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Invité à la 15ème Edition du Conclave Numérique de la confédération de l’industrie Indienne, CIl- Exim Bank sur le Partenariat Inde -Afrique, le Ministre Congolais du Commerce Extérieur, Jean-Lucien Bussa, a prononcé, par vidéoconférence, un discours fort sur ledit partenariat.

Elégant, Bussa Tongba a, de prime à bord, remercié la mission diplomatique Indienne et M. l'Ambassadeur de la République de l’Inde à Kinshasa, pour l’’avoir associé à ces assises et, surtout pour l’intérêt porté au Ministère du Commerce Extérieur de la RDC et à sa personne afin d’intervenir sur le renforcement du Commerce et des Investissements de l‘Inde avec l’Afrique par le biais d'un partenariat bilatéral, régional et continental. L’Afrique, rappelle Jean-Lucien Bussa, offre des opportunités immenses dans plusieurs secteurs de l'économie notamment, agriculture, pèche, élevage, mines, hydrocarbure, infrastructure, industries de transformation, service etc. Ce qui, poursuit-il, montre que l’Afrique demeure l'une des destinations favorables aux investissements porteurs à court, moyen et long terme’’. Défenseur acharné de la ZLECAF, le Ministre Congolais du Commerce Extérieur soutient qu’avec la mise en œuvre de cette Zone de Libre Echange, l'Afrique représente un marché qui reflète l'ambition commerciale africaine. Nos partenaires devraient compter sur un marché de 1.250.000.000 de consommateurs et un volume d'échanges commerciaux respectable’’. Ci-après, l’intervention intégrale du Ministre Bussa à l’occasion de cette grand-messe.

Allocution de Son Excellence Monsieur le Ministre du Commerce Extérieur
15ème Edition du Conclave Numérique de la Confédération de l’Industrie Indienne, CII-Exim Bank sur le Partenariat Inde-Afrique
- Mesdames et Messieurs les Ministres et Chers Homologues
- Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux des Institutions Financièreset des Agences d’investissements;
- Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux des Institutions Médicales et Pharmaceutiques;
- Mesdames et Messieurs du Secteur Privé et de la Société Civile;
- Mesdames et Messieurs les Organisateurs de la 15èmeEdition du Conclave Numérique CII - Exim Bank sur le Partenariat Inde - Afrique.
- Mesdames et Messieurs
- Distingués Participants, à vos titres et qualités respectifs;
A l'occasion de cette 15ème Edition du Conclave Numérique de la confédération de l’industrie Indienne, CIl- Exim Bank sur le Partenariat Inde -Afrique, permettez-moi, avant toute chose, de remercier la Mission Diplomatique et Monsieur l'Ambassadeur de la République de l’Inde à Kinshasa, pour m’avoir associé à ces assises et, surtout pour l’intérêt porté au Ministère du Commerce Extérieur de la RDC et à ma personne afin de vous parler du Renforcement du Commerce et des Investissements de l‘Inde avec l’Afrique par le biais d'un partenariat bilatéral, régional et continental». Cela montre à suffisance l’intérêt de l’inde non seulement pour mon pays mais aussi bien pour l'Afrique Centrale que pour l'Afrique toute entière.
Je voudrais aussi adresser mes remerciements les plus sincères pour l’Initiative prise par «la Confédération de l’industriel Indienne, pour l’idée ingénieuse de repenser le niveau du commerce et des investissements de ce prometteur pays avec l’Afrique. Je saisis également cette occasion pour saluer la participation des honorables Ministres et distingues personnalités a cette conférence.
Mesdames et Messieurs,
Ce conclave se tient au moment où nos Etats sont frappés de plein fouet par les effets néfastes de la COVID-19 sur le commerce et les investissements. Cette situation offre en même temps à nos pays l'opportunité d’identifier les axes autour desquels la relance des activités économiques et commerciales devrait être tirée.
Dans ce contexte, l’Afrique offre des opportunités immenses dans plusieurs secteurs de l'économie, notamment agriculture, pèche, élevage, mine, hydrocarbure, infrastructure, industries de transformation, service etc. Ce qui montre que l’Afrique demeure l'une des destinations favorables aux investissements porteurs à court, moyen et long terme.
Avec la mise en œuvre de la ZLECAF, l'Afrique représente un marché qui reflète l'ambition commerciale africaine. Nos partenaires devraient compter sur un marché de 1.250.000.000 de consommateurs et un volume d'échanges commerciaux respectable.
Distingués Participants,
S'agissant de la RDC, il y a lieu de relever que le pays est réputé pour ses immenses dotations en ressources de sol et du sous-sol, une population dynamique ainsi que pour ses ressources halieutiques. Notre sol et notre sous-sol regorgent des minerais sous-exploités.
Concernant l'agriculture, je mentionnerais des potentialités à ce jour quasi Intactes. En effet, la RDC dispose de 80 millions d'hectares de terres arables dont à peine 10 % sont exploités en plus d'un climat favorable et d'une ressource hydraulique abondante dans l'ensemble du pays. Ce qui constitue des conditions favorables à la fois pour des variétés innombrables des cultures vivrières et de rente. La forêt congolaise également renferme des espèces variées dont les potentiels restent à exploiter.
S'agissant du secteur industriel congolais, Il est faiblement exploité de sorte que les défis de l'industrialisation restent entiers, ouvrant ainsi d'immenses possibilités aux investisseurs potentiels. Le tissu industriel de la RDC couvre principalement la production minière, l'agro-alimentaire, les cimenteries, la pétrochimie, la pharmaceutique, les brasseries etc... Le secteur minier fournit près du tiers du Produit Intérieur Brut et plus de la moitié des recettes d'exportation des marchandises. Le secteur manufacturier en revanche est peu développé, couvrant à peine 5% du PIB.
Depuis une vingtaine d'années, le secteur des services, qui couvre 27 % du PIB, connait un réel épanouissement, en particulier dans le domaine de la téléphonie cellulaire. Le secteur de transport et autres voies de communication regorgent d'un potentiel non encore exploiter. Le secteur de l'énergie et celui des assurances du reste libéralisés sont ouverts aux investissements privés. Le cadre juridique et institutionnel, de plus en plus améliorés, offrent suffisamment d'incitation et de sécurité aux investisseurs. En dépit de toutes ces potentialités et opportunités, la RDC, à l’instar de la plupart des pays africains, fait face à des difficultés réelles en ressources financières nécessaires pour leur transformation en richesses.
Distingués Participants,
Toutes ces opportunités peuvent être explorées dans la perspective de l'accroissement desinvestissements dans divers secteurs d'activités et dans le cadre de développement des relations commerciales entre les deux pays.
Ainsi, le renforcement du partenariat commercial et de l'investissement entre nos deux pays peut, s'appuyer sur les opportunités du marché, le partage d'une vision commune qui consisterait à intensifier les mouvements des capitaux et les échanges commerciaux d'une part, et d'autre part à exploiter les potentialités sus relevées.
Mesdames et Messieurs,
La présence des investissements indiens en RDC se révèle particulièrement à travers la construction et la réhabilitation des infrastructures. C'est le cas de la construction du barrage de
Kakobola (10.5 mégawatts) au Kwilu et de la construction du barrage de Katende (64 mégawatts)au Kasaï Central. Un fonds de 109 millions d'USD a été alloué pour finaliser les travaux de la 1ère
cité et une ligne de crédit de 32 millions USD a été consentie pour boucler le dernier.
Par ailleurs, I’Inde et la RDC ont convenues de renforcer leurs relations bilatérales vieilles de 32ans, et d'opérer une réorientation pour une coopération sud-sud concrète dans plusieurs domaines. Pour ce faire, la RDC souhaiterait que l'Accord de 1988 soit revisité pour l'adapter aux réalités du moment et que, notamment, soit créée une commission spéciale mixte Inde-RDC comme cadre de suivi-évaluation dudit Accord.
Mesdames et Messieurs,
Distingués Participants,
S'agissant de l'Afrique, l'Inde entretient des relations économiques et commerciales revigorées et privilégiées avec la quasi-totalité des pays africains. Ces pays ont en commun la configuration de leurs économies avec les mêmes besoins de diversification, d'industrialisation pour leur développement.
Entre 2017 et 2018, les échanges entre l'Inde et l'Afrique se sont accrus de manière exponentielle.
Chiffrés à 62 milliards de dollars américains dont 24 milliards d'exportations vers l'Afrique et 38milliards d'importation en Inde. Ces flux sont en hausse de 22% par rapport à la période précédente. L'Inde livre à ses clients africains des biens d'équipements (machines-outils, tracteurs...) et leur achète des matières premières agricoles et des hydrocarbures. Ainsi, l'intérêt manifesté par l’Inde à l'égard de l'Afrique se révèle à travers les projets économiques et
Industriels. Avec les effets pervers de la pandémie à COVID-19, les défis actuels dans les relations entre I’Inde et l'Afrique devraient être l'accroissement des investissements dans les secteurs porteurs de croissance grâce à des choix innovants, à une fiscalité incitative et à un climat des affaires propices aux investissements. Ce qui permet, à coup sûr, le développement des échanges Commerciaux mutuellement avantageux entre l'Afrique et I ‘Inde.
Il faudrait dès à présent mettre en œuvre des politiques communes qui consistent à (i) à identifier des nouvelles demandes du marché non rencontrées (ii) à créer les besoins par des offres alléchantes et (i) à accroitre la valeur ajoutée des produits africains à l'exportation par la production locale à travers l'implantation des unités de transformation.
Distingués Participants,
L'implantation des industries nouvelles, performantes et compétitives dans les secteurs porteurs, le renforcement des capacités productives des filières existantes mais non adaptées aux conditions du marché ainsi que la recherche d'un meilleur positionnement des biens sur les marchés africain et indien vont booster les économies respectives.
La prise des participations dans les entreprises existantes autant que la création des nouvelles dans le cadre d'un partenariat garantissant les intérêts des uns et des autres, sont des pistes indiquées pour travailler étroitement et booster la coopération économique et commerciale entre L’Afrique et l'Inde. Le secteur des PME et PMI offre à cet égard des opportunités indéniablescompte tenu de leur propension à s'insérer dans l'échelle des valeurs régionales ou continentales
Ouvrant ainsi des perspectives pour la promotion du commerce et de l'investissement.
Mesdames et Messieurs les Ministres et Chers Homologues;
Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux des Institutions Financières et des Agences d'Investissements;
Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux des Institutions Médicales et Pharmaceutiques;
Mesdames et Messieurs du Secteur Privé et de la Société Civile;
Mesdames et Messieurs les Organisateurs de la 15ème Edition du Conclave Numérique CII - Exim Bank sur le Partenariat Inde - Afrique;
Mesdames et Messieurs;
- Distingués Participants,
Que vive le partenariat Inde - Afrique.
Je vous remercie de votre aimable attention.
Fait à Kinshasa, le 23 septembre 2020
Jean-Lucien BUSSA TONGBA

 

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