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*L’Etat de droit est incompatible avec la propension à l’abus de pouvoir. Sa construction exige un personnel politique, administratif et judiciaire qualifié dans le respect de la loi. Le souci du respect de la loi devra précéder le comportement du dirigeant politique en toute circonstance pour communiquer l’esprit de l’Etat de droit.  La circulation routière expose l’exemple type d’une population indisciplinée et peu éduquée à l’esprit d’observance de la règle, à commencer par les dirigeants. L’épopée des justiciers dans le chef d’une autorité civile, de policiers et de militaires incite de relever les contradictions dans la volonté politique de placer la loi au-dessus de tout le monde sans exception et la pratique justifiée par les intérêts sordides plus forts que l’intérêt général.

  1. Une haute personnalité, voulant moraliser les concitoyens dans le respect du code de la route et inciter à l’imiter, a une bonne intention. Mais, lorsqu’il s’agit d’un député ou d’un sénateur, il y a un problème. Il a une tribune plus haute et dotée de plus de pouvoir qu’il a au Parlement pour interpeller le ministre de la défense, le ministre de l’intérieur, le ministre de la justice et certains cadres dirigeants de manière à influer sur le comportement de tous sur la voie publique. A-t-il le droit de ne pas user de son pouvoir constitutionnel et espérer atteindre un meilleur résultat sur une grande échelle pour descendre plus bas recourir au pouvoir de tout citoyen audacieux et atteindre un résultat médiocre ?!
  2. Plusieurs policiers et militaires commis à la garde des autorités ont été auteurs de nombreuses bévues. Certains ont tiré sur des passants et autres conducteurs. Cela devrait interpeller toute autre autorité pour ne pas tolérer une pratique honteuse d’abus des policiers mis à sa disposition pour sa garde et non pour régler la circulation ou crever les pneus des véhicules d’autres conducteurs. Si l’ordre vient de la personne gardée, il peut être manifestement illégal et le policier n’a pas à l’exécuter. Si les gardes ont agi de leur chef et que la personne gardée n’a pas empêché ou dénoncé à leur hiérarchie le fait infractionnel de destruction méchante de bien privé d’autrui, il se dessine une possibilité de complicité coupable.
  3. Il faut encourager les citoyens à se saisir des infracteurs et les acheminer rapidement en justice. Les infractions sont généralement commises au vu et su de tous, dans les lieux publics et l’insouciance inquiétante de la population. Mais, il y a une condition. Le Décret du 6 août 1959 portant Code de procédure pénal, en son article 6, dit : « En cas d'infraction flagrante ou réputée flagrante et passible d'une peine de servitude pénale de trois ans au moins, toute personne peut, en l'absence de l'autorité judiciaire chargée de poursuivre et de tout officier de police judiciaire, saisir l'auteur présumé et le conduire immédiatement devant celle de ces autorités qui est la plus proche.

L’autorité, les militaires ou les policiers, qui rencontrent des infracteurs invétérés de la voie de circulation, ne doivent-ils pas  observer cette disposition ?! Son mépris peut-il impliquer une arrestation arbitraire ?

  1. Le militaire est un des facteurs de puissance et de fierté de la nation. Sa tenue, sa démarche, son comportement et sa manière d’intervenir doivent refléter ces valeurs et rassurer la population. Des militaires et policiers qui prennent l’habitude de s’en prendre aux citoyens et aux autorités du pays entretiennent en eux l’esprit de rébellion, le même qui les animent lorsqu’ils décident de passer au coup d’Etat.

L’Etat de droit ne peut être alaise avec une permissivité notoire à violer les règles de la société. Trouer les pneus des véhicules des usagers de la route, le détournement des fonds publics, casser les meubles du parlement, exiger des rétrocommissions lorsqu’on est un agent public, détourner les fonctionnaires de l’Etat pour des missions illégales ou personnelles non régulièrement autorisées… constituent la délinquance dangereuse pour l’existence de l’Etat si l’impunité les accompagne.

Les dirigeants de la République Démocratique du Congo ont besoin de conformer, en toutes circonstances, l’exercice du pouvoir à la nécessité absolue de développer la culture du respect de la loi.

La discipline qu’entend voir les autres respecter commence avec soi. C’est aussi ça la Kombolisation.

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