Flash

BAN2

 

 Les enjeux de l'heure et l'agression de la RDC par le Rwanda sous le label du M23 étaient à la base des échanges entre les responsables des organes de presse et le Général-Major Sylvain Ekenge, actuel Porte-parole des FARDC, en ville de Goma, ce mercredi 26 octobre 2022. Ces assises visaient à dire aux chefs des médias basés en ville de Goma d'avoir le sens élevé de patriotisme dans la production journalistique dans le sens où il est temps de mettre de côté nos divergences et s'unir derrière l'armée qui se bat jour et nuit pour protéger la Nation.

A l'en croire, l'heure est grave, le pays est en guerre, cause pour laquelle nous devons tous nous comporter en vrai Congolais et ne pas tout mettre sur les réseaux sociaux car cela est une manière de jouer avec la nation et que nous n'avons que la RDC comme pays et rien d'autre.

«Cette guerre ne concerne pas l'armée uniquement mais tout le monde, nous devons nous comporter en conséquence. Quand un journaliste se permet de filmer les positions de l'armée et les diffuser sur son média, cela est une façon de jouer au jeu de l'ennemi et exposer son armée à l'ennemi. La surprise est le facteur numéro un de la réussite de toute armée au monde entier, on ne parle pas des questions militaires n'importe comment. D'où, l'importance d'attendre la communication de l'armée avant de diffuser l'information car étant journaliste on est d'abord citoyen », a-t-il déclaré.

Pour lui, « l'ennemi profite de ce que nous disons pour nous faire du mal c'est pourquoi nous devons être très prudent en gérant bien notre communication. Agissons en responsable pour notre nation qui est en danger surtout dans le traitement et la diffusion des informations ayant trait à l'armée.

Quand la république est en danger, il n'y a pas de place pour la majorité, l'opposition, le musulman, le chrétien mais notre dénominateur commun est notre pays la RDC ».

A cet effet, il a affirmé que « l'armée fait la communication institutionnelle de défense qui doit être pesée et mesurée cause pour laquelle avant de faire un papier, un reportage sur une actualité sur l'armée il ne faut pas faire un scoop mais attendre plutôt que la bouche autorisée des FARDC puisse se prononcer quant à ce ».

Ainsi, « quand on vilipende son armée, on se tue soi-même dans le sens où si la RDC n'avait pas une armée comme les FARDC n'appartiendrait plus au pays de Simon Kimbangu d'où la nécessité aux journalistes d'avoir le sens élevé du patriotisme dans leur production. Si on se réfère à d'autres pays, le quatrième pouvoir vente leur armée et que chez nous, ils doivent comprendre qu'ils ont une grande responsabilité d'appeler la population à soutenir l'armée et la police nationale congolaise dont les hommes des troupes ont choisis servir le pays sous le drapeau », a-t-il insisté.

Guellord Risasi

Comme annoncé dernièrement, le mouvement de réveil de la jeunesse congolaise (MRJCO), parti politique soutenant les actions du Chef de l’Etat, annonce le début de recrutement de ses membres pour renforcer l’effectif au sein de l’armée nationale. A travers un document signé par son président national, Me John Mbaya, cette force politique lance cette opération dénommée ‘’sauvons le Congo 2ème épisode’’ à partir du mois de novembre prochain.

Le Mouvement de Réveil de la Jeunesse Congolaise se dit inquiet de la convoitise accrue de certains pays voisins ‘’appuyés par les multinationales pour piller les ressources naturelles de la RDC’’ et se dit déterminé à défendre l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo  et à sauvegarder l’unité nationale en sensibilisant le peuple à la paix et à l’amour de la patrie. « Bouleversé par le génocide perpétré par le Rwanda et ses terroristes infiltrés sur le sol congolais sous plusieurs labels notamment le RCD, le CNDP et aujourd’hui le M23 depuis plus de 25, le MRJCO  prend acte de l’abandon de la RDC par l’ONU en considérant les déclarations d’aveu d’échec du Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres selon lesquelles les terroristes du M23 sont mieux armés plus que l’ONU, une manière de décourager les FARDC et permettre la poursuite des pillages de nos richesses », indique le document.

Par la nouvelle opération ‘’sauvons le Congo 2ème épisode, le MRJCO répond à l’appel du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui ne cesse de dénoncer l’agression dont la RDC est victime de la part de son voisin le Rwanda.

Le Mouvement de Réveil de la Jeunesse Congolaise, (MRJCO) en sigle, lance officiellement ce jour l’Opération « Sauvons le Congo 2ème Episode). Cette opération vise à renforcer les rangs des Forces de défense et Sécurité en troupes pour bouter dehors les agresseurs rwandais qui occupent la cité de Bunagana depuis 4 mois et qui ont également lancé ces derniers jours des attaques contre les positions des FARDC pour s’emparer d’autres localités.  Pour la réussite de ladite opération, le Mouvement de Réveil de la Jeunesse Congolaise, (MRJCO) en sigle, procède au recrutement de ses membres au sein de la Jeunesse du parti pour servir sous le drapeau dès le début de ce mois de novembre comme il avait annoncé dernièrement. Le Mouvement de Réveil de la Jeunesse Congolaise demande aux Confessions religieuses de lui emboiter les pas, proposant que chaque Eglise locale répertoriée puisse mobiliser 10 jeunes filles et garçons pour intégrer l’armée. Il invite les partis politiques à faire de même. Le MRJCO considère que nous avons environ 800 partis et regroupements politiques. Si chacun mobilisait 100 jeunes, le pays aurait 80.000 hommes et si 5000 églises mobilisaient chacune 50 jeunes, le pays aurait 250.000 hommes, y ajouter les 80.000 venus des partis politiques, le pays aurait 330.000 hommes, une nouvelle armée.  Avec une population estimée à 100.000.000 d’habitants, ce chiffre représente seulement 0,33% de la population. L’heure, indique-t-on au MJRCO, ‘‘n’est plus au discours ni aux prières tout simplement, il faut passer aux actes. Cette mobilisation est la seule voie qui s’offre à la RDC pour vaincre l’agresseur, défendre l’intégrité territoriale et sauvegarder l’unité nationale»,  lit-on dans le document.

Jules Ntambwe

 

 

 

*Le Tribunal de Grande Instance de Kikwit vient de condamner deux présumés coupables à la peine de servitude pénale à perpétuité. Il s'agit de Mali Pembele et Mbangu Kilundu Allias Ewaso. Ils ont été reconnus auteurs de l'assassinat de l'Abbé Godefroid Pembele, tué par balles la nuit du  6 au  7 août dernier, au couvent des prêtres de la paroisse Saint Mukasa. Le verdict vient de tomber ce jeudi 27 octobre dans l'après-midi, après huit séances d'audience. Les trois autres présumés auteurs poursuivis pour la même infraction ont été acquittés.

Selon ce verdict, Mali Pembele et Mbangu Kilundu Allias Ewaso doivent également payer chacun 15.000 dollars de dommages et intérêts. Cela est à remettre à la partie civile.

Concernant l'infraction de "coups et blessures", ces deux prévenus sont aussi condamnés à six mois de servitude pénale principale et une amende de 250.000 Francs congolais payable dans le délai légal.

Les trois autres prévenus sont également acquittés de cette accusation.

Quant à l'infraction de vol avec violence, les deux prévenus précités sont condamnés à 10 ans de servitude pénale principale.

Ces condamnés ont dix jours pour interjeter cette décision de justice en appel.

Pour des besoins de rappel des faits, la nuit du  6 au  7 août 2022, des inciviques sont entrés dans le couvent des prêtres de la paroisse Saint Mukasa et ont tiré à balles réelles sur l'Abbé Godefroid Pembele, prêtre du diocèse de Kikwit et ont emporté plus de 6.000 dollars.

Badylon Kawanda

 Le média en ligne Actualité.cd a organisé le mercredi  26 octobre  2022, le deuxième cadre  d’information publique électorale.  L’échange a porté  autour du rapport  publié par l’institut d’étude EBUTELI sur la  question : ‘’Elections à l’ère de Tshisekedi : un mauvais départ ?’’.  Cet échange a connu la participation de plusieurs personnalités notamment, Trésor Kibangula, Directeur du pilier politique à EBUTELI.  Un rendez-vous  pris dans la salle Yvonne Compère à sultani Hôtel dans la commune de la Gombe, a permis de mettre face-à-face la commission électorale nationale indépendante et membre de la société civile autour d’un sujet en rapport avec le  processus électoral.

Selon Trésor Kibangula, ce rapport est un point d’étape pour faire un état des lieux de ce qui a été fait, pour savoir si le processus  est sur la bonne voie. Et après diagnostic, l’institut est arrivé à la conclusion  selon laquelle ‘’il y a un risque de glissement du processus  électoral’’.

A l’en croire, plusieurs signaux alarmants prouvent cela. Il s’agit de la non publication jusqu’à ce jour du  calendrier électoral, le processus de cartographie qui devait en principe prendre fin depuis le mois de mars 2022, des problèmes de décaissement de fonds pour ce processus électoral, retard dans processus,  problème de confiance... Donc, tous ces éléments font craindre  à la fois un problème de report  des élections, a-t-il renchéri.

C’est dans ce contexte qu’il a recommandé à la CENI de travailler d’arrache-pied  pour que ce processus recouvre la confiance des parties prenantes. Pour lui, la CENI doit rassurer les parties prenantes en publiant le calendrier électoral, parce que le calendrier électoral est un document plus  contraignant contrairement à la feuille de route  publiée de février dernier.

Gérard Bisambu, membre de la plénière de la CENI, a affirmé le souhait de la CENI de résoudre le problème de la crise de confiance’’. Nous sommes tous conscients que nous ne pouvons pas avoir des élections dans la crise de confiance parce que cela abouti à la contestation de résultat. C’est pour cela que nous travaillons pour que la confiance soit reconstruite et que tous nous puissions cheminer en unité pour atteindre notre objectif qui est celui d’avoir des élections crédibles, pacifiques et apaisées’’.

C’est dans ce sens que la CENI a mis en place des mécanismes pour y parvenir, a-t-il fait savoir. Il s’agit du cadre de concertation, du planning de mise en œuvre du cadre de concertation, de la campagne de sensibilisation, car, a renchéri  Gérard Bisambu, c’est au cours de ces mécanismes que la CENI  recueille  les préoccupations de la population, qui sont ensuite  intégré dans la mise en œuvre des  différentes opérations électorales.

Il a notamment, rassuré la population sur la tenue des élections dans le délai prévu par la loi mais aussi  la participation de l’ensemble de l’étendu du pays aux élections de décembre 2023. ‘’Nous sommes dans le bon’’, a-t-il lancé. ‘’ Nous avons déjà effectué une première opération qui est celle de la cartographie des opérations. Cette opération a concerné l’ensemble  de l’étendu du pays, même là où il y a état de siège, où il y a la guerre.  Cela veut dire que nous émettons une volonté de pouvoir  concerner les élections sur l’étendue du pays.  Étant donné que la première partie a concerné l’étendu du pays, la révision du fichier électoral concernera  également tout le pays’’.

Cyrille Ebotoko, membre de la commission justice et paix de la Cenco, a exhorté la CENI de travailler pour accroître la confiance du public. Parce que, selon lui, l’accès à l’information électorale est très important pour la crédibilité du processus. Il participe à la transparence du processus, accroît la confiance de la population et rend le processus crédible. Pour ce fait, a insisté Cyrille, il y a des données ouvertes qui doivent être rendu public pour que la population soit au courant de ce qui se passe dans l’organisation des élections.  Pour ce fait, la Ceni  doit publier le calendrier électoral, accréditer les observateurs, les témoins et  les journalistes.

Nelly Somba

Nommé récemment Commandant du Service de communication et d’informations des forces armées, le Général Sylvain Ekenge était face aux responsables des organes de presse, mercredi 26 octobre 2022, dans la ville de Goma, pour discuter sur les enjeux de l’heure et l’agression de la République démocratique du Congo par le Rwanda via le M23.

L’objectif de cette journée était de conscientiser les chefs des médias installés dans la ville de Goma, sur la responsabilité qui leur incombe de mettre de côté leurs divergences et d’être unis derrière les vaillants soldats qui se consacrent jour et nuit à la protection de l’intégrité du territoire national.

«Notre pays est agressé et nous devons tous nous comporter comme des bons fils de ce pays en évitant de relayer des informations n’importe comment sur les réseaux sociaux, car nous n’avons que la RDC comme la précieuse chose en commun», a exhorté le porte-parole des FARDC.

«La guerre en question ne concerne pas que les Forces armées uniquement, plutôt tous les congolais doivent se comporter en conséquence.

Vous ignorez que quand vous les journalistes, vous vous permettez de balancer les images de votre propre armée au lieu de les protéger, vous aidez carrément l’ennemi de comprendre la position de votre armée. Vous devez savoir qu’on ne divulgue pas n’importe comment les questions ou les secrets militaires. Il faut toujours attendre pour avoir l’information officielle de l’armée avant la diffusion car vous êtes avant tout des congolais avant d’être des journalistes.

Pour bien gérer notre communication, nous devons être prudent car notre ennemi peut profiter de nous faire du mal à travers de ce que nous propageons sans limite dans les médias. Il faut savoir que la surprise et la discrétion sont les meilleurs facteurs de la réussite de toute armée du monde face à l’ennemi.

Notre nation est en danger en ce moment, c’est pour cela nous devons agir comme des responsables, précisément dans notre manière de traiter et de diffuser les informations ayant trait à l'armée et à la sécurité.

Beaucoup de pays étrangers font la publicité de leur armée à travers leurs medias qui est le quatrième pouvoir. Nous voulons aussi que ça se fasse dans notre pays. Vous les journalistes, vous devez comprendre que vous avez une lourde responsabilité d'inciter la population entière à soutenir ces soldats qui ont choisi de mourir pour la mère patrie », a-t-il indiqué à ses interlocuteurs.

Spack B. Ebubu

*Après avoir réussi l’exploit de dépasser le Ghana et le Nigeria, aux richesses naturelles considérablement supérieures, la Côte d’Ivoire creuse l’écart et confirme son statut de pays le plus riche d’Afrique de l’Ouest continentale, en termes de PIB par habitant. La performance de la Côte d’Ivoire est le résultat de nombreuses réformes et d’une politique active de diversification, qui lui ont également permis de dépasser l’Angola, géant du pétrole et des diamants, ou encore le Kenya, pays le plus prospère d’Afrique de l’Est continentale (hors Djibouti).

Selon les données récemment publiées par la Banque mondiale, la Côte d’Ivoire affichait un PIB par habitant de 2 579 dollars début 2022, devançant ainsi le Ghana et le Nigeria dont la richesse par habitant s’établissait à 2 445 dollars et 2 085 dollars, respectivement. En creusant l’écart par rapport à l’année précédente, au terme de laquelle son PIB par habitant était de 2 326 dollars (contre 2 254 dollars et 2 097 dollars, respectivement), la Côte d’Ivoire consolide ainsi sa position de pays le plus riche d’Afrique de l’Ouest (hors Cap-Vert, très petit pays insulaire de seulement 0,5 million d’habitants, et ne pouvant donc être pris en compte pour l’établissement de comparaisons pertinentes en matière de richesse et de développement économique et social). Par ailleurs, la Côte d’ivoire devance désormais assez largement des pays comme l’Angola (2 138 dollars) ou le Kenya (2 007 dollars).

Une grande performance due à un dynamisme record

Cette évolution constitue une grande performance pour la Côte d’Ivoire, dont les richesses naturelles non renouvelables sont très modestes en comparaison avec celles du Ghana et du Nigeria. En effet, le Ghana est le premier producteur africain d’or et le cinquième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, avec une production respectivement trois fois et six fois supérieure à celle de la Côte d’Ivoire (qui extrait environ 40 tonnes d’or et 30 mille barils de pétrole par jour).

De son côté, le Nigeria était encore le premier producteur de pétrole du continent en 2021, avec un niveau de production environ 50 fois supérieur à celui de la Côte d’Ivoire, qui a également été très largement dépassée en la matière par l’Angola, deuxième producteur africain avec une production environ 40 fois supérieure (et qui est aussi le deuxième producteur de diamants, après le Botswana, et le quatrième au niveau mondial). Observant une baisse progressive de sa production pétrolière, et faute d’une diversification de son économie et de ses exportations, qui reposent encore à environ 90 % sur les hydrocarbures, le Nigeria devrait également être assez bientôt dépassé par le Sénégal, deuxième pays francophone le plus riche d’Afrique de l’Ouest, avec un PIB par habitant en hausse constante et s’établissant à 1.606 dollars début 2022.

L’importante progression de la Côte d’Ivoire résulte de la très forte croissance que connaît le pays depuis plusieurs années. Sur la période de dix années allant de 2012 à 2021, période suffisamment longue pour pouvoir établir des comparaisons internationales, la Côte d’Ivoire a réalisé la plus forte croissance au monde dans la catégorie des pays ayant un PIB par habitant supérieur ou égal à 1 000 dollars, avec une croissance annuelle de 7,1 % en moyenne. Plus impressionnant encore, elle se classe deuxième toutes catégories confondues, pays très pauvres inclus, faisant ainsi mieux que 30 des 31 pays au monde qui avaient un PIB par habitant inférieur à 1 000 dollars début 2012. La Côte d’Ivoire n’est alors dépassée que par l’Éthiopie, qui a connu une croissance annuelle de 8,6 % en moyenne. Une performance qui résulte essentiellement du très faible niveau de développement de ce pays d’Afrique de l’Est, qui était le deuxième pays le plus pauvre au monde début 2012, et qui en demeure un des plus pauvres avec un PIB par habitant de seulement 944 dollars début 2022 (soit un an après le déclenchement d’une guerre civile, ayant fait jusqu’à présent quelques dizaines de milliers de victimes).

De leur côté, et sur cette même période de dix années, le Nigeria a enregistré une croissance de seulement 2,5 % en moyenne annuelle, tandis que le Ghana a affiché une progression annuelle de 5,1 %. De même, il est à noter que la croissance ivoirienne a également été largement supérieure à celle de pays comme l’Angola (0,9 %), le Kenya (4,4 %) ou encore l’Afrique du Sud, géant minier du continent (premier producteur africain de charbon, de fer, de manganèse ou encore de nickel, deuxième producteur d’or…), et dont la hausse annuelle moyenne du PIB s’est établie à seulement 0,9 % sur la période.

Par ailleurs, il est à signaler que la Côte d’Ivoire est récemment devenue le premier pays africain de l’histoire (et le seul encore aujourd’hui) disposant d’une production globalement assez modeste en matières premières non renouvelables, à dépasser en richesse un pays d’Amérique hispanique, à savoir le Nicaragua dont le PIB par habitant atteignait 2 091 dollars début 2022 (hors très petits pays africains de moins de 1,5 million d’habitants, majoritairement insulaires). La Côte d’Ivoire devrait d’ailleurs prochainement devancer le Honduras, dont le PIB par habitant se situait à 2 831 dollars.

Dans un autre registre, il est à noter que les performances économiques de la Côte d’Ivoire se sont accompagnées d’une maîtrise de l’endettement, avec un niveau de dette publique s’établissant à seulement 52,1 % du PIB début 2022, selon le FMI, contre non moins de 82,1 % pour le Ghana voisin. S’il demeure supérieur à celui du Nigeria (36,6 %), le niveau d’endettement de la Côte d’Ivoire reste largement inférieur à celui de pays comme l’Angola (86,4 %), le Kenya (67,8 %) ou encore l’Afrique du Sud (69,0 %).

Enfin, la forte croissance de l’économie ivoirienne s’est également accompagnée d’un bon contrôle de l’inflation, qui s’est située à seulement 1,3 % en moyenne annuelle sur la décennie 2012-2021, contre non moins de 12,0 % et 12,3 % pour le Ghana et le Nigeria, respectivement, ou encore 17,8 % pour l’Angola. Les difficultés économiques de ces trois derniers pays, dont les populations les plus fragiles ont été grandement pénalisées par la forte hausse du prix des produits de base, se sont notamment traduites par une importante dépréciation de la monnaie nationale, avec une perte de valeur s’établissant, respectivement, à 80 %, 63 % et 77 % face au dollar depuis le début de l’année 2014 (soit une dépréciation de plus de 99 % pour la monnaie nigériane depuis sa création). Une situation qui a notamment pour conséquence une forte dollarisation de l’économie de ces deux pays, c’est-à-dire une large utilisation du dollar pour les transactions économiques au détriment de la monnaie nationale, considérée comme risquée.

Une politique active de réformes et de diversification

Les résultats de la Côte d’Ivoire s’expliquent par les profondes réformes administratives, juridiques et fiscales réalisées afin d’améliorer le climat des affaires et d’attirer les investisseurs, ainsi que par une politique active de diversification des sources de revenus. Grâce aux réformes accomplies, la Côte d’Ivoire a réussi à instaurer un cadre propice à l’entreprenariat local et aux investissements étrangers. Le pays avait ainsi fait un bond considérable dans le classement international relatif au climat des affaires, qui était publié chaque année par la Banque mondiale, en passant de la 167e place en 2012 à la 110e place en 2020 (année du dernier rapport, avant suspension). Même si elle demeurait, à ce moment-là, encore moins bien classée que des pays comme le Maroc (53e) ou l’Afrique du Sud (84e), la Côte d’Ivoire faisait toutefois déjà largement mieux que le Nigeria (131e), l’Angola (177e) ou encore l’Éthiopie (classée 159e, avant le début de la guerre civile). Au passage, il convient de rappeler que la maîtrise de l’inflation, élément ayant une incidence certaine sur l’environnement des affaires, n’était hélas pas prise en compte dans l’élaboration du classement annuel de la Banque mondiale, ce qui pénalisait la Côte d’Ivoire où l’inflation est bien plus faible que dans les pays précédemment cités (et qui méritait donc d’être encore mieux classée).

Ces réformes se sont accompagnées de la réalisation de grands travaux à travers le pays (routes, ponts, réseaux de télécommunications, logements sociaux, transports publics - comme le futur métro d’Abidjan…), ainsi que d’une politique active de diversification des sources de revenus, en s’appuyant sur le développement du secteur agricole, des industries de transformation et des capacités de production d’électricité, et en lançant de nouvelles filières industrielles. Déjà premier producteur mondial de cacao depuis longtemps, la Côte d’Ivoire s’est ainsi également hissée au cours de la dernière décennie au premier rang mondial pour la production de noix de cajou, et au premier rang africain (et quatrième mondial) pour le caoutchouc naturel, dont elle assure désormais près de 80 % de la production continentale, suite à un quintuplement de la production nationale. Le pays est également le second producteur africain d’huile de palme (derrière le Nigeria), et est récemment devenu le troisième producteur continental de coton (après le Mali et le Bénin). Par ailleurs, le pays dispose d’un secteur halieutique assez important, étant notamment,  le premier producteur africain de thon.

Parallèlement à la hausse de la production agricole, le pays a également porté une attention particulière à la transformation locale de la production, source d’une valeur ajoutée bien plus importante pour le pays, dont elle contribue également à l’industrialisation.

Ainsi, et grâce à la multiplication récente des usines de transformation, encouragées par un cadre propice à l’investissement, la Côte d’Ivoire transforme aujourd’hui (tous stades de transformation confondus) les trois quarts de sa production de caoutchouc naturel, les deux tiers de sa production de thon, près de 35 % de sa production de cacao et environ 12 % de sa récolte de noix de cajou. Mais le pays a pour objectif d’augmenter encore davantage ces niveaux de transformation locale, et notamment dans les filières cacao et noix de cajou, pour lesquelles il espère atteindre un niveau de 50 % d’ici 2025 (et de 100 % pour le cacao d’ici 2030). Dans ce cadre, et parmi les nombreuses installations récentes ou en cours, la plus moderne des usines de transformation de noix de cajou au monde est entrée en production en juin 2021, avec un taux d’automatisation de plus de 90 %. Cette installation industrielle devrait même devenir la plus grande des usines de transformation de noix de cajou au monde, après la construction d’une unité de valorisation des coques pour la production d’électricité.

La production d’électricité est d’ailleurs un des domaines dans lesquels le pays a fortement investi au cours de la dernière décennie, avec pour résultat une hausse de deux tiers de la production nationale (assortie d’une part grandissante pour les énergies renouvelables : solaire, biomasse, hydroélectricité…). Disposant désormais du troisième plus grand système de production électrique en Afrique, selon la Banque mondiale, le pays est même devenu un des principaux exportateurs en la matière à l’échelle continentale, acheminant environ 11 % de sa production vers huit pays d’Afrique de l’Ouest. Au niveau national, le taux de couverture est passé de 33 % des localités ivoiriennes début 2012 à 82 % en mars 2022, couvrant ainsi 92 % de la population (même si une partie minoritaire des habitants de ces localités ne bénéficie pas encore de l’électricité à domicile).

L’électrification du pays constitue en effet un élément de grande importance pour la réussite de toute politique de développement économique et social. Outre les activités précédemment citées, elle est aussi cruciale pour le développement du secteur des nouvelles technologies, pour le lancement de nouvelles filières industrielles, ou encore pour la mise en place d’un réseau scolaire étendu et performant à travers le pays.

A  titre d’exemple, la Côte d’Ivoire a commencé à assembler ses premiers ordinateurs et téléphones portables intelligents en juin 2021 (un des rares pays africains à ce jour), avant de lancer en mai 2022 un nouveau téléphone révolutionnaire de conception locale, utilisable notamment par les personnes analphabètes grâce à une commande vocale (et, de surcroît, disponible en 15 langues africaines et 4 langues internationales !). Dans le même temps, une filière automobile commence aussi à se développer, avec l’installation d’une usine d’assemblage de minibus, de camions et d’ambulances de la marque Iveco, et dont les premiers véhicules ont été présentés en janvier 2022. Quant à l’éducation, les cinq dernières années ont vu l’ouverture d’autant de classes à travers le pays qu’au cours des vingt années précédentes. Une accélération qui s’explique, notamment, par la scolarisation rendue obligatoire à partir de la rentrée 2015 pour les enfants âgés de 6 à 16 ans.

Grâce à la diversification des sources de revenus, les activités directement liées aux industries extractives (hydrocarbures et industries minières), et malgré l’augmentation de leur production au cours des dernières années, ne représentent aujourd’hui qu’environ 30 % des exportations de biens du pays, dont l’économie est ainsi plus robuste et résiliente face aux crises internationales que celles du Ghana, du Nigeria, ou encore de l’Angola et de l’Afrique du Sud. En effet, ces activités pèsent pour environ 70 % des exportations ghanéennes de biens, 90 % de celles du Nigeria, 98 % de celles de l’Angola et 60 % de celles de l’Afrique du Sud.

En d’autres termes, les activités non directement liées aux industries extractives représentent environ 70 % des exportations ivoiriennes de marchandises, alors qu’elles ne sont à l’origine que d’environ 30 % des exportations du Ghana, 10 % de celles du Nigeria, 2 % de celles de l’Angola et d’environ 40 % des exportations sud-africaines. Grâce à sa plus grande solidité, l’économie ivoirienne a ainsi enregistré une croissance économique de 6,3 % en moyenne sur la période de sept années 2015-2021, marquée par la baisse parfois considérable du cours des hydrocarbures, tandis que le Ghana, le Nigeria, l’Angola et l’Afrique du Sud ont affiché respectivement des taux de 4,6 %, 1,1 %, -1,2 % et 0,4 %.

Par ailleurs, il est à noter que la diversification de l’économie ivoirienne s’est également accompagnée d’une diversification des partenaires économiques du pays, dont la Chine est désormais le premier partenaire commercial avec une part de 8,9 % du commerce extérieur de biens en 2020. La France n’arrive qu’en troisième position (7,7 %), devancée par le Nigeria (8,7 %), mais avec lequel les échanges reposent essentiellement sur l’achat d’hydrocarbures. La présence chinoise se manifeste surtout au niveau des importations du pays, dont elle a fourni 15,0 % des besoins cette même année, devant le Nigeria (13,1 %) et la France (10,8 %). La Chine demeure toutefois un très modeste client de la Côte d’Ivoire, dont elle n’a absorbé que 3,7 % des exportations en 2020, se classant ainsi à la 12e position, loin derrière les Pays-Bas qui occupent la première place, devant les États-Unis et la Suisse (la France étant huitième, avec 5,1 %).

Enfin, la diversification de l’économie ivoirienne devrait également se renforcer avec le développement attendu du secteur touristique, encore embryonnaire. En effet, et contrairement aux pays francophones que sont le Maroc et la Tunisie, deux des destinations phares du tourisme sur le continent, la Côte d’Ivoire et plus globalement l’Afrique francophone subsaharienne ont largement et longuement délaissé ce secteur à fort potentiel, faisant ainsi presque ignorer au reste du monde l’existence d’une faune, d’une flore et de paysages exceptionnels et comparables à ce qui peut être observé dans certains pays anglophones du continent. Une situation fort regrettable pour un pays qui ne manque pourtant pas d’atouts en la matière, notamment grâce à ses plages, ses parcs nationaux ou encore sa basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro (plus grand édifice chrétien au monde, quasi-réplique de la basilique Saint-Pierre de Rome, et dont l’existence même est ignorée par la quasi-totalité des chrétiens des pays du Nord, y compris en France…). Occasion de rappeler, au passage, que la Côte d’Ivoire est un pays bien plus grand que ne l’indique la majorité des cartes géographiques en circulation (y compris en Afrique), étant légèrement plus étendue que l’Italie et un tiers plus vaste que le Royaume-Uni, et non deux ou trois plus petite…

Des cartes qui dressent généralement une représentation terriblement déformée des continents, en réduisant considérablement la taille des pays du Sud. Ce qui amène également à rappeler que la Côte d’Ivoire demeure assez faiblement peuplée, puisqu’elle devrait compter non moins de 90 millions et 64 millions d’habitants, respectivement, si elle était proportionnellement aussi peuplée que le Royaume-Uni et l’Italie.

La Côte d’Ivoire peut donc se féliciter d’être parvenue à atteindre ce niveau de développement économique, et d’être aujourd’hui l’économie la plus dynamique du continent en tenant compte à la fois de ses niveaux de croissance et de richesse actuels (la réalisation de forts taux de croissance par des pays se classant parmi les plus pauvres, comme l’Éthiopie ou le Rwanda, n’étant pas une chose exceptionnelle), et ce, avant de devenir un important producteur de pétrole.

En effet, et suite à la récente découverte d’un gisement majeur au large de ses côtes, le pays devrait prochainement faire partie des principaux producteurs de pétrole d’Afrique subsaharienne, avec un niveau de production comparable à ceux, actuels, du Ghana et du Gabon.

Mais,  afin de lui être réellement profitable, cette nouvelle et importante manne qui s’annonce ne devra pas entraver la poursuite des réformes et des efforts de diversification et d’industrialisation du pays, qui devra notamment s’inspirer des pays pétroliers du Nord (Norvège, Royaume-Uni, Canada, États-Unis) qui ont toujours su développer les différents pans de l’économie, au nom de leur indépendance nationale, tout en atteignant un niveau élevé en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption et les détournements de fonds.

Ilyes Zouari

Président du CERMF (Centre d'étude et de réflexion sur le Monde francophone)

ww.cermf.org

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Conformément à l’article 100 de son règlement intérieur de 2018, la Cour Constitutionnelle a effectué sa rentrée judiciaire pour l’exercice 2022-2023, samedi dernier, au cours d’une audience publique et solennelle présidée par Dieudonné Kamuleta Badibanga, Président de cette Haute Cour, dans la salle de congrès du Palais du peuple. Magistrat suprême, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a assisté personnellement à cette cérémonie qui a connu la présence du Premier Ministre Sama Lukonde, du Président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia Mpwanga, la VPM Ministre en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo, et de plusieurs autres personnalités du pays. A travers sa présence symbolique, le Chef de l’Etat a tenu à réaffirmer toute sa sollicitude aux questions liées à la Justice, tremplin pour la matérialisation de sa vision centrée sur l’instauration d’un véritable Etat de droit en République Démocratique du Congo.

Trois piliers pour l’édification de la Justice

Cette audience solennelle du lancement de la rentrée judiciaire s’est déroulée dans le strict respect des prescrits du règlement de la Cour constitutionnelle qui prévoit, à cet effet, l’allocution du bâtonnier national, la mercuriale du Procureur Général près cette Cour et le discours doctrinal du Président Dieudonné Kamuleta. Dieudonné Kamuleta a, dans sa prise de parole, promis de mettre un accent particulier, au cours de cet exercice 2022-2023, sur des loyaux services axés sur 3 piliers : la suprématie de la Constitution, la protection et la promotion des droits de l’homme en République Démocratique du Congo. « Le constitutionnalisme, c’est avant tout l’idée d’un Etat de droit, entendu comme un Etat qui, à la fois esclave et protecteur des libertés, tire sa légitimité de son aptitude à les développer et à les soumettre. Il est devenu une réalité incontournable dont la justice constitutionnelle en constitue le pilier car l’action des gouvernants doit s’insérer dans une hiérarchie des normes au sommet de laquelle figure la Constitution, sous l’œil vigilant du juge constitutionnel. Pour éviter que la Constitution soit impunément violée par les organes de l’Etat, le constituant de 2006 a prévu des mécanismes de contrôle assortis des sanctions pouvant aller jusqu’à l’annulation de l’acte qualifié de non conforme à la Constitution », a-t-il mis en relief. « Contribution de la Cour constitutionnelle à la consolidation du Constitutionnalisme en République Démocratique du Congo ». Tel a été le thème qu’il a abordé. Il a laissé entendre que la problématique de la Justice transitionnelle en RDC remonte à l’aube de l’indépendance, précisant que la Cour constitutionnelle demeure  la seule l’instance ayant dans ses attributions le contrôle de la constitutionnalité au pays. Ce, d’après les prescrits de la Constitution de la République.

Jean-Pierre Mukolo Nkokesha, Procureur Général près la Cour constitutionnelle, avait, un peu plus tôt, dans sa mercuriale, abordé ce thème : plaidoyer pour la suppression de l’amendement apporté à l’article 149 de la Constitution par la loi n°1102 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la RDC du 18 février 2006. Tel que l’intitulé de son sujet l’indique, le Procureur JP Nkokesha a plaidé pour la suppression de l’amendement apporté à l’article 149 de la Loi fondamentale par la Loi n°11002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution du 18 février 2006. Enfin, le bâtonnier national, Shebele Makoba Michel, lui, a parlé de ‘’ la problématique récurrente de l’exception d’inconstitutionnalité dirigée contre les actes des procédures judiciaires’’.

Il faut noter que la Cour constitutionnelle est née de l’éclatement de la Cour suprême de justice en 2015. Elle règle les différends concernant les élections présidentielle et parlementaires, y compris les référendums. Un jugement pris par le Président de  cette haute Cour du pays est inattaquable et s’exécute sans aucune autre forme de procès.

La Pros.

Pour des soins plus justes, la Commission électorale nationale indépendante (CENI), appelle à la mobilisation contre le Cancer du sein via le dépistage. Une journée de sensibilisation contre cette terrible maladie a été organisée par la CENI ce mercredi 26 octobre 2022, à Kinshasa. Cet organe que dirige Denis Kadima Kazadi s’est engagé à plaider auprès du gouvernement congolais afin que « octobre rose », mois consacré à la sensibilisation de cette maladie,  soit un événement national. Le Secrétaire exécutif national de la CENI Thotho Mabuki, a insisté devant le personnel de son administration, l’importance de cette activité qui a connu la participation des spécialistes en la matière qui ont explicité les facteurs des risques et les mesures de prévention de cancer du sein.

Cette activité a été organisée par le secrétariat technique de la commission électorale nationale indépendante. Elle a connu la participation de plusieurs femmes et cadres de l’institution dite d’appui à la démocratie.

Instauré depuis en 1985, ‘’Octobre rose’’ est une campagne annuelle de communication destinée à sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein et à récolter des fonds pour des recherches scientifiques. Elle commence le 1er octobre et se termine le 31 octobre de chaque année.

Puisque la RDC est en retard par rapport à d’autres nation en matière de sensibilisation pour le dépistage du cancer du sein, le deuxième-vice-président de la CENI et représentant du Président Denis Kadima en déplacement pour une mission officielle, Didi Manara a signifié que la CENI  va plaider auprès des autorités Congolaises pour faire de chaque mois d’octobre un événement national. A l’en croire, ici en RDC, ‘’Octobre Rose’’ n’a pas encore de l’ampleur. «Aux Etats-Unis, en France et en Europe, c’est déjà fait. Il y a des campagnes de masse mais ici chez nous, ça n’a pas encore pris de l’ampleur, le Président Kadima m’a en tout cas dit, qu’il sera un interlocuteur majeur pour que le gouvernement congolais fasse de l’octobre rose un événement national », a-t-il fait savoir. Ce cadre de la CENI a rappelé que cette maladie peut être détectée par les femmes elles-mêmes dans sa phase préliminaire. « Mais ce qui est bien pour ce cancer. En fait, c’est son caractère antinomique. Ça veut dire que l’on peut soi-même de manière prédictive avoir une idée s’il y a eu une transformation quelconque au niveau de son corps ou de sa poitrine(…), les femmes peuvent, à elles-mêmes, avoir ce caractère prédictif. Elles peuvent dire que les seins et les aisselles, ce n’est pas ça le comportement normal. Ça peut donner déjà un déclic pour aller faire le dépistage », dit-il.

Mme Ngalula, membre de la plénière  de la CENI, a quant à elle insisté sur la nécessité de dépistage régulier afin d’éviter que le cancer de sein arrache la vie.  « Un homme peut aussi un sensibilisateur par rapport au dépistage de cancer du sein. Faire la palpation, mammographie et éviter d’aller vers le charlatan », recommande-t-elle.

Mme le questeur adjoint, Sylvie Biremano a invité les femmes à adopter un comportement bien distinct pour prévenir le risque du cancer du sein. « Il est très important d’adopter certains comportements et prendre certaines mesures pour réduire le risque du cancer des seins. Il s’agit de faire durer l’allaitement, de faire des exercices physiques régulièrement, surveiller son poids, éviter d’abuser de l’alcool, éviter de s’exposer à la fumée du tabac, éviter de suivre un traitement hormonal prolongé, éviter d’exposer de façon excessive au rayon », a-t-elle exhorté.

Il sied de noter que la Haute autorité de santé met en exergue plusieurs facteurs qui augmentent de façon modeste ou modérée le risque de survenue d’un cancer du sein. L’obésité, notamment après la ménopause. En effet, une grande partie des cancers du sein sont sensibles aux hormones œstrogènes.

La contraception hormonale, les grossesses tardives ou l’absence de grossesse menée à terme, la consommation d’alcool, la consommation de viandes grasses semble aussi augmenter légèrement le risque, le diabète de type 2,  Non seulement il augmente le risque de cancer du sein, mais aussi le risque de mourir de son cancer.

Parmi les mesures de prévention de cancer du sein, Des études ont démontré qu’une hygiène de vie peut réduire le risque de cancer du sein, même chez les femmes à risque élevé. Il est préférable de limiter la consommation d’alcool. Les résultats des dernières recherches préconisent de vous limiter la consommation d’alcool, d’éviter la cigarette, de contrôler son poids, le surpoids ou l’obésité peuvent augmenter le risque de cancer du sein. Il est conseillé d’être actif physiquement et de privilégier l’allaitement maternel qui pourrait jouer un rôle dans la prévention du cancer du sein.

MB

 

Dans l’objectif de réfléchir  afin de dégager des voies et moyens nécessaires qui puissent permettre de faire sortir l’Espace Grand Kasaï de l’enclavement et du sous-développement auquel il fait face depuis des décennies, quelques ressortissants de cinq provinces qui composent cette partie du pays se sont retrouvés autour d’une même table, samedi 29 octobre à Kinshasa.  Ce colloque dénommé ‘’ Réunion stratégique pour le développement intègre du Grand Kasaï’’, a été facilité par le bureau d’études : appui-consultation-développement, en cigle A.C.D.be Sarl.  Il s’est agi, à travers ces assises, d’analyser la situation du Grand Kasaï, réfléchir sur la mise en place d’un programme intégrateur de développement de cet espace, en définir les grands axes et les schémas de base des protocoles ou mémorandum  d’entente pour des actions sur terrain qui doivent se faire prochainement, en moyen et long terme.

L’honorable Théophile Lunkamba, administrateur technique à ACD.be. Sarl et participant à ces assises, a indiqué, à la fin de la réunion,  que les projets déjà enregistrés par les ressortissants de  l’espace Grand Kasaï sont soutenus par un partenaire qui se pointe volontairement d’aller investir dans cet espace.  « Nous étions en une grande réunion, une réunion de réfection et d'échanges, parce que notre bureau d'études a la grande capacité de canaliser les aspirations de la population à la base, et c'est par rapport aux apports des différents experts. Un  investisseur nous a saisis et nous a dit qu'il y a possibilité que nous puissions nous retrouver entre experts pour échanger et essayer de voir dans quelle mesure nous pouvons booster le développement du grand Kasaï à partir des espaces oubliés parce qu'il y a des projets, des routes de déserte agricole, des routes d'intérêt provincial qui, jusqu’à aujourd’hui, dépendent des bacs, et aussi, les ressources minières et les ressources énergétiques qui sont exploitées dans ce grand espace et qui fait qu'aucun projet intégrateur n'est développé dans cet espace», a-t-il précisé. Et d’ajouter : ‘’C'est pourquoi, tous les ressortissants des 5 provinces du Grand Kasaï, nous nous sommes retrouvés ici pour échanger et tenir les projets intégrateurs qui pourront faire en sorte que du sud  au nord, de l'Est à l'Ouest, l'espace Gand Kasaï soit couvert par des investisseurs qui pourront rendre la vie agréable dans cette partie de la République démocratique du Congo’’.

Il a précisé que la visée de ce projet est de faire pour que chaque province  du Grand Kasaï ne vive pas comme une pièce  détachée et que chaque province vive par rapport à une autre comme une entité intégrée. «  Le projet soutenus par nos échanges et réflexions de ce jour sont des projets qui intègrent la province du Kasaï à la province de Lomami, la province du Kasaï Central, la province de Lomami, la province de Kasaï Oriental, et la province du Sankuru. L’objectif principal est que toutes ces provinces soient interconnectées », note-t-il.

Une initiative inclusive et transparente qui sera réalisable par le concours des autorités locales de chaque province, des décideurs et leaders d’opinion, rassure-t-il. «  Nous, dans notre projet, devons mettre ensemble les décideurs, les leaders  d’opinion, les amis de la base et tout le monde qui est porteur de projet. Nous nous sommes retrouvés autour d'investisseur qui avait d'accointances avec des filières internationales ».

A  la question de savoir la différence qui existe entre leurs projets et celui de 145 territoires lancé par le Chef de l'État, il a répondu que le PDL 145 territoires du Chef de l’Etat est un programme national de lutte contre la pauvreté et qui caractérise le ciblage par rapport à la base pour développer les infrastructures d'intérêt public au niveau de chaque province, alors que les leurs, renseigne-t-il, est une solution pour la réorientation de certaines routes d'intérêt provincial qui peuvent relier  les provinces du Grand Kasaï, et qui ne sont pas prises en compte.  « Vous avez senti que nous avons eu le tout pour dire : où est le pont cassé de telle part, où est le bac qui doit être remplacé par un pont, et qu'on peut maintenant avoir interconnexion entre les espaces de Grand Kasaï », explique-t-il.

Dans le cadre de cette réflexion, les types de projets retenus à l’issue des assises sont :  le Programme de conscientisation des masses (jeunes, femmes, corps de métiers) ‘’dans le but d’arriver à une appropriation des projets d’infrastructures par les différentes couches de Grand Kasaï’’ ; l’exploitation minière ou Service de péage routier contre construction des infrastructures d’intérêt général comme les ponts sur les grandes rivières, de grand routes (provinciales) ; Concession de service public contre construction des centrales hydroélectriques ; Construction des logements sociaux contre l’exploitation minière.

Fidel Songo

Le Pape François a dénoncé ce mercredi 26 octobre, lors de l’audience générale à la place Saint Pierre, l’incursion armée à Maboya dans l’Est de la RDC. L’évêque de Rome a prié en faveur des victimes de cette nième barbarie de terroristes ougandais [ADF] parmi lesquelles une religieuse, ainsi que pour cette région en proie à l’insécurité.

C’est vers la fin de cette audience générale à place Saint-Pierre que le Pape François a évoqué la mémoire des victimes, tombées lors d’une incursion des présumés ADF-Nalu dans la nuit du 19 au 20 octobre à Maboya, une localité de la partie orientale de la RDC.

Parmi les victimes se trouvait la sœur Marie Sylvie Kavuke Vakatsuraki, membre de la congrégation des Petites Sœurs de la Présentation de Notre Dame au Temple de Beni Butembo, dont le corps a été retrouvé calciné au centre de santé de Maboya.

«Je déplore vivement l’agression inacceptable qui s’est déroulée ces derniers jours à Maboya, dans la province du Nord-Kivu, où des personnes sans défense ont été tuées, dont une religieuse travaillant dans le domaine de la santé», a déploré le souverain pontife avant d’ajouter : «Nous regardons avec horreur les événements qui continuent à ensanglanter la République démocratique du Congo».

Des officiers généraux des FARDC à Goma

Le chef d'état-major général chargé des opérations et renseignements ainsi que le nouveau commandant de la troisième zone de défense des Forces Armées de la République démocratique du Congo, sont arrivés dans la ville de Goma au Nord-Kivu mardi 25 octobre dernier.

Il s’agit du général-major Ychaligonza Nduru Jacques, et du lieutenant-général Mbangu Mashita Marcel, récemment nommés. Ils effectuent leur première mission au Nord-Kivu après la reprise des affrontements entre l'armée congolaise et les rebelles du M23 dans plusieurs villages du territoire de Rutshuru. C’est l’occasion pour ces deux officiers généraux de se rendre compte des affrontements en cours ayant provoqué le déplacement des milliers de civils en quelques jours seulement.

«Le chef d'état-major est dans une mission d'inspection dans la province du Nord-Kivu, il vient se rendre compte de ce qui se passe ici pour des mesures appropriées», a dit à la presse locale, le général-major Ekenge Sylvain, porte-parole des FARDC.

Plus de 34.000 nouveaux déplacés

Au moins 186.000 citoyens dont plus ou moins 23.000 entre le jeudi 20 et le dimanche 23 octobre dernier, se sont déplacés depuis le mois de mars 2022, a rapporté le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA/RDC) dans un rapport publié dimanche dernier. Parmi ces déplacés, au moins 2.500 ont traversé la frontière ougandaise.

Par ailleurs, OCHA/RDC note qu'au seul 24 octobre, plus de 11.000 autres ont également fui les violences, principalement dans les localités de Kazuba et Kabaya où des hostilités sont actuellement devenues intenses. Ce qui porte à plus de 34.000, le nombre des déplacés enregistrés jusqu'au mardi 25 octobre 2022.

Après une apparente accalmie observée depuis le lundi 24 octobre, l'armée congolaise tente de reconquérir certaines localités déjà passées entre les mains de l'ennemi. Les forces vives témoignent que depuis le matin de ce mercredi 26 octobre, les forces loyalistes larguent des bombes vers Ntamugenga, Chanzu Runyonyi et Kabindi.

Emma Muntu

 C’est en présence du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, que s’est tenu l’ouverture solennelle de la rentrée judiciaire 2022-2033, ce samedi 22 octobre 2022 à la salle de Congrès du Palais du Peuple.  Elle a été déclarée ouverte par le Président de la Cour Constitutionnelle et Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, M. Dieudonné Kamuleta Badibanga. Cérémonie à laquelle ont pris par le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde, le Président de l’Assemblée Nationale Christophe Mboso, et des Magistrats suprêmes.  Du Président de la Cour Constitutionnel au Procureur Général, tous ont mis en exergue l’objectif de la Cour Constitutionnelle, qui est celui de protéger les valeurs constitutionnelles que sont la démocratie pluraliste et l’Etat de Droit, conformément à la Constitution.  

Au cours de son allocution, le Président de la Cour Constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta Badibanga a axé son discours sur la contribution de la Cour Constitutionnelle à la consolidation du constitutionnalisme en RDC. Tout comme l’Eta       t de Droit, il a défini que le constitutionalisme repose sur trois piliers postulant un encadrement juridique du pouvoir par la loi fondamentale qu’est la ‘’Constitution’’. Car, ce dernier est le socle sur lequel est structuré juridiquement le pouvoir politique de l’Etat.

Sur ce, il a révélé que conformément à l’article 149 de la constitution, la Cour Constitutionnelle est une juridiction au même titre que d’autres juridictions congolaises. « En raison du rôle qu’elle joue dans la stabilisation de la démocratie et au renfoncement de l’Etat, elle mérite d’être mieux connue des congolais, gouvernants et gouvernés », a-t-il indiqué.

Parallèlement, il a affirmé que les gouvernants devraient connaître sa juridiction qui a le mérite de préciser les limites de leurs prérogatives respectives et les gouvernés aussi car ils seront édifiés sur leurs droits et les valeurs qu’ils renferment.

A ces propos, il en a profité pour rappeler tant aux décideurs qu’à l’opinion publique les termes de l’article 168 alinéa 1er de la Constitution, qui stipulent que les arrêts de la Cour Constitutionnelle s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, civiles et militaires ainsi qu’aux particuliers.

Quant à lui, le Bâtonnier National, Michel Chebele, a plaidé pour la révision de la constitution en son article 162 alinéa 4 en vue de régler la question de l’exception d’inconstitutionnalité car, elle ne peut constituer un frein à la bonne administration de la justice. Selon lui, elle est rigoureuse et ne laisse aucun pouvoir au juge devant lequel l’exception d’inconstitutionnalité est soulevée d’apprécier l’opportunité de la sursoir ou pas.

Niclette Ngoie

Adolphe Muzito a suggéré, dans la conclusion de sa 6ème tribune sur la métropole congolaise, la modernisation et l’extension de la ville de Kinshasa dans sa partie Est vers N’Sele et Maluku. Le leader du Nouvel élan a estimé que ce projet aura pour but d’étaler la population non pas sur les 1.100 km² actuels, mais sur 5.000 km², soit 3.000 km² des terres additionnelles ou 4.000.000 de parcelles à vendre en réservant les 4.000 km² autres à l’agriculture, aux espaces verts et aux générations futures». Et d’enchainer que la densité de Kinshasa dans les 20 ans à venir, pourrait passer de 2.000 à 4.000 hab/km² ce qui réduira la densité moyenne des communes très peuplées actuelles de100.000 à 5.000 habitants au km².

Selon Muzito, ce plan de modernisation et d’extension de Kinshasa vers l’Est va résoudre notamment, les problèmes de déséquilibre dans la répartition spatiale de la population actuelle et à venir de Kinshasa. Mais également le déséquilibre de distribution des infrastructures économique et sociale de la ville de Kinshasa dont celles de la desserte en eau potable et en électricité…

Dans la panoplie de suggestions formulées par Adolphe Muzito sur la modernisation de Kinshasa, figurent également « la distribution des terres dans le cadre de ce plan à préfinancer par l’Etat et les clients demandeurs des terres et des logements». Mais aussi «La construction préalable par l’Etat des infrastructures essentielles et la mise en place subséquente d’un fonds de modernisation et d’extension de Kinshasa (…) »

Ce fonds, a expliqué Muzito, servira à la viabilisation de la partie « Est » de Kinshasa, en assurant la pérennité des programmes des constructions des voiries, des centrales énergiques et d’adduction d’eau potable, des établissements scolaires, des centres de santé, des infrastructures récréatives, des bureaux de l’administration publique et des organismes internationaux.

Cet ancien Premier Ministre reste convaincu que ce plan constituera « une source de croissance pour le pays ; une convergence d’intérêts économiques et sociaux pour les banques en termes de dépôts de la part d’une nouvelle clientèle ;  pour les sociétés de construction : une offre nouvelle des marchés des infrastructures publiques dans le cadre d’une politique de grands travaux ; pour la jeunesse : une opportunité d’emplois, de revenus et des crédits logements, etc. ;  pour l’État et la ville : une source des recettes fiscales.

«Pour les gagnepetits et les familles nombreuses aux revenus modestes, l’Etat devra financer la construction des logements sociaux à leur louer à des prix tenant compte de leur situation sociale, avec option d’une vente à tempérament», a-t-il suggéré Adolphe.

A Kinshasa, regrette-t-il, les infrastructures de santé, la couverture en eau potable et en électricité, les établissements scolaires, académiques restent concentrés dans les 22 communes, représentant 11% de l’espace, tandis que les 2 communes (Nsele et Maluku) dites semi-rurales sont des parents pauvres dans tous ces domaines.

Cette initiative de Muzito pour la ville de Kinshasa permettra de résoudre de nombreux problème sur le plan économique, social, administratif et écologique. Dans une capitale en proie aux embouteillages et aux inondations avant d’évoquer la mauvaise qualité d’eau potable et d’électricité, cette recette aidera, tant soit peu, à redonner l’espoir d’une vie décente.

Emma Muntu

(Tribune de Jean-Joseph Ngandu)

 

*«  C’est une règle générale : l’homme  qui réussit  le  mieux dans la vie  est celui qui détient la meilleure information ».  Benjamin Disraeli.

Chères lectrices, chers lecteurs;

  1. « La nouvelle culture commence là où le travailleur et le travail sont  traités avec respect » telle est la citation de Maxime Gorki  qui motive encore  la production de cette  15ème  lettre sociale congolaise. Cette  lettre  sociale analyse, à la lumière  de l’anthropologie des écritures ordinaires de Daniel Fabre, la lettre n°DS/03/MM-CN/CRS/RDC/2022 du 27 octobre 2022.
  2. D’emblée, je perçois la lettre n°DS/03/MM-CN/CRS/RDC/2022 comme un acte d’illumination de la communication du Président de la République démocratique du Congo, Chef de l’Etat, du  20 septembre courant à la 77ème  session ordinaire de l’Assemblée générale  des  Nations Unies.
  3. Dans mes 13ème et 14ème lettres sociales congolaises, j’ai eu à  montrer  comment , par son caractère encyclopédique, cette communication  soulève  des questions d’ordre  à la fois  téléologique de l’existence même de l’Organisation des Nations Unies  et  éthique des dirigeants  de cette Organisation qui doivent faire preuve  des fins humaines telles que humanité, justice, liberté, honneur…
  4. Dorénavant, les congolaises et congolais confirmeront leur intériorisation de cette communication en recourant, par extension, au questionnement  d’ordre  téléologique   des organisations tant nationales qu’internationales y compris les Ong internationales qui opèrent sur le sol congolais et  d’ordre éthique  des dirigeants de ces organisations.
  5. C’est ici qu’il convient  de saluer  la détermination des représentants des travailleurs CRS/RDC qui ont décidé  de se libérer et libérer leurs collègues de la servitude volontaire pour exiger le respect de la législation  congolaise du travail. Cette détermination est illustrée par leur lettre n°DS/03/MM-CN/CRS/RDC/2022 ci-haut citée adressée  à l’Inspecteur Urbain du Travail Balomba Mpanzu Alain dont copie réservée  à Jean Joseph Ngandu, auteur de la lettre sociale congolaise.
  6. Ecrire suppose, comme le prévient Robert Estivals, la représentation mentale  de l’autre  qui est  Ainsi,  pour  permettre à quiconque veut comprendre ce qui se passe au  CRS/RDC,  les auteurs de ladite lettre ont présenté d’abord les questions qui leur ont été posées par l’Inspecteur Urbain du Travail et ensuite  leurs réponses à ces questions.
  7. Les questions posées  aux auteurs de la lettre sous analyse sont :
  • Quelle est votre position par rapport à votre mutation à Mbuji-Mayi, pour Michel Mbula et à Kananga, pour Christian Notyo ?
  • Quelles sont vos motivations pour le refus de cette mutation ?
  • Avez-vous autre chose à dire ?
  1. A la première question, ces représentants des travailleurs ont fourni la réponse suivante : « cette mutation est consécutive à un conflit qui oppose la délégation  syndicale à l’employeur sur beaucoup de points dont les plus récurrents sont :
  2. a) Epuration des membres de la délégation syndicale par licenciement, réduction des contrats de travail  à durée indéterminée aux contrats de travail à durée déterminée ou par mutation.
  3. b) Refus de régulariser les Contrats de travail à durée déterminée de 3 ans, 4ans et 5 ans renouvelés chaque année  et ce, en violation de la législation congolaise du travail ;
  4. c) Suppression des jours de congé acquis. ».                   
  5. A la deuxième question, la réponse de ces représentants des travailleurs  est la suivante : « Cette mutation est une astuce utilisée pour éliminer  le Président  et le Vice-président de la délégation syndicale CRS/RDC depuis qu’ils ont refusé de réduire leurs contrats de travail  à durée indéterminée aux contrats de travail à durée déterminée. Ils seront ainsi mis  dans une position où leurs contrats à durée indéterminée seront facilement résiliés. Car, il n’y a aucun employé CRS/RDC aux bureaux  de Kananga et de Mbujimayi avec un contrat de travail à durée indéterminée. Tous les employés dans ces deux bureaux  sont dans les CDD  et ce, malgré leur ancienneté. D’ailleurs les projets qui y sont en cours d’exécution  tendent à leur fin ».
  6. A la troisième question et la dernière, la réponse est la suivante : « Il est inacceptable  de muter le Président et le Vice-président de la délégation  syndicale pour qu’un établissement comme CRS/RDC reste sans délégation syndicale ».
  7. De toutes  ces réponses, je m’appesantis sur la régularisation des contrats de travail à durée déterminée renouvelés plusieurs fois et la mutation des délégués syndicaux.
  8. La régularisation des contrats de travail renouvelés à l’infini est fondée dans la mesure où le législateur congolais a déjà sanctionné cette pratique.  La loi n°16/010 du 15 juillet 2016 modifiant et complétant la loi n°015-2002 portant Code du Travail dispose  en ses articles 41 : « L’exécution de tout contrat conclu en violation des dispositions du présent article ou la continuation de service en dehors des  cas prévus  à l’alinéa précédent constituent de plein droit l’exécution d’un contrat de travail à durée indéterminée » et 42 : « Tout contrat conclu pour une durée déterminée en violation du présent article est réputé conclu pour une durée indéterminée ».
  9. La mutation de ces délégués syndicaux, Président et Vice-président de la délégation syndicale  CRS/RDC, Bureau de Kinshasa,  est une violation  de la Convention n°135 de l’OIT ratifiée par la RDC qui dispose en article 1er : « Les représentants des travailleurs dans l’entreprise doivent bénéficier  d’une protection efficace contre toutes mesures qui pourraient leur porter préjudice, qui seraient motivées par leur qualité ou leurs activités de représentants des travailleurs, leur affiliation syndicale, ou leur participation à des activités syndicales(…). » et la n°16/010 du 15 juillet 2016 ci-haut citée qui  dispose en son article 257 « (…) Le mandat du délégué ne peut entrainer ni mesures vexatoires ni préjudices, ni avantages supérieurs pour celui qui l’exerce ».
  10. Puisque j’ai évoqué la  Convention de l’OIT, je me dois de rappeler qu’un des quatre piliers de l’Agenda de l’OIT sur le  Travail Décent  consiste à définir, promouvoir et garantir  les normes et les droits fondamentaux au travail.
  11. Membre de l’ONU, la République démocratique du Congo n’a pas laissé pour  compte cet Agenda de l’Agence spécialisée de l’ONU en matière du travail qu’est l’OIT. Dans  son rapport  d’examen national volontaire des Objectifs  de Développement Durable de mai 2020, la République démocratique du Congo indique que la stabilité et la sécurité au travail et la représentation des travailleurs font partie des profils nationaux du travail décent.
  12. Cependant, le renouvellement à l’infini des contrats de travail à durée déterminée au CRS/RDC n’assure  ni stabilité ni la sécurité d’emploi. De même  la mutation des délégués  syndicaux ne garantit  ni la promotion des normes  ni  la protection efficace des représentants des travailleurs.
  13. La  confrontation  de  la mutation de deux délégués syndicaux  aux écrits documentaires du travail en vigueur en République  m’a permis de me  forger une ferme conviction  que ces deux délégués syndicaux sont  simplement victimes d’atteinte grave de leurs droits garantis.
  14. En effet, le travail fait partie des droits fondamentaux et inaliénables, c'est-à-dire les droits de la personne humaine. Concernant la protection de ces droits, dans son livre  Le procès équitable, KABUMBU MBINGA BANTU (2008 :3)  montre que «  la protection des droits de la personne humaine ne doit  pas être assurée par les seuls cours et tribunaux, bien qu’ils aient certes leur part de la charge, mais  par l’ensemble de la communauté : gouvernement-administration publique-forces armées-police-services de sécurité-enseignants et autres éducateurs, etc… ».
  15. De ce fait, l’Inspecteur Urbain du Travail Balomba Mpanzu Alain, saisi par CRS/RDC pour muter le Président et le Vice-président de la délégation syndicale CRS/RDC en provinces, n’a qu’à s’inspirer de la lettre n°22/MTPS/IGT/341/2006  du 29 juin 2006  de l’Inspecteur Général Honoraire du Travail  Mukadi Bamwanya Vincent. Cette lettre  qui a fait l’objet de mes 6ème et 7ème lettres sociales congolaises  a été  adressée au Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC au plus fort de la dictature déguisée. Dans son  premier argumentaire déontique motivant  la production de sa lettre, Bamwanya  énonce un postulat qui mérite d’être rappelé en ces termes : « La Monuc est dans notre pays pour l’accompagner vers la restauration d’un Etat de légalité avec toutes  les conséquences que cela comporte ».
  16. L’Inspecteur Urbain du Travail Balomba Mpanzu Alain doit faire sien cet argumentaire afin que les responsables de CRSRDC se conforment à la législation congolaise du travail.
  17. Car, fustigeant l’utilisation abusive des employés congolais, pendant plusieurs années en violation des dispositions du Code de travail, comme journaliers  par la MONUC, Mukadi Bamwanya Vincent alors Inspecteur Général du Travail  termine  sa lettre susmentionnée  par cette recommandation : «  Eu égard à ce qui précède, j’exhorte par devoir  de mes fonctions la MONUC  à se conformer  scrupuleusement aux dispositions de la législation nationale  du travail ».
  18. Par sa lettre précitée, Bamwanya a  confirmé  son serment  prêté en vertu de l’article 194 loi n°16/010 du 15 juillet 2016 modifiant et complétant la loi n°015-2002 portant Code du Travail  dont la teneur est : « Je jure devant Dieu et la Nation, fidélité et obéissance à la Constitution et aux lois de la République démocratique du Congo, de remplir fidèlement ma charge …».
  19. Tout compte fait, la loi d’un pays reste et demeure toujours  l’expression de la volonté d’un peuple souverain sur une question précise de sa vie nationale. Par conséquent,  ne pas respecter cette loi d’un pays,  c’est manquer  du respect à ce peuple-là. Pareil manquement est inacceptable pour la dignité de l’esprit et l’humanité des congolaises et congolais.

J’ai fait ma part. Si vous êtes intéressés par cette lettre sociale congolaise, rejoignez la coupe pleine  au numéro  + 243 994 994 872 et  à l’e-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour la suite.

Fait à Kinshasa, le 30 octobre 2022

Jean Joseph NGANDU NKONGOLO

Anthropobibliologue, Expert en Anthropobibliologie du Travail, Formateur Psycho Socio Professionnel et Chercheur de l’Observatoire Congolais du Travail

Téléphone : + 243 994 994 872

Le leader de l’Ecidé (Engagement pour la citoyenneté et le développement) qui séjourne en France après sa tournée américaine, est revenu sur les prochaines élections en RDC. Sur les antennes de Rfi et France 24, Martin Fayulu n’exclut pas le report qui, selon l’avis d’experts, il est impossible d’avoir des élections correctes et impartiales dans les délais, c’est-à-dire, avant le 31 décembre 2023.

Après s’être porté candidat à la magistrature suprême, il pose deux conditions. Premièrement, que l’actuel président Félix Tshisekedi quitte le pouvoir dans les délais constitutionnels, c’est-à-dire, au plus tard le 23 janvier 2024. Deuxièmement, que le président de transition (le président du Sénat, selon la loi), qui lui succédera, organise les élections présidentielle et législatives dans un délai maximum de quatre mois, c’est-à-dire avant le 23 mai 2024, comme le prévoit la loi en cas d’empêchement présidentiel.

Par ailleurs, ce leader de Lamuka qui continue de revendiquer la victoire à la présidentielle de 2018 avec 62% des voix, se dit confiant dans la victoire finale, car il pense que les Congolais sont exaspérés par le «régime corrompu» de Félix Tshisekedi, qui, selon lui, «a dilapidé l’argent public en donnant 21 000 dollars par mois à chaque député au lieu d’équiper l’armée face aux agresseurs rwandais».

Répondant à la question de savoir à quelles conditions les prochaines élections seront-elles transparentes, Fayulu n’y va pas par quatre chemins. «A condition que l’Union sacrée de Félix Tshisekedi, le FCC de Joseph Kabila, sa coalition politique Lamuka et la société civile se réunissent autour d’une table pour revoir la loi électorale et réexaminer la composition de la CENI et de la Cour constitutionnelle».

Pour terminer, Martin Fayulu réclame que le Congo rompe ses relations diplomatiques avec le Rwanda et dénonce le projet de déploiement dans son pays d’une force militaire des pays de la Communauté d’Afrique de l’Est. «Le Congo n’est pas dans l’Afrique de l’Est, il est dans l’Afrique centrale», affirme-t-il.

Convergences parallèles entre l’UDPS et l’Ecidé

Les secrétaires généraux de l’UDPS et de l’Ecidé sont d’accord sur le principe des élections crédibles, transparentes et apaisées. Pour relever ce défi, la formation politique de Martin Fayulu pense qu’il est indispensable de dégager un consensus entre les parties prenantes au processus électoral sur les réformes à mener. Le secrétaire général de l’ECiDé, Devos Kitoko a laissé entendre que même à 5 mois des élections, un compromis doit être trouvé afin de permettre aux Congolais de choisir librement leurs dirigeants.

«Le concept de boycott des élections ne fait pas partie du vocabulaire de l’ECiDé, nous n’allons pas boycotter les élections, nous irons aux élections, mais nous ne participerons pas à n’importe quelle élection. La revendication principale de notre combat politique qui est le consensus entre parties prenantes autour des réformes électorales est une exigence absolue avant les élections. Nous allons continuer à faire pression et nous avons la ferme conviction que tôt ou tard, comme l’ont fait nos frères africains de la Côte d’Ivoire, même à 5 mois avant les élections, nous trouverons un compromis pour que le processus électoral soit crédible, transparent, impartial et apaisé », a-t-il dit.

Tandis qu’à l’UDPS, on rejette toute idée de dialogue ayant pour but de retarder la tenue des élections. Convaincu de la réélection du président Félix Tshisekedi, le secrétaire général de l’UDPS exhorte les partisans de Fayulu à se tranquilliser.

«Nous allons partir aux élections, nous ne voulons pas qu’on s’arrête en cours de route. Ils ont fait le tour du monde en train de propager que: Tshisekedi était impopulaire, s’il y a élection aujourd’hui, il va perdre. C’était leur chanson. Que les amis se tranquillisent. Nous, l’UDPS, sommes disposés pour aller aux élections. Ça sera des élections apaisées et pas agitées comme ils pensent. Le dialogue est un cadre par excellence que tout homme politique sérieux ne peut pas refuser, mais nous ne voulons pas le fameux dialogue pour retarder la tenue des élections », a réagi Augustin Kabuya.

Les élections sont constitutionnellement prévues en 2023. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) ne cesse de rassurer que ce délai sera respecté. Cependant, l’opposition continue d’exiger la recomposition de la plénière de la centrale électorale, la modification de la loi électorale et la recomposition de la Cour constitutionnelle.

Emma Muntu

Les échos et actions de La Fondation Nehema se portent bien même au-delà des frontières nationales. Près d’une cinquantaine de femmes leaders Congolaises, ont assisté le samedi 29 octobre 2022, à l’hôtel Rotanna de Kinshasa, à la première réunion préparatoire de la 5ème édition du Forum Panafricain des Femmes entrepreneures, qui se tiendra en Côte d’Ivoire. L’occasion était donc pour la présidente de La Fondation Nehema, Mme Ketsia Olangi d’annoncer officiellement la tenue de ce grand évènement du 23 au 25 mars de l’année prochaine, à Abidjan, la capitale ivoirienne sous le thème : «femmes entrepreneurs face aux défis de la transition écologique».

Pour Ketsia Olangi, cette 5ème édition qui réunira les leaders de plusieurs pays africains aura pour objectif d’adhérer étroitement à la réduction des déchets, notamment ménagers. Avec cinq thématiques, les participantes vont réfléchir sur la diminution de la femme ménagère aux industriels en ce qui concerne les cosmétiques, les produits ménagers et la nourriture.

Dans la présentation globale du projet, M. Gerald, chargé de projet résidant en Côte d’Ivoire, a martelé que les femmes entrepreneures débattront également sur les questions liées à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles. Selon lui, il faut inculquer les enjeux de la transition écologique aux femmes qui sont en effet plus vulnérables face à un certain nombre de risques liés au changement.

Il sied de noter que la 5ème édition du Forum Panafricain des femmes entrepreneures à Abidjan, accueillera près de 8000 visiteurs qui viendront des différents pays du monde.

Face à la presse, Mme Ketsia Olangi a martelé que les participantes devront aussi répondre à des critères de sélection avant le remplissage du formulaire d’inscription. «Les femmes doivent servir cette opportunité pour défendre les couleurs de la nation dans la filière de l’entreprenariat », a renchéri Mme Ketsia Olangi.

A cet effet, une commission permanente de suivi sera mise en place pour les démarches administratives et consulaires des participantes inscrites à la Fondation Nehema depuis la ville de Kinshasa.

Par ailleurs, M. Ali Kitenge, expert de la gestion des grands changements économiques a encouragé les femmes entrepreneures congolaises à saisir cette opportunité afin de défendre les compétences et qualités du leadership féminin de la RDC.

EG

 

Le projet de loi modifiant et complétant le décret du 30 janvier 1940 portant code pénal en matière de la prévention et de la protection de la traite des personnes, a été voté à l’unanimité par les députés nationaux, lors de la séance plénière de ce mercredi 26 octobre 2022. Sur 293 députés présents dans la salle des Congrès, 293 ont voté oui, aucun non et aucune abstention. 

Ce projet de loi consacre le caractère de la personne humaine, impose, sur pied de l'article 16, à l'État l'obligation de respecter et de protéger la personne humaine. Elle proscrit l'esclavage et les pratiques analogues ainsi que le traitement cruel, inhumain ou dégradant, de même que le travail forcé. 

Bien auparavant le vote de ce projet de loi présenté autrefois par Fabrice Pwela, ministre des droits humains, le speaker de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, avait rappelé que lors de la séance du jeudi 13 octobre 2022, après approbation des conclusions du rapport  de la commission  mixte PAJ- Droits de l'Homme-Sociale et culturelle, et conformément aux us et coutumes de la Chambre basse, les discussions sur ce projet de loi avaient été suspendues. Dans cet ordre d'idées, un délai de 48 heures avait été accordé aux députés pour le dépôt des amendements et 5 jours à la commission pour leur examen. 

Au terme de ce délai, le cabinet du rapporteur n'a enregistré aucun amendement. Par conséquent, la plénière a procédé à l'examen de quatre articles que contient ce texte de loi, y compris son exposé des motifs. Après ce vote écrasant, ce projet de loi sera envoyé au Sénat pour la seconde lecture.

La Pros.

Le 2ème  Vice-président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Didi Manara Linga, a animé samedi 29 octobre 2022,  un cadre de concertation Genre, Inclusion et Élections sur les enjeux du processus relatif à la Loi électorale révisée, ses mesures d’application ainsi que la Révision du  fichier électoral (RFE), dans la salle du Centre culturel du Collège Boboto, à la Gombe. Cette activité a connu la participation de diverses organisations notamment les personnes vivant avec handicap, le peuple autochtone, les associations féminines, des jeunes.

En effet, cette grande activité a connu la participation d'appui au processus électoral tel que l'ONU-femmes, l'IFES, l'IRI et le PNUD. Au nom du Président Denis KADIMA (empêché), le Vice-président de la Centrale électorale a fixé l'assistance sur le ferme engagement de la CENI d'inclure toutes les parties prenantes au processus en cours. Pour qu'aucune couche de la population ne reste à l'écart des préparatifs des consultations électorales prévues en 2023.

« Rappelons ici qu'après avoir organisé le cadre de concertation avec plus de 500 partis politiques le mois dernier, aussi bien de l'opposition que de la majorité, la CENI se réjouit de l'organisation ce jour, du cadre de concertation avec la société civile de la composante genre et diversité. Elle réaffirme ainsi sa volonté de ne laisser personne au bord de la route », a fait savoir Didi Manara. Avant de poursuivre : "Pour améliorer la participation aussi bien des femmes que des jeunes, avec eux des personnes vivant avec handicap au sein de l'institution, la CENI a pris la résolution de recruter de manière préférentielle cette catégorie des Congolaises et Congolais lorsqu'elle présente les mêmes compétences que d'autres."

Auparavant, Mme Joséphine NGALULA, membre de la plénière, a, dans son mot de bienvenue, invité les participants à faire preuve d'une attention soutenue pendant ces assises. En martelant que la CENI favorise l'implication du genre et l'inclusivité dans toutes les étapes du processus électoral en cours. Il importe de relever que les partenaires d'appui au processus électoral ont éclairé l'assistance sur les concepts inclusion, Genre et Diversité, pendant que le facilitateur du jour, M. Jean Baptiste ITIPO, par ailleurs Directeur de communication de la CENI s'est appesanti sur l'agenda, les objectifs et les résultats attendus de cette journée.

La deuxième partie des travaux était marquée par trois exposés sur de différentes thématiques notamment la présentation des outils sur la

promotion genre et l'inclusion de la  CENI faite par Mme Joséphine Ngalula, la cartographie électorale, qu'abordée par M. Joseph Nsenda, Directeur des opérations et les innovations contenues dans la Loi électorale et ses mesures d’application, sujet développé par Me Dave Banza, Directeur de cabinet adjoint de la CENI.

La partie interaction ayant donné lieu à un débat a eu l'avantage d'éclairer la lanterne de l'auditoire.

Merdi Bosengele

 

 Une accalmie de 24 heures n’a pas permis aux différents ménages, victimes des inondations de suite des pluies torrentielles de lundi dernier, de sécher leurs effets, avant qu’une nouvelle averse ne s’abatte. La journée ensoleillée d’hier mercredi 26 septembre était trompeuse. Mais, les spécialistes de la météo empirique avaient prédit la pluie. Et ça s’est accompli.

Pendant près d’une heure, Kinshasa s’est retrouvée encore sous les eaux, compliquant le transport pour ceux qui tentaient de regagner leur domicile à ces heures de la soirée. Une petite pause d’une trentaine de minutes, aura permis à la pluie de répartir de plus belle. C’est vers 19 heures qu’il a cessé de pleuvoir.  Par contre, la météo ne se montre pas clémente pour les prochains jours. De nouvelles pluies de grande intensité sont annoncées.

Mêmes scènes d’apocalypse : des routes inondées, des caniveaux hors d’usage, le lit des rivières débordé… C’est dans ces entrefaites que le ministre en charge des Infrastructures et travaux publics, Alexis Gisaro, a été obligé de réunir en urgence le mardi 25 octobre dans son cabinet de travail, les responsables de plusieurs structures de son ressort. Ce, à la suite des inondations observés dans la ville de Kinshasa après cette pluie… Il ainsi a décidé de l’intensification des curages des caniveaux.

«Dans 48 heures, (Ndlr à dater de mardi 25 octobre) les travaux de curage des caniveaux et rivières vont s’intensifier dans toute la ville», a notamment écrit le ministère des ITP sur Twitter.

Haro sur le plastique à usage unique

Les voix s’élèvent pour dénoncer des plastiques utilisées pour les bouteilles dans le bouchage de caniveaux. Dans un communiqué publié hier mercredi 26 octobre  par l’ONG internationale Greenpeace Afrique, elle impute les inondations qu’a connues la ville de Kinshasa dans la matinée du lundi 24 octobre à la non prévoyance de la part du gouvernement avant d’ajouter que ces inondations prouvent à suffisance que le changement climatique est une réalité. Raison pour laquelle, les gouvernants devraient agir urgemment.

«Ces inondations qui deviennent récurrentes en RDC comme dans plusieurs autres pays du monde sont l’un des signes forts que le changement climatique est une réalité et nécessite une action urgente des dirigeants. Nous devons nous attaquer à la racine du problème. Les inondations que nous connaissons aujourd’hui sont le résultat de peu ou pas de prévoyance de la part du gouvernement», déclare Ranece Jovial Ndjeudja, chef de la campagne forêts du Bassin du Congo à Greenpeace Afrique, cité dans ce communiqué.

La prolifération des déchets plastiques dans les rues et rivières de Kinshasa est la conséquence d’une mauvaise gouvernance environnementale des autorités congolaises. D’où, il faut éliminer l’utilisation du plastique à usage unique.

«Pour s’attaquer à la crise de la pollution plastique et mettre fin à la culture du jetable, les grands pollueurs comme Coca-Cola, Pepsi, Nestlé, Unilever au niveau global et aussi toutes les nouvelles compagnies indo-pakistanaises de production de plastique au niveau local doivent de toute urgence éliminer le plastique à usage unique en remplaçant leurs emballages par des systèmes de recharge et de réutilisation», renchérît Ranece Jovial.

Greenpeace Afrique appelle ainsi le gouvernement congolais à «prendre ses responsabilités et à reconsidérer ses engagements internationaux en matière de gestion des risques et des catastrophes naturelles, de protection des populations et de lutte contre le changement climatique».

Ceci, en «assurant urgemment la mise en œuvre des mesures du plan national de contingence avec un accent sur les risques d’inondation», conclut Ranece Jovial.

Emma Muntu

Statistiques

26352298
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
10947
29273
163588
26029955
67118
690642
26352298

Your IP: 185.191.171.37
2022-12-03 05:26

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg