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Tantôt, il est malade aux soins intensifs. Tantôt, il pourrait s’efforcer de se tenir debout.

Car, après tout, ce dossier qui, logiquement, met en péril tous ses projets politiques aussi bien présents qu’ultérieurs, le préoccupe au plus haut point. Surtout qu’il s’agit-là d’une affaire que ni l’UNC, son parti, ni ses alliés politiques, ni encore moins sa famille biologique n’arrivent pas à digérer. 20 ans des travaux forcés. 10 ans d’inéligibilité. Kamerhe, l’inculpé continue, pourtant, à clamer son innocence jusqu’à implorer la grâce de l’Eternel, au cours d’une série de processions religieuses organisées, à la veille de la dernière audience, sur le Boulevard Triomphal.

Voilà pourquoi, il se bat devant les juges d’Appel pour arriver à casser un tel jugement qui, s’il est exécuté, l’obligerait à attendre 2050, soit 30 ans au bas mot, pour mériter encore de se frayer ne serait-ce qu’une petite place au soleil politique en RD. Congo. Le but visé ici, faut-il l’imaginer, est de mettre tout en œuvre pour tirer son épingle du jeu. Mais, comment y parvenir ? Avec quels moyens de la défense ? Et dans quel état de santé ? Des questions sont multiples. Mais, d’emblée, les réponses relèvent encore du domaine du métabolisme juridique. Le tout dépend, semble-t-il de la justice. L’Etat de droit protégeant tous les citoyens jusqu’à l’épuisement de la procédure, soutient notamment, une des parties à ce procès historique.

A la contre-attaque !
Plusieurs fois reportées, les audiences du procès Kamerhe reprennent, si tout va bien, ce vendredi 18 septembre devant la Cour d’Appel de Kinshasa.
Alors qu’il aurait été évacué pour des raisons de santé dans un des hôpitaux de la capitale, l’incertitude plane sérieusement sur son éventuel déplacement pour le lieu d’audience.
L’’un des ses Conseils, s’exprimant via d’autres médias interposés, s’est, par contre, contenté d’affirmer, il y a quelques jours, que le Collectif de la défense de celui qui, depuis l’accession de l’actuel Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, aux affaires, son principal allié politique, est prêt à passer à la contre-attaque, pour réaliser la démonstration musclée et dénoncer toutes les irrégularités contenues, selon lui, dans le jugement rendu au premier degré, le 20 juin 2020.
Il a dit, cependant, qu’il souhaitait que l’état de santé de son client s’améliore pour lui permettre ainsi de se présenter, lui-même, comme il l’avait toujours fait depuis le début de ce procès dit de 100 jours, devant les juges d’Appel.

Toutefois, il n’a pas livré d’autres détails sur son état de santé de Kamerhe, préférant ainsi laisser aux médecins la compétence exclusive de s’y prononcer.
Normalement, ils sont attendus aujourd’hui devant les juges de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe. Ce procès qui, depuis le mois d’avril 2020, a fait couler beaucoup d’encre et de salive, n’a pas fini de livrer ses vrais secrets.
Cette fois-ci encore, Kamerhe, Jammal Samih et consorts doivent avoir régularisé la procédure d’appel, conformément aux exigences formulées par greffier de la Cour d’Appel, le 21 août 2020, lors de la dernière audience.
Normalement, il était question de notifier, chacun, son Appel devant la Cour à toutes les parties au procès dont le Conseil de la partie civile, la République.

Aux dernières nouvelles, les Avocats de Kamerhe qui se disent globalement confiants, seraient encore prêts à tenter de solliciter, pour la huitième, une nouvelle demande de liberté provisoire. Dans la foulée, Jammal Samih ainsi que les autres co-detenus dans cette même ténébreuse affaire, reviendraient à la charge, pour demander, à leur tour, la liberté provisoire. Même raison : maladie. Même dossier à la corde sensible.
Que faire ?
Le dernier mot appartient aux juges d’Appel.

LPM

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