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Deux jours après la publication du Rapport global de la Plateforme des Confessions religieuses sur la désignation des animateurs de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) par la CENCO et l’ECC, les six autres confessions religieuses ont fait une mise au point pour fustiger la sortie médiatique des catholiques et protestants. Selon Idryss Kateng de la COMICO, le processus de désignation a été piégé dès le départ par la CENCO et l’ECC. «Tous les documents signés au nom du Présidium de la Plateforme sont nuls et sans valeur, car sans fondement», disent-ils. Le groupe de six réitère son choix porté sur Denis Kadima et affirme qu’il ne cédera pas aux caprices des catholiques et protestants. Ils disent avoir choisi cet homme pour son expertise avérée en matière électorale, pour son intégrité morale, pour son expérience acquise dans l’accompagnement des élections dans plusieurs pays africains, du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest et du Centre, et ‘’qui lui confère mieux que tous les autres candidats présentés aux Confessions Religieuses en 2021 la capacité d’organiser les élections dans les délais constitutionnels’’. Lisez, ci-dessous, l’intégralité de la mise au point des chefs des confessions religieuses.

MISE AU POINT DES CHEFS DES CONFESSIONS RELIGIEUSES

Les Chefs des Confessions religieuses de la République Démocratique du Congo ont suivi non sans étonnement, la présentation, devant les médias, d’un «Rapport global de la Plateforme des Confession religieuses sur la désignation des animateurs de la Commission électorale nationale indépendante (CENI)», rapport rendu public par la CENCO et l’ECC.

Par nature et par principe, les Confessions religieuses n’ont pas vocation de se lancer des invectives, ni de se livrer une guerre par médias interposés. Jeter de l’opprobre à tort ou à raison sur un homme de Dieu,  c’est ébranler la confiance du peuple de Dieu sur la sacralité de l’ensemble de son Eglise puisque l’homme dans ce qu’il est et où qu’il soit, a été créé à l’image de Dieu.

C’est donc, toutes limites gardées, que les six confessions religieuses régulièrement  brimées par la CENCO et l’ECC présentent cette mise au point, voulue minimaliste et dont le seul but est d’éclairer l’opinion sur  la liberté prise dans certaines affirmations, la désinformation et la déformation de la vérité du processus ayant conduit à la désignation des délégués des Confessions religieuses à la CENI.

  1. La désignation du Président de la CENI et d’un délégué à la plénière est une prérogative conférée aux Confessions religieuses de la République Démocratique du Congo par la Loi organique n° 10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante telle que modifiée et complétée par la Loi organique n° 13/012 du 19 avril 2013 et la loi organique N° 21/012 du 03 juillet 2021.
  2. C’est en se conformant à l’article 10 alinéa 3 de cette loi organique que l’Assemblée nationale s’est adressée aux huit Confessions religieuses de la RDC dotées chacune d’une personnalité juridique, ayant un ancrage territorial incontestable et dotées d’une expérience et une expertise électorale avérée.
  3. En rapport avec l’expertise et l’expérience électorale, l’opinion se souviendra que la RDC renoue pour la première fois avec des élections démocratiques et pluralistes en 2005. C’est alors que les huit confessions se liguent pour cheminer avec le peuple à travers l’éducation civique et électorale. Au-delà des initiatives propres à certaines Confessions comme la CARTEC de la CENCO et le PIECE-AT de la COMICO, c’est à travers deux grandes synergies électorales, le Réseau d’Observation des Confessions Religieuses (ROC) placé sous le leadership de l’Eglise de Réveil du Congo et la Chaine de Solidarité Agissante chapeautée par l’Eglise Orthodoxe que les huit Confessions Religieuses vont développer un véritable cursus électoral aujourd’hui indéniable. Il est à noter qu’à travers le ROC, les Confessions Religieuses ont observé les élections en 2006, 2011, 2018 et participent à toutes les réflexions sur les réformes électorales en cours.
  4. Ainsi, insinuer que l’expertise et l’expérience électorale sont l’apanage de certaines Confessions et pas d’autres, c’est faire preuve soit d’ignorance d’une vérité historique élémentaire, à moins que cela ne soit l’expression d’un simple mépris de ceux qui regardent d’en haut leurs pairs sans égard à l’humilité enseignée par Jésus Christ et le Prophète Muhammad (SAW).
  5. Bien plus, affirmer que c’est à cause des échecs des cycles électoraux de 2006, 2011 et 2018 que la CENCO  et l’ECC se sont engagées dans le présent processus, est, ni plus, ni moins, un reniement qui veut simplement dire que : « l’Enfer, c’est les autres ». C’est faire preuve d’injustice à l’égard du peuple congolais qui s’est mobilisé dans toutes ses stratifications avec l’accompagnement de la communauté internationale pour tourner le dos aux guerres de conquête de pouvoir. C’est enfin, vouloir endormir le peuple congolais qui se rappelle encore que la contestation armée des résultats des élections de 2006, l’ambiance insurrectionnelle des scrutins de 2011 et la tension entretenue jusqu’aujourd’hui sur les résultats de 2018 sont les résultats des proclamations injustifiées des prélats catholiques.
  6. Est-il nécessaire de recourir à des contre-vérités pour défendre une cause juste? Le concept de présidium suppose la cogestion entre les membres qui le composent. Il n’existe pas à la Plateforme des Confessions Religieuses qui a un Président et un Vice-président ayant chacun ses attributions. « Le Président signe les décisions avec les autres Chefs des Confessions religieuses ou seul, après concertation avec ses pairs. » Il ne signe donc jamais de son propre chef, ni avec le Vice-président.

Il est aussi affirmé que le traitement des dossiers au secrétariat technique ne concernait que les aspects liés aux compétences techniques des candidats. Pourtant la vérité simple est que le critérium appliqué à tous les niveaux a été présenté par le Président de la Plateforme  à la réunion du 27 juillet 2021. C’est d’ailleurs sur base de ce critérium que les candidats ont été interviewés sans qu’aucune question d’éthique ne soit posée au candidat KADIMA.

D’ailleurs, l’éthique étant définie comme l’attachement d’un individu aux valeurs religieuses et de foi, que reprocher alors à Kadima ? Il ne croit pas en Dieu ?

  1. La CENCO et l’ECC parlent de la plénière du 02 octobre qui se serait soldée par une note de non consensus suite à un conflit d’interprétation de la lettre du Président de l’Assemblée Nationale. En réalité cette plénière n’a pas eu lieu parce que la CENCO et l’ECC n’y ont attaché aucune importance. D’abord parce que ni le Président qui l’a convoquée la veille, ni le Vice-président qui est censé le remplacer, n’ont voulu y participer. Ensuite parce qu’est une autre personne, certes autorité de la CENCO, mais inconnue  à la Plateforme car n’ayant jamais participé au processus, qui est venue la  présider de manière tout à fait cavalière, sans même un ordre du jour.
  2. Bien plus, à cette rencontre qui devait se dérouler en toute sérénité, la CENCO et l’ECC (Présidium) ont convié toutes les dissidences des Confessions religieuses, dont celle très violente de la Communauté Islamique. Au départ des Chefs des confessions religieuses, les dissidents sont restés sur place pour conférer avec la CENCO et l’ECC.
  3. Tout est suffisant pour noyer KADIMA, exactement comme qui veut noyer son chien au point où le candidat devient un véritable souffre-douleur dans un combat qui cible visiblement le Président de la République. Le combat vient de loin. Depuis 2020, les menaces de la CENCO n’étaient plus voilées. «Tout sauf un kasaïen» si non les évêques se retirent». «Tout sauf Kadima dès que le choix des autres confessions religieuses se précisent». Ce que la CENCO et l’ECC ont subtilement changé en accusant les autres : «Kadima ou rien».
  4. Et pour que l’opinion n’émette aucun doute sur leurs accusations, la CENCO et l’ECC affirment avoir enregistré des entretiens avec leurs pairs à leur insu. Personne n’ignore pourtant que les entretiens entre les Eminences se déroulent sur base de la confiance et du respect mutuel. Bien plus, enregistrer une personne à son insu est un délit. Bien plus grave qu’une question d’éthique. Au point où accepter d’aller en prison pour les auteurs des tels faits n’est pas un choix héroïque puisque c’est en prison que se trouvent leurs places. Une telle personne peut-elle encore parler d’éthique aux autres ? Où sont passées toutes ces têtes pensantes de nos Eglises pour interroger ces grands saints de leurs rangs sur l’exercice de leur foi?
  5. Des enregistrements, l’accusation passe vite à une preuve péremptoire, la présence des certains Chefs des Confessions religieuses au Fleuve Congo Hôtel. Pour ceux qui voudraient le savoir, il s’agit là d’une question de sécurité et non de corruption. Après ce qui lui est arrivé à la fin du mois de Ramadhan où sa résidence et ses véhicules ont été incendiés, c’est le jour de la désignation de nos délégués à la CENI que Cheikh Abdallah Mangala est appelé à comparaitre au tribunal à la demande de ces mêmes pourfendeurs qui courent encore librement les rues et qui avaient été conduits chez le Cardinal par le Secrétaire Général de la CENCO après leur forfait. Qui a levé la voix après l’attaque du Sacerdoce Royal, l’Eglise du Prophète Dodo Kamba ? Fallait-il attendre le supplice sur place ?
  6. Que retenir de tout ceci :

Le processus de désignation a été piégé dès le départ par la CENCO  et l’ECC,

-          Tous les documents signés au nom du Présidium de la Plateforme sont nuls et sans valeur, car sans fondement,

-          C’est le Secrétaire Général de la CENCO qui demande aux Chefs des Confessions religieuses de se retirer de la désignation. Sans succès,

-          Il a ensuite demandé la révision de l’article 17 de la Charte de la Plateforme pour élaguer le vote comme mode de désignation,

-          Il a sans cesse exercé des pressions sur les autres pour en faire des partisans d’une obédience politique jusqu’à amener un mémorandum partisans qui interdisait la désignation.

-          C’est la CENCO qui dès 2020 envoie avec une rhétorique martiale la population dans la rue.

  1. Pourquoi avons-nous désigné Denis KADIMA ?

-          Pour son expertise avérée en matière électorale,

-          Pour son intégrité morale,

-          Pour son expérience acquise dans l’accompagnement des élections dans plusieurs pays africains, du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest et du Centre, et qui lui confère mieux que tous les autres candidats présentés aux Confessions Religieuses en 2021 la capacité d’organiser les élections dans les délais constitutionnels,

-          Le refus pour nous de sacrifier tous les meilleurs profils à la table de la haine comme c’était le cas en 2020.

  1. En conclusion, nous demandons à l’Assemblée Nationale de jouer son rôle d’entérinement des procès-verbaux déposés à son Bureau conformément au prescrit de la loi. Car le laxisme avec la mauvaise foi ne contribue pas à la consolidation de l’Unité nationale.

Fait à Kinshasa le 09/10/2021

  1. Idryss KATENG (COMICO)
  2. Rev Emanuel KAZADI (ERC)
  3. Prof Théodore FUMUNZANZA G. (EOC)
  4. Ir Joseph LUSIAMA NZANZA (EJCSK)
  5. René NKUPA (UEIC)
  6. Mr Paul Akleem Kunzenko (Armée du Salut).

 

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