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*‘’Aujourd’hui, il a rejoint le cortège valeureux  des hommes d’Etat congolais qui ont quitté la planète bleue. Mais, sa mémoire vivra car il a laissé des talents et des hommes capables de faire demeurer son exemple, de perpétuer les valeurs qui étaient les siennes’’.  Tels sont les propos de Jacques Tshimbombo Mukuna, Sénateur Honoraire, ami de tous les jours et de tous les temps de Kitenge Yesu. Ce jour-là, en effet, alors qu’il était question de le porter en terre, ce message qui s’adressait, à la fois, à tous les frères et sœurs, aux amis et connaissances de l’illustre disparu, visait également le Président de la République dont Tshimbombo dit qu’il était une épée, un bouclier face aux frondes ourdies par ses détracteurs, s’est inscrit dans la droite ligne de la suite du combat.

 ‘’L’engagement de mon frère YESU à soutenir votre Haute Autorité a été inconditionnel et sans réserve. Il ne cessait de me répéter, je cite : « Nous ne devons pas laisser le président tout seul. Nous devons l’aider. S’il faut se couper en deux pour le Président, on va se couper en deux. Et donc, même parti, KITENGE YESU demeure toujours présent à  vos côtés Excellence Monsieur le Président’’, a-t-il insisté, avant d’en appeler à l’intervention du Très-Haut pour panser les cœurs brisés et consoler toute la famille éplorée.

A tout prendre, Jacques Tshimbombo croit, dur comme fer, en la poursuite inlassable ainsi qu’en la matérialisation de l’essentiel de ce que  pensait le ‘’Nkumu’’.  A lire son message, ci-dessous, il y a lieu d’y trouver des mots justes pour qualifier l’immensité de la perte encourue mais aussi, les houles de l’équinoxe à saisir, s’il faut s’assurer encore  de la collaboration de tous  ceux qui lui ont très proches.

LPM

Message d’Hommages de Jacques Tshimbombo Mukuna, Sénateur Honoraire, lors des obsèques de Kitenge Yesu dans l’enceinte de  l’Hôpital du Cinquantenaire 

  • Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,
  • Très vénérée Première dame,
  • Monsieur le Président du Bureau de l’Assemblée nationale,
  • Monsieur le Président du Sénat,
  • Honorables Députés et Sénateurs ;
  • Excellence Monsieur le Premier Ministre,
  • Excellences Mesdames et Messieurs les Vices-premiers Ministres, Ministre d’Etat, Ministres Délégués et Vice-Ministres,
  • Monsieur le Gouverneur de la Ville Province de Kinshasa,
  • Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle
  • Excellence Messieurs les Ambassadeurs et Chefs des Missions Diplomatiques,
  • Chère Famille,
  • Mesdames et Messieurs
  • Distingués Invités, en vos qualités et Titres respectifs,

Je voudrais vous remercier chaleureusement de votre présence à nos côtés en ce moment particulièrement douloureux.

Je suis là pour vous parler d’un homme, d’un frère, KITENGE YESU, Nkumu comme j’aimais l’appeler affectueusement, qui vient d’être arraché brutalement à notre affection le matin du lundi 31 Mai courant.

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

Lorsque vous avez jeté  votre dévolu sur mon frère KITENGE YESU, « Vieux » comme vous l’appeliez affectueusement, pour faire de lui votre Haut Représentant et Envoyé Spécial, votre choix a été salué par la classe politique congolaise dans son ensemble.

J’ai mesuré cet assentiment de la classe politique  sur la nomination de YESU à vos côtés par la présence multicolore des hommes politiques qui ont pris part à la célébration de cet heureux évènement en ma résidence de BINZA Pigeon.    

Tout Kinshasa politique y avait pris part.  Dans ces différentes tendances, la classe politique avait apprécié la coexistence au sein de votre cabinet de la sagesse et de la jeunesse, la présence d’un commis de l’Etat, d’un esprit rigoureux, loyal et inflexible.

Pendant les deux années et les quelques mois qu’il vient de passer à la tête de vos Services Personnels, KITENGE YESU a mis à contribution son autorité sapientiale en faveur de la recherche de la stabilité dans certaines de nos provinces en jouant le rôle de médiateur dans le règlement des conflits qui ont éclaté dans quelques entités politico-administratives de notre pays. Il s’était érigé en véritable sage que les uns, les autres consultaient afin de trouver des solutions à leurs problèmes.

KITENGE YESU a été votre épée et votre bouclier face à vos détracteurs.

L’engagement de mon frère YESU à soutenir votre Haute Autorité a été inconditionnel et sans réserve. Il ne cessait de me répéter, je cite : « Nous ne devons pas laisser le président tout seul. Nous devons l’aider. S’il faut se couper en deux pour le Président, on va se couper en deux. Et donc, même parti, KITENGE YESU demeure toujours présent à  vos côtés Excellence Monsieur le Président.

Certes, avec la disparition de YESU, ce n’est pas n’importe quel collaborateur qui s’est en allé. C’est la perte d’un esprit infatigable, d’un courage inflexible, d’une force morale, d’une loyauté inébranlable.

KITENGE YESU est une grande perte pour la République que vous entendez mettre en place au Congo, œuvre à laquelle il avait cru dur comme fer comme le prouve son engagement dans la mise en œuvre de l’Union sacrée de la Nation, cadre pour canaliser les idées porteuses de votre  vision pour notre pays.

Aujourd’hui, il a rejoint le cortège valeureux  des hommes d’Etat congolais qui ont quitté la planète bleue. Mais, sa mémoire vivra car il a laissé des talents et des hommes capables de faire demeurer son exemple, de perpétuer les valeurs qui étaient les siennes.

A vous mon frère Nkumu comme j’affectionnais de vous appeler,

Je n’aurais jamais imaginé m’adresser à vous pendant que vous êtes enfermé, immobile, dans une caisse de bois. Mais hélas ! Que peux-je, « la vie est la voie de la mort, la mort est la voie de la vie », enseigne un proverbe chinois. Comme le dit également un proverbe africain «  La mort est un vêtement que tout le monde portera ».

Très jeunes, nous avons pris le chemin de Bruxelles pour nous former. Au terme de nos études, nous sommes revenus ensemble pour servir le pays. Je n’oublie pas notre voyage à Matadi pour récupérer nos voitures ramenées de l’Europe. 

Vous serez après affecté à Luanda en Angola comme consul Général Adjoint  du Zaïre avant la décolonisation de ce pays. Après vous êtes revenu au pays, ou vous serez copté Député de la ville de Kinshasa, vous deviendrez commissaire d’Etat et Député National dans le Régime 1+4. Comme un soldat sur le champ de bataille, vous venez de nous quitter arme à la main. Vous êtes parti alors que vous vous trouviez positionné à la tête des Services Personnels du Chef de l’Etat en qualité de son Haut Représentant et Envoyé Spécial.

Votre disparition me laisse orphelin de frère. Nous sommes ensemble depuis les années mille neuf cent soixante-et-un (1961) et depuis nous sommes restés soudés, inséparables.          

Je me sens aujourd’hui comme un arbre planté au milieu du désert exposé aux vents impétueux. J’ai perdu un confident. Je suis déboussolé.  Ma seule consolation demeure le fait que de là où vous vous trouvez, vous ne manquerez pas de veiller à notre fraternité.

Il y a moins de deux ans nous avons enterré votre épouse, la mère de vos enfants. Voilà que vous la suivez au bout d’une année et quelques mois.

Vous avez laissé les enfants, les petits enfants. Je les entourerai de toute mon affection et je ne ménagerai aucun effort pour répondre à leurs préoccupations. 

Politiquement, sans doute l’âge et l’expérience aidant, nous sommes tous les deux arrivés à considérer le pouvoir, non pas comme une fin en soi mais comme le moyen de mettre en œuvre un idéal politique dans l’intérêt général.

Raison pour laquelle, nous nous sommes engagés résolument à convaincre nos compatriotes d’adhérer à l’union sacrée de la nation, cadre pour canaliser les idées porteuses de la vision du Président de la République, Chef de l’Etat. Notre fierté est d’avoir atteint cet objectif.

Nkumu,

Je prends le courage de terminer cet éloge funèbre  par la conviction que vous n’êtes pas mort, que vous demeurez parmi nous,  que vous êtes seulement devenu invisible. Victor Hugo avait affirmé je cite : « Les morts sont des invisibles, mais non des absents ». Sachez que vous n’êtes pas mort car vous restez dans nos cœurs. Comme le dit un proverbe malgache « Les morts ne sont vraiment morts que lorsque les vivants les ont oubliés ».

C’est pourquoi, cher Nkumu, mon frère, je ne vous dit pas « Adieu », je vous dis plutôt « Au revoir ». Que la terre de nos ancêtres vous soit douce.

Chers amis, chère famille, à tous ceux qui sont présents à cette cérémonie, je lance un appel. A l’instar de YESU, aimons notre Président. Soutenons ses  actions.  Restons fidèles et loyaux envers sa personne, continuons la lutte pour l’unité, la paix et le développement de notre cher et Beau pays

Je vous remercie.

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