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Dans une communication faite à l’issue de la vingt-quatrième réunion du Conseil des ministres du 15 octobre 2021, relative à l’organisation de la COP26 qui se tiendra à Glasgow en Ecosse du 1er au 11 novembre 2021 et à la participation de la RDC à ce grand rendez-vous planétaire sur le climat, le Président de la République a tenu à rappeler au monde que son pays, la RDC, possède la deuxième plus grande forêt équatoriale du monde, avec près de 30 milliards de tonnes de carbone séquestrées dans les tourbières et une grande étendue de savane à reboiser. Il a, de ce fait, instruit son gouvernement d’entreprendre une série d’actions en vue de permettre à son pays de bénéficier de suffisamment des fonds prévus à cet effet sur le marché international pour lutter contre le changement climatique.
En effet, il y a lieu de noter que des neuf pays couvrant le Bassin du Congo, deuxième plus grande forêt tropicale humide du monde, la RDC à elle seule a environ 60% de la superficie forestière de la sous-région. Ces forêts sont la cible d’une série de politiques publiques visant à combattre le changement climatique mondial, par la réduction de la déforestation et de la dégradation des forêts, mieux connue sous l’acronyme « REDD ». De plus, il y a lieu de rappeler également que la RDC est la première productrice mondiale de cobalt, un métal stratégique indispensable notamment pour la fabrication des batteries.
C’est ici l’occasion pour nous de rappeler au gouvernement congolais de la nécessité de mettre en place une grande Commission interministérielle sur les questions liées aux changements climatiques, pour matérialiser la volonté du chef de l’Etat.
En effet, pour réussir à lever des fonds nécessaires pour lutter contre le changement climatique, la RDC devrait s’activer à mettre en place des projets, des programmes et des politiques publiques qui répondent aux besoins d’adaptation et d’atténuation aux effets du réchauffement climatique, à lutter efficacement contre la déforestation et la dégradation des forêts, etc.
Aerial view of the Congolese rainforest. Taken on a flight from Kinshasa to Bumba.
La mise en place d’une telle Commission interministérielle aura entre autres pour mandat de concevoir des projets bancables, pour aller chercher des ressources techniques et financières dédiées à la lutte contre le changement climatique et disponibles au niveau des instances internationales appropriées. Ces ressources aideront non seulement pour la préservation des forêts du Bassin du Congo et la conservation de la diversité biologique, mais aussi pour combattre la pauvreté des populations environnantes.
Toutefois, pour pouvoir aller chercher suffisamment des fonds destinés à lutter efficacement contre le réchauffement climatique mondial, il va falloir mettre en œuvre des politiques publiques environnementales rigoureuses, au niveau national, qui soient accompagnées par des processus de sensibilisation, d’éducation et de formation de la population notamment,  sur la gestion des déchets, la préservation des sols, eaux et forêts, la prévention de la pollution et l’adoption des pratiques environnementales exemplaires, etc.

Il sied donc d’élaborer des politiques publiques qui soient capables de répondre aux exigences de la communauté internationale pour lutter efficacement contre le changement climatique mondial. Le gouvernement congolais devra donc s’atteler à la création des conditions sociales et environnementales nécessaires pour une vie saine de sa population, en mettant en œuvre des mesures efficaces d’atténuation et d’adaptation aux effets du réchauffement climatique.

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