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L’étau se resserre autour du duo Martin Fayulu-Théodore Ngoy.

Vilipendés par les uns et encensés par les autres depuis leur sortie médiatique fracassante de la semaine dernière contre Félix Tshisekedi, les deux candidats malheureux à la présidentielle de décembre 2018,visés par une plainte du Centre de Réflexion Juridique de la Lutte Contre l’impunité, CRJLI en sigle, pour provocation et incitation à la révolte à l’endroit de l’autorité publique et offense au Chef de l’Etat, sont convoqués au Parquet Général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe ce mercredi 9 décembre 2020, à 11 heures, heure de Kinshasa.
Les deux figures de proue de la politique congolaise ont accusé récemment Félix Tshisekedi de violer intentionnellement la Constitution, en nommant deux juges de la Cour Constitutionnelle à la Cour de Cassation alors qu’ils exerçaient encore leurs mandats. La justice congolaise saisie, Fayulu et Ngoy sont contraints de se présenter au palais de la justice. «J’ai l’honneur de vous inviter à vous présenter à l’office du parquet Général près la Cour d’Appel Kinshasa/Gombe, situé au Local 2ème niveau du palais de justice, place de l’indépendance, ce mercredi 9.09.2020, à 11 heures00 pour des motifs qui seront communiqués sur place», note la correspondance de la justice.

Provocation et offense au Chef de l’Etat…
Même si les accusés vont connaître la cause de leur convocation sur place, tout laisse à croire que la plainte déposée par le Centre de Réflexion Juridique de la Lutte contre l'Impunité (CRJLI) jeudi 3 septembre dernier en est pour quelque chose. Dans un document adressé au Procureur Général près la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe, cette association sans but lucratif accuse les deux candidats malheureux à l'élection présidentielle du 30 décembre 2018, de provocation et incitation à des manquements envers l'autorité publique et offense envers le chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, lors de leurs sorties médiatiques, fait prévu et puni par les dispositions de l'article 135 bis CPCL et de l'ordonnance- loi N°61/300 du 16 décembre 1963. «En effet, en date du 31 août 2020 à Kinshasa, se retrouvant à Faden House devant la presse, le nommé Ngoy Théodore tiendra des propos tels : «J'ai été consulté par les juges Kilomba et Ubulu qui sont victimes des irrégularités qui, autrefois étaient juges des contentieux électoraux», lesquels ont été tenus aux côtés de Monsieur Martin Fayulu Madidi. ‘’Le fait pour Monsieur Ngoy Théodore de tenir publiquement les propos de ce genre incitent sans doute ses prétendus clients, à l’occurrence juges Kilomba et Ubulu à désobéir non seulement à l'autorité publique mais surtout aux lois de la République notamment, les ordonnances les nommant à la Cour de Cassation», l’on pouvait lire dans ce document signé par le coordonnateur national M.Kalolo.

En d’autres termes, le Centre de Réflexion Juridique de la Lutte Contre l'Impunité indiquait que ces propos ont poussé Martin Fayulu à déclarer ouvertement que le Chef de l'Etat sait qu'il est illégitime, pose des actes en violation intentionnelle de la Constitution et doit être traité de la haute trahison. «Au regard de ces propos, il y a des raisons sérieuses de croire que non seulement Monsieur Fayulu provoque et incite la population à la désobéissance civile mais aussi tentative d'attenter à la vie du Chef de l'Etat car, il s'agit d'un risque que le Chef de l'Etat encourt d'où il doit élucider ce risque », précisait le plaignant.

Mukebayi déballe Fayulu
Pendant que la justice a envoyé une invitation de comparution envers Fayulu et Théodore Ngoy, le Député provincial de Kinshasa, élu de la commune de Lingwala, Mike Mukebayi, c’est de lui qu’il s’agit, a taclé sévèrement son aîné de Lamuka, à cause de la teneur de ses propos qui ‘’s’éloignent’’ de sa proposition de sortie de crise tant clamée dans les médias. Pour Mike Mukebayi, en demandant au parlement de destituer le Président Félix Tshisekedi, Fayulu a franchi la ligne rouge. En effet, face au journaliste Peter Tiani, l’élu de Lingwala s’est désolidarisé des propos de Fayulu, allant jusqu’au point de dire à qui veut l’entendre, qu’à Genève, c’est Fayulu qui avait trahi Tshisekedi et non le contraire. La diarrhée verbale qui s’en est suivie sur la toile expose la Coalition Lamuka qui semble se diriger tout droit vers son éclatement. Actuellement, les propos tenus par Fayulu après sa réunion avec l’avocat Théodore Ngoys cinde ainsi la cartographie de Lamuka en deux. Le camp de Katumbi représenté par Francis Kalombo et cie s’y oppose farouchement alors que les adeptes du président de l’Ecidé louent la démarche de leur leader qui met, à les en croire, la Constitution au-dessus de tout.

La Pros.

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