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Décidément, elle ne va jamais changer, encore moins troquer son combat pour rien au monde. Jeanine Mabunda Lioko, Députée nationale de la République démocratique du Congo, a, au cours d’un événement organisé par le National Democratic Institute (NDI), mercredi 14 juillet 2021, proposé une solution bien réfléchie dans la lutte contre les violences sexuelles envers les femmes. En effet, lors de sa participation à cet événement, l’ancienne Présidente de la Chambre basse du parlement de la RDC et ancienne Présidente du Forum parlementaire de la SADC, veut que l’aide financière internationale soit conditionnée par les mesures prises par les pays pour lutter contre les violences sexuelles faites aux femmes.

Initiatives louables

Prenant la parole lors de l’activité tenue par le National Democratic Institute (NDI), Jeanine Mabunda Lioko a mis un accent particulier sur des initiatives qui ont porté leurs fruits dans son pays, la RDC, pour lutter contre les violences sexuelles liées aux conflits, tout en insistant sur le fait que des mesures beaucoup plus ambitieuses étaient nécessaires au niveau mondial. Dans son élan, Mme Mabunda a indiqué que le trop faible nombre de plaintes était préoccupant, comme le soulignait un rapport du Secrétaire général de l'ONU au Conseil de Sécurité en juin 2020. A l’en croire, il est nécessaire que les pays donnent aux individus les moyens de signaler les violences sexuelles et sexistes en toute sécurité et de manière anonyme. En RDC, une ligne d'assistance téléphonique a été mise en place en 2014 et s'est avérée efficace, parce qu'elle permettait de signaler les faits mais aussi de créer un "espace sûr" où les femmes étaient entendues. Ceci est particulièrement important lorsque les femmes n'ont pas accès à un lieu où elles se sentent en sécurité, fait savoir Jeanine Mabunda Lioko.

Les gouvernements interpellés

En outre, la Députée nationale de la RDC a signifié, expressis verbis, que le signalement des violences sexuelles aiderait également les pays à mieux comprendre leurs problèmes et à y remédier. «Certaines des initiatives les plus réussies sont conçues et mises en œuvre par la communauté, mais elles doivent s'appuyer sur l'Etat de droit», déclare-t-elle. Et ce, avant d’ajouter que les victimes doivent avoir la certitude que la justice sera rendue si elles signalent des actes criminels. Par ailleurs, Mabunda Lioko a exhorté tous les gouvernements à agir pour lutter contre les violences, le harcèlement et la discrimination envers les femmes, ajoutant que des discussions à l'échelle mondiale étaient nécessaires pour résoudre ces problèmes qui touchent beaucoup de personnes dans le monde. «La communauté internationale a un rôle à jouer ; elle a déjà démontré par le passé qu'elle pouvait réagir et avoir un impact. Lier le soutien financier international aux améliorations apportées dans certains domaines est l'un des moyens par lesquels les organismes internationaux pourraient inciter les pays à agir pour lutter contre ce problème», a-t-elle plaidé.

Objectifs fixés

Pour l’ancienne Ministre du portefeuille sous Kabila, des violences si l'on comprenait mieux les niveaux de violence envers les femmes, on pourrait alors fixer des objectifs clairs et prendre des mesures pour les atteindre. Si le pays n'atteint pas les objectifs fixés, l'aide internationale qu'il reçoit pourrait être réduite. «Aujourd’hui encore, les victimes de violences sexuelles et sexistes sont souvent stigmatisées ; cela doit disparaître. Les pays doivent prendre leurs responsabilités et sensibiliser les populations à ces questions. Il est également essentiel que les magistrats soient formés au traitement de ce type d'affaires et que les auteurs de ces actes soient traduits en justice et aient à répondre de leurs actes», a rappelé la Députée Jeanine Mabunda Lioko.

D’emblée, il sied de noter que le National Democratic Institute travaille à l'élaboration d'un mécanisme international qui assurerait que les auteurs des violences sexuelles et sexistes dans les conflits aient à répondre de leurs actes et soient jugés. Bien que des progrès aient été réalisés, l'absence de responsabilité pour les violences sexuelles et sexistes peut entraver la réconciliation, tout en affaiblissant l'Etat de droit et en sapant la solidité des institutions.

Merdi Bosengele

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