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A la mi-septembre, à l’ouverture de la prochaine session budgétaire du Parlement, bien des matières constituant des arriérés législatifs devront être abordées. Les lois Minaku-Sakata, loin s’en faut, seront toujours sous examen au niveau de la Commission PAJ de l’Assemblée Nationale.

Une fois le travail achevé, cette dernière est censée revenir en plénière pour soumettre ses conclusions à l’attention de Députés, pour adoption. En attendant, les initiateurs de ces trois lois portant réformes du secteur de la justice sont à pied d’œuvre. Ils sensibilisent, conscientisent, expliquent et cherchent à convaincre. Chaque jour, ils ratissent large et démontrent à qui veulent bien les entendre, le bien-fondé de leur démarche.
Déjà, après avoir rencontré des prélats catholiques à leur plus haut niveau de la CENCO, ils se sont adressés aux étudiants, aux intellectuels de tout acabit. Ils envisagent, d’ailleurs, la possibilité de réaliser la pêche miraculeuse dans les rangs de l’Udps, du Mlc et, même, de Lamuka où les cadres, combattants et militants se sont montrés particulièrement réfractaires à ces réformes qui auront, même, coûté la tête de Tunda.
Et, pourtant, à l’analyse des arguments avancés, Minaku et Sakata croient encore jusqu’aujourd’hui, qu’il n’est pas encore trop tard, que rien n’étant encore perdu de manière définitive, l’espoir est permis. Car, les Députés, dans leur Majorité, devront bien s’y prononcer en âme et conscience. Tout comme, ils le feront pour tant d’autres dossiers brûlants.
Allusion faite ainsi à la désignation d’un nouveau Président de la Commission Nationale Electorale Indépendante. La candidature de Ronsard Malonda n’ayant pas obtenu l’investiture attendue du Président de la République, il reviendrait à l’Assemblée Nationale de pouvoir retourner le dossier aux Confessions religieuses pour un nouveau choix.
Or, celles-ci, en lieu et place de répondre à cette préoccupation, exigent plutôt des réformes électorales, avant toute désignation d’un quelconque animateur de la CENI, fut-il un quidam qui sortirait de la cuisse du Jupiter, ni encore moins, un ange du ciel. L’équation est ainsi compliquée, du moins, à ce stade-là.
Les Députés encore et toujours eux seront tenus de pouvoir à la vacance occasionnée par l’éviction de Jean-Marc Kabund. Si tout va bien, c’est Patricia Nseya qui avait été déjà désignée, à cet effet, qui récupèrera le fanion, après un vote qui sera organisé pour le besoin de la cause.
A tous ces dossiers sulfureux, il y a lieu de relever également qu’il y aura plusieurs affaires liées notamment, aux cas d’interpellations intempestives, arrestations, menaces et aux autres actes de représailles enregistrés, depuis le début de la fin de la réaction sonnée par les Cours et Tribunaux, dans leur toute indépendance retrouvée.

LPM

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