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*‘’Comme l’Union sacrée a été initiée pour, semble-t-il, privilégier, au-delà de toute autre considération, l’intérêt suprême du Peuple, les Députés membres de l’Union sacrée seraient mieux inspirés de plaider pour leur participation bénévole à cette session extraordinaire et exiger que les 12 millions de dollars américains arrêtés pour financer la session extraordinaire soient plutôt consacrés, dans l’intérêt suprême du Peuple, à la gestion de la crise sanitaire de la pandémie de la COVID-19’’, soutient Jean-Pierre Lisanga Bonganga, dans une déclaration politique publiée, le 10 janvier 2021.

A tout prendre, il revient sur la paralysie qui caractérise actuellement le fonctionnement des institutions. Allusion faite ainsi à la suspension des réunions du Conseil des Ministres qui, depuis un certain, phagocyte l’appareil de l’Exécutif National jusqu’au point de réduire les marges de concertation autour des problèmes majeurs sur l’avenir du pays. En lisant attentivement Lisanga, il ressort qu’à son avis, la crise politique persiste. Voilà pourquoi, il propose le dialogue comme l’unique alternative crédible aux recettes politiques actuelles. A l’en croire, l’Union sacrée n’est qu’une des pièces détachées de cette nouvelle crise-là qui nécessiterait encore un rapprochement vers Fayulu et Kabila, pour soigner réellement le Grand Congo devenu malade.

République Démocratique du Congo DYNAMIQUE POUR UNE SORTIE DE CRISE
«DYSOC»
Kinshasa, le 10 Janvier 2021
Déclaration politique en rapport avec la situation que traverse le pays
Force est de constater, que depuis un certain temps, en dehors de l’institution Président de la République, le fonctionnement de toutes les autres institutions a été mis en berne. Cet état de chose plonge le pays dans un climat délétère qui n’est pas de nature à favoriser la résolution de la crise profonde, multiforme et persistante qui enchaine la République Démocratique du Congo.
Face à cette situation qui se détériore de jour en jour, le Peuple Congolais est désemparé, il ne sait ni à quel saint se vouer ni à quel philosophe se fier. Alors que des mesures ont été arrêtées pour des raisons sanitaires, en rapport avec la lutte contre la pandémie du coronavirus, le Président Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO a organisé une rencontre avec les députés membres de l’Union sacrée, rencontre ayant regroupé plus de 400 personnes, alors que tout rassemblement de plus de 10 personnes est formellement interdit. Les réunions du Conseil de ministres ne se tiennent plus. Ce qui paralyse le fonctionnement du gouvernement.
Avec le lancement de l’Union sacrée, tout a été mis en œuvre pour provoquer la crise de l’institution Parlement.
Une session parlementaire extraordinaire vient d’être convoquée en vue de mettre en place un nouveau bureau de l’Assemblée nationale qui serait acquis à la cause de l’Union sacrée.
Tout en comprenant les raisons qui militent en faveur de la convocation de la session dont question, la DYSOC dénonce le montant anormalement exorbitant de 12 millions de dollars américains alloués à la tenue de cette session. 2 Pendant ce temps, les députés provinciaux de l’arrière-pays accusent 11 mois de non payement de leurs indemnités, alors qu’avec 1 million de dollars seulement on peut payer une année de salaire des députés de certaines provinces.
D’autre part, comme l’Union sacrée a été initiée pour, semble-t-il, privilégier, au-delà de toute autre considération, l’intérêt suprême du Peuple, les Députés membres de l’Union sacrée seraient mieux inspirés de plaider pour leur participation bénévole à cette session extraordinaire et exiger que les 12 millions de dollars américains arrêtés pour financer la session extraordinaire soient plutôt consacrés, dans l’intérêt suprême du Peuple, à la gestion de la crise sanitaire de la pandémie de la COVID-19.
Par ailleurs, la tenue de cette session extraordinaire du Parlement va se traduire par le rassemblement, un mois durant, de près de 2.000 personnes dont 500 Députés, 500 Assistants des Députés, 500 gardes du corps, le personnel administratif du Parlement sans oublier toutes les personnes qui participent aux affrontements habituels opposant les militants de l’Union sacrée à ceux du FCC.
Dans ces conditions, la DYSOC se demande à quoi sert alors le couvre-feu qu’il faut observer entre 21h et 5h du matin ? Pourquoi se passer de l’autre mesure qui interdit formellement tout rassemblement de plus de 10 personnes ?
Pour la DYSOC, tenir cette session extraordinaire du Parlement, c’est se hasarder à faire du palais du peuple un foyer de contamination au coronavirus. A moins que l’adhésion à l’Union sacrée consacre aussi l’immunité de ses membres à l’infection du coronavirus. Si d’aventure on maintenait le montant de 12 millions de dollars américains, pour soi-disant financer la fameuse session extraordinaire du Parlement, cela administrerait la preuve que l’Union sacrée n’est qu’un conglomérat de personnes à la recherche d’enrichissement illicite.
La DYSOC est convaincue que, sous peu, le Peuple Congolais avec à sa tête son commandant, le Président Martin FAYULU MADIDI, Coordonnateur en exercice de la coalition LAMUKA, va se mobiliser pour mettre hors d’état de nuire tous ces fossoyeurs de la pire espèce et exiger la prise en compte de la vision de LAMUKA, c’est-à-dire la vision du Peuple.
Car, trop, c’est trop. Cette vision portée par la proposition de sortie de crise du Président Martin FAYULU MADIDI demeure la seule voie crédible de sortie de la crise de légitimité des institutions nées du chaos électoral de décembre 2018. 3 Pour la DYSOC, il est inutile de se voiler la face. Notre pays est aujourd’hui en face de trois visions différentes : la vision du FCC, la vision de l’Union sacrée dont on ne connait ni les tenants ni les aboutissants, et la vision de LAMUKA consacrée par la Constitution de la République telle qu’adoptée par le Peuple Congolais à l’issue du référendum de décembre 2005. Il est inadmissible que la RD Congo continue à être tiraillée et écartelée entre ces trois visions au risque d’aboutir à une implosion malheureuse de notre Pays. C’est pourquoi, la DYSOC lance, une fois de plus, un vibrant appel aux évêques catholiques et protestants, aux organisations sous régionales et à la communauté internationale, pour la tenue urgente d’un Dialogue politique inclusif, entre les parties prenantes à la crise, en vue de l’adoption consensuelle des réformes impératives à mettre en œuvre, Dialogue qui constitue la seule voie idoine de sortie de crise. « On peut tout nous empêcher, sauf nous interdire de réfléchir ».
Le coordonnateur
Jean-Pierre LISANGA BONGANGA

 

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