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A travers un rapport de monitoring reprenant des chiffres effrayants sur la situation sécuritaire dans les territoires de Beni (Nord-Kivu), Irumu et Mambasa (Ituri), le député Jean-Baptiste Kasekwa a écrit aux présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat pour leur faire part de grandes préoccupations des populations victimes des affres de la guerre dans les provinces sous état de siège, depuis le 6 mai 2021.

L'élu de Goma y décrit une montée vertigineuse des massacres parfois avec une moyenne de 7 personnes tuéee par jour. Il pointe du doigt les 2 Chambres du Parlement pour leur rôle dans la prorogation de l'état de siège dont le bilan n'est qu'un leurre"Dans son désarroi face à un bilan si macabre, la population des provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu développe une perception de plus en plus répandue d'après laquelle les députés nationaux et les sénateurs autorisent les prorogation successives de l'état de siège de complaisance plutôt que d'exiger du gouvernement la prise de mesures de recadrage conséquentes pouvant concourir plus efficacement à éradiquer sans délai la menace majeure que représente l'ADF", écrit-il.

Si l'on s'en tient au rapport du député national, 596 civils ont été fauchés en la seule période de l'état de siège,  en seulement 4 mois, soit une moyenne de 5 personnes assassinées par jour; un pic de 7 morts par jour ayant été constaté au premier mois de l'état de siège, sans signifier les 74 civils abattus en 10 jours seulement, soit du 27 août au 5 septembre 2021.

Par des statistiques comparatives, Jean-Baptiste Kasekwa prouve qu'en 2018, 914 civils sont morts, soit un taux de 3 tués par jour. En 2019, 1070 victimes ont été dénombrées, soit un taux de 3 morts par jour alors qu'en 2020, on a déploré le meurtre de 1569 civils, soit 4 personnes tuées par jour.

Au regard de ce tableau sombre de la situation, l'élu de l'ECIDE déduit que l'état de siège, au lieu d'être une lueur, est la période la plus meurtrière du calvaire de Beni, Irumu et Mambasa.

Au Nord-Kivu et dans l'Ituri, les voix sont unanimes pour exiger la fin de l'état de siège à cause de son faible rendement sur le plan sécuritaire. Mais, l'adoption du projet de loi portant autorisation de sa nouvelle prorogation par le gouvernement lors du conseil des ministres du vendredi 10 septembre dernier a fait monter d'un cran les murmures au sein de l'opinion qui appelle les députés nationaux et les sénateurs à ne pas autoriser une autre prorogation.

D'ailleurs, le député provincial Jean-Paul Lumbulumbu, vice-président de l'Assemblée provinciale du Nord-Kivu, prévient "qu'une 8e prorogation de l'état de siège sans requalification et prise en compte de réalités sur le terrain est un acte de lâcheté, d'irresponsabilité et de trahison du peuple".

Jean Ngaviro

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