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L’ouverture de la Session budgétaire d’Octobre qui aura lieu demain, mardi 15 septembre 2020, risque de ne laisser aux Elus du peuple que peu de temps pour se réadapter à la vie trépidante de la capitale Congolaise, au vu de l’abondance des sujets à traiter. C’est une ouverture qui commence d’abord à 10 heures avec le Senat et, ensuite, avec la chambre basse.


Cette session devra aborder et terminer les matières qui n’avaient été épuisées lors de la session passée. Sans nul doute que déjà, dans cette rubrique, il y a quelques sujets qui fâchent. Les lois Minaku-Sakata tiendront encore la vedette. Malgré le fait que ces lois avaient fait couler le sang des congolais, les parlementaires ne pourront pas s’empêcher de les traiter. Ce n’est pas de tradition parlementaire de laisser tomber des lois au niveau où ils les avaient laissés. En effet, les lois Minaku t Sakata avaient été déposés à la plénière qui les jugea recevables et les envoya à la Commission PAJ (Politique, Administrative et Judiciaire) pour traitement. Du moment que cette commission finit son travail, elle reviendra avec les mêmes lois qui ne seront plus les lois MINAKU-SAKATA mais les lois de l’Assemblée Nationale. Ce n’est qu’après débat et délibération que nous serons fixés définitivement sur leur destin en dernier ressort. Car, jusqu’à présent, les Parlementaires n’ont pas encore fini le travail sur ces lois. Il importera donc de juger l’attitude de la majorité au parlement sur ces lois au regard de la levée des boucliers qu’avait provoqué ces lois au pays et au sang du peuple congolais qui avait malheureusement coulé aussi.
Un autre dossier pendant de la session passée est le remplacement de Jean Marc Kabund au poste de 1er Vice-président de l’Assemblée Nationale. Ce poste, d’après les accords passés à l’interne au niveau de la coalition FCC-CACH revient à l’UDPS. Et le FCC qui a la majorité au Parlement pourra faciliter les choses sur ce dossier en ne posant aucun problème au candidat que l’UDPS présentera pour le remplacement de Jean Marc Kabund. Les observateurs se demandent cependant si les Parlementaires du FCC laisseront le dossier logiquement aboutir au vu des récriminations qu’ils nourrissent à l’endroit de l’autre composante de la coalition qui dans l’entre-temps avait procédé à des nominations des magistrats et des officiers militaires au mépris des règles de courtoisie élémentaire entre alliés politiques. Est-ce que les députés FCC vont faire preuve de hauteur en laissant passer le dossier de remplacement de Kabund rapidement t sans écueils ? Les observateurs de la vie politique congolaise ainsi que le peuple congolais lui-même attend de voir les députés FCC prendre de la hauteur et aller à l’essentiel.
Ce n’est pas le seul sujet qui suscite des inquiétudes dans le chef des tous les observateurs qui s’intéressent à la vie politique du Congo Démocratique. Il y a aussi le dossier relatif à la prestation de serment de 2 magistrats de la Cour Constitutionnelle qui n’avaient pas prêté serment avec les autres et qui avaient renoncé à prêter serment pour la Cour de cassation préférant continuer à œuvrer à la Cour Constitutionnelle. Ce ne sont pas les vacances parlementaires qui vont faire taire les griefs de Députés dans leur majorité qui n’avaient pas apprécié les fameuses ordonnances du Président de la République ignorant des pourparlers avec le FCC comme préalable. Ne seront-ils pas tenter de faire sentir à l’institution Président de la République qu’elle ne peut pas les ignorer superbement si elle veut gérer avec sérénité les affaires du pays. Ne vont-ils pas bloquer cette prestation de serment qui doit se faire devant le Parlement et le Senat. C’est une éventualité à craindre parce qu’elle à son tour entravera la rentrée judiciaire de la Cour Constitutionnelle qui ne peut siéger valablement sans ces deux magistrats. Et sans la Cour Constitutionnelle opérationnelle, c’est la vie de toute la nation qui est paralysée. La Responsabilité des députés est évidente si les préalables exposés sont négligés.
Enfin, il y a le dossier du budget qui est de tous les dangers. Il porte en ses entrailles l’avenir du pays et sa sérénité dans les années à venir. Ce sont les Députés qui vont décider du futur du pays dans les deux années qui vont suivre. Ils seront placés devant leur responsabilité vis-à-vis du peuple qui les a mandatés.
Outre la reddition du budget passé, qui pose déjà problème parce ne pouvant être atteint pour les raisons dont tous les congolais sont conscients, à savoir la pandémie de COVID-19, la récession qui s’en est suivie et l’inflation galopante.
Les Députés devront se décider sur deux options à prendre concernant les élections de 2023 en votant un budget conséquent. Il s’agit de lever l’option avant les élections, soit d’adopter l’enrôlement, soit d’adopter le Recensement.
Au cas où les élus du peuple décident de reconduire l’enrôlement comme durant les trois élections que ce pays a organisées depuis l’avènement de la troisième République, le budget de la République doit rendre disponible pour les trois budgets à adopter qui précède 2023 la rondelette somme de 400 à 500 millions de dollars US pour l’enrôlement. Cela doit se refléter déjà dans le budget de cette année, dans celui des années suivantes. Au cas où ils négligent de le faire, l’enrôlement avec toutes les difficultés qu’il aura d’exclure des listes électorales les décédés et d’y inclure les nouveaux majeurs aura la poisse de renvoyer le peuple à ce que les congolais appellent ‘’glissement’’ qui est un report des élections au-delà de 2023. Ce point sera donc décisif au niveau du parlement pour que le gouvernement puisse envisager les élections en 2023.
Enfin, cette session parlementaire devra se prononcer sur les réformes électorales à entreprendre. Pour la majorité au Parlement, l’animateur de la CENI devait être Ronsard Malonda. Le Président de la République ayant renvoyé le dossier Malonda au Parlement, c’est maintenant le moment d’y trouver une solution durable. Les Confessions Religieuses ont déjà déclaré leur intention de chercher à trouver un autre animateur de la CENI qu’après les réformes que l’on doit apporter à la CENI. Sinon, le problème de la CENI n’aura pas été traité convenablement. Ce n’est pas ce qu’entend la majorité au parlement. Pour preuves elle a repoussé toutes les tentatives d’amener les débats sur ces réformes de la CENI hors des institutions. Cela signifie qu’elle a déjà une idée derrière la tête concernant ces fameuses réformes. Et c’est durant cette session qu’ils devraient pondre ces idées. Voilà donc circonscrit la tâche qui attend les députés et comme cela apparait clairement, ils n’auront pas le temps de chômer. Le peuple Congolais attend d’eux simplement plus de responsabilité et de patriotisme pour se pencher sur l’intérêt supérieur de la nation et non sur quelques les intérêts partisans.

Laurent Bukasa

 

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