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Tenus au cours d’un forum à Houston, les propos de Jules Alingete disant qu’il n’y a pas de guerre en RDC alimentent la polémique. Ayant trouvé cette déclaration fallacieuse et injuste, le Député national Jackson Ausse a déposé, jeudi 28 avril dernier, une interpellation au bureau de l’Assemblée nationale contre l’Inspecteur général Chef des services de l’IGF. Selon l’élu d’Irumu, en Ituri, les propos que Jules Alingete a tenus à Houston, au Texas (USA), devant les investisseurs américains sont de nature à jeter en pâture les efforts jusque-là fournis par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo pour la restauration de la paix dans la partie Est du pays.

«Ce tableau tel que peint par le Chef des services des finances publiques nous met en porte à faux avec la population. Et nous, en tant que représentation nationale, on ne peut pas rester silencieux devant les affirmations qui veulent voiler la situation de la violence qu'il y a dans le pays. Au moment où je vous parle, il y a des corps qui jonchent la terre et on ne les a pas encore enterrés. Nous perdons nos vaillants militaires sur les lignes des fronts. Et l'inspecteur des finances se permet de dire qu'il n'y a pas de guerre en République démocratique du Congo. C'est de l'injure envers la population du Congo. C'est du sabotage et du crachat sur la mémoire des milliers des victimes qui tombent chaque jour. (…), nous sommes touché au fond de nous- même. C'est comme ça que nous avons interpellé l'inspecteur général pour qu'il puisse venir dire à la population ce qu'il a dit aux États-Unis. Il faut qu'il puisse l'expliquer à la population, peut-être que nous voyons mal les choses, peut-être que l'inspecteur voit d'une manière miraculeuse ce qui se passe. Nous avons besoin d'explications miraculeuses. Nous l'attendons à l'Assemblée nationale », a-t-il insisté lors du dépôt de son initiative. Aussi, souhaite-t-il que le Bureau de la Chambre basse du parlement accélère les formalités pour que les populations de provinces situées dans la partie Est du pays soient éclairées sur cette situation.

«Nous étions tout de suite choqué et même emmerdé des propos du chef des services de l'inspection générale des Finances. Et cela, pas au pays mais à l'étranger. L'inspecteur Jules Alingete se permet d'affirmer avec facilité qu'il n'y a pas de guerre en République démocratique du Congo et s'il y a de guerre, cela n'est vu qu'à la télévision ou dans des milieux isolés. C'est qui n'a rien à voir avec le fonctionnement des grandes villes. C'est extrêmement grave», a-t-il déploré, tout en précisant que ‘’nous sommes aujourd'hui à plus 30 ans de guerre. Les éléments qui expliquent cette histoire, c'est la présence même d'une mission des Nations Unies en République démocratique du Congo’’. « S'il n'y a pas guerre en RDC, qu'est-ce que la MONUSCO fait en RDC jusqu'à présent ? S'il n'y a pas guerre en RDC, pourquoi les provinces de Nord-Kivu et de l'Ituri sont dirigées par les autorités militaires ? S'il n'y a pas guerre en RDC, qui a tué des milliers de Congolais à l'Est de la République ? Le décompte va au-delà de 1 million de personnes tuées depuis les années 60. S'il n'y a pas de guerre, qui a fait déplacer plus de 4 millions de Congolais ? », s’est-il interrogé. Au forum sur les investissements à Houston, Jules Alingete avait déclaré aux investisseurs : «Je réaffirme que la RDC est un pays safe. Il n’y a pas de guerre au Congo en dépit de quelques poches d’insécurité créées à l’Est du pays par des groupes armés pilleurs de nos ressources». Après les réactions des uns et des autres, l’Inspection Générale des Finances, puisque Jules Alingete séjourne encore aux USA, a fait une mise au point, mercredi dernier, pour éclairer l’opinion. « Le Chef de Service regrette vivement l'exploitation malencontreuse de ses propos par certaines personnes instrumentalisées par les prédateurs qui agissent dans l'ombre, espérant toujours un jour, mettre fin à la traque dont ils sont victimes et affirme qu'il a toujours, comme tout Congolais., compati à la douleur de nos frères et sœurs de la partie Est de notre pays, victimes de la barbarie terroriste des groupes armés, contre laquelle le PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, le GOUVERNEMENT et les FARDC ne ménagent aucun effort pour l'éradiquer», avait réagi la cellule de communication de l’IGF.

Gloire Mfemfere 

 

 

 

 

 

De toutes les législatures qui se sont succédé en RDC, la dernière proposition de loi provenant d’un président de la chambre haute en exercice remonte à 20 ans. Modeste Bahati, l’actuel speaker du Sénat, vient de rompre avec le mythe avec sa proposition de loi modifiant et complétant la loi sur l’agriculture de 2011. Cette proposition de loi a été déclarée recevable par la plénière, ce mardi 26 avril 2022, après les réponses données par son auteur aux préoccupations soulevées par ses collègues Sénateurs. Ladite plénière était animée le Premier Président du Sénat, en l’occurrence l’Honorable Sénateur Eddy Mundela Kanku.

Il s’agit de questions spécifiques sur la crainte de perdre la souveraineté en acceptant les investisseurs étrangers dans l’agriculture, le niveau de participation des nationaux ou de l’Etat dans les entreprises étrangères ainsi que des routes de dessertes agricoles.

Rebondissant sur la question, le Président du Sénat a rassuré qu’aucune terre ne sera vendue aux étrangers car déjà protégée par l’article 80 du code foncier.

«La grande préoccupation était de savoir si en ouvrant l’actionnariat, les étrangers ne vont pas envahir nos terres. Je voudrais solennellement dire qu’il n’en est pas question. D’abord, quand nous parlons des investisseurs, c’est à la fois des nationaux et des étrangers. Les étrangers eux, conformément à l’article 110 et 111, n’ont droit qu’à l’emphytéose. C’est-à-dire que le bail de la terre court une durée de 25 ans renouvelable. C’est juste une location de terre, mais la terre appartiendra toujours à l’Etat», a fait savoir Modeste Bahati.

A lui de rajouter que « nous ouvrons seulement les vannes pour que ceux qui veulent investir dans l’agriculture viennent et qu’on leur accorde des facilités, des allégements. Qu’on puisse créer une banque spécialisée pour financer l’agriculture en des taux réduits, et que les importations des intrants agricoles ne puissent plus payer des droits de douane. Et une fiscalité qui puisse motiver les uns et les autres à travailler dans le secteur de l’agriculture ».

La proposition de Loi Bahati a été confiée à la Commission Développement Durable, Ressources Naturelles et Tourisme ainsi qu’à la Commission des Entités Territoriales Décentralisées qui ont obtenu de la plénière 8 jours pour l’approfondir et l’enrichir.

Il faut noter que cette loi permettra avec les productions agricoles de diversifier l’économie congolaise et la rendre intravertie comme le veut le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui a fait de la diversification de l’économie son cheval de bataille.

John Ngoyi

 

*Après cinq  jours d’intenses travaux, les consultations de paix entre les émissaires  du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et les groupes armés  de l’Ituri, Nord et Sud Kivu ont pris fin, ce mercredi 27 avril 2022, du moins pour la première étape de ce processus. La facilitation kenyane a annoncé une prochaine rencontre dans les prochains jours, bien avant le prochain conclave d’évaluation des Chefs d’Etat  de la communauté de l’Afrique de l’Est programmé vers la fin du mois de mai.

Près de 30 délégués représentants les groupes armés de l’Ituri, Nord et Sud Kivu ont pris part à ces échanges qui se sont déroulés en présence des observateurs du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi, des Nations-Unies, de la CIRGL, des Etats-Unis et de la France. Ceux qui n’ont pas  rallié Nairobi pourraient rejoindre le processus, lors de   la prochaine rencontre.

Cette dernière journée des travaux a été marquée par la participation, en visioconférence, des Présidents Uhuru Kenyatta du Kenya et Félix -Antoine Tshisekedi Tshilombo de la RDC.

Facilitateur désigné, le Président Uhuru Kenyatta a exhorté les chefs de guerre congolais à choisir la voie de la paix. S’exprimant en Anglais et Swahili, le Président Kenyatta a invité ses interlocuteurs à prendre exemple sur lui-même qui a fait la paix des braves avec son opposant historique.

S’adressant à ses compatriotes depuis ses bureaux, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a remercié tous ceux qui ont choisi la voie de la paix.

« Ils peuvent compter sur lui », leur a-t-il dit. Dans la matinée, tous les groupes armés de l’Ituri, Nord et Sud Kivu ont remis, chacun, à la facilitation leurs mémo dans lesquels ils proposent des voies de sortie.

Devant les médias, tous se sont montrés optimistes quant à l’issue de ces échanges. Au cours du conclave du 21 mai dernier, les Chefs d’Etat avaient convenu de se retrouver fin mai pour une autre réunion d’évaluation.

La Pros.

 

 

 Il a troqué sa veste de Président de la Commission PAJ à celle de 1er Vice-président de la Chambre basse du parlement, en remplacement de Jean-Marc Kabund qui avait démissionné le 31 mars 2022, pour des  ‘’raisons politiques’’. Lui, c’est le député national André Mbata Betukumesu Mangu. Oui, il vient d’être élu à ce poste depuis hier mercredi 27 avril 2022.  Sur 439 députés qui ont pris part au vote, 402 ont voté pour, 20 ont voté contre et 13 se sont abstenus et 4 bulletins nuls. Par la même occasion, ce professeur de droit Constitutionnel a été installé sur son nouveau strapontin.

A la veille de son élection, puisqu’il était candidat unique à concourir à ce poste, il promettait à ses collègues de remplir ses missions convenablement pour le bien-être de la Chambre basse du parlement de la RDC, de surcroit, le peuple congolais qui attend beaucoup de ses représentants.

Focus sur André Mbata Betukumesu Mangu

Docteur en droit depuis 2002, André Mbata a fait plusieurs formations en droits humains, gestion des conflits et droit international. De 2016 à 2022, il est consultant de l'Union africaine sur le constitutionnalisme et l'État de droit en Afrique. Il est docteur en droit de l'Université d'Afrique du Sud (2002).  Professeur ordinaire depuis février 2013, André Mbata enseigne le droit à l'Université de Kinshasa (Unikin) et dans d'autres Universités étrangères. Comme activités politiques et judiciaires, de 1987 à 1991, le prof. Mbata est inspecteur de l’Agence nationale d'immigration ; de 1991 à 1997, il est juge au tribunal de Paix Kinshasa/N’Djili ; de 2004 à 2006, il est élu député national, membre de l'Assemblée nationale de transition (parlement de Transition issu du Dialogue inter congolais); de 2006 à 2011, il est député national, membre de l'Assemblée nationale, de la première législature de la troisième République ; et de 2019 à ce jour, Mbata est député national, membre de l'Assemblée nationale, de la 3è législature et président de la PAJ. Il est auteur de deux propositions de loi dont celle abolissant la peine de mort et celle modifiant et complétant la loi relative à la création de l'ordre national "héros nationaux". Il est Directeur exécutif de l'Institut pour la démocratie, la gouvernance, le développement et la paix (IDGPA). Il est aussi auteur ou co-auteur de plus de 10 ouvrages.

Aussitôt après son élection, le désormais 1er vice-président de l’Assemblée nationale a remercié le chef de l'État, le bureau de l'Assemblée nationale, ses collègues députés, son parti politique l'Udps, ses électeurs, les héros dans l'ombre et tous ceux qui ont participé de près et de loin à son élection au bureau de l’Assemblée nationale.

A l’issue du vote et de l’installation du prof Mbata dans son fauteuil de premier vice-président, le speaker de la Chambre basse du Parlement a placé l’élection du professeur André Mbata sous le signe de la réconciliation, car les députés de l’opposition se sont mobilisés pour voter.

«Félicitations à vous tous, vous avez fait preuve de patriotisme et de sens de responsabilité», a-t-il dit.

Il convient de rappeler que c'est pour la 3ème fois, après plusieurs rebondissements politiques,  au cours de cette troisième législature de la 3ème République qu'une élection est organisée pour pourvoir au poste de 1er Vice-président. Au sortir des élections de 2018, Jean-Marc Kabund a été élu à ce poste pour la première fois en avril 2019 sous le ticket Mabunda alors que le CACH était en coalition avec le FCC de Joseph Kabila. Après sa déchéance en mai 2020, il a été élu à nouveau en février 2021 sous le ticket Union sacrée avec Christophe Mboso comme président. Son retour au bureau faisait suite à la déchéance des membres du bureau Mabunda.

MB

 

 Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, est arrivé dans la ville cuprifère, dans la soirée de  mercredi 27 avril. Il a été accueilli au pied de l’avion par le Gouverneur Jacques Kyabula et par quelques membres du gouvernement provincial.

Une foule en liesse est venue accueillir le Chef de l’Etat à l’aéroport où tous les officiels du Haut-Katanga ont accompagné le Garant de la nation.

A  son agenda, il profitera de son séjour pour échanger avec les notables et leaders du Grand Katanga afin d’appréhender les « enjeux de développement de cet espace ».

Le numéro Un de la République va également  visiter quelques ouvrages réalisés dans différentes localités du Grand Katanga pour évaluer les progrès socio-économiques réalisés pendant ses trois premières années de mandature.

Il faut signaler que le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, tient à ce qu’aucun espace de la RDC ne soit en proie aux conflits  de quelque nature que ce soit.

(Avec la Cellcom de la Présidence)

 Bonne nouvelle pour les marginalisés et les opprimés. L’Agence pour la Prévention et la Lutte contre la Traite des Personnes a officiellement lancé la ‘’Ligne 129’’ pour permettre aux victimes d’exploitation de l’homme ou de violation de leurs droits de dénoncer les auteurs de toutes ces pratiques inhumaines afin d’obtenir justice et réparation. Ce, grâce à la vision managériale de Cécile Rebecca Meta Kasanda, Coordinatrice de ce service spécialisé de la Présidence de la République. La cérémonie du lancement a eu lieu mercredi 27 avril 2022 à l’hôtel du fleuve et a connu la participation de plusieurs personnalités notamment, Olivier Mindonge, Directeur de Cabinet Adjoint du Chef de l’Etat, et des conseillers à la Présidence de la République.

Pour ce qui des plus amples détails sur la Ligne 129, faut-il noter qu’elle est joignable gratuitement à partir de réseaux Vodacom, Airtel, Africell et Orange. Elle est logée dans le centre d’appels de l’APLTP, lequel est géré par une équipe d’opérateurs capables de recevoir les doléances des victimes en Lingala, Kikongo, Swahili, Tshiluba ou encore en français. A en croire Sabrina Bakongola Mukeba, responsable de ce projet, tous les opérateurs sont suffisamment outillés sur la traite des personnes et peuvent cerner les préoccupations des victimes, les conseiller et les orienter vers les services compétents de prise en charge psychosociale, médicale, juridique et d’hébergement. Dans un premier temps, a-t-elle expliqué, le centre fonctionnera de 8 heures à 17 heures. Dans les jours qui viennent, dès que des moyens conséquents seront prêts, le centre sera disponible 24h/24. Cependant, les appels reçus entre 18 heures et 7 heures du matin seront enregistrés et les victimes et/ou témoins seront rappelés.

Très satisfaite du grand travail abattu sous sa coordination, Cécile Rebecca Meta Kasanda a, lors de son allocution, loué l’apport considérable des Ministères du Budget et des Finances dans ce projet qui, d’après elle, s’inscrit dans la droite ligne du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, celle de placer l'intérêt de l'homme au centre de toute action. «Nous témoignons notre gratitude au Gouvernement de la République Démocratique du Congo, à travers les Ministères de Budget et des Finances qui, pour matérialiser la vision du Président de la République, Chef de l'Etat, de placer l'intérêt de l'homme au centre de son action, ont mis à la disposition de l'APLTP des ressources nécessaires pour l'aménagement d'un espace devant accueillir le centre d'appels et l'acquisition des équipements et matériels de communication que l'on vient de vous projeter», a-t-elle reconnu. De même, elle a remercié le Directeur de l'Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications au Congo «ARPTC» pour sa contribution significative dans cette démarche visant la préservation et la restauration de la dignité humaine.

«Nous remercions Monsieur le Président de l'Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications au Congo «ARPTC» qui a, non seulement accédé à notre demande d'obtenir un numéro court gratuit, mais a aussi instruit les Sociétés de communication de nous accorder des numéros longs pour un service social. Nos remerciements vont également à Messieurs les Directeurs Généraux de Vodacom, Airtel, Orange et Africell qui ont dépêché leurs techniciens et ingénieurs pour paramétrer et attacher leurs numéros longs au numéro court afin de permettre aux victimes et aux témoins d'appeler gratuitement le numéro 129 et d'être au besoin rappelés par les opérateurs du centre d'APLTP», a-t-elle souligné. Plus loin, Cécile Rebecca Meta a indiqué que la mise en place d'une ligne verte est une réponse aux recommandations formulées depuis juin 2007 à l’endroit de la République Démocratique du Congo par les différents rapports d'évaluation mondiale des efforts des Etats dans la prévention et la lutte contre la traite des personnes. «Victime de la traite, priorité de notre combat», a-t-elle précisé, ce thème national de la Commémoration de la Journée mondiale pour la dignité des victimes de la traite des personnes est traduit en acte par la République Démocratique du Congo qui met à la disposition des victimes et des témoins, une Ligne verte avec une couverture nationale.

Gloire Mfemfere

 

ALLOCUTION DE LA COORDINATRICE DE L'APLTP A LA CEREMONIE DU

LANCEMENT DE LA LIGNE VERTE.

Distinguée Première Dame,

Excellence Monsieur le Directeur de Cabinet du Chef de l'Etat,

Excellences Madame et Monsieur les Directeurs de Cabinet Adjoints du Chef de 'Etat,

Excellences Mesdames et Messieurs les Vice Premiers Ministres, Ministre d'Etat et Ministres,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs des Missions diplomatiques,

Messieurs les Représentants des Agences du Système de Nations Unies et des

Organisations internationales,

Distingués Invités,

Chères et chers Collègues,

L'Agence pour la Prévention et la Lutte contre la Traite des Personnes est heureuse de vous accueillir dans cette magnifique salle du Fleuve Congo Hôtel.

Le thème international de la célébration de la journée mondiale de victimes de la traite des personnes est: « LA VOIX DE VICTIMES NOUS GUIDE ».

Aujourd'hui est un grand jour pour les victimes de la traite des personnes de la

République Démocratique du Congo, ces personnes exploitées par leurs semblables, transformées en marchandises et devenues une source intarissable des revenus pour les trafiquants parce qu'elles ont maintenant un canal pour dénoncer les actes dont elles dont victimes.

Depuis sa création le 22 avril 2019, l’Agence pour la Prévention et la Lutte contre la Traite des Personnes avait placé la création d'une Ligne verte pour les victimes et les témoins de la traite des personnes parmi ses plus importantes priorités, afin de permettre aux victimes de cette odieuse criminalité de se confier à quelqu'un, d’obtenir des conseils, d'être orientées vers un service compétent de prise en charge et enfin d'obtenir justice et réparation.

Nos téléphones personnels ont servi des canaux de communication avec les victimes qui nous appelaient jours et nuit. C'est pourquoi nous avons inscrit dans nos plans de travail annuels 2020, 2021 et 2022 la mise en place d'une ligne verte pour les victimes de la traite.

Distinguée Première Dame,

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

Une collègue a pris la décision d'élaborer un projet de création d'une ligne verte pour les victimes, elle a travaillé durement, consultant les ingénieurs des sociétés de téléphonie mobile pour améliorer son projet qu'elle a présenté courageusement à une des réunions d’équipe de novembre 2020. Elle a été accompagnée et encouragée par tous les membres de l'APLTP, et c'est grâce à sa détermination, et persévérance qu'aujourd'hui la Ligne verte est devenue une réalité.

Merci beaucoup Madame Sabrina BAKONGOLA MUKEBA pour ton engagement.

Distinguée Première Dame,

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

Nous témoignons notre gratitude au Gouvernement de la République Démocratique du Congo, à travers les Ministères de Budget et des Finances qui, pour matérialiser la vision du Président de la République, Chef de l'Etat, de placer l'intérêt de l'homme au centre de son action, ont mis à la disposition de l'APLTP des ressources nécessaires pour l'aménagement d'un espace devant accueillir le centre d'appels et l'acquisition des équipements et matériels de communication que l'on vient de vous projeter.

Nous remercions Monsieur le Président de l'Autorité de Régulation des Postes et Télécommunication au Congo «ARPTC » qui a, non seulement accédé à notre demande d'obtenir un numéro court gratuit, mais a aussi instruit les Sociétés de communication de nous accorder des numéros longs pour un service social. Nos remerciements vont également à Messieurs les Directeurs Généraux de Vodacom, Airtel, Orange et Africel qui ont dépêché leurs techniciens et ingénieurs pour paramétrer et attacher leurs numéros longs au numéro court afin de permettre aux victimes et aux témoins d'appeler gratuitement le numéro 129 et d'être au besoin rappelés par les opérateurs du centre d'APLTP. A ce jour le VODACOM n'a pas encore terminé le paramétrage de son numéro long et espérons que dans les prochains jours son numéro sera opérationnel.

Distinguée Première Dame

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

La mise en place d'une ligne verte est une réponse de la République Démocratique du Congo aux recommandations formulées depuis juin 2007 à son endroit, par les différents rapports d'évaluation mondiale des efforts des Etats dans la prévention et la lute contre la traite des personnes. victime de la traite, priorité de notre combat, ce thème national de la Commémoration de la Journée mondiale pour la dignité des victimes de la traite des personnes est traduit en acte par la République Démocratique du Congo qui met à la disposition des victimes et des témoins, une Ligne verte avec une couverture nationale.

Grâce à l'assistance technique de l'OlM et l'appui financier du Gouvernement américain à travers son Agence au développement USAID, Agence pour la Prévention et la Lutte contre la Traite des Personnes dispose depuis mars 2022 d'un Mécanisme de référencement des victimes (SOP) et d'une stratégie de communication dotée d'un plan opérationnel de 3 ans. Ces deux outils facilitent d'une part le travail des acteurs dans la prise en charge et l'accompagnement des victimes de la traite des personnes, et d'autre part, ils permettent à l’Agence de communiquer de manière à atteindre le changement de mentalité de la population.

Grâce à l'appui technique de l'OIM et au financement de l'USAID, une cartographie des centres d'hébergements et des orphelinats de la Ville de Kinshasa vient d'être établie afin d'orienter les victimes dans des lieux sécurisés, avec un minimum des services de prise en charge et d'un confort matériel pour leur rétablissement physique et psychologique

La Ligne verte va permettre à l’Agence de disposer des données fiables grâce au mécanisme de référencement des victimes qu'elle a mis en place et au réseautage des acteurs de première ligne. La diffusion des spots sur la ligne verte et la sensibilisation sur la traite des personnes va amener les victimes et les témoins à dénoncer les cas et les auteurs de la traite dans les prochains jours.

Distinguée Première Dame,

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

La République Démocratique du Congo va dans les prochains mois disposer d'une loi spéciale contre la traite des personnes grâce à la collaboration existante entre les Commissions PAJ du Parlement, l'Ambassade des Etats Unis, I'OIM et l'APLTP, ce qui accélérera le vote de la loi par les Honorables Députés et Sénateurs.

QUE LA VOIX DES VICTIMES NOUS GUIDE TOUS.

Je vous remercie.

 

 

Ce jeudi 28 avril 2022, le débat était houleux à la Chambre Haute du Parlement avant le vote de deux projets de loi déjà  votés en première lecture au niveau de l’Assemblée Nationale. Il s’agit notamment, du projet de loi autorisant la ratification de la convention de transfèrement  des personnes condamnées entre la Belgique et la RDC ainsi que le projet de loi portant ratification de la convention d’entraide judiciaire entre Bruxelles et Kinshasa.

En effet, renseigne la Cellule de communication du Sénat, c’est M. Amatobe Bayubasire, Vice-ministre de la Justice et Garde des sceaux, qui a présenté ces deux conventions qui ont été adoptées et votées par la plénière présidée par le Speaker du Sénat, l’Honorable Président Modeste Bahati.

Cependant, peu avant de franchir ce cap, le représentant du gouvernement a d’abord répondu aux différentes préoccupations soulevées par les élus des élus au cours du débat général sur ces deux projets de loi.

Des préoccupations qui ont essentiellement tournées autour de la crainte d’évasion des personnes condamnées, les conditions de vie dans  les prisons, les respects des droits de l’homme, les infrastructures carcérales et la nature du jugement.

« L’intérêt pour la République Démocratique du Congo répond à la question de la compétence universelle de la Belgique qui pouvait se permettre d’arrêter et de condamner un citoyen congolais. Cette convention viendra réduire la compétence universelle de la Belgique, dans la mesure où désormais pour poursuivre, il faut obtenir l’accord de la RDC pour les infractions qui relèvent de des autorités judiciaires congolaises », a déclaré le Vice-ministre Amatobe. 

Toutefois,  il faut noter que le transfèrement des personnes condamnées dans leurs pays d’origine n’est pas automatique. Celui-ci ne peut s’effectuer qu’à la demande de la personne condamnée elle-même. Et le pays à qui la requête est adressée peut en toute souveraineté examiner pour autoriser ou pas le transfèrement de tel ou tel autre cas, surtout en ce qui concerne par exemple les cas de violences sexuelles.

John Ngoyi

 

 

*La date du 24 avril 1990 revêt la même importance que celle du 30 juin 1960 dont l’engagement des congolais dans la lutte qui avait débouché sur l’accession de notre pays à l’indépendance a été loué par Patrice Emery Lumumba dans son discours du 30 juin 1960. Engagés aussi pour la démocratie, les congolaises et congolais ont réitéré le même exploit pour la démocratisation du Congo-Kinshasa.

Car, les leaders initiateurs de la lutte pour la démocratie avaient, par la conscientisation, fait comprendre à ces derniers que la cause de leur misère était le régime dictatorial instauré par Joseph Désiré Mobutu à partir de 1965. C’est qui a été à la base de l’adhésion populaire aux idées véhiculées par la lettre ouverte du 1er  novembre 1980 adressée au Président Mobutu Sese Seko par les treize  commissaires du peuple pour exiger la restauration d’un régime démocratique La lettre ouverte comme élément catalyseur interne et les autres événements mondiaux contraignirent Maréchal Mobutu Sese Seko, Président du Mouvement Populaire de la Révolution et Président de la République du Zaïre à organiser les consultations populaires.

Le 24 avril 1990, à la suite de ses consultations, Maréchal Mobutu Sese Seko s’adressa à la Nation congolaise alors Zaïroise par son discours présidentiel d’avènement de la 3ème République. En effet, après analyse bibliométrique de 6.128 mémorandums qui ont été enregistrés par le Bureau National de Coordination jusqu’au 21 avril 1990, Maréchal Mobutu affirme que 87% de ces mémorandums ont proposé des réformes  en profondeur au sein du Mouvement Populaire de la Révolution, tandis que 13% de ces mémorandums se sont clairement exprimés en recommandant l’instauration du multipartisme. Il renchérit sur les résultats de cette analyse en affirmant qu’ « après avoir murement réfléchi et contrairement à mon engagement de suivre l’opinion de la majorité, j’ai estimé, seul devant ma conscience, devoir aller au-delà des vœux exprimés par la majorité du grand peuple du Zaïre, MOBUTU (1990 : 199) Mais, ce multipartisme politique n’a été effectif qu’à partir de 2006 où les premières élections politiques pluralistes de la 3ème République ont été organisées. Ces élections marquèrent ainsi la nouvelle ère politique congolaise, c'est-à-dire la démocratie tant attendue.

Montrant l’importance de la démocratie, Guy VERHAGEN (1992) affirme que « la démocratie favorise le développement parce qu’elle est basée sur la discussion libre et sur la participation de tous à la réflexion sur les problèmes du pays ». Dans un régime démocratique les gouvernés et les gouvernants sont des acteurs incontournables. Dès lors les questions suivantes méritent d’être posées :

- La démocratie congolaise en vigueur aujourd’hui est-elle celle qu’attend le peuple congolais depuis le 24 avril 1990 ?

- Le régime démocratique en vigueur au Congo Kinshasa depuis 2006 a-t-il favorisé le développement ?

Pour répondre à ces questions, je recours à l’analyse comparative de deux conceptions de la démocratie qui s’affrontent dans le champ politique afin de déterminer laquelle de ces deux conceptions est dominante en République démocratique du Congo. Cela étant, je commence par la démocratie molle.

  1. Démocratie molle

J’ai emprunté à Paul Houée(2009) le concept de « démocratie molle » qu’il a utilisé pour décrire la démocratie libérale qui fait la promotion de la propriété privée. Houée cite, à cet effet, le politologue américain Benjamin R. Barber qui dénonce la conception de la démocratie libérale en usage en occident.

Pour ce politologue, la conception libérale de la démocratie repose sur « la conception abstraite d’un citoyen défenseur de ses droits et intérêts, citoyen défini par sa belle indépendance et sa recherche de bien –être. La démocratie libérale repose sur la conception minimaliste de la démocratie dont l’auteur célèbre est Joseph Alois Schumpeter.

Dans cette conception, le rôle du peuple consiste à élire ses représentants et à les sanctionner au terme de leur mandat. Il n’a pas à se mêler de la conduite des affaires, car il n’a pas de capacités pour le faire. En République démocratique du Congo, cette conception justifie pourquoi la plupart des congolais s’engouent de la politique au nom de la cupidité et de l’idolâtrie de l’argent.

La prédation des ressources de l’Etat est aussi fondée sur cette conception. Conséquence, nous avons à faire à un Etat pauvre alors que celles et ceux qui prétendent être à son service sont follement riches. C’est très triste de voir sur la scène politique des personnes qui n’ont pour ardent désir que la subsistance par l’accumulation de l’argent et des biens matériels.

Parmi eux figurent d’abord certains dignitaires du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) de la 2ème  République avec leur gestion centrée sur le pillage des ressources de l’Etat au point de rendre la RDC alors Zaïre exsangue économiquement et socialement. Chassés des rênes du pouvoir et de la scène politique par Laurent-Désiré Kabila, ces mobutistes retournèrent au pouvoir quand Joseph Kabila est devenu Président de la République démocratique du Congo. Pour garantir leur survie, à l’instar de la mouvance présidentielle de Mobutu, ces mobutistes - kabilistes ont formé d’abord la Majorité Présidentielle(MP) et enfin le Front Commun pour le Congo(FCC).

A cette occasion, ils ont non seulement réitéré leur exploit de se servir, mais aussi initié beaucoup d’autres nouveaux politiciens au pillage systématique des ressources de l’Etat congolais.

A ce titre, la démocratie libérale devient la première cause d’absence des justices distributive et sociale en République démocratique du Congo. Etonnez-vous, un pays de plus de 90 millions de congolais, les revenus des ressources de la RDC ne profitent qu’à un groupe de moins d’un million de congolais et ce, depuis 1965.

Curieusement, ces prédateurs des ressources de l’Etat se font offrir gratuitement des éloges et des applaudissements de la part d’un peuple qu’ils ont asphyxié.

Voilà pourquoi, l’écrivain de la littérature anglo-africaine, Wole Soyinka stigmatise le comportement des applaudisseurs en ces termes : « ce n’est qu’en Afrique où les voleurs se regroupent pour piller davantage alors que les jeunes, dont l’avenir est ainsi volé, les applaudissent ».
Pis  encore, au moment des élections, ce peuple donne ses voix aux individus qui ne savent pas le servir. Comme le précise Houée, la démocratie Libérale se réduit à un vote exprimant la préférence d’un moment.

C’est vrai, le vote est juste l’expression d’une préférence momentanée. Il faut entendre ce que disent les électeurs sur le comportement de leurs élus pour se rendre compte de leur déception. Alors qu’au Congo - Kinshasa, les élections ont été considérées comme une praxis pour mettre fin à la misère des congolais.

C’est dans cet ordre d’idées que dans leur message intitulé « Des dirigeants nouveaux pour le salut du peuple », les évêques de l’église catholique romaine du zaïre (1995) affirmaient que les élections étaient « un nécessaire et urgent arbitrage du peuple ».

Ils affirmaient que le peuple a été trahi par ses dirigeants et se trouvait abandonné à son triste sort par ceux qui prétendaient parler en son nom. Pour eux, la seule voie d’issue pour le peuple était de prendre ses responsabilités et de se donner de nouveaux représentants. Les congolais ont eu des nouveaux représentants en 2006, 2011 et 2018, mais la misère est loin de les quitter. D’où la nécessité d’appliquer la conception maximaliste de la démocratie.

  1. démocratie forte

La démocratie forte repose sur, selon Paul Houée, l’idée d’une communauté de citoyens autogérés, moins unis par leurs intérêts homogènes que par l’éducation, ces citoyens sont mis en capacité d’établir en commun leurs objectifs et leurs actions au nom d’une vision civique de la société.

Il s’agit la conception maximaliste de la démocratie dont l’un des célèbres auteurs est Carole Bateman. Elle est fondée sur le principe que tout individu a les capacités nécessaires pour participer au pouvoir. Les partisans de cette conception prônent « la politique des amateurs », on dirait « learning by doing de Jhon Dewey », s’appuyant sur le slogan de Lénine : « chaque cuisinière doit pouvoir gouverner l’Etat ». A sujet de la République démocratique du Congo, Gauthier de VILLER (1998 :27) nous apprend qu’en 1991 1992, « le peuple acquis au changement » avait surnommé Etienne Tshisekedi « Moise ».

Ainsi, le peuple acquis au changement a, toujours, affiché le comportement qui corrobore la démocratie forte. Ce n’est pas une faiblesse, mais une identité culturelle politique. C’est une démocratie fondée sur la participation des citoyennes et citoyens.

Car, la participation instaure un cercle vertueux, elle a une vertu éducative, elle développe les aptitudes à gouverner et le civisme. La participation élargit l’horizon intellectuel, elle donne la confiance et libère les citoyens de la peur, de la torpeur et de la honte.

La « politique devient alors la propre Université des citoyens et la citoyenneté leur terrain. Ceci suppose l’existence des bibliothèques, les centres de formation et la presse des partis politiques pour former et informer leurs membres. Mais, à l’état actuel de ma connaissance, je ne connais un seul parti politique congolais qui a une bibliothèque ou un centre de documentation pour cette fin. Je reviens ainsi avec Houée pour dire qu’ « il n’y a pas de modèle démocratique transposable partout : à chaque peuple d’inventer son régime démocratique le plus libérateur, le plus porteur de progrès et de solidarité ». Chaque peuple invente sa démocratie selon sa vision civique de sa société.

Concernant, la société congolaise, préfaçant le Rapport d’Examen National Volontaire des Objectifs de Développement Durable, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo(2020) affirme que la vision de la République démocratique du Congo est d’ « ériger un Etat moderne, pacifique, démocratique et soucieux de chaque citoyen, un Etat où chaque institution joue son rôle dans le cadre de la séparation des pouvoirs, un Etat qui garantit le bonheur de tous ».

Il renchérit sur cette vision en précisant qu’elle est en cohérence avec le Programme de Développement Durable à l’horizon 2030.

Pareille vision ne peut se matérialiser que s’il y a la participation politique du peuple. La participation politique est, pour Sidney Verba et Norman Nie(1972), l’ensemble des activités électorales et non électorales par lesquelles les citoyennes et citoyens tentent d’influencer la sélection des dirigeants et leur action. En République démocratique du Congo, si le peuple peut se réjouir d’avoir participé aux élections organisées à trois reprises pour choisir ses représentants, il demeure cependant incapable d’influencer l’action de ces derniers.

La bibliophobie en est la cause principale. Qu’à cela ne tienne ! 16 ans d’instauration d’un régime démocratique, pourquoi la pauvreté mentale et matérielle continue à agacer le peuple congolais ? La misère des congolais augmente à la même proportion que la présence des politiciens dont le dogme est la conception minimaliste de la démocratie.

Ainsi, la lutte contre la misère doit-elle  aussi être la lutte pour la transformation des politiciens migrateurs et imposteurs.

  1. Transformation des politiciens migrateurs et imposteurs congolais

L’actuelle classe politique congolaise est hétéroidéologique dans la mesure où elle est constituée des politiciens ayant des sèves MPRienne, AFDLienne, PPRDienne et alliés et UDPSienne.
Or, Maréchal Mobutu en affirmant que le mal zaïrois était d’ordre politique et moral, il accusait déjà les membres de sa classe politique. De même, Laurent Désiré Kabila en qualifiant l’ADL d’un conglomérat d’aventuriers, il mettait en exergue l’immoralité des membres de son alliance. Ensuite, si Joseph Kabila avait dit qu’il n’avait même pas 15 personnes avec qui travailler, il accusait aussi les membres de sa classe politique qui résistaient à s’inscrire dans sa logique pour changer le pays.

Enfin, montrant que les divergences portant notamment sur « les questions relatives à la paix et à la sécurité nationale, à la commission Electorale Nationale Indépendante, à l’organisation des élections, à la gestion du portefeuille de l’Etat, à la territoriale, à la diplomatie, à l’indépendance de la justice et à l’instauration de l’Etat » constituaient la pomme de discorde entre FCC – CACH, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo(2020 :6-7) affirme que « le Peuple n’accordera aucun pardon à ceux qui, dans la classe politique, s’évertueront à créer ou à entretenir des entraves au progrès, animés qu’ils sont par une simple stratégie de survie politique ou de positionnement individuel, par la haine tribale, la rancœur, ou par la poursuite de la prédation en toute impunité ». Dans ce discours, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dénonce la conscience émoussée des membres de la classe politique congolaise qui ne veulent pas travailler pour l’intérêt général. Ces politiciens sont champions de pratiques telles consensus et dialogue. Pourtant, ces pratiques consistent à obtenir le pouvoir en se passant du peuple souverain primaire. Tout compte fait, tous les 4 présidents qui se sont succédé à la magistrature suprême de la RDC ont eu à dénoncer ces pratiques qui ne favorisent pas le fonctionnement normal d’un Etat.

Cependant, puisqu’il ne faut pas seulement dénoncer, mais agir, la transformation des acteurs politiques migrateurs et imposteurs devient une nécessité, lorsqu’il faut considérer que « le salut du peuple est la loi suprême ». Cette transformation doit commencer par la promotion de l’autorité C pour tous ceux qui aspirent à diriger et gérer la chose publique, l’éducation à la honte et l’instauration de la sanction. Dans la gouvernance démocratique, les gouvernants disposent de trois types d’autorité comme tous les autres dirigeants selon (Thomas Gordon1990 :19). Il s’agit notamment de l’autorité P, l’autorité F et l’autorité C. L’autorité C émane du pouvoir des connaissances que possède le dirigeant ou le Chef.

Elle est la plus importante pour les politiciens qui gouvernent. Parce que dans un pays comme la RDC où le peuple, en grande partie, en est encore à ses débuts, quand à l’éveil de la conscience politique(1985) la présence des politiciens ayant de l’autorité,  c’est vraiment indispensable pour l’éveil de la conscience nationale.

Au sujet de l’éveil de la conscience par l’autorité C, quoi qu’on dise, les Congolais comme Adolphe Muzito, François Tshipamba Mpuila, Augustin Matata Ponyo sont parmi les rares congolais qui travaillent sur l’éveil de la conscience et ce, par leurs tribunes, réflexions écrites, conférences et séminaires. Ensuite, l’éducation des dirigeants à la honte permet à faire comprendre à ceux derniers que les titres d’excellence et d’honorable qu’ils portent exigent d’eux un comportement fondé sur les valeurs.

Ces valeurs sont normées afin qu’elles impriment le comportement des acteurs pour les distinguer des autres congolais. Enfin, l’instauration de la sanction imposera aux dirigeants politiques de conformer aux normes de l’éthique du travail et de l’éthique professionnelle qui font défaut à la plupart des politiciens congolais. Les dirigeants politico administratifs conscients de l’importance de leurs charges s’appuient dans leur gestion, comme le montre Ngoma Binda (2014 :.31), sur des principes rationnels, solides et durables.

Jean Joseph Ngandu Nkongolo

Expert en Anthropo – Bibliologie du Travail,  Formateur Psycho Socio Professionnel et  Secrétaire Général de l’Observatoire Congolais du Travail

Tél : +243 99 49 94 872

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[Shenzhen, Chine, 26 avril 2022] Huawei a donné aujourd’hui à Shenzhen, le coup d'envoi du 19e Huawei Analyst Summit. Événement hybride se tenant en présentiel et en ligne, ce Sommet a rassemblé des analystes de l’industrie, des analystes financiers, des leaders d’opinion clés et des représentants des médias du monde entier, souhaitant en apprendre davantage sur les tendances futures de l’industrie et la stratégie de développement de Huawei.

Dans son allocution d’ouverture, Ken Hu, Président tournant de Huawei, s’est exprimé sur l’approche de Huawei en termes d’innovation et de construction d’un monde intelligent plus écologique. Ken Hu a ainsi déclaré : « Nous renforcerons notre approche en matière d’innovation, tout comme nous équiperons l’ensemble des industries afin qu’elles passent au numérique. Nous participerons également à la construction d’un monde à faible émission de carbone. Ces éléments sont essentiels à la croissance de notre entreprise. »

Lors de son intervention au Huawei Analyst Summit 2022, Ken Hu s’est particulièrement exprimé sur trois initiatives clés du Groupe.

1) Huawei s’est donné pour ambition d’innover en permanence et de faire progresser l’industrie.

En termes de connectivité, Huawei continue de faire avancer l’industrie. Le Groupe a pour ambition de permettre des connexions 10 Gb/s partout grâce à la 5.5G et à la F5.5G, celles-ci étant les prochaines évolutions des réseaux sans fil et fixes.

L’évolution de ces derniers permettra de répondre à un plus large éventail d'exigences en matière de réseaux de niche, en offrant notamment une expérience plus immersive dans les foyers, une faible latence et une grande fiabilité nécessaires aux scénarios de contrôle industriel.

En ce qui concerne l'informatique, Huawei redéfinit les architectures des systèmes pour les nœuds individuels, les logiciels de base et les centres de données dans le but d'augmenter considérablement les performances des systèmes et leur efficacité énergétique.

En ce qui concerne les services cloud, Huawei développe MetaStudio, un pipeline de contenu numérique de bout en bout/intégral, basé sur le cloud et qui accélérera considérablement la production de contenu numérique.

Quant aux appareils, Huawei vise à fournir aux consommateurs une expérience intelligente dans tous les aspects de leur vie, - ce que l'entreprise appelle une expérience Seamless AI Life -, accélérant efficacement la convergence des mondes physique et numérique.

2) Le Groupe investit également dans la transformation numérique afin de créer de la valeur ajoutée pour les clients.

Huawei adapte ses produits et ses portefeuilles de produits aux différents scénarios industriels. Dans le même temps, l’entreprise commence à pré-intégrer et à pré-vérifier les produits, en effectuant au préalable tout le travail complexe permettant de faciliter la transformation numérique de ses clients et partenaires.

En s'appuyant sur Huawei Cloud, Huawei vise à encourager l’innovation à travers les services en transformant l'infrastructure, la technologie et l'expertise en services reposant sur le cloud, et en facilitant la migration vers le cloud pour les clients opérant dans différents secteurs.

Huawei met également en place des équipes intégrées qui se concentrent sur des secteurs spécifiques, rapprochant un groupe spécialisé d'experts des problématiques commerciales des clients et intégrant plus étroitement les ressources horizontales, c'est-à-dire les produits et les capacités des partenaires.

L'objectif consiste à fournir des solutions de transformation numérique ciblées pour chaque secteur et ainsi répondre plus rapidement aux besoins des clients.

3) Enfin, le Groupe Huawei a pour objectif d’optimiser l’alimentation et la consommation d’énergie en ayant recours aux technologies numériques, afin de permettre un développement à faible émission de carbone.

Huawei redéfinit le secteur photovoltaïque avec l'IA, le cloud et autres outils numériques afin de stimuler la production d'énergie renouvelable.

Huawei développe également des solutions à faible émission de carbone au niveau des systèmes pour les infrastructures TIC vertes, en se focalisant sur les stations de base sans fil et les centres de données.

Pour les prochaines années à venir, le Groupe va continuer de renforcer la résilience de ses activités et ainsi poursuivre son développement. Ken Hu a ainsi déclaré : « Nous devons continuer à innover sans relâche, en créant de la valeur ajoutée pour nos clients et pour la société de manière générale. Nous sommes impatients de travailler en étroite collaboration avec nos clients et partenaires pour construire un monde intelligent plus durable. »

Outre sa stratégie d'innovation, Huawei a également fait part de sa vision ambitieuse pour l'avenir et de certaines des études qu'il mène pour y parvenir. Dans son allocution, Dr. Zhou Hong, Président de l'Institut de recherche stratégique de Huawei, a déclaré : « Tout ce que nous envisageons aujourd'hui risque fort très probablement de se révéler trop traditionnel, trop limité, dans un futur proche. Il nous faut aborder l'avenir avec des hypothèses et une vision audacieuses, et faire fi de toute prudence en nous efforçant d'éliminer les goulets d'étranglement théoriques et technologiques. C'est la seule façon de progresser et d’aller de l’avant. »

Dans son discours, Dr. Zhou a souligné dix défis que Huawei espère relever à l'avenir. Deux des défis sont tout d’abord d’ordre scientifique :

  • Comment les machines perçoivent-elles le monde ? Pouvons-nous construire des modèles qui leur apprennent à comprendre le monde ?
  • Comment pouvons-nous comprendre davantage les mécanismes physiologiques du corps humain, notamment le fonctionnement des huit systèmes du corps, ainsi que la volonté et l'intelligence humaines ?

Huit défis technologiques ont ensuite été évoqués par Zhou Hong :

  • Les nouvelles fonctionnalités de détection et de contrôle, telles que les interfaces cerveau-machine ou muscle-machine, les affichages 3D, le toucher, l’odorat ou encore le goût virtuels.
  • La surveillance en temps réel et de manière non-apparente de la pression artérielle, du coeur et de la glycémie, ainsi que de grandes découvertes assistées par l’IA dans le secteur des produits chimiques et pharmaceutiques, bio-pharmaceutiques et des vaccins.
  • Des logiciels orientés sur les applications, efficaces, automatisés et intelligents à même de fournir une valeur ajoutée plus importante ainsi qu’une meilleure expérience.
  • Atteindre et contourner la limite de Shannon pour assurer une connectivité efficace et performante à l'échelle régionale et mondiale.
  • Modèles de calcul adaptatifs et efficaces, architectures non-Von Neumann, composants non conventionnels et IA intelligible.
  • Inventer de nouvelles molécules, de nouveaux catalyseurs et de nouveaux composants grâce aux technologies informatiques de pointe.
  • Développer de nouveaux procédés qui surpassent le CMOS, et étant moins coûteux et plus efficaces.
  • La conversion et le stockage sécurisés et efficaces de l’énergie ainsi que des services à la demande.

Le Huawei Global Analyst Summit a été organisé pour la première fois en 2004 et se poursuit chaque année depuis 19 ans. Cette année, l'événement se tiendra du 26 au 27 avril et comprendra un large éventail de séances en petits groupes portant sur différents aspects des activités de Huawei.

A propos de Huawei

Fondé en 1987, Huawei est l'un des principaux fournisseurs mondiaux d'infrastructures de technologies de l'information et des communications (TIC) et d'appareils intelligents. Nous comptons 195 000 employés et nous sommes présents dans plus de 170 pays et régions, au service de plus de trois milliards de personnes dans le monde.

Notre vision et notre mission consistent à apporter le numérique à chaque personne, foyer et organisation pour un monde intelligent et entièrement connecté.

A cette fin, nous œuvrerons en faveur d'une connectivité omniprésente et d'un accès inclusif aux réseaux, posant ainsi les bases d'un monde intelligent ; nous fournirons une puissance informatique diversifiée là où vous en avez besoin, quand vous en avez besoin, afin d'apporter le cloud et l'intelligence aux quatre coins de la planète ; nous construirons des plateformes numériques pour aider toutes les industries et organisations à devenir plus agiles, efficaces et dynamiques ; et nous redéfinirons l'expérience utilisateur grâce à l'IA, en la rendant plus intelligente et personnalisée pour les personnes dans tous les aspects de leur vie, qu'elles soient à la maison, en déplacement, au bureau, en train de s'amuser ou de s'entraîner.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site de Huawei à l'adresse www.huawei.com ou suivez-nous sur :

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Il est à l’Est du pays depuis  mercredi 27 avril 2022. Le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kazadi, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été accueilli à Goma, dans la province du Nord Kivu à l'est de la République actuellement sous état de siège, par le vice-gouverneur, le commissionnaire divisionnaire Romy Ekuka Lipopo, les membres de la plénière, le SEP ainsi que les agents du secrétariat exécutif provincial de la CENI.

Devant la presse, Denis Kadima a signifié qu’il est venu prendre un peu la température des équipes de la CENI qui œuvrent à l’intérieur du pays. « Je viens prendre un peu la température de nos équipes qui nous ont précédés dans l'hinterland (intérieur du pays), sans compter le Secrétariat exécutif provincial qui est là en permanence. Je suis venu juste avoir quelques informations sur l'évolution du processus d'actualisation de la cartographie opérationnelle et une fois que c'est fait, je vais à Bukavu faire le travail similaire. Je dois avouer que c'est ma première sortie, j'étais tout le temps à Kinshasa, j'ai choisi l'Est du pays comme mon point de départ. Ça doit vous donner un message, c'est que nous accordons beaucoup d'importance à tout ce qui ce passe ici et je suis persuadé que la province sera impliquée, personne ne sera laissé de côté. Les assurances sont là, je suis là et je ne suis pas seule ici, j'ai les membres de l'institution qui m'ont déjà précédé et ils sont en train d'aller dans d'autres provinces. Nous sommes éparpillés à travers le pays, travaillant sur cette opération de cartographie, et après ça sera les autres étapes. Donc, soyez rassurés que nous travaillons d'arrache-pied pour qu'il y ait les élections en 2023 », s’est-il exprimé. 

Après une pause au salon d'honneur de l'aéroport international de Goma, le président de la Ceni s'est entretenu avec quelques notabilités du coin. Ensuite, la délégation a pris la direction du port de Goma, d'où il a emprunté la voie maritime pour entamer la deuxième étape de sa mission qui est la province sœur du Sud-Kivu.

MB

 

 

 

«Unis par le sort, unis dans l’effort pour l’indépendance » (Hymne national de la RDC) « Réconciliez-vous, réconcilions-nous, maintenant » (John Littleton) Introduction « L’union fait la force » dit un adage ancien. Un peuple uni est un peuple fort. Un peuple divisé est un peuple faible. Depuis les temps reculés de l’histoire, ceux qui se considèrent comme les « maîtres » du monde ont toujours utilisé la même stratégie que les Romains ont exprimée en ces termes : « divide ut impera » (« divisez pour mieux régner »).

Et, lorsque nous regardons l’histoire de notre pays, force nous est de constater que nous vivons dans la division. Cette division est voulue par les « maîtres » du monde, les colonisateurs d’hier et néo colonisateurs d’aujourd’hui. Elle est entretenue par nous-mêmes pour multiples raisons. Dans les rapports de force avec les « maîtres » du monde, cette division nous rend faibles et permet aux autres de nous maintenir sous leur domination, de commanditer des guerres fratricides entre nous. Et pendant que nous nous battons entre nous, eux exploitent nos richesses du sol et du sous-sol allègrement sans contrepartie pour nous.

A notre accession à l’indépendance, les compositeurs de notre premier hymne national, ayant compris l’adage selon lequel, « l’union fait la force », ont introduit cette notion d’unité, d’union dans le texte de l’hymne en ces termes : « Unis par le sort, unis dans l’effort pour l’indépendance » (Hymne national de la RDC). Lorsque Mobutu décidera de débaptiser le pays et le faire passer de la République du Congo en République du Zaïre, le pays aura un autre hymne national dans lequel il sera fait mention de l’unité du peuple zaïrois : « Peuple uni, nous sommes zaïrois » (Hymne national du Zaïre).

Depuis l’avènement de l’AFDL, nous avons repris l’appellation République Démocratique du Congo avec son ancien hymne national. Bien que nous chantions tous cet hymne national à différentes occasions, il n’empêche que nous restons un peuple très divisé, vivant dans une situation permanente de conflits entre nous.

Nous allons examiner la réalité de la division dans notre pays, en relever les causes, en montrer les conséquences et ouvrir les chemins de réconciliation dans la justice et la vérité. 

  1. Analyse de la réalité de la division dans notre pays

1.1. Description

1.1.1. Division et conflit au sein de la classe politique congolaise Les dirigeants politiques vivent dans le conflit et dans la mésentente entre eux. A peine devenu indépendant, notre pays a connu cette division au sommet de l’Etat entre le premier Président de la République, Monsieur Joseph Kasa-Vubu, et le premier Premier Ministre, Monsieur Patrice Emery Lumumba. En effet, le Président Kasa-Vubu va annoncer à la nation toute entière la destitution du Premier Ministre. Ce dernier, à son tour, va démettre le Président. Depuis lors, nous n’avons pas quitté cette politique de l’exclusion qui caractérise notre pays et qui témoigne du conflit permanent dans lequel vivent nos dirigeants politiques. Ils sont incapables de travailler une équipe, d’exercer un leadership d’équipe. Incapables de se mettre ensemble autour d’un idéal commun que devrait être le Congo, notre Mère Patrie, ils se réunissent uniquement pour se partager le pouvoir présenté et conçu comme un « gâteau ». Depuis la Table ronde de Bruxelles en 1960 jusqu’aujourd’hui, la plupart des rencontres pour ne pas dire toutes les rencontres de nos politiciens se terminent toujours par le partage du pouvoir.

A un moment donné, ils ont même créé une expression pour désigner cette pratique : « partage équitable et équilibré » du pouvoir. Un pouvoir qu’ils ne cherchent pas à exercer comme un service, mais un pouvoir qui constitue une source d’avoir, d’enrichissement personnel. Comme pour dire que dans notre pays, le seul emploi qui paye bien et qui permet de s’enrichir sans cause, sans effort, c’est la politique. La division entre les dirigeants politiques et le conflit permanent dans lequel ils vivent sont alimentés par la soif immodérée de l’avoir, la cupidité qui engendre la prédation.  L’appartenance tribale qui, en soi, est normale, est devenue dans notre pays un ingrédient qui alimente les divisions entre les dirigeants politiques. C’est ainsi que, par exemple, les partis qui foisonnent dans notre pays, sont, pour la plupart, des associations ethno-tribales. Toutefois, il convient de signaler que, même s’ils utilisent l’ethnie ou la tribu pour accéder au pouvoir, l’ego surdimensionné de nos politiciens fait que, une fois au pouvoir, les membres de la tribu, hormis quelques privilégiés, ne bénéficient pas toujours des avantages de ce pouvoir. Bref, nos dirigeants politiques ou ceux qui se considèrent comme des dirigeants politiques dans notre pays n’entretiennent pas des relations de fraternité qui devraient caractériser les enfants d’une même famille qu’est le Congo. Bien au contraire, ils se considèrent non pas comme des adversaires politiques mais comme des ennemis qu’il faut éliminer à tout prix. Cette inimitié entre nos dirigeants politiques est utilisée par les « maîtres du monde » dont ils sont tous les produits ou les sujets pour exploiter nos ressources du sol et du sous-sol pendant que nos dirigeants politiques sont occupés à s’entretuer.

1.1.2. Division et conflit entre la classe politique et la population

La même division que nous constatons et déplorons au niveau de la classe politique dirigeante, s’observe aussi entre ces derniers et la population. En effet, la plupart de nos dirigeants politiques n’ont pas une base sociale. Souvent, ils ont une bande d’applaudisseurs, thuriféraires qu’ils achètent à coup d’argent pour s’assurer le culte de leur personnalité, devenue « autorité morale ». En réalité, ils sont coupés de la population. Nous pouvons ici prendre l’image d’un train dont la locomotive (les dirigeants) est coupée des wagons (le peuple).

La locomotive va de son côté et les wagons de leur côté. Et certains vont même jusqu’à dire qu’ils ne sont même pas sur le même rail. Le peuple marche à pied, eux roulent dans des véhicules de luxe, grosses cylindrées aux vitres teintées pour ne pas être vu par la population. Le peuple croupit dans la misère ayant du mal à nouer les deux bouts du mois et eux font des dépenses exorbitantes avec l’argent du trésor public. Un des indices de cette séparation, de cette rupture, c’est dans la localisation des uns et des autres. Les dirigeants politiques, pour la plupart, habitent la commune de la Gombe (qu’on appelle aussi la République de la Gombe) ou de Ngaliema (particulièrement les quartiers de Binza Pigeon et Ma Campagne) ou encore de Limete (quartier résidentiel). Tandis que le peuple habite dans ce 6 qu’on appelle la Cité composée des communes dites populaires. Lorsqu’ils habitent dans les quartiers populaires, ils sont dans de grandes villas clôturées avec, au portail, l’inscription : « Attention ! Chien méchant ». On peut se demander qui est le chien méchant en question ? Et cela va plus loin. Les dirigeants politiques des provinces, la plupart ont une ou plusieurs résidences à Kinshasa où ils passent le gros de leur temps en dehors de leurs lieux de travail en province.

C’est comme s’ils étaient en vacances permanentes. Cette situation de conflit et de rupture entre le peuple et ses dirigeants s’est manifestée de manière très claire lors des pillages qu’a connus notre pays à deux reprises (en 1991 et en 1993) vers la fin du règne de Mobutu. La population s’en est prise aux habitations et aux biens des dirigeants politiques, considérés comme les nantis, affameurs du peuple. Autant la population est prête à chanter leur louange pour recevoir quelques miettes qui tombent de la table de ces dirigeants prédateurs et égoïstes ; autant, elle n’hésite pas à en découdre avec eux lorsque les circonstances le permettent. C’est le cas des pillages.

1.1.3. Division et conflit au sein de la population

Cette même réalité de la division ne s’arrête pas au niveau des dirigeants entre eux et des dirigeants avec le peuple, elle se vit aussi au sein de la population. Les appartenances socio-culturelles nourrissent ces divisions que nous observons au sein de la population. Ainsi, les bakongo s’entendent entre eux ; les balubas s’entendent entre eux ; les bangalas de même ; les baswahili en font autant. Notons toutefois que ces ententes entre personnes de la même ethnie restent souvent éphémères et précaires. En effet, au sein d’une même ethnie, les divisions existent aussi entre les tribus qui la composent. Ces clivages ne s’observent pas seulement sur la base ethno-tribale mais aussi sur base d’appartenance religieuse (les catholiques et les protestants, les églises du réveil et les églises anciennes, etc.) et sur la base de la situation socioéconomique (les riches et les pauvres).

Ainsi,  les adeptes des religions chrétiennes ne s’entendent pas toujours avec ceux des religions dites traditionnelles ou ancestrales. Au sein des églises chrétiennes, des conflits s’observent aussi entre les adeptes des différentes confessions chrétiennes. Ces divisions ne sont pas absentes au sein d’une même confession religieuse. 

Divisions et conflits au sein de la population sont aussi le résultat de l’appartenance à des familles politiques et particulièrement au soutien accordé à un leader politique. En effet, plutôt que d’avoir des congolais unis par le sort, nous avons des congolais se réclamant de tel ou de tel leader politique. Ainsi, nous en sommes arrivés à avoir les Congolais de Mobutu, les Congolais de Kabila, les Congolais de Tshisekedi, les Congolais de Fayulu, les Congolais de Katumbi, les Congolais de Bemba, les Congolais de Muzito, les Congolais de Kamerhe, etc.

Ces divisions que nous venons de décrire sont un terrain favorable à toutes les guerres de prédation, de guerres économiques commanditées par les « maîtres du monde », ou par ceux que j’ai l’habitude d’appeler « la maffia politico-financière internationale ». Nous faisons des guerres par procuration avec les armes qui nous sont vendues par les commanditaires qui profitent de ces guerres pour procéder au pillage de nos ressources naturelles. Ils créent des milices armées, les multiplient à volonté, les arment et les incitent à commettre des crimes contre l’humanité sous le commandement de leurs « nègres de service » que sont la plupart des dirigeants de nos pays africains. Cette réalité de division que nous venons de décrire, constitue notre grande faiblesse dans les rapports de force qui caractérisent le monde d’hier et d’aujourd’hui entre les peuples.

Plus nous sommes divisés, plus nous sommes faibles et à la merci des « maîtres du monde ». Plus nous sommes unis, plus nous augmentons nos chances de changer les rapports de force et de quitter les rapports de domination pour créer des rapports de coopération et de vrai partenariat. Bien que ces « maîtres du monde » aient une lourde responsabilité dans l’existence de ces divisions voulues et entretenues par eux, nous-mêmes les congolais nous ne sommes pas seulement des victimes innocentes. En effet, nous avons aussi notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive, dans ce que nous vivons. Sans tomber dans l’autoflagellation, nous ne pouvons pas nier notre complicité, notre collaboration à différents niveaux avec les « maîtres du monde ».

C’est important de le reconnaître. Bien plus, comme leurs « maîtres », nos dirigeants politiques utilisent la même stratégie celle qui consiste à « diviser pour mieux régner ». Ils créent et entretiennent les divisions au sein du peuple pour que celui-ci soit toujours faible et ne puisse pas constituer un contrepouvoir et revendiquer leurs droits. 

1.4. Division et conflit du congolais avec lui-même : crise anthropologique Notre analyse de cette réalité de division serait totalement incomplète si nous ne mentionnons pas cette autre division qui n’est plus entre les congolais mais qui se passe dans le congolais lui-même. En effet, le congolais est divisé en lui-même dans la mesure où il a perdu le contact avec son être humain profond, pour ne pas dire qu’il a perdu sa dignité humaine. Il est coupé des valeurs qui font de lui un être humain digne parmi les autres êtres humains. Lorsqu’un homme est capable de violer, de tuer sans état d’âme, et voire avec une certaine délectation, c’est qu’il est coupé de ce qu’il a en lui d’humain. Il est devenu comme une bête, voire une bête sauvage. Cette perte de notre humanité qui est le fruit de l’œuvre coloniale et néocoloniale fondée sur l’idéologie capitaliste libérale qui met l’avoir au-dessus de l’être, nous a amené à vivre comme des bêtes de somme, des outils de production.

Nous avons été déshumanisés et nous nous déshumanisons nous-mêmes  en nous soumettant bon gré mal gré au diktat des « maîtres du monde » et de leurs agents locaux que sont nos dirigeants politiques. Des millions de congolais meurent chaque jour, que dis-je, on tue des millions de congolais chaque jour, personne ne s’en émeut outre mesure. Mais, il suffit qu’un homme blanc soit tué pour que le monde entier, en commençant par nos dirigeants politiques, « nègres de service », se mette en branle et s’agite. Messages de condoléances par-ci, messes de suffrage par-là ce qu’on ne voit pas pour les congolais qu’on tue chaque jour par centaines, par milliers. Lorsqu’on parle du Congo, notre pays, l’on ne parle pas des habitants du Congo, des Congolais, mais on parle de son coltan, de son cuivre, de ses diamants, de son or, de son cobalt, de son uranium, de son gaz, de son pétrole, de ses forêts, aujourd’hui de ses eaux, bref de ses nombreuses et variées ressources naturelles, de ses richesses du sol et du sous-sol.

Lorsqu’on entend parler de certaines associations, généralement nées en Europe ou aux USA, qui portent le nom de « Amis du Congo », il y a de quoi se demander de qui ils sont amis. N’est-ce pas qu’ils sont amis des ressources du Congo ? Sont-ils réellement les amis des Congolais ? Ceci pour dire que le Congo n’est pas considéré comme une terre des hommes mais comme une terre de choses à exploiter. Et cela autant par les grandes puissances prédatrices que par les congolais nous-mêmes. 

Et d’ailleurs, les « maîtres du monde », réunis en conférence à Berlin, en 1885, n’ont-ils pas fait du bassin du Congo une terre sans maître, un « no man’s land », où chacun pouvait venir puiser ses richesses sans contrepartie pour les populations qui devaient servir d’outils de travail ? Et pour mieux exploiter ce territoire congolais qui est trop vaste, ne faut-il pas le morceler pour en faire de petits Etats facilement exploitables ? D’où,  le projet de balkanisation que le Premier Ministre, Patrice Emery Lumumba, a dénoncé lors de son discours du 30 juin 1960 ; ce qui lui a coûté la vie !

Cette division du congolais d’avec lui-même qui ne vit plus en harmonie avec son humanité profonde nous a fait perdre le sens de la solidarité, de la fraternité et du respect de l’autre comme être humain. La culture de l’avoir, fondement du système capitaliste libéral, devenu ultralibéral et même sauvage, a supplanté la culture de l’être, de l’amour, de l’humanité. Cette culture de l’avoir qui se propage à travers les médias du mensonge au service des « maîtres du monde », qui se transmet à travers nos institutions sociales (familles, écoles, églises, et autres associations) nous impose un mode de vie de plus en plus inhumain. Nous avons intériorisé cette culture de l’avoir à travers notre formation et éducation.

1.2. Causes de ces divisions

1.2.1. Causes externes Comme je le dis souvent, la stratégie séculaire de ceux qui se considèrent comme les « maîtres du monde » est celle de diviser pour mieux régner. Les romains ont appelé cela « divide ut impera ». Aujourd’hui comme hier, les impérialistes provoquent des divisions entre les peuples et au sein des peuples pour garder leur puissance de domination. Pour cela, ils utilisent la corruption et la violence. S’ils ne créent pas ces divisions eux-mêmes, ils instrumentalisent les divisions internes sur base d’appartenance ethnique ou tribale. Les « maîtres du monde » découragent toute velléité de réconciliation et de cohésion réelle du peuple. 

1.2.2. Causes internes

Quoique puissent faire les « maîtres du monde », si les congolais ne collaborent pas, ne participent pas, ne sont pas complices, rien ne peut arriver. C’est pourquoi, il nous faut accorder toute son importance aux causes internes, celles qui relèvent des congolais eux-mêmes. Il s’agit principalement de la cupidité, la soif immodérée de l’argent et du pouvoir comme source d’avoir qui rongent le cœur et les esprits des congolais. Et cela à tous les niveaux. La course au pouvoir, à l’avoir et à la gloire est un des facteurs très puissants de division entre les congolais. A la cupidité et l’avidité, s’ajoutent l’orgueil et l’égoïsme qui sont les facteurs de division entre les hommes. Copiant leurs « maîtres », les dirigeants de notre pays sont souvent les plus communs diviseurs du peuple. Ils distillent le venin de la division pour leur accession et leur maintien au pouvoir. En effet, avec un peuple divisé, on ne peut pas avoir ni une opposition ni une société civile efficace et susceptibles de jouer au contre-pouvoir efficace.

1.3. Conséquences

La conséquence ultime de toutes ces divisions,  c’est le fait que nous sommes devenus un peuple faible. Tous les prédateurs et ennemis de la RDC profitent de ces divisions pour nous exploiter et nous commander. En définitive, ces divisions signent la mort de la nation, la mort de l’Etat qui n’existe que de nom. La RD Congo, notre pays, est devenue un Etat raté

  1. Exigences de la réconciliation nationale dans la justice et la vérité

Pour remédier à tout cela, pour reconquérir notre humanité perdue, pour retrouver notre terre confisquée et pillée par les autres et par nous-mêmes, il nous faut une thérapeutique de choc qui passe par la réconciliation. Celle-ci se définit comme le rétablissement de l’entente entre deux ou plusieurs personnes qui ne vivent pas en bons termes et qui se sont éloignées les unes des autres s’enfermant dans un isolement mortifère. Elle se définit aussi comme le rétablissement de l’entente avec soi-même. Il s’agit finalement d’être en accord avec soi-même et en accord avec autrui.

2.1. Eléments constitutifs de la véritable réconciliation

La réconciliation qui doit se faire sur la base de la justice et de la vérité, suppose : - la reconnaissance de l’existence d’une mésentente ou d’un conflit ; - l’établissement des causes de la mésentente ou du conflit ; - la reconnaissance de la responsabilité de chaque partie en conflit ; - le pardon mutuel demandé et donné ; - la réparation des dommages subis et infligés; - la reprise de la relation sur des bases nouvelles de respect mutuel avec la ferme résolution de ne plus reprendre ce qui a mené à la mésentente ou au conflit.

2.2. Quatre niveaux de la réconciliation

C’est pourquoi, je n'arrête pas de le dire : nous devons travailler à la réconciliation nationale dans la justice et la vérité en vue d'une cohésion nationale qui nous permettra de changer les rapports de force et nous rendra capable de bâtir ensemble un Autre Congo. Cette réconciliation devrait se passer aux quatre niveaux suivants : se réconcilier avec soi-même, se réconcilier avec Dieu, se réconcilier avec les autres, se réconcilier avec la nature.

 Il faut se réconcilier d’abord avec soi-même, avec son humanité perdue, son être profond et les valeurs de l'humanité que sont la solidarité et le partage, la liberté et la vérité, la justice et la paix, l’amour et le pardon, la fraternité sans frontière. Il faut se réconcilier ensuite avec Dieu. Mais,  pas n'importe quel Dieu ! Pas le Dieu gendarme, juge-président, bouche-trou de nos ignorances et incapacités, mais plutôt un Dieu Amour et Père Miséricordieux qui aime tous ses enfants et ne veut en perdre aucun. Il ne s’agit pas d’un Dieu des catholiques ou des protestants, des musulmans ou des orthodoxes, des kimbanguistes ou autres croyants indépendants. Il ne s’agit donc pas d’un Dieu des confessions religieuses avec leur cortège de guerres de religion. Il s’agit de cet Etre Suprême qui nous a créés tous à son image pour être sa ressemblance et nous a donné une commune humanité. Il faut se réconcilier avec les autres, nos frères et sœurs, avec qui nous partageons cette commune humanité et la même Mère Patrie. Il faut rétablir l’entente et la concorde entre nous les congolais à tous les niveaux, du sommet à la base de la société. Il faut refaire les liens de fraternité brisés par la cupidité, la course au pouvoir, à l’avoir,  et à la gloire. Il faut refaire les liens de fraternité en changeant son regard sur soi-même et sur les autres. Un adversaire politique n’est pas un ennemi à abattre, à éliminer par tous les moyens. Un adversaire politique est un frère avec qui nous devons construire ensemble notre pays dans le respect des différences. Enfin, il faut se réconcilier avec la nature que nous avons tant détruite par cupidité et esprit de prédation.... Il faut recréer cette harmonie avec la nature dont les ressources sont limitées. Il nous faut sauvegarder et protéger cette nature qui nous procure un bien-être, un bien-vivre ensemble.

2.3. Se réconcilier dans la justice et dans la vérité

Pour que cette réconciliation puisse porter des fruits d’un mieux-vivre en RD Congo, elle doit se faire dans la justice et dans la vérité. La justice dont il sera question ici devra être une justice-miséricorde. Je définis la justice-miséricorde comme celle qui combat et détruit le mal et sauve le malfaiteur en lui donnant des chances de se convertir, de changer et de faire  le bien. Elle ne méconnait pas le mal ; bien au contraire, elle l’identifie correctement en le nommant. La justice-miséricorde fait la distinction entre le mal et celui qui commet ce mal. Elle est dite justice-miséricorde parce qu’elle se fonde sur le pardon des offenses et l’amour de l’ennemi. Elle offre au malfaiteur la possibilité de réparer le mal commis et de renoncer à le faire de nouveau. La justice-miséricorde sauve à la fois l’accusé et l’accusateur qui se reconnaissent comme des malfaiteurs, chacun à sa manière. La vérité dont il est question ici c’est la vérité qui libère en l’homme la force d’aimer et de faire le bien. Il s’agit de la vérité sur l’homme qui n’est pas une chose mais un ETRE humain. Créé à l’image pour être la ressemblance de Dieu, l’homme est une créature sacrée. Il s’agit de la vérité sur les biens matériels qui sont mis à la disposition de tous les hommes pour contribuer au bien-être de tous. Ce sont des moyens pour vivre et non des fins. Il s’agit de la vérité sur le pouvoir qui n’est pas un moyen pour dominer et exploiter les autres mais pour servir au bien-être de tous. Le pouvoir est service et non domination et exploitation. Il s’agit de la vérité sur la gloire, les honneurs. La vraie gloire réside dans l’abaissement, dans l’humilité. Celui qui s’abaisse sera élevé ; celui qui s’élève sera abaissé. La réconciliation n’est possible que dans la vérité : vérité sur soi-même, vérité sur autrui. L’homme vrai est celui qui accepte de se sacrifier pour la vérité plutôt que de sacrifier la vérité au profit de ses intérêts et ambitions personnelles. Dire la vérité avec amour et non pour humilier, entendre la vérité dans l’humilité sans chercher à tout prix à se donner raison, telles sont les conditions pour une véritable réconciliation. Durant ce travail de réconciliation, nous nous laisserons guider par cette belle chanson de John Littleton qui porte le titre significatif : « Laissez-vous réconcilier » et dont voici le texte : Laissez-vous réconcilier (John Littleton) Laissez-vous réconcilier avec Dieu votre père Laissez-vous réconcilier avec le Christ votre frère Acceptez-vous de prendre la main qu'il vous tend?

Et de vous déclarer comme témoin en suivant son chemin 

Réconciliez-vous, réconcilions-nous maintenant Laissez-vous réconcilier avec Dieu qui est lumière Laissez-vous réconcilier avec la vie toute entière Dans notre monde ingrat et plein d'agitation Ouvrons nos cœurs et vivons dans la réconciliation Réconciliez-vous, réconcilions-nous maintenant Que chaque jour soit la fête du jubilé Que chaque jour soit la fête pour aimer La réconciliation entre les nations entre les familles Entre frères et sœurs du même sang Réconciliez-vous, réconcilions-nous maintenant Réconciliez-vous dirigeants de nos pays Réconciliez-vous pour dissiper tous vos conflits Soyez les guides luttant pour plus de justice Envers les opprimés abusés oubliés repoussés Réconcilions-nous avec tout l'univers Que notre monde soit achevé dans l'unité Réconciliez-vous, réconcilions-nous maintenant

III. Rencontre sous l’arbre à palabre

Une fois que nous avons opéré cette réconciliation dans la justice et dans la vérité, nous pouvons alors nous mettre tous ensemble sous l'arbre à palabre, nous inspirant de nos traditions ancestrales, pour parler Congo entre nous congolais sans interférence extérieure. Il appartient au Chef de l'État, en tant que détenteur du pouvoir et garant de l’unité nationale, de convoquer une telle rencontre des congolais et congolaises selon des modalités qui doivent être fixées de commun accord avec toutes les forces vives de la nation. Vers la fin de son règne, Mobutu était contraint de convoquer la « Conférence Nationale Souveraine », CNS en sigle, qui avait pour objectifs : faire une relecture de notre histoire, baliser le chemin d’un nouveau Congo et procéder à la réconciliation nationale.

Malheureusement, la CNS n’avait pas atteint l’objectif de la réconciliation nationale qu’elle s’était fixée. Laurent Désiré Kabila avait organisé le « Débat National » dont on n’a pas vu les résultats dans le sens de la réconciliation nationale. Joseph Kabila avait convoqué les « Concertations Nationales » qui devaient donner naissance à un gouvernement de « cohésion nationale » qui n’a jamais vu le jour. C’est l’occasion ici de se poser la question de savoir pourquoi toutes ces rencontres n’ont pas réussi à unir les Congolais, à produire la cohésion nationale fruit d’une véritable réconciliation entre les fils et les filles de notre chère patrie. Pour ma part, en analysant ce qui s’est passé dans les différentes rencontres, la cause principale de l’échec de la réconciliation nationale c’est la course au pouvoir qui caractérise la classe politique congolaise. Le pouvoir considéré comme un gâteau à se partager, a été au centre de toutes ces rencontres et a marqué l’aboutissement de chacune de ces rencontres.

En réalité, le Congo et son développement n’était pas toujours au rendez-vous de ces différents fora. 16 Aujourd’hui, ne pourrait-on pas envisager et suggérer au Président en poste de convoquer, comme le fit le Pape Saint Jean XXIII pour l’Eglise catholique, une sorte de concile qu’on pourrait nommer Concile Kivu I, eu égard aux souffrances que cette région de notre pays a connues pendant près de deux décennies, pour mettre la Nation Congolaise toute entière dans un état d’aggiornamento, de remise en question et de réflexion en vue de jeter les bases d’un Autre Congo ? La création d’une structure qui aura pour mission de conduire cette œuvre de réconciliation et de reconstruction du Congo peut être utile. On pourra la dénommer : « Commission Vérité et Réconciliation pour la Construction d’un Autre Congo ». Au cours de cette rencontre sous l’arbre à palabre, qui devra se tenir dans tous les quatre coins du territoire national, nous pourrions nous poser trois questions fondamentales.

3.1. Evaluation critique et responsable

La première question devrait être la suivante : qu'ai-je fait de cette terre que les ancêtres nous ont léguée ? C'est la dimension de la responsabilité personnelle, individuelle car chacun de nous est responsable  de la débâcle que nous vivons depuis des décennies. Et puis, toujours dans la première question, nous devons nous demander : qu'avons-nous fait ensemble de cet héritage de nos ancêtres ? C'est la dimension collective de notre responsabilité. Il faudrait à ce stade-ci que nous arrêtions avec la recherche des boucs émissaires, la chasse aux sorcières, la condamnation des autres que l'on désigne comme les seuls coupables, les seuls responsables de nos misères. Si le Congo ne marche pas, ne progresse pas, ne se développe pas, n’allons pas chercher les premiers responsables ailleurs. En effet, la responsabilité des déboires du Congo n’incombe pas aux Belges, aux Français, aux Américains, aux Rwandais, aux Ougandais, aux Anglo-saxons, etc.

Mais,  d’abord et avant tout, à nous-mêmes les Congolais. Il ne s’agit nullement de nier ou de méconnaître la responsabilité des puissances étrangères, mais plutôt de mettre l’accent sur le fait que les autres-là ne font rien sans notre collaboration, notre complicité. Chacun devrait parler à la première personne du singulier (je) et non à la deuxième personne (tu) ou à la troisième personne (il ou elle) pour montrer qu’il assume sa responsabilité individuelle. Il est évident que cette responsabilité individuelle n’est pas la même pour tous. Ceux et celles qui ont eu à exercer des fonctions de gouvernement ont plus de responsabilité que ceux qui n’ont été que de simples exécutants. Nous devons parler ensemble à la première personne du pluriel pour montrer que nous sommes conscients de notre responsabilité collective.

A cette première étape de notre démarche commune vers la construction d'un Autre Congo, un Nouveau Congo, chacun prendra la décision de reconnaître et de réparer le mal qu'il a commis et prendra l'engagement de ne plus y revenir et de se mettre résolument au travail pour bâtir un Congo Nouveau.

3.2. Vision commune : le Congo de nos rêves La deuxième question est la suivante : quel est le Congo dont je rêve ? Ou quel est le rêve que j'ai du Congo ? Comme pour la première question, il s’agira d’abord d’exprimer chacun de nous le rêve que nous avons du Congo, le Congo de mon rêve personnel. Suivra alors la question de savoir quel est le Congo dont nous rêvons tous, notre rêve commun. Ici, il s'agit de développer une vision commune du Congo que nous voulons bâtir collégialement, ensemble. Il nous faudrait quitter la vision des autres, celle des colonialistes et des néocolonialistes, qui fait de notre pays, une terre sans maître où chacun peut venir puiser les richesses sans contrepartie pour les populations locales.

Moi,  personnellement, je rêve d'un Congo qui sera une terre d'égalité où il n’y aura pas de domination des uns par les autres. Cette égalité sera fondée sur notre nature humaine commune. Une égalité qui ne doit pas être confondue avec l’unanimité. Une égalité qui ne fait pas disparaître les différences. Il s’agit d’une égalité dans la diversité, unité dans la diversité. Cette terre d’égalité sera celle où tout congolais sera respecté dans l’absolu comme un être humain digne de ce nom. Je rêve d’un Congo qui sera une terre de participation où chacun et chacune de ses fils et filles prendront part à sa construction ; où chacun et chacune auront à répondre de ce qu’il a fait ou de ce qu’il n’a pas fait ou ce qu’il a omis de faire ; où il n’y aura pas d’acteurs d’un côté et de spectateurs de l’autre. Il s’agit d’un Congo où chacun assumera la responsabilité de ses actes. 

Je rêve d’un Congo qui sera une terre de liberté où chaque fils et fille sera libéré de l’esclavage de l’avoir, du pouvoir et de la gloire pour se mettre résolument su service du bien commun, au service de l’amour fraternel. Une liberté qui sera la fille de la vérité qui régnera dans nos cœurs. Une liberté qui se conquiert en menant une guerre contre soi-même, contre sa cupidité, son avarice, son égoïsme, son égotisme et tant d’autres maux qui nous avilissent. Je rêve d’un Congo qui sera une terre de justice, une justice qui sauve l’homme malfaiteur et combat le mal, détruit le mal et redonne au malfaiteur la chance de faire le bien, une justice qui engendre la paix véritable et durable. Bref, je rêve d’un Congo bâti et fonctionnant dans un système où l’Etre prime sur l’Avoir et où l’avoir retrouvera sa vraie place de moyen au service de l’Etre et non le contraire.

En d’autres termes, je rêve d’un Congo qui a quitté le système capitaliste libéral déshumanisant pour marcher vers et entrer dans un système convivialiste humaniste où l’homme retrouve sa place de créature sacrée et à qui la gestion de toute la création est confiée. Ce Congo va marcher vers cette « terre promise » conduit par un leadership d’équipe à la manière de Moïse et Aaron qui ne sont pas entrés dans la terre promise. Ils se sont effacés pour laisser à d’autres le soin de diriger le peuple élu dans la nouvelle terre, terre de liberté. Et comme les enfants d’Israël ont eu le décalogue comme charte de vie ou constitution pour le vivre ensemble, le peuple congolais devra se doter de sa charte de vie, de sa constitution pour vivre dans cette nouvelle terre, dans ce nouveau Congo.

Cette charte-constitution sera l’expression de notre volonté de vivre ensemble en nous inspirant de nos valeurs africaines de solidarité et de partage. Et toi quel est le Congo de tes rêves ? Chacun doit rêver d'un Autre Congo et partager son rêve avec les autres compatriotes. Nous devons rêver ensemble d'un Autre Congo. Le monde appartient à ceux qui savent rêver comme Martin Luther King et sont prêts à mourir pour la mise en œuvre de leur rêve. 19 C'est un peu comme lorsqu'on veut construire une maison, on commence par imaginer comment on veut qu'elle soit. On rêve de sa future maison avant de confier à l'architecte le travail d'en faire le plan sur papier. Unis par le sort, nous devons donc nous dire comment voulons-nous que notre maison commune qu'est le Congo soit ! C’est à cette étape de notre démarche qu’il sera indiqué d’écrire ensemble la charte qui régira la vie commune de tous les habitants de la maison et qu’on appelle LA CONSTITUTION et qui sera respectée par tous, sous peine de sanctions sévères.

3.3. Mise en œuvre de ce Congo de nos rêves

Enfin, la troisième et dernière question sera la suivante : comment passer du rêve à la réalité ? Ou que suis-je prêt à faire et que dois-je faire pour que ce rêve devienne une réalité ? Que nous pouvons-nous et que devons-nous faire ensemble pour que notre rêve devienne réalité ? Ici, c'est le moment d'élaborer des stratégies d'action et de planifier le travail de construction. C'est aussi à cette troisième étape qu'on va choisir les « conducteurs » (leaders) de travaux à qui nous allons confier la charge de nous diriger dans la construction de notre maison commune. C'est ici le moment de se poser les questions suivantes : qui fait quoi ? Avec quoi ? Avec qui ? Comment ? Quand ? Où ? Le mode de désignation de nos dirigeants ou conducteurs des travaux sera celui que nous aurons décidé nous-mêmes sans nécessairement faire du copier-coller des modes venant d’ailleurs et nous imposés par les autres. Il nous faudra donc faire preuve de créativité, d’inventivité en privilégiant toujours le choix sur base d’un profil impersonnel et non sur des bases d’intérêts personnels égoïstes, des bases ethno-tribales.

3.4. Profil des leaders

Ce profil pourrait être celui que le politologue camerounais Samuel Eboua nous suggère dans son livre, Interrogations sur l’Afrique noire, et que nous paraphrasons en ces termes : « Le nouveau Congo a besoin d’hommes et de femmes d’action pénétrés de l’intérêt supérieur de l’Etat, des hommes et des femmes intègres, compétents,  travailleurs, meneurs d’hommes, des hommes et des femmes tolérants, rassembleurs, mais intraitables lorsqu’il s’agit de défendre l’intérêt général, des hommes et des femmes capables de réaliser beaucoup avec peu de moyens. Il s’agit d’hommes et de femmes qui n’aiment pas le pouvoir pour le pouvoir, mais pour qui ce dernier ne constitue qu’un instrument leur permettant de réaliser leur idéal au profit de la communauté nationale, et qui sont capables de s’en dessaisir dès lors que, pour une raison ou une autre, ils estiment ne pas être en mesure de réaliser cet idéal…

Ces hommes et ces femmes, bien que rares, ne sont pas complètement absents du Congo actuel. Il suffit de les dépister et de les responsabiliser » (EBOUA S., Interrogations sur l’Afrique noire, Editions L’Harmattan, Paris 1999, p. 177) Une fois que les stratégies d'action efficaces sont élaborées et adoptées par tous et que les tâches sont reparties, on passe alors à l'étape de l'exécution sous la conduite des "conducteurs" des travaux compétents et dévoués, complétement au service de la mère patrie dont ils privilégieront les intérêts avant les leurs propres. Il sera prévu aussi des moments d'évaluation en cours d'exécution pour voir si nous sommes dans la bonne voie et si nous avançons vers la réalisation de nos objectifs. Unis dans l’effort, nous pourrons alors bâtir un Congo plus beau qu’avant.

3.5. Notre motivation

Dans tout cela, ce qui doit nous motiver, c'est la recherche du bonheur de vivre ensemble en frères et sœurs du même sang, le sang congolais qui coule dans nos veines. Notre leitmotiv dans cette démarche serait donc : solidarité, fraternité et partage. L'homme congolais retrouvera sa place d'acteur de son propre développement intégral et en même temps bénéficiaire de ce développement de tout l'homme, de tous les hommes et de tout homme. Voilà ma réflexion et ma proposition pour que notre pays sorte de cette crise anthropologique dans laquelle il est plongé depuis des siècles. Le mot-clé dans cette démarche sera SYNERGIE. En conjuguant nos efforts, nous allons réfléchir et analyser notre situation sans complaisance en relevant la responsabilité individuelle et collective.

En unissant nos cœurs, nous allons décider de ce que nous voulons pour notre pays. Unis dans l’effort, nous allons agir pour bâtir notre pays selon notre propre vision et non celle des autres. Collégialement, nous allons évaluer notre action en vue de corriger éventuellement les erreurs avant d'aller loin dans le mal. 

En guise de conclusion

Le CONVIVIALISME HUMANISTE sera notre force comme le dit notre hymne national : « UNIS PAR LE SORT ! UNIS DANS L'EFFORT POUR L'INDEPENDANCE ! DRESSONS NOS FRONTS LONGTEMPS COURBES ! ET POUR DE BON PRENONS LE PLUS BEL ELAN DANS LA PAIX ! ».

Après la lecture de ce texte, certains pourront se poser la question de savoir : combien de temps cela nous prendra-t-il pour arriver à ce nouveau Congo ? Eh bien ! Ma réponse est simple : ça prendra le temps que ça prendra. C’est un projet à long terme. Dix, vingt, trente, quarante ans ? De toutes les façons, ce qui importe pour le moment, c’est de se mettre en route, d’engager le processus. Mais,  au préalable, il faudra procéder à la formation et à la conscientisation du peuple, au réarmement moral de toutes les couches de la population congolaise, de la base au sommet. Il s’agira d’une éducation à la culture démocratique qui portera sur les sept points suivants :

  • · l’analyse sociale,
  • · la culture démocratique qui doit être la nôtre et non celle d’emprunt,
  • · le leadership démocratique,
  • · la non-violence active,
  • · la communication bienveillante ou non-violente
  • · les partis politiques,
  • · les élections. Il faut donc se mettre, dès à présent, à créer un vaste mouvement populaire d’insurrection de consciences qui conduira à une véritable révolution culturelle, mentale. Une révolution de l’amour, de la réconciliation pour une société plus humaine et plus fraternelle. Une révolution des cœurs et des esprits.

Un changement de paradigme est obligatoire pour mener à bien ce projet et gagner le pari d’un AUTRE CONGO.

Un Congo réellement souverain et indépendant. Un Congo où règnent la vraie paix et la vraie fraternité.

(Editions du « Groupe Amos »,   Kinshasa, le 24 avril 2022)

 

«Droits d’auteur et droits voisins en République Démocratique du Congo. Quid de la perception et Répartition », tel était le thème de l’échange qui a eu lieu le samedi 23 avril 2022, dans la bibliothèque du centre Wallonie-Bruxelles.  Une rencontre organisée par le  Centre Wallonie Bruxelles en collaboration avec l’Asbl Terre d’Artistes. Un échange qui avait pour objectif d’encourager les artistes  de ne pas seulement produire les œuvres d’arts, mais c’est mieux de les protéger.

Dikisongele Zatumua, coordonnateur de l’association Terre d’artistes  admet  que c’est important pour les artistes plasticiens, surtout jeunes artistes plasticiens de devenir membres de la société congolaise de droit d’auteur, Socoda. Car, dit-il, ‘’créer des œuvres d’arts c’est bien, mais les protéger c’est encore mieux’’.

A en croire le coordonnateur, les œuvres des artistes congolais sont vendues  aux enchères à l’étranger, mais pas de droit de suite, et pourtant le droit de suite est un droit reconnu aux artistes. Et si les œuvres ne sont pas protégées, il n’y aura pas moyen de suivre, a-t-il ajouté.

C’est dans ce contexte que l’association Terre d’artistes, en collaboration avec le Centre Wallonie Bruxelles, a organisé cette rencontre pour éclairer les artistes sur le droit d’auteur, droit de voisin, droit de suite mais également sur la traçabilité.

Joe Mondonga, expert Socoda, a, dans son exposé, exhorté les artistes à s’affilier à la Socoda. Car, dit-il, créer c’est bien, mais déclarer c’est mieux’’. En cas de problème ; la société  de droit d’auteur vous prendra en charge, et en même temps, vous pouvez recouvrez vos droits’’, a-t-il ajouté.

Il explique qu’à chaque fois qu’un artiste crée son œuvre, il est préférable de passer  la déclarer  à la SOCODA, et surtout à  chaque fois qu’un organisateur veut qu’un artiste expose ses œuvres, il est impératif de demander à l’organisateur de passer d’abord à la SOCODA pour solliciter toutes les autorisations.

C’est une manière pour l’artiste de toucher un salaire même après avoir perçu son cachet, a-t-il précisé. Car, argumente-t-il, le cachet relève de la prestation mais le droit d’auteur relève du droit public de l’œuvre. Pour cela,’’ Ils doivent respecter le principe de la loi pour leur bien être’’.

Il a également souligné que la société de droit d’auteur, Socoda, est une société multidisciplinaire, et que ce n’est pas une société réservée uniquement aux artistes musiciens, mais également aux plasticiens, photographes, etc.  

De son côté, Junior Luyindula, Directeur de l’association de droit d’auteur congolais, ADACO, a estimé que le droit d’auteur et le droit voisin font partie de ce qu’on appelle propriété intellectuelle. Et que l’œuvre est immatérielle.

A en croire Junior Luyindula, le droit d’auteur nait  au moment de la création de l’œuvre avant même la déclaration. La déclaration n’est qu’une preuve  pour prouver que cette œuvre est bien la vôtre. Selon lui, l’objet de la protection est  basé  dans l’ordonnance loi n° 86/033/du 5 avril 1986 portant protection de droit d’auteur et de droit voisin.

Le droit voisin est connexe au droit d’auteur, ils sont conférés non à l’auteur mais  à celui qui a donné vie à l’œuvre créée par l’auteur.

Pour décrocher le droit d’auteur, on peut le faire soit  tout seul, soit dans une société  de gestion collective en négociant sur les modalités du contrat, a-t-il conclu.

Nelly Somba

Antoinette Kipulu, Ministre de la Formation Professionnelle et métiers a eu à rappeler aux syndicalistes du Ministère de la formation Professionnelle et Métiers, les valeurs nobles en vue d’un accompagnement efficace du secteur. C’était  au cours d’une journée d’information organisée la semaine dernière  en son Cabinet de travail dans la commune de la Gombe.

A en croire Antoinette Kipulu, Ministre  de la Formation Professionnelle et Métiers, ‘’les syndicalistes sont appelés à apporter leur pierre à l’édifice, au regard de la mission dévolue au Ministère qui est non seulement noble mais aussi délicate’’. Un secteur, selon elle, voué à cheminer avec plusieurs partenaires.

La ministre a exhorté les syndicalistes à bannir la haine et mettre au centre de leurs actions l’unité, la transparence et la fraternité. Car, dit-elle, ces valeurs vont les accompagner dans leur noble mission.

Par ailleurs, Antoinette Kipulu a placé les syndicalistes de son portefeuille devant leurs responsabilités tout en leur exhortant à taire les rumeurs en interne et à combler leurs divergences. «C’est à ce prix qu’ils sauront faire avancer positivement le Ministère», a-t-elle ajouté.

Pour la ministre, ‘’le secteur de formation professionnelle doit continuer à fonctionner normalement, conformément aux attentes du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et du Gouvernement Sama Lukonde, en vue de fournir au pays une main-d’œuvre qualifiée’’. 

Et dans un contexte d’Etat de droit, cela va sans dire, la légalité, le respect des textes, le sens de l’honneur s’érigent parmi d’autres atouts, en plaque tournante dans les rapports entre syndicats et l’Etat employeur, a-t-elle renchéri.

Les syndicalistes ont porté une oreille attentive à l’exhortation de l’autorité, et ont dit avoir apprécié ce moment d’assainissement moral, pour l’émergence d’un climat propice à un rendement maximal.

Cependant, la ministre de la formation Professionnelle et Métiers a fini par encourager les agents et cadres de son institution à travailler en synergie. C’est à ce prix qu’ils pourront donner un sens à leur Ministère.

Nelly Somba

En 2022, la fête de Pâques a été célébrée le dimanche 17 avril. Au sein de l’Eglise catholique, des fidèles chrétiens n’ont pas dérogé à la règle. Dans toutes les paroisses, spécialement à Kinshasa, la joie de la résurrection était à son comble. C’est le cas de la paroisse Saint Laurent de Ngaba.

«La Pâques est une grande fête chrétienne commémorant la résurrection de celui qui a donné sa vie pour une multitude de personnes», a déclaré l’abbé Daniel Megama, vicaire de la Paroisse saint Laurent, dans une interview accordée à la Prospérité. En effet, a-t-il dit, ‘’la Pâques représente pour les chrétiens le Salut, la délivrance et j’en passe, et cela c’est pour le peuple de Dieu parce que le Christ est mort pour nous sauver de notre état peccamineux et nous ramener dans l’amour du père. Par sa mort, tous nos côtés mauvais touchant la foi. Bref, tous nos péchés tombent et sa résurrection nous sauve ou nous donne la vie nouvelle. Voilà pourquoi, on dit que la résurrection est un nouveau commencement».

Poursuivant ses explications, l’abbé Daniel Megama a indiqué que chaque célébration pascale, au sein de l’Eglise catholique, est toujours précédée par un temps de pénitence et de réconciliation qui n’est autre que le Carême. « Le temps qui prépare à cette grande fête, c’est le temps de carême, une période de quarante jours dans la prière, dans la pénitence, dans le partage et dans le pardon. Nous nous préparons avec la logique des ‘’4 P’’ », a-t-il fait mention. Cette célébration n’a pas laissé insensibles les fidèles catholiques de ladite Paroisse, au cours d’un micro baladeur du journal La Prospérité.  C’est le cas de Dieu-merci Mputu. «La Pâques de cette année a beaucoup contribué sur ma vie personnelle puisque j’ai approfondi la relation avec le Seigneur. J’ai compris vraiment beaucoup de choses : comment est-ce que je peux tout laisser et suivre le Christ. Il nous a montré comment il s’éloignait des apôtres pour implorer la présence de Dieu. Et, ce que je retiens pour la Pâques est l’intimité avec le Seigneur et l’amour du prochain », a-t-il fait savoir.

A Noella Munanga de compléter : « pour moi personnellement, c’est une journée de réjouissance et ça me permet de célébrer Jésus-Christ ressuscité car n’eut été la résurrection du Christ, je ne serais pas ce que je suis aujourd’hui. N’eut été la résurrection du Christ, je ne serais pas appelée chrétienne. Christ,  mort sur la croix, ressuscité, il a vaincu la mort, il nous a donné le pouvoir de devenir ce que nous sommes aujourd’hui et il a fait de nous chrétiens. »

Pour Michel Okitawonya, ‘’la Pâques est la plus grande fête chrétienne. Elle est même le socle de notre foi, c’est notre libération totale de l’emprise du diable ». Pour sa part, Clauver Lutambi  estime que ‘’la Pâques c’est l’amour, dans tout ce qu’on doit faire comme fête’’. « S’il n’y avait pas l’amour, je ne pense pas que Dieu serait ressuscité dans notre vie. N’eut été l’amour, je ne pense pas que Jésus allait venir pour être sacrifié, être humilié ». Pour Gloire Luwulu ‘’la résurrection de Jésus-Christ pour nous les chrétiens est une grande fête qui dépasse toutes les fêtes comme on dit en lingala ‘’mama na biyenga nioso’’ c’est la Pâques».

Rappelons que la Pâque sans S est une fête juive qui commémore le miracle de la libération du peuple juif, sorti de l’Egypte en traversant la Mer Rouge à pied sec. Tandis que la Pâques avec S, une fête chrétienne où on célèbre le passage de la mort à la vie de Jésus, crucifié.

Grâce Sheka

La plénière de ce mardi 26 avril 2022, présidée par le premier vice-président du Sénat, Eddy Mundela Kanku, ayant connu la participation des élèves de l'école Beau Séjour de Mont Ngafula venus suivre le déroulement des travaux, a permis au Professeur Modeste Bahati de rencontrer les préoccupations de ses collègues, quant à sa proposition de loi modifiant et complétant la loi n°11/022 du 24 décembre 2011 portant principes fondamentaux relatifs à l’agriculture. Après ses réponses, cette proposition de loi a été déclarée recevable par la plénière. 

Répondant à ses collègues, le Président du Sénat a rassuré qu'aucune terre ne sera vendue aux étrangers car déjà protégée par l'article 80 du code foncier. La proposition de loi BAHATI a été confiée à la commission développement durable, ressources naturelles et tourisme ainsi qu'à la commission des entités territoriales décentralisées. Elles ont obtenu de la plénière 8 jours pour examiner en profondeur le texte et l'enrichir. D’après l’esprit de son initiateur,  cette loi permettra avec les productions agricoles de diversifier l'économie congolaise et la rendre intravertie comme le veut le Président de la République Félix Tshisekedi qui a fait de la diversification de l’économie son cheval de bataille.

Jeudi dernier, Modeste Bahati avait signifié devant les élus des élus, que sa proposition de loi vise à créer les conditions d’application de ladite loi, afin d’ouvrir cet important secteur aux investisseurs et de favoriser la diversification de l’économie congolaise comme le souhaite le Chef de l’État. A tout dire, cette proposition de loi révisée avait  au cours de la plénière du jeudi 21 avril 2022, captivé l’attention de la quasi-totalité des sénateurs qui avaient  manifesté l’intérêt lors du débat général à travers des enrichissements et recommandations.

Parmi les motivations de cette proposition de loi figurent les allègements fiscaux et la création d’un fonds pour soutenir les agriculteurs. Ce professeur d’Universités, de surcroit Président du Sénat, avait fait savoir que certaines dispositions de la loi initiale sont lacunaires, inadéquates tandis que d’autres comportent un caractère discriminatoire et ne peuvent pas permettre au Pays d’atteindre les objectifs de croissance envisagés dans le cadre de cette loi. «Ces dispositions sont aussi de nature à limiter sensiblement l’ambition du Gouvernement de redynamiser l’Agriculture vivrière, industrielle et pérenne et de faire de ce secteur le fer de lance de l’autosuffisance alimentaire», faisait-il. Pour lui, il apparait la nécessité de compléter les articles 11 et 12 de cette loi, qui disposent sur la compétence d’attribution des autorités appelées à apprécier la superficie des terres rurales ou urbano-rurales à exploiter par voie de concessions agricoles. Il préconise également un cadre institutionnel technique d’harmonisation entre ces différents Ministères ainsi qu’avec les Autorités provinciales, pour prévenir les conflits éventuels dans la mise en œuvre des droits des exploitants agricoles par rapport aux exploitants fonciers, miniers et forestiers. La présente loi propose aussi la modification des dispositions des articles 22 et 76 de la loi initiale en ce qui concerne le taux de la taxe sur la plus-value en cas de cession des droits sur une concession agricole et le taux de l’impôt sur le revenu professionnel, pour les ramener à des proportions équitables, dans le souci d’obéir à l’amélioration du climat des affaires et favoriser une croissance des activités agricoles productives et du secteur formel en RDC et pour encourager le développement de l’agriculture familiale qui garantit la sécurité alimentaire en RDC.

MB

                   

‘’Lire, c’est vivre’’ est le thème retenu pour la 4ème Edition du Festival du livre et de la Bible, FILIBI,  organisé par la librairie Mediaspaul  en cette année 2022. Le  Père Cyriaque Kawusu, Directeur Général de Médiassaul,  a, dans son discours, expliqué l’objectif de ce festival qui, a-t-il dit, n’est autre que  de :’’ vulgariser et de susciter le goût de la lecture’’. La cérémonie de cette quatrième édition s’est déroulée le mercredi 20 avril 2022, sur la place des évolués dans la commune de la Gombe, en présence du Ministre de la communication et Médias ainsi que de plusieurs élèves et scientifiques venus pour participer à la cérémonie du lancement des activités.

D’entrée de jeu, le Directeur Général de MédiasPaul a fait savoir que la lecture est un puissant vecteur d’émancipation qui détecte la puissance de l’imagination.  Elle invite à rêver et à penser et cela éveille la curiosité, a-t-il indiqué, ajoutant que c’est aussi la lecture qui s’affirme ou qui affirme l’identité, et cela, poursuit-il,  en apprivoisant la solitude et le silence, on prend le goût à être soit, et on  réussit et fortifie son être intérieur.

Pour le directeur Général de Médiaspaul, l’impératif durant cette édition est pour chacun, de faire du livre un ami et cela dès le plus jeune âge. Car, affirme-t-il, ‘’ on apprend à lire et à aimer le livre, dès le bas âge.

Pour lui, il faut créer très tôt des conditions d’une belle et longue amitié avec les livres chez les jeunes et développer la place du livre et de la lecture dans leur vie, pour qu’une fois adulte, ce tête-à-tête entre l’œuvre et l’auteur se poursuive et devienne  aussi naturel qu’un échange avec un être cher’’.

A lui de rappeler la citation de l’écrivain Georges Renaud  richard Martin qui  dit ‘’ un lecteur vit mille vies avant de mourir, et l’homme qui ne lit jamais n’en vit qu’une’’.

Le père Cyriaque Kawusu pense que cette citation  est un son de cloche qui doit retentir avec insistance  dans nos oreilles en vue d’inciter nos esprits  à cette soif intarissable de la lecture. C’est pour lui  une ouverture à la  connaissance,  la connaissance vraie, c’est-à-dire, la connaissance de Dieu et la connaissance  des choses. Car dit-il, lire stimule notre cerveau et améliore notre mémoire. Elle aide à comprendre mieux, plus vite et à penser de manière plus complexe. Mais encore,  faire de la lecture permet de faire une pause, c’est un moment de calme et de détente, sans stress où l’on s’enferme dans sa boule.

Pour ce qui est de la place du livre dans la vie quotidienne, le père Cyriaque Kawusu  estime que c’est le combat  qui doit être mené. «Dans nos écoles ainsi que dans nos milieux de vie, pour que le livre ait toujours une place  dans nos famille, c’est un vrai combat qui doit être mené», a-t-il conclu.

Le père Cyriaque  a, par la même occasion, réitéré sa profonde gratitude à son excellence Patrick Muyaya, ministre de médias et communication qui a bien voulu procéder au lancement  officiel de cette 4ième édition du festival du livre et de la bible qui s’est clôturée dimanche 24 avril 2022.

Nelly Somba

Les trois jours du débat au sein de la Chambre basse du parlement de la RDC, concernant la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales telle que modifiée et complétée à ce jour, ont permis aux élus du peuple de s’exprimer ouvertement autour d’un débat républicain. Ils ont dévoilé leurs désidératas sur cette proposition qui fixe les règles des jeux pour la bonne tenue des joutes électorales. Le mardi 26 avril 2022, à l’issue du débat général sur la proposition de loi électorale, le Président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, a fait le décompte de 90 intervenants. Les co-auteurs de la proposition de loi, soit le G13, ont sollicité 72 heures pour rencontrer les préoccupations soulevées par leurs collègues députés autour de ce texte majeur qui organise les scrutins à venir.

En marge de la plénière du lundi, présidée par Christophe Mboso, ce dernier a rappelé les étapes ayant conduit à plusieurs jours de débat sur cette matière. La plupart d’élus nationaux ont beaucoup évoqué le maintien ou pas de la proportionnelle. Pour la suppléance, la majorité de députés soutient le libre choix pour un député national de se choisir qui il veut pour être son suppléant. D'autres ont plaidé pour la représentativité de la femme, c’est le cas de la Député de l’AFDC, Solange Masumboko qui, avec courage, a insisté sur la représentativité des femmes sur les listes de partis politiques pour concourir aux élections. D’autres ont, de plus, évoqué la représentativité des personnes vivant avec handicap et celle des peuples autochtones pygmées à 5%. Pour le candidat Président de la République, d'autres ont voulu intégrer dans le texte, la dimension d’être Congolais de père et de mère pour concourir à la magistrature suprême.

Le Député de l’UNC, Crispin Mbindule a été émerveillé par le débat démocratique au sein de l'hémicycle. Il n’a pu s’empêcher de congratuler Christophe Mboso pour la police du débat. «Sincèrement, l'honorable Mboso me surprend. Pour moi, quelqu'un qui est passé par le deuxième régime, je ne pensais pas qu'il pouvait nous laisser parler. Je vois qu'il est en train de construire une démocratie, d'instaurer un débat démocratique au sein de l'hémicycle. Pour cette raison, j'encourage les collègues du FCC à revenir dans la salle pour débattre en toute liberté dans le temple», a déclaré cet élu du peuple. "Je vais vous avouer que c'est la première fois qu'on discute sur une proposition de loi et qu'on fasse trois jours de débat général. Je crois que c'est une innovation et je peux confirmer qu’au jour d'aujourd'hui, il y a démocratie au sein de l'Assemblée nationale. Je vois la manière dont le débat s'organise, on laisse à chaque député le temps de s'exprimer librement, de fois même au-delà du temps imparti, soit 5 minutes. C'est une innovation et je ne peux que féliciter le bureau de l'Assemblée nationale et je demande à ce que les membres du bureau continuent ainsi dans l'organisation du débat, parce que les députés sont là pour débattre au nom du peuple, en tant qu'élus et envoyés du peuple congolais. Nous venons ici à l'hémicycle pour faire passer les idées du peuple, que le bureau nous accorde du temps de nous exprimer et d'en débattre librement au sein de l'Assemblée parlementaire. Car, on ne peut pas être appelé parlementaire sans débat", a-t-il renchéri.

La plénière d’hier avait une saveur très particulière. Car non seulement la plupart d’élus ont mis un point d’honneur sur l’élection des gouverneurs et sénateurs laissant entendre que le candidat gouverneur et sénateur doivent être élus par les députés provinciaux et le candidat gouverneur doit être avant tout un député provincial, mais aussi, la participation de quelques députés du FCC a été saluée par l’auguste assemblé.

MB

 Sous une ambiance de communion sereine,  à l'occasion de sa neuvième année de règne au sein du village Kimpoko1, situé à la N'Sele,  dans l'autre versant Est de la capitale congolaise,  le chef coutumier Marc Likibi Embo a organisé une journée festive samedi 23 avril 2022  à laquelle ont pris part plusieurs hauts cadres du pays, des autorités politico-administratives, des autorités judiciaires et militaires, ainsi que des chefs coutumiers.

Une journée de convivialité et de joie qui a réuni plus d’une centaine de filles et fils du village, autour d'une même table pour partager le repas. Au rendez-vous, le groupe musical folklorique Teke, avec ses rythmes auréolés, a émaillé la journée.

Après la présentation de ses invités, le chef Marc Embo a, de manière compacté, retracé la genèse du village Kimpoko1. «Bienvenus à vous tous présents aujourd'hui à cette cérémonie. Laissez-moi vous relater l’historique de Kimpoko. Elle est longue mais je vais la narrer de manière schématique…

 Il n'y a qu'un clan dans ce village. Tout remonte d'une famille de six enfants dont ma mère  était la cadette et donc c’est d’elle que ce village a commencé. Ici à Kimpoko il n'y avait personne, pas d’habitats. Les demeurent se trouvaient à N’Sele et à Maluku. Kimpoko étant au milieu, était inhabité… c’est la famille de ma mère qui a occupé en premier cette partie de terre.

Ils étaient au nombre de 6, y compris ma mère, il s’agit de : Ngabiele, Ngambiele Nkolombwo, Ngambiele Miiya, Ngambiele Mabe, Ngambiele Nganabie et leur cadette Lewa qu'est ma mère. Tous sont venus du village Ngame et se sont installés entre Nsele et Maluku. Un endroit baptisé que l'on appelle aujourd'hui KIMPOKO1», a-t-il relaté.

Fidel Songo

 

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