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L’ancien diplomate américain et professeur d’université James D. Bindenagel est arrivé à Kinshasa vendredi dans l’après-midi pour faire avancer le processus de certification des minerais congolais. James D. Bindenagel est réputé à l’international pour son rôle durant les négociations pour la mise sur pied du processus de Kimberly de certification de diamants dont il a été l’un des négociateurs de haut niveau.

C’est un homme pétri d’expériences qui a atterri à l’aéroport international de N’djili. Le nouveau combat de l’Ambassadeur James Bindenagel est de contribuer à faire profiter le peuple congolais des revenus de ses ressources minières. Le processus de Kinshasa sur les minerais durables, basé sur le modèle du processus de Kimberly, permettra à la République Démocratique du Congo d’avoir un accès direct au marché de ventes des minerais propres à l’international et de pouvoir ainsi financer son développement.

Dans une interview accordée à la presse, l’ancien diplomate s’est dit impressionner à première vue par l’énergie que génère le peuple congolais.

Le Processus de Kinshasa ne prive pas les mineurs, les sociétés minières, du droit d’exploiter – de traiter – et de vendre les minerais mais tend à les certifier pour s’assurer que tout est propre. C’est la seule façon d’honorer les personnes qui sont propriétaires de ces ressources, et le cas ici de la République démocratique du Congo, a fait savoir James D. Bindenagel à la presse. Nous l’avons désigné par «processus de Kinshasa», mais il s’agit en principe d’une certification, d’un moyen de s’assurer que les valeurs marchandes des minerais qui sont extraites du Congo soient partagées avec le pays de provenance, a-t-il conclu.

Pendant son séjour de travail en RDC, l’Ambassadeur James D. Bindenagel va s’entretenir avec des membres du gouvernement, des acteurs de la société civile, et des chefs religieux avec lesquels il entend partager son expérience avec le processus de Kimberly et les amener à s’impliquer dans la mise sur pied du processus de Kinshasa sur les minerais.

Pour parvenir à assoir un système de certification qui soit réellement fonctionnel, l’un des éléments clés c’est d’avoir en place un gouvernement. Car, il revient à un gouvernement de définir ce qu’il faut faire de légitime avant l’exploitation et la commercialisation des minerais. Deuxièmement, l’industrie minière elle-même doit s’approprier le processus en tant que système qui l’aide à augmenter sa capacité à exploiter les mines légitimement. A ces deux éléments s’ajoute un troisième qui est déterminant : c’est savoir comment amener les mineurs, particulièrement les artisanaux, où on trouve des enfants et des femmes qui sont contraints de travailler pour gagner leur vie, les amener à réaliser, qu’il est préférable d’avoir un système de certification dans lequel ils vont tirer davantage profits de la vente légitime des minerais et que cela permettra d’améliorer leur quotidien, a renchéri James D. Bindenagel.

Le Processus de Kinshasa a été annoncé par Roland Schatz, le fondateur de l’Institut des Nations Unies pour les Indices de Développement Durable (UNGSII), en marge du DRC Africa Business Forum, tenu à Kinshasa du 24 au 25 novembre 2021.

Le Processus de Kinshasa s’appuie sur l’expérience du Processus de Kimberley, mis en œuvre avec succès par l’ambassadeur américain JD Bindenagel. ‘’Nous sommes reconnaissants au professeur Bindenagel d’avoir voulu essayer une fois de plus avec le professeur Taniguchi, deux fois lauréat du prix Nobel de la paix, de changer le paradoxe africain : être le continent le plus riche sans pouvoir utiliser sa richesse.

La philosophie du processus de Kinshasa est enracinée dans l’expérience nippo-émirienne il y a 50 ans, lorsque le pétrole a été découvert aux EAU et qu’aucun pays n’est venu aux EAU pour offrir un soutien commercial et financier concret, à l’exception du Japon, pleinement d’accord sur le fait qu’il s’agit d’un partenariat sur un pied d’égalité sur des principes. Cela a contribué à créer le miracle des Émirats arabes unis et du CCG.

Ce Processus se concentre sur les métaux rares tels que le Carbone, le Lithium, l’Or. Mais, afin de soutenir rapidement la RDC, l’Agence mondiale sous la direction du professeur Taniguchi et l’UNGSII sous la direction de Roland Schatz ont accepté d’inclure les crédits carbones ainsi que le méthane vert. Avec 450 millions de crédits carbone en RDC, cela peut changer la situation du pays presque en quelques semaines – juste compte tenu du fait que le prix le plus bas des crédits carbone aujourd’hui est de 20 $ par crédit carbone. 450 millions x 20 = 9 milliards de dollars chaque année. Le processus de Kinshasa pour le mining durable promeut le développement durable et responsable du secteur minier. Il va consister en un cadre législatif et pratique permettant d’assurer la transparence, la traçabilité et l’éthique dans l’extraction et la commercialisation des minerais de la RDC.

Jules Ntambwe

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