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Le Ministre du Commerce Extérieur du Gouvernement de la République dirigé par le Premier Ministre Sama Lukonde Kyenge, Jean-Lucien Bussa, est encore et toujours au four et au moulin dans son secteur depuis l’investiture des Guerriers. L’homme à tout faire dans la présentation ainsi que le suivi de la loi autorisant la ratification par la RDC de l’Accord portant création de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAF) au niveau de deux Chambres du Parlement,

le Ministre Jean-Lucien Bussa a ouvert, lundi 31 mai 2021, un atelier de renforcement des capacités de Directeurs-Chefs des services et Chefs des divisions des provinces de la RDC, organisé par le Secrétariat de son Ministère au Centre catholique Nganda. Il est question, pour Jean-Lucien Bussa,  au cours de cet atelier de deux jours de renforcement des capacités sous le thème ‘’la mobilisation des recettes et la facilitation du commerce’’, de sensibiliser les parties prenantes de son secteur sur la nécessité de mettre en place des stratégies devant permettre à la RDC de monter d’un cran sur le plan économique. Et ce, dans l’optique de rendre concret ‘’le peuple d’abord’’. Ci-après, l’Allocution du Ministre du Commerce Extérieur Jean-Lucien Bussa prononcé à cette occasion.

 

Madame le Secrétaire Général au Commerce Extérieur ;

Monsieur le Président du Conseil d’Administration de l’Office Congolais de Contrôle « OCC » ;

Madame le Président du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale pour la Promotion des Exportations « ANAPEX » ;

Monsieur le Directeur Général de l’Office Congolaise de Contrôle ;

Monsieur le Directeur Général de l’Agence Nationale pour la Promotion des Exportations ;

Monsieur le Directeur Général de la Société d’Exploitation du Guichet Unique du Commerce Extérieur ;

Monsieur le Directeur Général de la Foire Internationale de Kinshasa ;

Mesdames et Messieurs les Directeurs et Chefs de service ;

Mesdames et Messieurs les Chefs de Divisions ; 

Mesdames et Messieurs à vos titres et qualité ;

C’est pour moi un réel plaisir d’être parmi vous et de prendre la parole à cette occasion particulière pour vous communiquer ma vision sur le Ministère du Commerce Extérieur dans le Gouvernement dirigé par Son Excellence Monsieur le Premier Ministre SAMA LUKONDE KYENGE.

Bien avant d’y arriver, permettez-moi de souligner l’importance capitale que revêt cet atelier de renforcement des capacités des Directeurs-Chefs de Service et Chefs des Divisions provinciales du Ministère du Commerce Extérieur, qui est une première depuis que j’ai été placé à la tête de ce Ministère.

Je saisis également cette opportunité pour vous dire mes remerciements suite à vos différentes marques de sympathie formulées à mon endroit lors de ma reconduction aux fonctions du Ministre du Commerce Extérieur pour un troisième mandat successif.

Je travaille déjà d’arrache-pied pour justifier de la confiance renouvelée à l’égard de ma modeste personne par Son Excellence Monsieur Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, Chef de l’Etat, envers qui j’exprime mes hommages les plus déférents.

Depuis mon avènement au Ministère du Commerce Extérieur au mois de mai 2017, préoccupé par le bien être des congolais et motivé par la bonne gouvernance, j’ai eu à prendre, dès mon arrivée, les mesures portant limitations temporaires des importations de certains produits, notamment les ciments gris et clinkers, les bières et boissons gazeuses, les barres de fer et, j’en passe.

Les susdites mesures ont permis de réduire la dépendance de la RDC vis-à-vis des produits étrangers, de protéger l’industrie locale menacée de disparition, de préserver les emplois de congolais, d’améliorer la contribution de ces industries à la création de la richesse et au budget de l’Etat.

Préoccupé par le sens du devoir, j’ai redonné vie à la Commission nationale des mercuriales des prix des produits à marché exportés par la RDC, structure du commerce extérieur créée par Ordonnance n°89-288 du 09 novembre 1989, qui permet d’éviter aux producteurs congolais de vendre leurs produits au marché international à des prix qui profitent aux intermédiaires en déterminant les prix planchers.

Mesdames et Messieurs ;

Epris du sens du travail bien fait, mon action a consisté à protéger la santé de la population par l’interdiction de commercialisation dans le pays des produits impropres à la consommation en mettant l’accent sur la modernisation des laboratoires de l’Office Congolais de Contrôle «OCC», selon les standards internationaux.

Par ailleurs, votre Ministère a doté le pays d’une Agence Nationale de Promotion des Exportations « ANAPEX », établissement public Créé par le Décret n°20/003 du 05 mars 2020, qui a pour mission de promouvoir les exportations de tous les produits congolais d’origine agricole, agro-industrielle, industrielle et artisanale. Elle assure aussi la mission de l’expansion commerciale par l’intensification des échanges avec les économies tierces.

A cet effet, il est habilité, entre autres, à (i) effectuer des études portant sur les possibilités d’exportation des produits congolais et sur les caractéristiques du marché extérieur pour le compte du secteur public et privé ; (ii) identifier les contraintes et problèmes spécifiques se rapportant aux exportations et proposer des solutions adéquates en collaboration avec les exportateurs et les pouvoirs publics ; (iii) faciliter les relations d’affaires entre les exportateurs congolais et l’extérieur par des partenariats, l’organisation des rencontres entre les secteurs public et privé  et (iv) informer, conseiller et orienter les exportateurs congolais sur les opportunités présentes et futures des marchés porteurs, pour une offre compétitive. Ceci pour faire du commerce, un réel levier de la croissance économique.

S’agissant de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine, le Ministère du Commerce Extérieur a présenté et suivi pour le compte du Gouvernement le projet de Loi autorisant la ratification par la RDC de l’Accord portant création de la Zone de Libre Echange Continental Africaine tant à l’Assemblée Nationale qu’au Sénat.

Cette zone de libre-échange nous offre les opportunités de développement des échanges commerciaux intra-africains, attendu à 52,3 %, soit un total de 34,6 milliards d’USD, partant de 17 % actuellement, pour un marché de plus de 1,2 milliards des consommateurs et, de 2,5 milliards en 2050. Pour votre information, la RDC a ratifié ce traité à la signature de l’Ordonnance présidentielle du 14 avril 2021.

En outre, au regard des avancées significatives enregistrées en matière de bonne gouvernance, des acquis en matière de promotion des droits humains et de l’amélioration du climat des affaires, appuyé par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Gouvernement, par le biais de notre Ministère, a plaidé et obtenu la réintégration de la RDC dans la liste de pays subsahariens bénéficiaires de la Loi AGOA pour l’agenda 2020.

L’enjeu pour la RDC est l’intensification de ses échanges commerciaux avec les Etats Unis, la diversification de ses exportations et l’accroissement des investissements directs américains en RDC. Le Cabinet s’apprête à présenter le plan d’action AGOA dans les jours qui suivent.

C’est aussi le lieu de signaler les différents accords commerciaux bilatéraux signés avec le Rwanda, l’Uganda et la Zambie, afin de faciliter le commerce transfrontalier de nos populations. A cet effet, dans le cadre du COMESA, un Régime commercial simplifié «RECOS», a été institué et entrain d’être mise en œuvre aux frontières de la RDC avec ses voisins, Etats-Membres de cette organisation d’intégration économique.

L’intérêt que revêt le RECOS est la facilitation des échanges au profit des petits commerçants frontaliers qui sont bénéficiaires du tarif préférentiel des droits de douane et du taux préférentiel des frais de l’OCC.

Ces actions ont été réalisées conformément aux attributions du Ministère du Commerce Extérieur telles qu’édictées par la Loi n°73/009 du 05 janvier 1973 dite particulière sur le Commerce telle que révisée à ce jour, qui lui confère notamment le pouvoir de règlementer l’exercice du commerce d’importation, d’exportation et de transit ainsi que l’Ordonnance n° 20/017 du 27 mars 2020 fixant les attributions des ministères, entre autres, de la manière suivante :

  • faire la promotion du commerce extérieur et étudier des propositions sur les orientations générales et sectorielles de la politique du commerce extérieur ;
  • Prendre des mesures susceptibles de contribuer à la restauration de la compétitivité extérieure des produits congolais exportables ;
  • Rechercher des voies et moyens susceptibles de procurer à l’industrie nationale des débouchés nouveaux ;
  • Négocier, contrôler et suivre les accords commerciaux ;
  • Contrôler la qualité, la qualité et la conformité aux normes des marchandises à l’import, à l’export et au transit ;
  • Elaborer la politique générale des imports, des exportations et de réexportation ;
  • Prendre des mesures de régularisation des importations, des exportations et du commerce de transit.

L’exercice républicain et patriotique auquel nous sommes tous appelés, chacun en ce qui le concerne, est de réfléchir sur comment organiser les relations économiques interprovinciales de manière à contribuer efficacement à la croissance économique et créer des conditions de développement économique de notre pays pour le bien-être de la population dans son ensemble.

Ainsi, la question qui s’inscrit dans le cadre de cet atelier dont le thème est «la mobilisation des recettes et la facilitation du commerce» est celle de savoir, comment la RDC pourra-t-elle tirer profit de la mise en œuvre de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine, de préférence dans le cadre de l’AGOA et comment capter les opportunités que nous les marchés européen, américain et asiatique.

A ce sujet, la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, traduit dans le Programme du Gouvernement de la République sous laquelle il place mon mandat, consiste à développer un environnement économique propice aux échanges tant intérieurs qu’extérieurs. Cette politique vise donc une ouverture économique rationnelle, susceptible de booster la production intérieure, de créer des emplois, et par ricochet, de réaliser le bien-être de la population.

L’intériorisation des différents instruments de cette politique par les Divisions Provinciales est une impérieuse nécessité pour garantir sa mise en œuvre réussie.

Les enjeux liés à cette politique exigent cependant de développer des stratégies managériales participatives efficaces qui favorisent la mise à contribution de toutes les forces institutionnelles sous la tutelle du Ministère du Commerce Extérieur pour atteindre les objectifs prioritaires assignés au Ministère dans le cadre de ce mandat. Il s’agit notamment de : l’Administration Centrale du Commerce Extérieur, les Administrations Provinciales, les structures fonctionnelles, techniques et opérationnelles dont l’Office Congolaise de Contrôle «OCC», l’Agence Nationale de Promotion des Exportations « ANAPEX », la Foire Internationale de Kinshasa «FIKIN», la Commission Nationale des Mercuriales des Prix «CNM en sigle», la Commission Nationale de la Facilitation des Echanges «CNFE en sigle», le Projet de Facilitation du Commerce dans la région des Grands-Lacs «PFCGL en sigle», la Commission Nationale de Suivi de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine «CN-ZLECAF».

Mesdames et Messieurs ;

C’est ici l’occasion de vous donner quelques orientations et tracer un schéma directeur à suivre pour améliorer l’administration des structures provinciales aux fins de les rendre efficace et efficiente dans l’atteinte des objectifs leurs assignés, en collaboration non seulement entre elles et avec l’administration centrale, mais aussi, avec les structures sous tutelle du Ministère du Commerce Extérieur et les secteurs privés de l’économie nationale pour bâtir une économie résiliente. 

L’optimisation de la contribution des Divisions provinciales dans l’atteinte des objectifs leurs assignés se heurte par ailleurs à plusieurs défis qu’il nous revient de relever ensemble pour des relations économiques interprovinciales, nationales et régionales bénéfiques à la RDC.

Dans ce registre, je relève notamment les défis liés à :

  • La mise à niveau des animateurs provinciaux par rapport aux enjeux économique de l’heure ;
  • La mobilisation des recettes ;
  • La lutte contre la corruption ;
  • Le concussion et le coulage des recettes.

Madame le Secrétaire Général au Commerce Extérieur ;

Monsieur le Directeur Général de l’Office Congolais de Contrôle ;

Monsieur le Directeur Général de l’Agence Nationale pour la Promotion des Exportations ;

Monsieur le Directeur Général de la Société d’Exploitation du Guichet Unique du Commerce Extérieur ;

Monsieur le Directeur Général de la Foire Internationale de Kinshasa ;

Mesdames et Messieurs les Directeurs et Chefs de service ;

Mesdames et Messieurs les Chefs de Divisions ; 

Mesdames et Messieurs ;

Je ne peux passer sous silence les nombreux problèmes que vous traversez en Province et qui affectent votre rendement. Il s’agit notamment de :

  • Manque de moyen de transport adéquat, adapté à vos conditions étant donné que vous devez parcourir de longues distances pour exercer vos fonctions, motivation et formation personnelle, la plupart de vos collaborateurs n’étant pas mécanisés ;
  • Manque d’outils de travail tels que les matériels informatiques pour vous permettre d’établir des statistiques dans le domaine du commerce ;
  • Manque de frais de fonctionnement et,
  • Enclavement de certaines Provinces.

Ces différents problèmes, certes inhérents à toutes les administrations provinciales, sont tant pour le Gouvernement Central que pour les Gouvernements Provinciaux des défis à relever à tous égards.

En attendant, j’en appelle pendant ces deux jours d’atelier et même après, à l’implication de chacun de nous, dans un élan d’engagement commun, pour relever les défis qui sont les nôtres et faire du Ministère du Commerce Extérieur, l’un de Département clé du Gouvernement.

C’est à ce titre que plusieurs thèmes seront abordés en vue d’atteindre les objectifs assignés et ce précisément, dans le cadre (i) de la facilitation du commerce, (ii) de la définition des stratégies pour la mobilisation accrue des recettes ; (iii) de l’utilisation du numérique ; (iv) de contrôle de qualité de produits ; (v) de la promotion des exportations.

Ainsi, tout en attendant de chacun de vous, une participation active aux débats et à la formulation des recommandations, je déclare ouvert cet atelier.

Je vous remercie.

Jean-Lucien BUSSA TONGBA

 

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