à maintenir le feu bien allumé, dans un espace de contemplation, de méditation, de rêve, de vision dans les mondes subtils.

Elle assiste la Gardienne de la Hutte dans le rituel de la hutte à sudation. Elle est celle qui apporte les pierres à l’intérieur de la hutte et qui les remets dans un rituel sacré à la Gardienne de la Hutte afin qu’elle les mette au centre de la hutte dans un trou creusé pour recevoir les pierres dans la terre où de l’eau sera versée sur les pierres pour créer un espace de vapeur et de sudation permettant la purification physique, émotionnelle, mentale et spirituelle.

Les individus qui vivent cette cérémonie spirituelle sont invités à suer toutes les larmes de leur corps par des chants et des prières pour les 4 directions, les 4 éléments (feu, eau, air et terre) et les 4 règnes (végétal, minéral, animal et humain).

Elle a une relation sacrée avec les pierres, la Terre et le bois qui brûlent dans le feu sacré. Elle veille et maintient le feu bien allumé pendant des heures et des heures pour qu’il ne s’éteigne pas pendant que les autres dorment ou vivent leurs rituels.

C’est une cérémonie sacrée et magnifique qui se vit depuis des millénaires dans plusieurs régions du monde lors de la pleine lune.

  • La Femme est la Gardienne de la Flamme Sacrée des traditions

Elle conserve ce qui est le meilleur du passé. Elle s’assure de maintenir les traditions sacrées dans le présent. Elle se réfère au passé de ses ancêtres, des générations précédentes.

Elle sait utiliser les mémoires du passé, pour mieux vivre son présent et agit en conséquence en prévision des 7 générations futures. Elle est sage, elle transmet la sagesse des traditions ancestrales et des cultures sages qui ont su préserver l’équilibre et l’harmonie de la Terre.

Elle regarde vers l’avant, vers l’avenir, vers le futur en conservant le meilleur des traditions. Elle est la mémoire de la Mère-Terre.

L’humanité a besoin du savoir ancestral de la femme afin qu’elle retrouve sa place sur la terre comme au ciel en déployant ses grands pouvoirs féminins.

  • La Femme est la Gardienne de la Flamme Sacrée des lois universelles

La femme, les femmes unies et rassemblées ont un rôle essentiel à jouer dans l’établissement d’un ordre plus juste, axé sur la coopération, l’harmonie, le respect d’autrui et de toutes les formes de vie du Grand Cercle Sacré, en développant l’estime de soi, la reconnaissance des dons et capacités de chacun, de gratitude, le partage et une grande compassion.

Dans les enseignements des conseils des anciennes qui ont parcouru le temps dans des transmissions orales et secrètes, la femme est la Gardienne des lois sacrées universelles.

Elle fait découvrir dans l’enfant la connaissance, l’amour et le respect des lois naturelles : la loi des affinités et de l’attraction, la loi de la réciprocité et de l’équilibre et la loi de la pesanteur.

Elle veille à ce que les lois soient respectées, elle veille à ce que toute forme de vie ait sa place dans l’Univers et que chacune soit dans une juste relation avec les autres.

Elle veille à ce que la loi de « Donner et Recevoir », l’échange énergétique soit nourri.

Le piège du monde moderne se cache dans le fait que la femme est naturellement poussée à imiter l’homme pour réussir et s’imposer. Ainsi elle perd son originalité, son essence, son âme, sa force, sa spontanéité. Elle devient un médium, un “Channel” de l’homme.

Seule l’initiation à la Mère du monde peut renouer la femme extérieure avec la féminité intérieure et permettre enfin aux femmes d’offrir au monde une expression libre et naturelle d’elles-mêmes. Alors la voix féminine pourra s’élever forte et puissante pour faire connaître son point de vue.

L’autre piège vient de l’uniformisation. Certains croient qu’il n’y a qu’une intelligence, qu’un point de vue et qu’il se situe au-delà du sexe : c’est le point de vue de l’homme malade. 

Seule l’initiation à la Mère du monde peut réunir la femme extérieure à la féminité intérieure. Les femmes pourront alors s’exprimer librement et naturellement “.

Que la femme éveille sa propre pensée, qu’elle plonge dans son cœur, dans son corps de mère et qu’elle nourrisse sa pensée, sa parole, ses actes du feu de son âme. Alors la nouvelle époque, celle de la Mère du monde, pourra renaître. 

Très Chères Mamans Congolaises !

Nous sommes tous les fruits de vos entrailles. Vous avez nourri la semence et les racines de nos vies. Et c’est vous qui, par la sueur de votre front, assurez la survie des foyers.

Vous êtes les protectrices et les vectrices des valeurs ancestrales. C’est pourquoi, vous éduquer, restaurer votre être profond, des repères et des références, votre dignité et votre valeur, vous aider à renouer avec nos origines et nos racines tout en intégrant les valeurs positives des autres peuples, c’est éduquer toute une nation, garantir la survie, la viabilité et le meilleur avenir à nos valeurs et à notre Civilisation et notre meilleure insertion dans le Gros Village qu’est devenu le Monde, la mondialisation, le Rendez-vous du donner et du recevoir. 

Très Chères Mamans Congolaises !

Votre couleur est la vie 

Votre forme est la beauté

Votre peau est un reflet de l’or

Votre présence inspire la paix et la confiance

Les perles sont des étoiles sur ta peau lisse, belle et tendre

Votre visage fait palpiter le cœur de joie et se dilater de bonheur

Votre regard est un rayon de soleil qui illumine toute vie

Votre sourire réjouit l’Ame

Votre voix est le chant spirituel de l’Amour et de la générosité

Les tresses de vos belles chevelures sont un éclat particulier de la nature naturelle et du décor flamboyant de l’Afrique 

Vous êtes le fruit mûr à la chair ferme

Vous êtes une gazette aux attaches célestes

Vous avez grandi dans la savane aux horizons purs, la savane qui frémit aux caresses ferventes du Vent d’Afrique, la savane qui pousse impétueusement grâce aux rayons solaires.

Vous êtes la Terre promise pour l’homme qui parvient à découvrir votre beauté et votre valeur.

Vos enfants grandissent sous votre ombre, grâce au lait de votre sein, à l’amour de votre grand cœur, à la chaleur de votre corps et à la douceur de vos mains.

Vous êtes les délices de toutes nos familles.

Enfin, Très Chères Mamans Congolaises !

Nous chantons votre beauté qui ne passe pas

Nous chantons votre beauté qui triomphe de l’usure du temps

Nous chantons votre beauté qui fixe l’Eternité.

Que le Tout-Puissant et nos Ancêtres protègent, bénissent et exaucent nos Mamans Congolaises.

Fait le 08 mars 2017

Dr François Tshipamba Mpuila

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  Face à la situation qui prévaut dans le triangle Kwamouth – Bagata – Kenge, l’association de «Jeunes Authentiques et Visionnaires du Grand Bandundu et ses Environs» (JAVIBA), a organisé, dimanche 23 octobre 2022, une conférence de presse au cours de laquelle elle a présenté, de manière large, des voies de sortie qui mènent vers une paix durable dans le territoire de Kwamouth dont l’implication directe des populations locales dans le processus du retour de la paix.  Avec comme Thème : ‘’conflit interethnique dans le triangle Kwamouth-Bagata-Kenge, la RDC est touchée dans son intimité», les intervenants à cette conférence ont plaidé tous pour une cohabitation pacifique entre les habitants de Kwamouth, et  par ricochet, ceux de Bagata et Kenge, trois territoires situés à quelques encablures  de Kinshasa, la capitale de la RDC.

  1. Bimitia Kinkufi Faustin, président de la JAVIBA a, lors de son allocution, présenté les différentes pistes de solutions, lesquelles passent notamment  par ‘’la stratégie d’implication des populations directes, auteurs et victimes des atrocités, ainsi que leurs représentants coutumiers au processus de retour de la paix. «Pour trouver une solution durable à ce problème, nous suggérons à son excellence monsieur le Vice-premier ministre, ministre de l’intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières d’activer la tenue de la table ronde qui va regrouper les jeunes et les chefs coutumiers des territoires de Bagata, Kwamouth et Kenge, les gouverneurs des trois provinces du Grand Bandundu, les experts des ministères de l’intérieur et de la défense nationale ainsi que le service de l’institut géographique du Congo», souligne-t-il, en premier lieu. 

Il a, dans  la même logique, demandé au VPM de l’intérieur d’«accompagner la JAVIBA dans l’organisation des conférences des jeunes de l’espace Grand Bandundu, en général, et du triangle de Kwamouth, Kenge et Bagata, en particulier, dénommée, conférence des jeunes du grand Bandundu sur la paix, la sécurité, la cohésion et le développement’’. Il a, par la suite,  insisté sur la nécessité de la création d’une chaine de solidarité pour épauler le gouvernement dans la prise en charge des déplacés qu’elle identifie, se trouvant dans différant sites du grand Bandundu ainsi que dans la ville de Kinshasa.

En outre, le président de la JAVIBA confirme la ferme volonté de son association de participer aux travaux de la table ronde sur le triangle de Kwamouth, Kenge et Bagata, dans le Grand Bandundu, en sa qualité de ‘’force vive et partenaire du ministère de l’intérieur’’ sur cette question des conflits de limite des terres dans ce triangle.

Il reconnait, de même, que ces conflits continuent à avoir ‘’des conséquences terribles’’ dans la vie quotidienne des congolais, dont plusieurs pertes en vies humaines, les conditions de vie des déplacés qui restent défavorables, les enfants qui n’étudient plus etc. Face à cet état de chose, le numéro un de la JAVIBA note un ‘’gâchis total de l’avenir de la jeunesse et la montée de l’insécurité physique et alimentaire dans le grand Bandundu. Cette insécurité alimentaire que l’association craint de répercuter jusqu’à Kinshasa, la capitale, étant donné que ce triangle ‘’est non seulement la porte d’entrée, mais surtout le premier grenier agricole de Kinshasa ».

Par ailleurs, la JAVIBA invite les jeunes, filles et garçons  de l’espace grand Bandundu à s’unir enfin de réfléchir sur la situation qui frappe leur province et qui bouge déjà l’entrée de Kinshasa. «Que tous les jeunes de l’espace grand Bandundu se lèvent comme un seul homme pour réfléchir sur comment mettre fin à cette situation à la porte de Kinshasa, siège des institutions du pays », invite le président de la JAVIBA.

Fidel Songo

 

Ancien Premier ministre de la RDC et autorité morale du parti ‘’LGD’’, Augustin Matata a tenu une conférence samedi 15 Octobre 2022, au Centre Culturel Universitaire Loango, devant une foule d’étudiants venue de différentes universités pour écouter l’ancien locateur de la primature qui a voulu partager l’expérience philosophique d’un leadership avéré à la jeunesse congolaise, espoir d’un Congo de demain.

Parlant du leadership comme cette capacité que chaque personne a à pouvoir se poser des questions clefs et fondamentales sur son existence et sur l’univers, Matata explique la philosophie du leadership à travers les questions perpétuelles que l’homme devrait se poser chaque jour. A l’en croire, toute discipline ayant son objet et sa propre méthode est déclarée existante. Ceci vaut de même, poursuit-il, pour le leadership en montrant qu’il est lui aussi fondé sur des vertus. Les jeunes doivent se poser la question sur leur destinée car, selon lui, ils incarnent un leadership. Etant leaders, ils doivent vivre dans les questionnements pour comprendre et découvrir la vraie destinée.

Enumérant plusieurs questions sur la philosophie du leadership, tout en se basant sur la Bible, l’Ancien Premier Ministre martèle sur une (question) qui, pour lui, est très importante et qu’à laquelle aucun homme ne peut se passer. «Quelle est la mission de l’homme sur la terre» ? Les explications données par l’Ancien Premier ministre sur cette grande question mettent en clair le caractère précieux de la vie, sa courte durée, et invitent les jeunes à toujours se questionner sur leur mission sur terre, afin de ne pas tomber dans une tragédie. Il a, à cette même occasion, invité ces étudiants à travers cette problématique philosophique, à comprendre le sens de leur vie et de leur attachement à tout ce qui existe. Evoquant un passage biblique (Gén 1,28), il sensibilise les étudiants à se multiplier dans les bonnes actions, à être productifs et à distribuer les meilleurs de leur propre production. C’est à travers ces paroles, d’après lui, que réside la mission confiée à l’homme par Dieu.

Pour Augustin Matata, avant de dominer le monde, l’homme doit en premier lieu maitriser ses paroles et surtout sa pensée, car c’est cette dernière qui gouverne le monde. Sans pensée, pas de bonnes gouvernances. Quitter le domaine de la production sans avoir planté, recevoir sans donner, sont là les conseils donnés à la jeunesse estudiantines par l’autorité morale de LGD (Leadership et Gouvernance pour le Développement.

Victor Mulemba

 

Du Kongo Central où il vient de séjourner dans le cadre de ses vacances parlementaires, le Sénateur Roger Muaka Muaka, président national du Mouvement Chrétien pour la Solidarité et la Démocratie (MCSD) en sigle, un parti politique membre de l’Union Sacrée de la Nation, USN, s’est entretenu, le week-end dernier avec le Gouverneur de la province Dr. Guy Bandu Ndungidi en son cabinet de travail à Matadi.

Etant un élu des élus qui a un mandat national, le président du Caucus des Sénateurs du Kongo Central est allé recueillir auprès du chef de l’exécutif provincial, les nombreuses difficultés qui taraudent la province du Kongo Central afin qu’il puisse les insérer dans son rapport des vacances parlementaires qu’il va soumettre au bureau de la Chambre haute du parlement.

Elu des élus, le Sénateur Roger Muaka a le devoir de connaitre les vraies questions préoccupantes qui ont tendance à laminer l’envol de développement de la province pour que par sa notoriété, en tant que Sénateur, il puisse mener un plaidoyer au Sénat pour que ce cri de cœur arrive finalement aux oreilles du gouvernement central.

Entant qu’acteur social et du développement, les questions de développement préoccupent au plus haut point cet élu des élus. Il a donc cette ferme volonté d’accompagner le gouverneur Dr. Guy Bandu à qui, il a décelé d’indices sérieux  d’ouverture d’esprits, de collaboration et de cohésion envers  ses pairs afin que le succès et la réussite soient au rendez-vous durant tout son mandat.

«Nous avons tous besoin d’œuvrer pour que la province s’ouvre à d’éventuels investisseurs et à d’autres opportunités pour son développement car, s’explique-t-il, la province a besoin de créer des emplois, la province a besoin de se développer pour créer des richesses. Pour que sa population voie un changement réel dans son vécu quotidien. Il faut faire des routes, des hôpitaux, des écoles…, d’où, il faut des moyens conséquents. Et parfois l’argent manque. La crise étant ce qu’elle est dans tout le pays mais aussi, dans toutes nos provinces, le Gouverneur de province a besoin d’être soutenu. Surtout nous qui avons vocation dans le domaine économique, nous pouvons aider la province à pouvoir s’en sortir », a conclu le président de Caucus des Sénateurs du Kongo Central.

Sans équivoque, cet économiste de formation qui a fait preuve de ses capacités managériales dans une multinationale du Secteur pétrolier où il fut Directeur Financier, constitue un véritable creuset du savoir susceptible d'apporter des conseils utiles auprès de son frère, le Gouverneur du Kongo Central Dr. Guy Bandu.

Eugène Khonde

 Le Ministre de l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique (EPST) maître Tony Mwaba Kazadi est arrivé à Mbuji-Mayi dans la province du Kasaï-Oriental ce mercredi 19 octobre 2022 dans l’après-midi. Il a été accueilli par Julie Kalenga Kabongo, Vice-gouverneur et plusieurs autres autorités Provinciales du sous-secteur.

Devant la presse, le Ministre a justifié sa présence à Mbuji-Mayi pour une séance de travail avec le gouverneur de la province, le Président de l’Assemblée Provinciale ainsi que d’autres cadres provinciaux du ministère de l’enseignement primaire, secondaire et technique.

Ensuite, il a affirmé qu’il a déjà fait un grand pas dans le cadre de la lutte contre les antivaleurs et la consolidation de la gratuité de l’enseignement primaire qui est le cheval de bataille du chef de l’Etat.

A préciser que les tenants et aboutissants de cette démarche itinéraire seront connus après les différentes séances de travail qu'aura le Patron de l'EPST avec les Cadres Provinciaux du sous-secteur et les autorités politico-administratives Provinciales.

La Pros.

Recevant une délégation de la communauté congolaise vivant au Royaume-Uni, ce mercredi 19 octobre 2022, dans l’un des prestigieux hôtels de Londres, Félix Tshisekedi a promis d’instruire la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), organe chargée de l’organisation des scrutins à tous les échelons, de sorte à ce qu’elle envisage la participation légitime et patriotique des congolais de la diaspora aux prochaines élections fixées, pour rappel, en décembre 2023.

Outre cela, le Chef de l'Etat a entamé ses échanges avec ladite délégation en présentant la situation globale du pays et en expliquant à ses compatriotes pourquoi, jusqu'à présent, « il privilégie la voie diplomatique pour résoudre le problème de l'agression à l'Est du pays. L'option de la guerre sera une option ultime si la diplomatie échouait ».

L’occasion faisant le larron, le Président de la République a exhorté la diaspora congolaise à s'engager pour plaider, auprès des autorités de leur pays de résidence, la cause de la RDC et d'expliquer la réalité des faits de l'agression subie injustement par la RDC. 

John Ngoyi

L’Association ‘’Bookutani’’ a attribué ce mercredi 19 octobre 2022, le titre d’ambassadeur littéraire à l’écrivain congolais Richard Ali. La cérémonie a eu lieu dans la grande salle de la bibliothèque du Centre Wallonie Bruxelles dans la commune de la Gombe sous la présence de plusieurs personnes, dont Mme Yolande Elebe (Ministre provinciale de la Coopération et Francophonie), Mme Elodie Ngalaka et Mme Sylvie, respectivement Coordonnatrice et membre de l’association Bookutani, Kathryn Brahy, Délégué Générale du centre Wallonie Bruxelles, les hommes et femmes des médias et quelques écrivains congolais, sans oublier la présence du public aussi.

Si dans certains secteurs de notre pays, la relève est incertaine, c’est le contraire dans le secteur de la littérature congolaise que nous voyons des signes prometteurs, qui démontrent que la relève est certainement assurée entre de bonnes mains de ce jeune écrivain congolais d’une trentaine d’années.

Ce n’est pas à travers les nombres de ces ouvrages publiés qu’il est devenu aujourd’hui ‘’ Ambassadeur de littérature’’, mais pour tout ce qu’il fait jusque-là dans la littérature congolaise et panafricaine, pour la promotion des langues nationales, révèle Madame Elodie Nkangala, Coordonnatrice de l’Association Bookutani.

Ce natif de la Province de l’Equateur et Responsable du Centre Wallonie Bruxelles se donne au fond dans la littérature de la République démocratique du Congo par son dévouement, ses inspirations, son intelligence, son leadership et son sens d’organisation, car il faut signaler que cet écrivain est un homme à plusieurs casquettes, aussi de plusieurs projets et événements littéraires, il organise chaque année deux événements littéraires majeures : un grand festival littéraire dénommé : «La grande Rentrée Littéraire de Kinshasa et Prix littérature Zamenga», il est aussi comme concepteur à la création de deux grands prix littéraire d’envergure nationale et continentale : le Grand Prix Panafricain de littéraire et le Grand Prix congolais du livre.

Il compte déjà plus de cinq (5) livres à son actif que nous pouvons citer : le Cauchemardesque de Tabu en 2011, Ebamba (Kinshasa Makambo, lisolo) en 2014, Okozonga maboko pamba (masolo ya mikuse) en 2019 pour ne citer que ceux-là, il a été sélectionné en 2014 parmi les 39 jeunes auteurs d’Afrique subsahariennes âgés de moins de 40 ans considérés comme les plus prometteurs d’Afrique pour l’anthologie Africa39 préfacé par Wole Soyinka.

Retenons que, l’association Bookutani a pour but de récompenser le jeune écrivain congolais qui se distingue dans la littérature, créée par des congolais de la diaspora qui sont des amoureux et passionnés de la littérature.

Spack B. EBUBU

 

Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a reçu en audience, ce jeudi 20 octobre 2022 à la Primature, le Cardinal Fridolin Ambongo, qui est venu lui présenter le rapport de la mission pastorale qu'il a effectuée tout récemment dans le Grand Bandundu, précisément à Kwamouth, où sévit, depuis quelques mois, le conflit ethnique entre les communautés Teke et Yaka. Face à la presse, le Cardinal Ambongo a indiqué qu'au cours de ce voyage missionnaire, dans une partie de son archidiocèse, il a enregistré des observations qu'il a estimées important de partager avec le Chef du Gouvernement pour des solutions appropriées.

« Je suis venu échanger avec le Premier Ministre et en même temps, lui remettre la synthèse de mon rapport de visite dans le territoire de Kwamouth. Vous savez tout ce qui se passe actuellement dans ce territoire. Et moi en tant que Pasteur de cet archidiocèse de Kinshasa et kwamouth, une bonne partie se trouve dans mon archidiocèse. J'avais fait une visite pastorale la première fois le long du fleuve jusqu'à Kwamouth-cité. Et, j'ai continué ma visite jusqu'à Masikwa sur la rivière Kwa. De retour ici, J'avais estimé que ma visite devrait être complétée par la partie terre et j'avais pris l'avion la semaine passée jusqu'à la ville de Bandundu. J'avais fait la route RN17 Bandundu- Masiambio jusqu'à Mongata sur la route principale. J'ai eu à rencontrer nos frères et sœurs qui sont dans cette partie et j'ai eu des observations qui me paraissaient importantes. Avant de faire quoi que ce soit, j'avais estimé qu'il était tout à fait légitime que j'échange avec le Premier Ministre là-dessus », a déclaré en substance Cardinal Fridolin Ambongo.

Pour rappel, c'est en début du mois d'août, que la cité de Kwamouth, à une centaine de km de la capitale Kinshasa, est le théâtre de violents affrontements à l’arme blanche entre les communautés Teke et Yaka. Et depuis, tous les acteurs sociaux mettent la main à la pâte, aux côtés du Gouvernement qui s'active pour trouver des solutions à apporter à cette crise. Une mission des membres du Gouvernement a été également dans le Grand Bandundu pour cerner le contour de ce conflit intercommunautaire.

LP/Cellcom de la Primature

Le leader de Nouvel Élan, Adolphe Muzito, a fini par boucler sa tournée dans le Kwango après l’étape de Maï-Ndombe. Au cours des échanges qu’il a eu avec les notables et autres officiels qui ont fait, pour la circonstance, le déplacement de Kasongo-Lunda, « Nfumu Mpa » est revenu sur sa proposition de la  «titrisation » des terres coutumières pour juguler des conflits comme celui qui déchire les peuples Yaka et Teke. Cette titrisation est aussi un moyen pour lui de faire face à l’invasion qu’il estime prochaine des pays voisins et/ou des capitalistes étrangers.

En outre, il a rappelé ses réalisations durant son passage à la Primature, notamment la déstabilisation du dollar, la multiplication par trois ou par quatre des salaires des fonctionnaires et l’annulation de la dette extérieure de la RDC. Il a estimé qu’il peut encore mieux faire en héritant d’un budget à deux chiffres.

Ce périple aura aussi permis à Adolphe Muzito de mesurer l’ampleur du retard de développement de cette partie du pays. Face à la situation d’enclavement et d’extrême pauvreté de l’espace grand Bandundu en général et celle du Kwango en particulier, l’ancien Premier ministre a rappelé que contrat sino-congolais devrait servir notamment à désenclaver cette partie du pays. Mais rien n’a été réalisé, a-t-il justifié, surtout le début du financement de ce projet est intervenu après son départ de la primature.

Message de paix entre Teke et Yaka

Adolphe Muzito a apporté un message de paix et l’unité aux Teke et Yaka vivant au Kwango où il est arrivé depuis samedi 15 octobre dans cette province en proie aux échauffourées entre les deux communautés.

« Ce sont des frères qui ont vécu des siècles ensemble. Ce que nous vivons, nous ne l’avons jamais vécu. Les deux communautés ont toujours vécu dans la paix et l’unité, ils se sont mariés ensemble, ont fait des enfants et ont un avenir commun », a déclaré Adolphe Muzito.

Ancien Premier ministre, Adolphe Muzito a proposé quelques directives au gouvernement au vu des retombées de ce conflit intercommunautaire.

« Il faut que le gouvernement travaille à court terme pour assurer la sécurité, protéger la population. Il faut aussi, sur le plan humanitaire, que l’État puisse secourir cette population qui a perdu son patrimoine notamment les maisons incendiées. Sur le plan judiciaire, il faut que les criminels soient identifiés, arrêtés et jugés pour que des sanctions soient prises de façon à prévenir l’avenir pour qu’on ne revive plus ces genres des situations », a-t-il affirmé.

Adolphe Muzito n’entend pas laisser au seul exécutif national la tâche de résoudre le conflit Teke – Yaka. Et de promettre : « Mon parti  et moi, nous nous battons pour la titularisation des terres traditionnels enfin que les droits des propriétaires terriens et celui des exploitants soit respecté. Qu’on sache quels sont les droits qui régissent leur rapport ».

Et d’ajouter : « Mais aussi, qu’on puisse réglementer sur la redevance coutumière ou agricole. En même temps, il faut revoir la loi foncière pour régler cette question de la titularisation des terres.

Emma Muntu

 

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