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Bintou Keita est arrivée à Beni, dans le Nord-Kivu, le jeudi 9 septembre après son séjour à Bunia, en Ituri. La cheffe de la mission onusienne en RDC est dans une tournée dans les provinces concernées par l’état de siège. Avec les autorités militaires, elles ont eu des discussions nourries pour le retour de la paix dans les zones en conflit.

A la presse, Bintou Keita a réitéré la volonté des Casques bleus de travailler aux côtés des forces armées pour la réussite des opérations en cours. Les 2 parties se sont accordées sur la nécessité d’améliorer des éléments qui n’ont pas bien marché jusque-là, de part et d’autre. La diplomate onusienne a aussi plaidé pour que l’accès humanitaire soit considéré afin que les populations qui bénéficient des actions humanitaires continuent d’y accéder même pendant les opérations.

«Nous avons échangé sur la nécessité de faire en sorte que l’état de siège réussisse. Pour cela, nous avons examiné la conduite des opérations notamment, dans le contexte du partenariat entre les FARDC et la Monusco. Nous avons aussi discuté des éléments qu’il faudra qu’on améliore de part et d’autre pour arriver au succès des opérations. Nous avons concomitamment parlé des opérations militaires et aussi parlé des aspects liés à la justice qui doit aussi travailler concomitamment pour qu’on puisse réussir».

Dans l’Est, le rôle joué par les Casques bleus est sérieusement remis en cause. Si pour la plupart, la Monusco ne fait pas assez pour protéger les civils, certains pointent du doigt les contingents onusiens dans les massacres des populations. D’ailleurs, de nombreuses manifestations contre l’ONU se sont accentuées ces dernières années au Nord-Kivu et dans l’Ituri.

Toutefois, contre vents et marées, la Monsuco, appuyée par le gouvernement congolais, n’a encore cédé à aucune pression populaire. Pour preuve, le lundi 9 août 2021, des troupes kenyannes ont atterri à Beni pour venir renforcer la Brigade d’intervention de la Monusco (FIB) engagée dans la région de Beni.

Jean Ngaviro

 

DISCOURS DE BINTOU KEITA, REPRESENTANTE SPECIALE DU SECRETAIRE GENERAL EN RDC

ET CHEFFE DE LA MONUSCO A LA PRISON DE BENI

 Beni - Vendredi 10 septembre 2021

  • Excellence Monsieur le Gouverneur ;
  • Monsieur le Maire de la ville de Beni ;
  • Monsieur le Procureur de la République ;
  • Monsieur le Directeur de la prison urbaine de Beni ;
  • Chers partenaires ;
  • Distingués invités ;
  • Mesdames et Messieurs,

C’est un plaisir pour moi d’être ici aujourd’hui avec vous tous, car le travail que nous faisons à la prison de Beni avec les autorités provinciales et nationales est crucial pour l’amélioration de la sécurité dans la province de Nord-Kivu, et au-delà.

Cette prison avait déjà été la cible de plusieurs attaques par des groupes armés. Elle souffrait donc d’une fragilité chronique. La dernière de ces attaques, le 20 octobre 2020, a permis l’évasion de 1300 détenus, dont de nombreux suspects liés aux ADF ou à d’autres groupes armés. Il ne fait aucun doute que cette évasion massive a eu un impact négatif sur la situation sécuritaire que nous connaissons aujourd’hui.

Cette évasion massive a ruiné des mois, des années d’efforts des forces de sécurité, des autorités judiciaires et de la MONUSCO. Ceci ne doit pas se reproduire.

C’est pourquoi la MONUSCO, toujours dans son rôle de soutien aux efforts locaux et nationaux, s’est mobilisée aux côtés des Congolais pour renforcer la prison :

  • Le mur de clôture de la prison a été construit
  • Deux miradors et un poste de contrôle ont été bâtis
  • Des projecteurs solaires ont été installés pour faciliter la surveillance nocturne
  • La route d’accès à la prison a été réhabilitée

En plus de ce soutien matériel, l’Unité pénitentiaire de la MONUSCO a appuyé le personnel de la prison avec des formations et différents exercices de simulations d’attaques visant à maintenir un niveau élevé de sécurité.

Nous envisageons également la reconstruction partielle de la prison de Lubero afin de renfoncer sa capacité d’accueil, et ainsi contribuer au désengorgement des prisons de Beni et Butembo par des transferts de détenus.

Voici un exemple concret de ce que nous voulons dire lorsque nous parlons de renforcement des capacités et de renforcement de l’autorité de l’Etat.

Si l’on veut gagner la bataille contre les ADF et les autres groupes armés, si l’on veut ramener une paix durable au bénéfice de tous les Congolais, il nous faut une réponse militaire évidemment la plus vigoureuse possible, mais il nous faut aussi bâtir des institutions plus solides, à même de contenir la menace et surtout de la maîtriser durablement.

Vous le savez, un travail énorme doit encore être fait pour régler les problèmes structurels en matière d’administration pénitentiaire, notamment la surpopulation carcérale et la détention préventive prolongée hors de tout cadre légal. Onze établissements pénitentiaires, dont celui de Beni mais aussi à Kinshasa, ont été identifiés pour un soutien prioritaire afin de gagner en sécurité, en efficacité et en dignité dans le traitement des détenus.

Dans ce travail, la population congolaise qui aspire à la paix et à la sécurité, les autorités provinciales et nationales, peuvent compter sur notre soutien le plus déterminé.

Je vous remercie.

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