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Annoncée il y a quelques jours par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo depuis Bunia, dans la province de l'Ituri, la campagne dénommée ‘’tolérance zéro immédiate’’ a été officiellement lancée à Kinshasa par le Vice- Ministre à la Justice, Amato Bayubasire Mirindi en l’absence de Rose Mutombo. Cette cérémonie s’est déroulée à Kinshasa, en présence du Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde

Dans son allocution, le Vice-ministre à la Justice, Amato Bayubasire Mirindi, a exprimé l’engagement de son ministère à sensibiliser le Conseil Supérieur de la Magistrature pour que les cas de violences sexuelles basées sur le genre soient traités par les Cours et Tribunaux, avec toute la célérité exigée par la loi.

Selon le Président de la République, cette campagne aura comme mission l'élimination de toutes les formes des violences à l'égard des femmes et des jeunes filles ainsi que la lutte contre l'impunité des auteurs de ces crimes.

Pour une bonne réussite, il a expliqué que cette campagne sera suivie de la mise en œuvre du plan d'actions de l'addendum au communiqué conjoint signé en 2019 entre les Nations Unies et la République Démocratique du Congo, dont la feuille de route a été adoptée en 2020. Elle s’étale sur deux ans et est pilotée par le Ministère d'Etat à la Justice et celui du Genre, Famille et Enfants.

«La lutte contre l’impunité est l’un des piliers clés de l’Etat de droit placés au centre des priorités du Président de la République et du programme du gouvernement», a fait savoir Amato Bayubasire en soulignant que le ministère de la justice va assurer que tous les auteurs des violences contre les femmes soient punis.

«Malgré les progrès louables accomplis sur le plan législatif et les efforts conjoints menés par l'Etat congolais avec l’aide de ses partenaires dans le cadre de l’accompagnement des survivantes, la situation générale des VSBG sur l’ensemble du territoire national, de même celle des survivantes de ces crimes reste critique», a souligné Amato Bayubasire avant de reconnaitre que le nombre de cas portés devant la justice reste loin inférieur à celui rapporté et sur ce petit nombre, les décisions judiciaires connaissent rarement une exécution en ce qui concerne les réparations judiciaires. 

Pour finir, le vice-ministre de la Justice a fait savoir que les violences sexuelles basées sur le genre comportent d’énormes coûts sociaux et économique en sapant la dignité et la contribution des femmes et des filles au développement, à la paix et à la sécurité.

Jules Ntambwe

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