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*Dans la matinée de ce dimanche 11 septembre 2022, Jean-Michel Sama Lukonde, Premier Ministre de la RDC, a effectué une visite du  site Katambayi de l'Université de Kananga. Sur ce site, de nouveaux bâtiments de l'Université de Kananga vont être construits. Sur place, le Chef du Gouvernement a reçu des explications détaillées sur le déroulement des travaux de la part du maître d'ouvrage de SRP Construction, une entreprise russe.

Il s'agit de construire, en un seul lieu, des bâtiments administratifs, des auditoires, des laboratoires, ainsi que 3 homes qui serviront aux étudiants de l'Université de Kananga. Ce qui permettra à cette alma mater d'avoir tous ces bâtiments de grande utilité.

Juste après avoir reçu ces explications, le Premier Ministre a procédé à la pose de la première pierre, afin de donner le go aux travaux de construction des bâtiments de ce site universitaire.

Durant  cette visite, il était accompagné du Premier Vice-Président de l'Assemblée Nationale, du Ministre d'Etat en charge des ITPR, du Ministre de l'Enseignement Supérieur et Universitaire, du Ministre des Droits Humains, du Gouverneur de province ainsi que des conseillers rattachés à la Primature. 

Rappelons que Sam Lukonde séjourne à Kananga depuis le samedi 10 septembre, où il a assisté le Président de la République, Félix Tshisekedi, lors du lancement solennel des travaux de modernisation de la route Kananga-Kalamba-Mbuji,  longue de 230 km. Après le Kasaï Central, le Premier Ministre sera, dès ce lundi 12 septembre, à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï Oriental, pour poursuivre sa tournée dans l'espace Grand Kasaï. 

La Pros.

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé cet après-midi, samedi 10 septembre 2022, à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central. Le Chef de l'Etat vient de fouler bel et bien le sol de cette ville kanangaise pour lancer officiellement trois grands projets d'infrastructures routières; dont la principale est la construction de la route Kananga-Kalamba-Mbuji, une route qui va désenclaver l'espace Grand Kasaï car elle permettra l'accès à l'Océan Atlantique par le Port angolais de Lobito.

Il a été accueilli avec tous les honneurs dignes de son rang à sa descente de l'avion, par un parterre des officiels, notamment le Premier Ministre, qui a atterri une trentaine des minutes avant, quelques membres du Gouvernement central et provincial ainsi que d'autres personnalités militaires, traditionnelles et religieuses.

Juste après qu’il ait traversé la haie d’honneur, le Chef de l’Etat a fait les pieds jusqu'à la sortie de l'aéroport ; une belle façon pour lui de témoigner son affection et sa considération envers la population venue l'accueillir. Après quoi, son cortège s'est dirigé vers sa résidence bien avant d'arriver au site où va se dérouler la cérémonie.

L'on pouvait voir depuis la sortie de l'aéroport et le long de la route, une population en liesse, banderoles et calicots en mains, accompagnés des chants et cris d'allégresse, souhaitant la bienvenue au Premier citoyen de la République, le Mfumu a Ditunga, qui, pour la deuxième fois en une année, revient sur leur sol, pour ainsi matérialiser sa promesse de désenclaver la province par la construction de ladite route. Car à travers elle, y a lieu de le mentionner, tout le Grand Kasaï connaîtra un nouvel essor.

(Avec la Cellule de communication de la Présidence)

 Agrégé de l’Université – Président du Think tank Afrique & Partage –  Président du CERAD (Centre d’Etudes et de Recherches du l’Afrique de Demain) - Directeur général de l’Université de l’Atlantique (Abidjan) – Chroniqueur, essayiste, politologue. Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
L’Afrique est désormais confrontée à deux urgences contradictoires : assurer sa souveraineté et sa sécurité alimentaire en demandant à son agriculture de produire plus et lutter contre le dérèglement climatique en produisant différemment. Pour résoudre cette contradiction, il existe une solution : l’agro-écologie, qui permet d’engager l’agriculture vers de nouveaux modes de production plus vertueux.
Mais, pour Justin Koffi, Directeur général de l’ARRE et Président du Comité scientifique de la COP 15, l’agro-écologie ne doit pas être synonyme de décroissance. Il tient à rappeler les faits suivants : « L’Afrique est le seul continent qui voit sa population augmenter de façon exponentielle. Nous serons 2,4 milliards d’habitants en 2050, 4 milliards à la fin du siècle. Comment nourrir nos populations, si notre agriculture produit moins ? ».  Professeur agrégé de médecine, il ajoute : « Nous devons produire plus et mieux, car l’Afrique sub-saharienne, qui possède l’indice de faim le plus élevé dans le monde, connaît des situations de malnutrition et des risques de famine. 
Or, les conflits persistants et les dérèglements climatiques extrêmes se traduisent par une baisse de la production alimentaire, ce qui interdit un accès égal à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, retarde l’objectif d’éliminer totalement la faim pour les populations les plus vulnérables».
En 2021, 278 millions de personnes ont été touchées par la faim sur le continent, soit près de 20 % de la population en situation d’insécurité alimentaire modérée ou grave. Dans la bande sahélienne, le niveau d’insécurité alimentaire est au plus haut.
En Afrique, les « émeutes de la faim » de 2008 avait mis en évidence les faiblesses d’un secteur agricole traditionnel et peu productif,  ainsi que l’absence de filets de protection sociale. En 2022, 14 ans après, alors que la majorité de la population en Afrique dépend toujours de l’économie agricole,  le contexte est totalement différent pour trois raisons : l’impact négatif de la pandémie de la Covid-19 qui a entraîné une baisse de la production agricole et un ralentissement global de l’activité avec la fermeture brutale des débouchés, la nécessité de répondre à l’urgence climatique en produisant différemment, la montée de l’inflation qui se traduit par une baisse des revenus, ce qui rend plus difficile l’écoulement des productions agricoles.
COP 15, agro-écologie et sécurité alimentaire
Le 5 octobre 2022, le Président de la COP 15, Alain-Richard Donwahi interviendra lors du Sommet de Montpellier organisé par l’ONG Désertif’Actions sur le thème de l’agro-écologie. La COP 15 et Désertif’Actions poursuivent les mêmes objectifs : faire de la protection de l’environnement un atout qui associe la performance environnementale,  la performance économique et la performance sociale ; engager l’agriculture, à travers l’agro-écologie, vers de nouveaux systèmes de production ; partager les expériences et assurer la diffusion des nouveaux savoirs et savoir-faire.
Nous sommes loin d’une idéologie de la décroissance.
Certes, face à l’urgence climatique et à la nécessité de lutter contre la dégradation des terres et la déforestation, il convient d’engager l’agriculture vers de nouveaux modes de production ; mais, face au boum démographique, à l’urgence alimentaire et aux risques de famine, l’agriculture africaine doit produire plus.
Mais,  elle doit aussi produite mieux, car il s’agit, pour lutter contre le dérèglement climatique, de répondre à la demande légitime de protection de l’environnement en engageant l’agriculture vers des modèles de croissance plus vertueux. Pour Alain-Richard Donwahi, « il convient de préserver les ressources, - l’eau et les terres -, sur lesquelles s’appuient les productions agricoles et réduire drastiquement l’utilisation des pesticides qui sont présents partout en Afrique». 
Bannis en Occident, les pesticides sont utilisés massivement sur le continent à travers un marché illicite qui augmente chaque année, ce qui pose un problème de santé publique.
Pour Justin Koffi, les intoxications aiguës ne sont que la partie visible du problème de santé publique, le vrai problème étant les effets à long terme d’une exposition chronique qui n’a pas d’effet immédiat, mais qui déclenche des maladies silencieuses (cancer, retard du développement cognitif chez l’enfant, etc.).
Dans une Afrique qui souffre encore de malnutrition et qui devra répondre dans les années qui viennent à un défi démographique d’une ampleur inégalée, l’agriculture peut-elle se passer des pesticides et passer à l’agro-écologie ?
Accompagner le passage de l’Afrique à l’agro-écologie
Il semble impossible, pour l’Afrique, de se passer des pesticides. Moritz Hunsmann, chargé de recherche au CNRS, considère, avec l’ONU, « que cela est possible et bien des exemples montrent que des paysans africains passés en agriculture biologique s’en sortent économiquement, parfois même mieux qu’avant ». Il ajoute cependant que « sortir de l'agriculture chimique implique une réorientation drastique de la politique agricole des pays africains, des organisations internationales, ainsi que des investissements massifs pour amener les paysans vers des modes de production qui se passent de pesticides».
Il en conclut que « les paysans doivent être soutenus et accompagnés pour ne pas, après avoir payé le prix sanitaire de l'utilisation des pesticides, avoir à payer le prix économique de ce passage-là».
La COP 15 et Désertif’Actions s’accordent pour dire que pour produire autrement en repensant nos systèmes de production, afin d’aller vers une utilisation optimale des ressources et des mécanismes naturels, et préserver les ressources sur lesquelles s'appuient les productions agricoles, il faut former les agriculteurs, organiser les filières en fonction de la diversité des territoires, établir le lien entre l’agro-écologie et l’agroforesterie.
Pratique ancestrale, l’agroforesterie associe, sur une même parcelle, arbres, cultures et/ou d’animaux, ce qui permet une meilleure utilisation des ressources, une plus grande diversité biologique et la création d’un microclimat favorable à l’augmentation des rendements.
L’agroforesterie est une composante essentielle du projet agro-écologique par l’enrichissement du sol en matières organiques et stockage du carbone par les différentes parties des arbres associés aux cultures ou à l’élevage. La performance environnementale n’est jamais dissociée de la performance économique et sociale.
La « Grande Muraille Verte » : un laboratoire à ciel ouvert qui tient compte de la diversité des territoires
La « Grande Muraille verte » est un projet de reboisement sur 8 000 kms entre le Sénégal et Djibouti, afin de limiter l’avancée du désert dans une région fragile. Le but est socio-écologique, il ne s’agit pas simplement de planter des arbres sous la forme d’une bande végétale étanche, il s’agit aussi d’élaborer des trajectoires de développement fondées sur deux principes : offrir et diversifier des opportunités économiques peu émettrices de gaz à effet de serre, agir différemment selon les territoires en fonction de la nature du sol, du foncier, des traditions et de la culture. Peut-on conduire les mêmes projets au Sénégal, en Mauritanie, en Ethiopie, au Tchad ? Evidemment, non.
Tout projet, et c’est ce disent la COP 15 et Désertif’Action, doit s’adapter au contexte local et aux écosystèmes de chaque pays. Mais, l’agro-écologie ne se réduit pas simplement à des préoccupations écologiques, comme l’agroforesterie ne se résume pas à planter des arbres. Selon l’AFD, « la diffusion des techniques de production agro-écologiques est un enjeu essentiel pour le développement durable en Afrique de l’Ouest. Ces techniques permettront non seulement d’accroître la productivité de l’agriculture mais aussi de renforcer sa résilience face aux effets du changement climatique. Elles contribueront en cela à endiguer l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région. » Il reste aux Etats africains et aux bailleurs de fonds à orienter les politiques publiques et flécher les financements pour mieux accompagner la transition vers des systèmes agro-écologiques.
Sécurité alimentaire: une situation alarmante en RDC, selon le Pam et le Fao
Peut-on parler d’une amélioration de la situation des personnes en insécurité alimentaire modérée ou aiguë en RDC ?  Les chiffres montrent que la situation s’aggrave, notamment dans 5 territoires désormais classés en urgence (Djugu, Kamonia, Luebo, Dibaya et Luisa).
Ce sont 27 millions de personnes (26 % de la population) qui se retrouvent en situation d’insécurité alimentaire aiguë à cause de la persistance des conflits armés, du dérèglement climatique d’une ampleur inégalée, de la dégradation des terres et des chocs économiques aggravés par la pandémie de la Covid 19. Selon la FAO (Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) et le PAM (Programme alimentaire mondial (PAM) et (FAO), la République Démocratique du Congo est le pays avec le plus grand nombre de personnes en insécurité alimentaire au monde.
Les facteurs qui déterminent la sécurité alimentaire et nutritionnelle (disponibilité et accès à la nourriture) sont loin d’évaluer favorablement en RDC, qu’il s’agisse de la nourriture disponible sur les marchés, produite localement dans les champs ou potagers des ménages, importée ou fournie dans le cadre de l’aide alimentaire ou sous forme de dons. Si la nourriture est disponible, des pans entiers de la population ne peuvent pas y accéder faute de ressources suffisantes.
Aujourd’hui encore, malgré une ambition déclarée, la politique agricole reste le maillon faible de la politique gouvernementale qui lui consacre un budget trop faible (3% du PIB). Or, la RDC est reconnue comme un pays à fort potentiel agricole avec une superficie de terres cultivables inégalée en Afrique. Sur 80 millions d'hectares de terres arables disponibles en RDC, seulement 10% sont mises en valeur. Pour relever le défi de la sécurité alimentaire, à côté de la modernisation de l’agriculture traditionnelle, la RDC se tourne vers l’agro-écologie, ouvrant les opportunités d’entrepreneuriat vert à travers le programme Agrobootcamp qui offre des formations en agro-écologie.
Comme partout en Afrique, l’agriculture congolaise connaît une baisse de productivité et des pertes de fertilité des terres liées à dégradation et à l’épuisement des sols (sécheresse, ruissellement des eaux, érosion) et à la déforestation. L’inégalité d’accès à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à l’eau, notamment pour les populations les plus vulnérables, s’aggrave. La RDC a pris des engagements nationaux visant à promouvoir une gestion intégrée des paysages et des forêts. Elle a lancé un vaste programme de reboisement et un travail de fond sur la restauration des terres, la gestion des sols et des ressources en eau.
Il ne s’agit pas simplement de planter des arbres, mais, comme le prévoit la COP 15, d’associer performance environnementale, performance économique et performance sociale sur les terres forestières, agricoles, pastorales et dans les zones de mangroves. L’agro-écologie construit un monde d’équilibre qui réhabilite des pratiques ancestrales comme l’agro-foresterie.

Le 7 septembre 1997, disparaissait le "maréchal-président" Mobutu. Mobutu Sese Seko qui s'est éteint à Rabat, la capitale Marocaine, après 32 ans de règne à la tête de la RDC alors Zaïre et 32 ans d’amour et des relations en vague de mer avec le royaume de Belgique, l'ancienne métropole de la RDC. 25 ans après, son nom continue de résonner et son corps ne repose pas encore en paix sur le sol congolais. Il a dirigé le Congo devenu Zaïre d'une main féroce de 1965 à 1997 et cela 25 ans jour pour jour, le 7 septembre 1997, disparaissait le "maréchal-président Mobutu Sese Seko, c'est toutefois dans son pays, le Congo, que Mobutu a marqué les esprits… et la chair de certains de ses concitoyens.

Joseph-Désiré Mobutu a vu le jour  en octobre 1930 dans la province de la Mongala, dans le nord de ce qui est encore le Congo-belge.

Après avoir fréquenté une école catholique, puis un passage dans l'armée d'où il sort avec le grade de sous-officier, le jeune Mobutu devient journaliste.

En 1960, il rejoint le Mouvement national congolais (MNC) de Patrice Lumumba qui vient de négocier l'indépendance du Congo. Rapidement, le jeune homme gravit les échelons au sein de l'armée et du parti. C'est lui qui fait arrêter Patrice Lumumba qui est assigné à résidence. Il escompte ainsi s'assurer du soutien des Belges et des Américains. En effet, les Etats-Unis lui permettent ensuite de battre les lumumbistes en reconquérant l'ensemble du territoire. Mobutu se pose alors en unificateur du Congo.

Plus tard, il n'hésitera pas à ériger Lumumba en héros national, à des fins de propagande.

En novembre 1965, il prend le pouvoir politique à la faveur d'un coup d'Etat, pour lequel il est aidé par la CIA. Perçu comme un révolutionnaire, le nouveau dirigeant est alors populaire.

Héritage, un quart de siècle après sa mort, que reste-t-il du Maréchal ?

Un quart de siècle après sa mort, que reste-t-il du Maréchal ? Politiquement, pas grand monde n’ose se réclamer de l’ancien président. Le parti MPR (Mouvement populaire de la révolution) ? Il n’est presque plus visible. Le parti Union de démocrates Mobutistes (UDEMO) créé par son fils biologique Nzanga Mobutu, existe certes, mais l’image de Mobutu, souvent associée (à tort ou à raison) à la dictature, à la mauvaise gestion du pays et sa déchéance, n’est assumée par personne aujourd’hui. En privé, à peine si un acteur politique peut se revendiquer de l’ex-président. Même les très proches de l’ancien dirigeant ne parlent qu’à demi-mots de son héritage politique, arguant qu’il y a eu des erreurs collectives sous le règne du Maréchal.

La Zaïrianisation

C’est l'un des piliers marquants de l'ère Mobutu est la "zaïrianisation". Cette idéologie prône un retour à "l'authenticité" et le dirigeant interdit par exemple les prénoms à consonance occidentale, au nom de la décolonisation culturelle.

A partir des années 1970, le régime dicte aussi aux Zaïrois leur façon de s'habiller. L'"abacost" ("A bas le costume") doit remplacer le costume à l'occidentale.

Affublé d'une toque en léopard qui évoque les rois bantous, Mobutu se fait désormais appeler "Maréchal Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga", ce qui signifie "Mobutu, le guerrier qui va de victoire en victoire sans que personne ne puisse l'arrêter." Il instaure un culte de sa personnalité.

Est-il toujours « L’homme seul »

Il est vrai que l’ancien homme fort n’est plus aussi honni comme il l’avait été au lendemain de son éviction. D’ailleurs, l’évocation de son nom soulève chez plusieurs de ses compatriotes aujourd’hui, une douce nostalgie, un sentiment de regrets devant la flopée des désillusions qui se sont enchaînées ces 25 dernières années. De Mobutu Sese Seko, une partie des Congolais se rappellent d’un chef charismatique sous la houlette duquel le Congo (Zaïre à l’époque) ressentait une fierté. L’autre aspect de l’héritage de Mobutu est le sentiment qu’ont toujours éprouvé les congolais d’appartenir à une grande nation, celle qui n’est pas comme n’importe quelle nation et qui doit demeurer une et indivisible, quoi qu’il arrive. Ça, c’est la réussite posthume et le plus grand leg du Mwana Wa Yemo.

Le maréchal fut un amoureux des lettres qui, à chaque fois, il accompagnait sa pensée par une citation de Sédar Senghor : “On ne veut pas d’un monde d’opposition, on veut la juxtaposition”. Il était toujours capable de retourner une opposition farouche, diviser les opposants, s’attacher les services des pourfendeurs d’hier. Ça, aussi c’est un héritage qui a survécu au maréchal.

H.Mposhi

Me Clément K. Kisaka, Coordonnateur national de l’association sans but lucratif dénommé “ÂMES CONSCIENTES DE LA RDC”, en sigle “ACR Asbl”
En République démocratique du Congo, l’utilisation des réseaux sociaux est fort à comparer aux comportements déplorables des usagers de nos tronçons routiers, qui n’ont d’égard ni aux règles du code de la route, ni à celles de l’éthique qui sont, à temps et à contretemps, par eux, bafouées.
Il suffit d’avoir égard aux menaces et injures proférées à longueur de journée les uns, aux autres.
Pour leur part, nos réseaux sociaux, malheureusement, sont devenus des lieux de règlements de compte où les propos diffamatoires trouvent le terrain propice de leur développement au détriment des règles d’éthique, en s’adonnant au jeu des déclarations dénuées de preuve, ni de fondement, au regard du contenu des propos qui y sont diffusés, dans une intention mesquine de nuisance et de provoquer le mépris public ou la clameur publique.
Pour n’avoir pas édicté de code de conduite relatif à cet outil dont on ne peut plus se séparer, l’utilisation de ces nouvelles technologies  devrait appeler à la sensibilisation sur les règles d’usage du comportement à adopter lorsqu’on fréquente ce monde virtuel, sans différence d’être illettré  ou lettré.
Il faut un appel à une prise en charge, par une éducation à la base  notamment, dans les familles, mais aussi et surtout dans les  écoles, universités, églises, etc.
Il est plus que temps de réguler les comportements des internautes congolais, pour s’épargner de ces comportements anti-sociaux.
Me Clément K. Kisaka
Coordonnateur national de l’association sans but lucratif dénommé “ÂMES CONSCIENTES DE LA RDC”, en sigle “ACR Asbl”
 

L’Institut Facultaire des sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC) a accueilli le Ministre du Numérique, Professeur Eberande Kolongele, ainsi que le professeur Kitumu Mayimuna pour une conférence qui a eu lieu mardi 6 septembre 2022, sur la numérisation des établissements universitaires en République démocratique du Congo. Avec comme thème : ‘’Numérisation des établissements universitaires : Enjeux et perspectives’’, cette conférence avait pour objectif de sensibiliser les étudiants et les corps académiques sur l’importance du numérique dans le milieu académique et pour le pays.

Le professeur Kitumu a ouvert le débat par son intervention sur l’appropriation du numérique dans la gestion rationnelle des donnés académiques. Parlant du dispositif numérique à l’IFASIC, le professeur Kifumu pense que cela permettra de maitriser et contrôler le fonctionnement de cet établissement. Dans cette même optique, il approuve l’importance du dispositif numérique dans le milieu universitaire congolais. La gouvernance numérique, l’Université n’est pas la seule à parler sur le dispositif numérique à adopter ou à mettre en place  pour faciliter sa gouvernance. A ce propos, le vice-premier-ministre et ministre de la Fonction publique en parle également, surtout en ce qui concerne la paie, le contrôle des effectifs et du récemment des fonctionnaires.

Les intervenants ont indiqué que le sujet abordé nécessite une conceptualisation au préalable parce que l’outil d’utilisation d’une société dépend de son contexte et ses usages, entre autre des besoins. Les besoins dans l’adoption du processus de numérisation part de deux choses (l’euphorie et la nécessité.  Pour la nécessité, il est question, à travers cet outil digital, de relever les réels éléments de besoin, le dispositif numérique est important pour l’IFASIC. Pour que cela se concrétise, selon le professeur, il faudrait une disposition politique au-delà du gestionnaire universitaire, ce qui constitue un réel apport pour faciliter l’appropriation du numérique dans les universités publiques.

Le  ministre du numérique s’est quant à lui appesanti sur le  programme de transformation numérique en RDC et de son impact sur le secteur académique. Pour lui, la question de numérisation des institutions est devenue non seulement une question politique gouvernementale mais aussi d’actif gouvernemental, lequel est le chef d’œuvre du Président de la République.

À son arrivée au pouvoir, dit le ministre, le Président de la République a placé la numérisation parmi ses priorités afin d’éradiquer la corruption. De ce fait, il a demandé au Premier ministre Sama Lukonde de mettre en place ou de donner vie à sa vision. Aucune action n’a encore été menée pour le moment puisqu’il faut d’abord une base solide et pour la maintenir, le ministère a créé quelques instructions, a fait savoir le ministre du Numérique.

Kinsala Riane

 

Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a procédé, ce jeudi 8 septembre 2022 au Pullman Hôtel de Kinshasa, au lancement solennel du Logiciel de Gestion Intégrée des Droits, Taxes et Redevances du Pouvoir Central" LOGIRAD".

Ce logiciel de gestion des recettes non fiscales permettra la traçabilité des opérations effectuées par les services d'assiette et la Dgrad. Mais également, la réduction du temps de traitement des dossiers. 

Dans son allocution, le Premier Ministre a fait savoir que plusieurs réformes ont été initiées visant à mobiliser les ressources nécessaires à l'atteinte de cet objectif et à la mise en œuvre de l'ensemble du programme d'action du Gouvernement. 

"Le Gouvernement de la République a affiché, depuis son investiture, une détermination qui ne cesse de se consolider, celle de trouver des solutions efficaces à rythmer sur la vision de son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République et Chef de l'État, d'améliorer considérablement les conditions de vie de nos concitoyens. Dans cette perspective, plusieurs réformes ont été initiées visant à mobiliser les ressources nécessaires à l'atteinte de cet objectif et à la mise en œuvre de l'ensemble du programme d'action du Gouvernement. Bien que le cadre budgétaire qui soutient ce programme d'action reste ouvert aux appuis des partenaires extérieurs, les ressources domestiques en constituent le socle. C'est pourquoi la levée des contraintes liées à la mobilisation des recettes et de ces ressources domestiques demeure le cheval de bataille du Gouvernement tel que repris dans l'action 12 du pilier 3 de son programme d'action. Dans ce contexte, la mise en place de la chaîne informatisée de la recette publique constitue un enjeu majeur de l'action gouvernementale. Eu égard aux informations importantes qui viennent d'être partagées par les différents intervenants, je tiens ici à féliciter tous les acteurs qui concourent à la réalisation de cette grande réforme portée par le ministère des Finances", a déclaré le Chef du Gouvernement, Sama Lukonde tout en saluant le progrès réalisé à travers les infrastructures informatiques déjà déployées. 

Quant au Logiciel de Gestion Intégrée des Droits, Taxes et Redevances du Pouvoir Central "LOGIRAD", 

Le Premier Ministre Sama Lukonde a noté qu'il permettra à tous les utilisateurs des services d'assiette et la Dgrad de travailler dans un seul et même environnement informatique. Ce qui est une première et à féliciter. 

" En tant que plateforme de gestion intégrée de toutes les recettes non fiscales du pouvoir central, je crois qu'il servira de levier d'accroissement de cette catégorie de recettes encadrées par la Dgrad", a renchéri le Chef du Gouvernement. 

Le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde a également rappelé avoir signé, en date du 4 mai 2022, le décret 22/18 rendant obligatoire l'utilisation de ce logiciel et en faisant la seule plate-forme de production des statistiques des recettes non fiscales et de l'évaluation de la performance des ministères et des services d'assiette.

"Je suis conscient que la digitalisation du processus de collecte des recettes publiques est un processus long qui requiert, au-delà de la volonté politique, un accompagnement et une assistance permanente à tous les utilisateurs des nouvelles plateformes. Je vous rassure de la ferme volonté du Gouvernement à vous accompagner jusqu'à l'atteinte des objectifs fixés", a-t-il conclu.

Le Ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a souligné que le logiciel LOGIRAD est le plus grand projet d’informations dont dispose la République démocratique du Congo dans le domaine des finances publiques à ce jour. Il affirme que les résultats de sa phase pilote ont été concluants et son déploiement tant au niveau central que déconcentré est incommensurable, vue la dimension géographique du pays.

Cellule de communication de la Primature

 

Grace Shako, coordonnatrice de l’ONG Leadership de la femme des Médias, a, au cours d’une conférence-débat tenue, mercredi 07 septembre 2022, à l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication, Ifasic, procédé au lancement officiel de ladite organisation. Une structure qui a comme objectif de redorer l’image de la femme des médias longtemps ternie. Cette conférence-débat qui avait pour thème : ‘’la femme des médias et son leadership dans la société congolaise : la gestion des préjugés et du succès’’, a connu la participation de plusieurs intervenants, notamment Grace Shako, coordonnatrice de l’ONG, le Professeur Kambayi Bwatshia, recteur de l’Ifasic, Patient Ligodi, Directeur général d’Actualité.CD.

Selon la coordonnatrice Grâce Shako, cette initiative est la conséquence d’un constat selon lequel aujourd’hui, les femmes des médias  sont méprisées, surtout par leurs collègues de sexe opposé.

C’est ainsi qu’à travers cette ONG, elle dit vouloir aller au-delà des préjugés, arriver à faire que les femmes des médias soient acceptées dans la société  en tant que femmes compétentes, capables de faire un bon travail autant qu’un homme.

«La femme  doit quitter ce stéréotype de femme facile, légère’’, a-t-elle lancé. Pour ce faire, l’ONG a pris la décision de faire de la femme une personne capable d’occuper des postes de responsabilité au sein de différentes rédactions.

Pour y arriver, elle a fait savoir que l’ONG possède plusieurs plans d’actions. Il s’agit, entre autres, d’organiser des formations en faveur des jeunes  journalistes, dans le but de renforcer les capacités de ces dernières.

Elle a affirmé que  l’Ifasic  est juste la première étape de cette campagne qui  va bien évidemment se poursuivre dans d’autres écoles de journalisme à Kinshasa ainsi que dans le reste de la République pour permettre aux femmes d’acquérir des compétences considérables pour l’exercice de ce métier aussi noble.

Elle a également affirmé que des programmes des mentorats seront organisés afin de permettre aux journalistes professionnels d’aider les jeunes d’avancer  parfaitement et avec conscience dans la profession.

Pour elle, toutes les femmes qui font l’école du journalisme doivent être formées, afin de donner le meilleur d’elles-mêmes dans chaque média où elles auront à exercer.

Elle a par ailleurs assuré que  toutes les jeunes  femmes qui  exercent dans une école des journalismes sont d’office celles avec qui la structure va travailler. Voilà pourquoi elle a appelé les jeunes journalistes à adhérer massivement dans l’organisation afin de profiter des connaissances supplémentaires du métier de journaliste. Elle a néanmoins fait savoir que l’adhésion est actuellement gratuite et libre.

Nelly Somba  

En ce mois de septembre 2022, trois faits sont déjà à noter par rapport à la situation sécuritaire à l'Est. Premier fait : le M23, aidé en cela par le Rwanda, cherche à conquérir d'autres villes et localités du Nord-Kivu pendant qu'il effectue un coup de communication présentant Bunagana en pleine sécurité. Deuxième fait : l'Ouganda intime l'ordre aux réfugiés congolais ayant fui Bunagana de rentrer d'où ils sont venus, c'est-à-dire en RDC, mais précisément dans cette ville supposée « sécurisée » par le M23. Troisième fait : aucune institution dans le monde ne condamne Kampala pour cette violation délibérée du droit international protégeant les réfugiés. Pourquoi les deux premières initiatives précisément à cette période ? Réponse directe : la surenchère en prévision des « négociations » qu’ils tiennent à imposer à la RDC.
Thinks Tanks, ONG, médias
En réalité, ce mois a quelque chose de particulier dans le monde. Comme le chantre Lifoko dans son cantique « Ça toujours été pendant les fêtes que les enfants de Dieu sont tués », en septembre de chaque année quelque chose fait bouger tous les Etats, dont la RDC : la session ordinaire de l'Assemblée générale de l’ONU.
La tradition veut et fait que l'attention des décideurs se focalise sur New York entre mi-septembre et mi-octobre. Elle veut et fait aussi que c’est à cette période que des forces politiques, sociales et rebelles opposées aux régimes en place dans leurs pays organisent des actions d’éclat, de préférence avec des dégâts humains et matériels importants à présenter en preuves des violations des droits de l’homme.
Pour la 77ème session qui s’ouvre le 13 septembre 2022, la focalisation va certainement se faire sur la guerre d'Ukraine. Aussi, pour ne pas se laisser ignorer, des organisations insurrectionnelles (comme le M23) et leurs sous-traitants (comme plusieurs pays des Grands Lacs) entreprennent-ils des initiatives pour se faire entendre. Ils se positionnent (comme) pour dire à la communauté internationale « Arrêtez-moi, sinon je fais des dégâts en RDC ». Ils croient ainsi bouger les lignes, et souvent ils « réussissent » puisque des sous-sessions spéciales en aparté sont prévues.
Ils savent, eux, qu’avant d’être prises dans des salles après les dédales de la Tour de verre, les décisions se négocient dans des appartements (bureaux ou chambres d’hôtel), des restaurants, des pubs, voire des parcs de Manhattan.
Ils mettent des sous dans des Thinks tanks, des ONG, des médias, bref des groupes de pression devant promouvoir leur cause.
Service après-vente
Que fait la RDC ? Assurément, elle doit avoir quadrillé la Tour et ses environs, de sorte à bouger elle aussi les lignes diplomatiques, quitte à mettre en jeu un accompagnement économique, comme suggestionner dans la livraison intitulée « Grenier, Rat et Serpent : la RDC interdite de se tromper de stratégie ».
Cependant, le grand défaut de la diplomatie congolaise - du moins celle présente dans la suite du Président de la République - est souvent de quitter New York en même temps que le chef. Question de rester constamment visible, de peur de perdre sa place une fois parti ou resté à la chasse.
Pourtant, la responsabilité du suivi impose l'obligation de rester sur place pour le « service après-vente ».
Dans ce genre de messe, la parole du conseiller diplomatique du chef de l'État a souvent plus d'importance que celle du représentant permanent à l'Onu, voire du ministre des Affaires étrangères. Voilà pourquoi le conseiller diplomatique doit être suffisamment équipé à tous les plans pour assurer ce service.
N'en déplaise à ceux qui vont se sentir morveux (ils n’ont qu’à se moucher), être équipé à tous les niveaux veut dire disposer d’assez de liquides pour rencontrer les  « influenceurs » très actifs justement dans ces groupes de pression, sans nécessairement être tenu de justifier sur facture ou sur reçu chaque dollar ou chaque cent déboursé pour le lobbying.
New York : antichambre ou prolongement ?
Si les autres pays, moins nantis que la RDC, et même des groupes armés parviennent à le faire, il n'y a aucune raison, mais aucune qui puisse justifier l'exception congolaise. Surtout lorsque le Congo Kinshasa joue la carte de sa survie en tant qu'Etat.
On a souvent l'impression que les décideurs congolais ne croient pas à la thèse de la balkanisation une fois aux affaires.
Pourtant, il suffit de s’interroger sur les raisons pour lesquelles certains États dits amis empêchent le Congo de se procurer librement des armes pour se défendre et, en même temps, menacent les pays opposés à l'embargo.
Ou encore de s’interroger sur les raisons pour lesquelles les mêmes Etats, qui pratiquent en plus le désinvestissement en RDC, menacent les partenaires disposés à y investir ou réinvestir.
Ou encore de s’interroger sur les raisons pour lesquelles les mêmes Etats imposent à la RDC, déjà sous embargo militaire et sous désinvestissement, des élections susceptibles d’enflammer un pays terriblement affaibli.  
Peut-on vraiment convaincre un partenaire qu'on fragilise de façon expresse de travailler à son bonheur ?
Le rendez-vous de New York n'est donc pas à négliger quand on sait combien et comment, depuis 1960, les Nations Unies servent de simple paravent à ceux qui sont dans le schéma de déstabilisation de l'ex-Congo Belge mais prônent, dans leurs discours pour la consommation publique, le respect de l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation.
New York est proche de Washington aux plans historique, géographique, culturel, politique, diplomatique, financier, technique, moral. Cette ville est l’antichambre, sinon le prolongement naturel de Washington.
Omer Nsongo die Lema/CP

La réunion des scientifiques à Yangambi dans le cadre des travaux préparatoires de la COP27 s'est ouverte le lundi 05 Septembre 2022 dans cette contrée située dans le territoire d'Isangi dans la province de la Tshopo.

Des scientifiques venus du monde entier ont réfléchi pendant 3 jours, soit du 5 au 7 Septembre 2022 sur la « contribution des forêts du Bassin du Congo et des autres Bassins tropicaux de la planète à la lutte contre le changement climatique : état de lieux et perspectives».

La Vice-Premier Ministre et Ministre de l'Environnement et du Développement durable qui assure le lead de ses activités est revenu dans son mot sur la symbolique que représente le double choix de Yangambi pour abriter ces travaux.

Sur le plan historique, fait remarquer Eve Bazaiba Masudi, la concession de Yangambi instituée en 1933 qui constitue l'une des plus importantes institution de recherche Agronomique sur le plan international employant plus de 350 chercheurs venant du monde entier, fait partie actuellement du réseau mondial des réserves de Biosphère.

Sur le plan prospectif par ailleurs, avec la tour à flux, Yangambi constitue une contribution significative à la cause climatique globale et surtout au « positionnement de la RDC comme Pays-Solution à la crise climatique », poursuit la Vice-Premier Ministre.

A ce sujet, à l'issue des travaux de Yangambi, le Gouvernement Congolais attend la formalisation des données et informations fiables devant prouver la valeur exacte des services écosystèmiques de la RDC et du Bassin du Congo et aussi démontrer les moyens efficaces d'améliorer leur protection en vue de contribuer à la lutte contre le changement climatique.

Le segment scientifique s'achève ce mercredi 07 Septembre 2022 avec une déclaration commune dite de Yangambi.

La session Ministérielle de la Pré-COP27 en partenariat avec l'Egypte, se déroulera, quant à elle, du 3 au 5 Octobre à Kinshasa, au Palais du Peuple.

La Pros.

Le Professeur Pamphile Mabiala Mantuba-Ngoma, Doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université de Kinshasa, a organisé, dans la salle du conseil facultaire, samedi 10 septembre 2022, une matinée scientifique autour du thème : «La dynamique de la Recherche scientifique à la Faculté des Lettres et Sciences humaines». Plusieurs professeurs et Chefs des travaux ont haussé de leur présence cette activité qui visait, concrètement, à réactiver la machine de la valorisation des productions scientifiques pour promouvoir davantage les recherches, à la Faculté des Lettres et Sciences humaines, conformément à la vision imprimée par le nouveau comité de l’Université de Kinshasa que dirige le Recteur Jean-Marie Kayembe. Parmi les éminents professeurs présents, il y avait, entre autres, Jean-Marie Mutamba Makombo, Jean Kinyongo, Célestin Ngabala, la VDR Marie-Philomène Babongisila Kuzingana et le Professeur Paul Tete Wersey. Le Secrétaire Général à la recherche, empêché, s’était fait valablement représenter.

Au nom de l’interdisciplinarité, le Professeur Evariste Boshab a sauté sur l’occasion. Des véritables retrouvailles pour toutes ces têtes pensantes qui, contre vents et marées, ont considérablement contribué à la formation de l’élite congolaise. Des héros vivants. Un pari gagné pour le Professeur Pamphile Mabiala qui a ainsi lancé un signal fort pour le prochain classement semestriel des meilleures facultés de l’Université de Kinshasa, initiative du Recteur Jean-Marie Kayembe.

Trois temps forts ont marqué le déroulé de cette activité scientifique. Le mot du Doyen de la Faculté, la série d’exposés de différents professeurs ainsi que la visite libre du champ où étaient exposés différents ouvrages. Dans son mot, le Professeur Pamphile Mabiala a remercié le Recteur Kayembe, pour la place qu’il entend accorder à la recherche depuis son avènement à la tête de l’Université de Kinshasa. «Je saisis l’occasion qui m’est offerte pour féliciter Monsieur le Recteur de l’Université de Kinshasa et toute l’équipe du comité de gestion pour l’impulsion nouvelle qu’ils sont déterminés à donner à la recherche pour permettre une amélioration sensible de la visibilité nationale et internationale de notre université», a-t-il reconnu. Pour lui, en effet, la matinée scientifique visait aussi à permettre aux étudiants de savoir à quel professeur s’adresser pour avoir une ressource documentaire au moment de l’élaboration de leurs travaux de fin d’études. Parmi les sélectionnés pour les exposés sectoriels, le Professeur Mbwangimbwangi, secrétaire facultaire, a appelé à un soutien mutuel, déplorant l’indifférence qui reste encore fraiche dans le chef de certains Professeurs. « Nous devons apprendre à discuter, différents chercheurs, dans différents départements, afin de savoir quelles sont les avancées qu’apporte chaque chercheur dans son domaine spécifique de manière qu’ensemble, nous puissions faire avancer le postulat des recherches », a-t-il souhaité.

Le Professeur Evariste Boshab a justifié sa présence par les contraintes de l’interdisciplinarité. « Les journées scientifiques sont très importantes dans le cadre de notre métier parce que c’est une occasion de toujours nous remettre en cause. C’est aussi l’occasion de voir si ce que nous faisons rentre dans ce que l’on attend de nous, notre rôle de formateur. Donc, c’est aussi une occasion de nous évaluer. Je suis venu dans le cadre de l’interdisciplinarité même si ceci concerne la faculté des lettres. Il n’y a pas plus aujourd’hui une seule science, une seule discipline qui peut fonctionner à vase clos. Il faut toujours s’ouvrir aux autres. On ne peut pas avoir un bon publiciste qui ne connait pas l’histoire, un bon publiciste qui n’a pas de bases philosophiques. Voilà pourquoi je me trouve là », a-t-il répondu à une question lui posée pendant  la visite du champ d’exposition d’ouvrages.

Gloire Mfemfere

«Concevoir les outils et élaborer les messages à véhiculer vers toutes les couches de la population». Tel est le leitmotiv de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Le deuxième Vice-Président de la CENI, Didi Manara Linga, a lancé, à l'hôtel Relax dans la commune de la Gombe, les travaux de l’atelier de conception des supports de sensibilisation.

Trois jours durant, les participants s'attèleront à la conception et à l'élaboration des outils et messages à véhiculer vers l'ensemble de la population. Cet atelier qui se veut pratique fait suite à celui tenu à Mbuela Lodge, à Kisantu (Kongo Central).

«Nous venons d'entrer dans une phase décisive, c'est l'exécution de notre programme en matière de processus électoral. Surtout que la sensibilisation doit précéder toutes les grandes opérations. Maintenant que nous allons passer à la Révision du fichier électoral (RFE), il est important, voire urgent que nous puissions nous atteler à réussir cette phase de sensibilisation. Voilà pourquoi, pour promouvoir une participation quantitative des parties prenantes, en général et des électeurs, en particulier, chaque grande opération est précédée d’une campagne de sensibilisation. Cette question est si importante que j'ai personnellement conduit, du 15 au 18 juin 2022, à Mbuela Lodge, à Kisantu, au Kongo Central, un atelier de planification des supports et outils de sensibilisation à l'issue duquel les participants avaient dressé une typologie et quantifié les supports à produire. Deux mois après la promulgation de la Loi électorale et à l'approche de la RFE, il est nécessaire de s'atteler à la conception et à la production des supports et outils de sensibilisation. Une fois produits, ces outils devront être déployé dans les 26 Secrétariat exécutifs provinciaux et les 179 antennes que compte la Ceni pour servir durant la campagne de sensibilisation sur la Loi électorale et la RFE qui doit commencer au moins trois mois avant son lancement prévu en décembre 2022 », a indiqué Didi Manara Linga.

Avant de préciser :"Bien entendu notre communication doit tenir compte de la donne mutualisation avec l'Institut national des statistiques et l'Office d'identification de la population. Cet atelier voulu pratique dans le prolongement de celui de Kisantu vise à produire en un temps record et avec efficience un travail de qualité. Il se propose  de revenir à la liste de supports et outils qui serviront à la sensibilisation sur la Loi électorale et la RFE’’.

Concevoir et donner corps à ces outils et élaborer les messages qui seront imprimés sur les supports choisis pour leurs capacités à véhiculer ces messages vers toutes les couches de la population, la CENI tient à sensibiliser toutes les couches des populations.

La Pros.

 

Les délégués et experts des pays membres la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE), réunis à Kinshasa, du 7 au 9 septembre, dans le cadre des travaux de la Commission économique de cette organisation, ont signé, le jeudi 8 septembre dernier, devant le Chef de l’Etat Congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la Cité de l'Union africaine, l'accord portant statut de la force régionale de cette communauté, laquelle devra bientôt se déployer dans l'Est de la RDC pour y restaurer la stabilité, la paix et la sécurité.

La signature de cet accord est intervenue au cours de l'audience que le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a accordée, le même jour dans la soirée, à la Cité de l'Union africaine, à ces délégués de la CAE, venus lui présenter leur civilité et lui exposer les motivations de leur visite en RDC. 

Christophe Lutundula Apala, Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères, qui a conduit ladite délégation auprès du Chef de l'Etat, a déclaré à la presse ce qui suit, au sortir de l'audience : « Le déploiement de cette force se fera en exécution de la volonté politique exprimée par tous les Chefs d'Etat de la communauté, à savoir de régler définitivement la question de la stabilité, de la sécurité et de la paix dans la région des Grands lacs au sein de la communauté ». 

Par ailleurs, il a ajouté que la rencontre avec le Chef de l'Etat était une occasion pour recevoir de lui des conseils et des directives, en ce qui concerne la matérialisation de l'adhésion de la RDC au sein de la communauté.

Parmi les personnalités présentes à cette rencontre avec le Chef de l'Etat, il est à signaler la présence notamment de Macharia Kamau, Envoyé spécial du Président Kenyan au processus de Nairobi ; du Dr. Peter Mathuki, Secrétaire général de la CAE ; ainsi que du Professeur Serge Tshibangu, mandataire spécial du Président Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. 

Cependant, les travaux de la mission économique de la CAE, ouverts mercredi dernier à Béatrice Hôtel à Kinshasa, se sont clôturés le vendredi 9 septembre dernier.

John Ngoyi

Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a procédé, ce jeudi 8 septembre 2022 au Pullman Hôtel de Kinshasa, au lancement solennel du Logiciel de Gestion Intégrée des Droits, Taxes et Redevances du Pouvoir Central" LOGIRAD".

Ce logiciel de gestion des recettes non fiscales permettra la traçabilité des opérations effectuées par les services d'assiette et la Dgrad. Mais également, la réduction du temps de traitement des dossiers. 

Dans son allocution, le Premier Ministre a fait savoir que plusieurs réformes ont été initiées visant à mobiliser les ressources nécessaires à l'atteinte de cet objectif et à la mise en œuvre de l'ensemble du programme d'action du Gouvernement. 

"Le Gouvernement de la République a affiché, depuis son investiture, une détermination qui ne cesse de se consolider, celle de trouver des solutions efficaces à rythmer sur la vision de son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République et Chef de l'État, d'améliorer considérablement les conditions de vie de nos concitoyens. Dans cette perspective, plusieurs réformes ont été initiées visant à mobiliser les ressources nécessaires à l'atteinte de cet objectif et à la mise en œuvre de l'ensemble du programme d'action du Gouvernement. Bien que le cadre budgétaire qui soutient ce programme d'action reste ouvert aux appuis des partenaires extérieurs, les ressources domestiques en constituent le socle. C'est pourquoi la levée des contraintes liées à la mobilisation des recettes et de ces ressources domestiques demeure le cheval de bataille du Gouvernement tel que repris dans l'action 12 du pilier 3 de son programme d'action. Dans ce contexte, la mise en place de la chaîne informatisée de la recette publique constitue un enjeu majeur de l'action gouvernementale. Eu égard aux informations importantes qui viennent d'être partagées par les différents intervenants, je tiens ici à féliciter tous les acteurs qui concourent à la réalisation de cette grande réforme portée par le ministère des Finances", a déclaré le Chef du Gouvernement, Sama Lukonde tout en saluant le progrès réalisé à travers les infrastructures informatiques déjà déployées. 

Quant au Logiciel de Gestion Intégrée des Droits, Taxes et Redevances du Pouvoir Central "LOGIRAD", 

Le Premier Ministre Sama Lukonde a noté qu'il permettra à tous les utilisateurs des services d'assiette et la Dgrad de travailler dans un seul et même environnement informatique. Ce qui est une première et à féliciter. 

" En tant que plateforme de gestion intégrée de toutes les recettes non fiscales du pouvoir central, je crois qu'il servira de levier d'accroissement de cette catégorie de recettes encadrées par la Dgrad", a renchéri le Chef du Gouvernement. 

Le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde a également rappelé avoir signé, en date du 4 mai 2022, le décret 22/18 rendant obligatoire l'utilisation de ce logiciel et en faisant la seule plate-forme de production des statistiques des recettes non fiscales et de l'évaluation de la performance des ministères et des services d'assiette.

"Je suis conscient que la digitalisation du processus de collecte des recettes publiques est un processus long qui requiert, au-delà de la volonté politique, un accompagnement et une assistance permanente à tous les utilisateurs des nouvelles plateformes. Je vous rassure de la ferme volonté du Gouvernement à vous accompagner jusqu'à l'atteinte des objectifs fixés", a-t-il conclu.

Le Ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a souligné que le logiciel LOGIRAD est le plus grand projet d’informations dont dispose la République démocratique du Congo dans le domaine des finances publiques à ce jour. Il affirme que les résultats de sa phase pilote ont été concluants et son déploiement tant au niveau central que déconcentré est incommensurable, vue la dimension géographique du pays.

Cellule de communication de la Primature

 

Désenclaver l'espace Grand Kasaï et le reconnecter à l'Afrique australe par la frontière angolaise de Kalamba-Mbuji, tel est l'objectif poursuivi par le Chef de l'Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui a lancé, le samedi 10 septembre dernier, à Kananga, les travaux de réhabilitation et modernisation de la route Kananga-Kalamba Mbuji. Longue de plus de 230 km, cette route moderne va faciliter non seulement le commerce transfrontalier, mais surtout ouvrir le centre du pays à l'Afrique Australe.

En présence du Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde et de quelques membres de son Gouvernement, ainsi que des Députés et Sénateurs, Félix Tshisekedi a posé l'acte symbolique de lancement des travaux qui devraient durer 24 mois, soit deux ans, selon les responsables de l'entreprise TOHA investments Sarl qui exécutent ces travaux.

Le coup d'envoi de ces travaux répond au besoin exprimé par la population depuis plusieurs décennies, à savoir l'approvisionnement facile en produits manufacturés. Les travaux proprement dits consistent en la construction de la route bitumée et ponts ainsi que l'aménagement de plusieurs canalisations. 

Dans la foulée, un nouveau pont de 150 m devrait être jeté sur la rivière Lulua aux portes de l'ex Luluabourg. Safrimex s'occupe de la modernisation de la voirie urbaine de Kananga, tandis que la société égyptienne Arab Contractor travaille sur l'axe Kamwesha- Kananga longue de 150 Km.

Cette entreprise est d'ailleurs très avancée avec les travaux préliminaires de lutte antiérosive.

Tout heureux, le Gouverneur de province John Kabeya a fait part du soulagement de ses administrés qui voient en cette route un vecteur de développement de sa province.

John Ngoyi

Le ministre des hydrocarbures, Didier Budimbu, a réagi mercredi dernier sur la difficulté de déficience du carburant que traverse la population depuis le début de la semaine. Pour le ministre de tutelle, le gouvernement congolais a déjà prévu une solution à ce problème, en attendant les bateaux des grands approvisionnements qui accosteront d’ici le 14 du mois en cours.

Le ministre laisse entendre que ce qui se passe actuellement à Kinshasa n’est pas parce qu’il n’y a plus de carburant dans le stock,  plutôt parce que l’on a appliqué le plan de rationnaliser la quantité de carburant à servir par individu, pourvu que le stock en place ne se vide avant l’arrivée des bateaux. «Nous avons levé l’option de commencer à disposer 620 mètres cubes par jour pour la ville de Kinshasa(…) J’insiste, ce n’est pas parce qu’il n’y a plus de carburant, mais parce que nous avons rationnalisé la fréquence à servir pour un jour», a-t-il rassuré.

Il fustige, par contre, les spéculations qui ‘’induisent la population en erreur’’ et qui font état du manque de stock dans tout le pays. Selon le ministre, le carburant est comme le moteur de l’économie de tout pays. Il est difficile de se déplacer et faire déplacer les marchandises d’une destination à une autre, d’une ville à une autre s’il n’y a pas de carburant : ‘’D’où, avec ce que nous sommes en train de mettre en place, le patriotisme demande à ce que celui qui s’approvisionnait à la hauteur de 50 litres réduise à 20 ou 25 litres pour permettre aussi aux autres de s’en procurer’’.

«C’est ainsi que nous avons demandé aux gérants des sociétés commerciales (TOTAL, ENGEN, COBIL…), de veiller à ce que la mesure soit respectée : pour les véhicules appelés Jeep, que l’approvisionnement se situe jusqu’à 30 litres, et 30 litres pour les petites voitures communément appelées ‘‘Kech’’ et autres, afin de permettre à tout le monde de se servir en attendant la date du 14 septembre 2022», a calmé Didier Budimbu.

Glody Mampuya

 

Les Missionnaires de Scheut ont célébré, jeudi 8 septembre 2022, le cinquantenaire de leur Noviciat à Kinshasa, sous le thème ‘‘cinquante ans de fidélité et de persévérance pour une flamme toujours allumée’’. Au cours d’une messe d’action de grâce célébrée à cet effet, et qui coïncidait avec la fête de la Nativité de la Vierge Marie, 10 jeunes ont également fait leur première profession religieuse.

La messe a été présidée par Mgr Léonard Kasanda, Evêque émérite de Luiza, figure de proue de ce Noviciat, en sa qualité de premier père Maître des Novices. En présence de plusieurs Scheutistes venus rehausser ce jubilé d’or, dont le Supérieur Général venu de Rome, et Mgr Godefroy Mukeng’a Kalond, Evêque émérite de Kananga et premier Scheutiste Africain, Mgr Kasanda a rappelé la genèse de ce lieu spirituel et historique.

Parlant de cette maison de formation, le Révérend Père Charles Phukuta, Supérieur Général, est revenu sur le choix du nom de ce Noviciat, Buisson Ardent, avant de renchérir : « Aujourd’hui, la CICM marque le 50ème anniversaire de ce buisson ardent, notre Noviciat à Mbudi : un lieu où l’esprit de la CICM a été stimulé en nous. Comme pour Moïse, ce lieu est devenu une terre sacrée pour des centaines d’entre nous, où nous avons découvert et approfondi notre vocation CICM pour le monde. Comme ce fut le cas pour Moïse et les Israélites, cette maison de formation nous rappelle que Dieu soutient la CICM à travers chaque génération de missionnaires qui sont venus dans cette maison de formation, et sont repartis d’ici vers le monde ».

Parlant des résultats de ces 50 ans d’existence du Noviciat International Buisson Ardent, le Révérend Père Charles a affirmé que « grâce à la formation reçue dans ce noviciat, la parole de Dieu est semée dans le monde entier par les missionnaires CICM, depuis les steppes de la Mongolie aux rives du lac Malawi, de la mégapole de Tokyo aux bidonvilles de Port au Prince ».

Par ailleurs, son vœu est « que Dieu lui-même, auteur de tout bien, nous aide à maintenir ce buisson ardent afin qu’il brûle pour de nombreuses années encore.  Par l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Notre Seigneur, et Patronne de notre Congrégation, puissent ce noviciat croître en efficacité et dans l’accomplissement de sa haute vocation et noble mission de former les futurs missionnaires religieux CICM ».

Situé dans la banlieue de Mbudi à l’Ouest de Kinshasa, ce noviciat appelé Buisson Ardent, a vu le jour en 1972, sous l’impulsion du Père Fréderic Etsou, devenu plus tard Archevêque de Kinshasa, alors qu’il était Vice-provincial de la Province CICM de Kinshasa, et aîné des Scheutistes Africains. Pour sauver la branche africaine de cette congrégation d’origine belge, il fallait cette œuvre initiée par les Scheutistes africains pour une formation religieuse et missionnaire authentiquement africaine, renseigne Mgr Kasanda.

Durant ce demi-siècle, le Buisson Ardent a accueilli et formé 669 novices dont certains ont rejoint la vie laïque. Des missionnaires formés en ce lieu, on compte aujourd’hui cinq Evêques dont Mgr Faustin Ambassa, Archevêque de Garoua au Cameroun, et 2 Supérieurs Généraux à savoir les Révérends Pères Edouard Tsimba Ngoma (2005-2011) et Charles Phukuta Khonde (depuis 2017).

Prosper Mbumba/CP

La famille du feu président Mobutu s’est retrouvée à Rabat au Maroc pour le 25ème anniversaire de la mort du maréchal du Zaïre. Le président Tshisekedi avait promis lors de la campagne électorale de 2018, d’œuvrer pour le rapatriement de la dépouille de cet ancien chef de l’Etat. Une promesse toujours en attente d’exécution alors que Tshisekedi est en train d’achever son premier quinquennat. Plutôt que le président Tshisekedi, la famille du maréchal exige des garanties avant le rapatriement.

La famille du défunt président qui attend d’être officiellement saisie, veut s’assurer que le mausolée devant être construit, sera suffisamment sécurisé. La progéniture de Mobutu représentée par Nzanga Mobutu a déploré que les tombes de ses membres enterrés à Gbadolite aient été profanés.

Parlant de l’héritage du mobutisme, fils Mobutu, Nzanga reconnait que cet héritage est au-delà des partis. « C’est un signe positif si aujourd’hui 25 ans après, nos compatriotes reconnaissent au président Mobutu les valeurs qu’il a partagées, je m’en réjouis d’avoir défendu des années durant ces principes et ces valeurs ». 

Durant plusieurs années, la question du rapatriement des restes du maréchal zaïrois n’a jamais été évoquée publiquement par les responsables du régime de son tombeur, Mzee Laurent-Désiré Kabila. Mais en octobre 2013, le chef de l’Etat de l’époque, Joseph Kabila Kabange, avait solennellement annoncé, devant les deux chambres du parlement réunies en Congrès, que le gouvernement allait prendre de dispositions pour le rapatriement de la dépouille de Mobutu et celle de l’ancien Premier ministre Moïse Tshombe, enterrée provisoirement en Belgique.

Lors de la campagne électorale de décembre 2018, le candidat Félix Tshisekedi avait promis, dans son meeting à Mbandaka dans la province de l’Equateur, le 19 décembre, qu’ « une fois au pouvoir, nous allons rapatrier » le corps de Mobutu. Il avait réitéré cette promesse lors des obsèques de l’ancien Premier ministre Étienne Tshisekedi.

Emma MUNTU

 

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