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*Ils l’ont et répété ce jour-là, alors qu’ils venaient de fouler le sol congolais, après un séjour de près de cinq mois à l’étranger. Sur la place Sainte Thérèse quadrillée par des milliers des cadres, militants, sympathisants de Lamuka, de l’Ecidé, de Nouvel Elan ainsi que d’autres partis frères, ces deux leaders ont démontré, noir sur blanc, que la crise politique était bien là.

Et que la coalition FCC-CACH actuellement au pouvoir n’était pas en mesure de tenir ses engagements, ni de co-diriger, comme il se doit, le pays. Ils sont allés plus loin, jusqu’à démontrer que le deal Kabila-Tshisekedi avait bien étalé ses limites à tel point qu’aujourd’hui, les contradictions se multiplient. L’état de la nation est, selon eux, critique. Sans compter, évidemment, tous les effets pervers de la gestion chaotique d’un pays aux équilibres fondamentaux, désormais, rompus. Et, dans un tel contexte, Martin Fayulu qui se considère, outre mesure, comme le président élu, estime que la meilleure façon de mettre un terme à la crise de légitimité et de légalité était de mettre en application son plan de sortie de crise. Concrètement, il faudrait envisager des réformes institutionnelles et aller aux élections anticipées à l’issue d’une courte transition, selon ce que la classe politique pourrait décider.
Pour ce faire, un consensus devrait être préalablement trouvé. Lamuka dirigerait le Haut Conseil des Réformes Institutionnelles. Alors que la coalition FCC-CACH dirigerait, selon son plan, la transition. Si rien n’est fait, Fayulu annonce le temps de la tempête avec une série de sit-in de plusieurs jours au Palais du Peuple, pour faire bouger les lignes.

Remake
«Notre agenda actuel est de faire des réformes et aller à des élections anticipées. La crise est bien là. Rien ne va au sein de leur coalition où chacun veut avoir sa Cour constitutionnelle, chacun veut avoir sa commission électorale pour frauder », a déclaré, haut et fort, Martin Fayulu, sur la place Sainte Thérèse, dans la commune de N’djili, électrisée par des grappes humaines constituées notamment, des partisans de Lamuka, de l’Ecidé, de Nouvel Elan, du MLC, d’Ensemble pour la République ainsi de tous les autres sympathisants venus de tous les autres alliés et partis amis. Après près de cinq mois passés à l’étranger, les deux leaders de Lamuka, de retour à Kinshasa ce samedi 22 août 2020, sonnent le tocsin dans le microcosme politique congolais. Ils s’en décrient la mégestion et accusent la coalition FCC-CACH de bloquer le pays, depuis près de deux ans.

La véritable tempête à la clé
«Soyez prêts. Si rien n’est fait nous allons aller au Palais du peuple. Ça sera notre maison. Nous allons nous installer là-bas. Nous allons demander à nos frères de la diaspora de se cotiser pour que personne ne manque à manger pendant ce sit-in. Je suis un combattant et un soldat du peuple. Je ne combats pas que le bon combat », a-t-il prévenu.
«Je suis venu vous dire d’être prêts, la véritable tempête arrive. Le mot d’ordre sera donné si rien n’est fait par nos amis du FCC-CACH qui tentent de bloquer le pays. Je suis contre la situation politique du Mali. Mais, je vous demande de vous mobiliser », a-t-il ajouté.

Selon lui, en effet, “Près de 2 ans après le hold-up électoral de 2018, la RDC est dans un état critique. Tous les indicateurs sont au rouge. Un groupe d’individus a pris 90 millions d’habitants en otage et le pays prend un retard très inquiétant sur le reste du monde. Sifflons la fin de la récréation”.

Muzito enfonce le clou…
Mais, auparavant, Adolphe Muzito, Président en exercice de Lamuka, ancien Premier Ministre et leader de Nouvel Elan, a, quant à lui, rappelé un certain nombre de vérités.
«Vous avez montré que vous êtes en colère. Vous avez choisi Martin Fayulu. Vous nous avez dit que vous avez opté pour le changement et vous nous avez demandé de ne pas vous trahir. Les gens de mauvaise foi, ceux qui veulent que le Congo reste dominé ont falsifié les résultats. Nous avons organisé des tournées. Ils ont refusé de recompter les voix. Et finalement, nous avons proposé un plan de sortie de crise et ils se sont opposés. Nous avions dit que le deal entre Tshisekedi et Kabila ne marche pas. Où en sommes-nous? Nous avons aussi dit que la coalition FCC-CACH ne fonctionnera pas et vous le voyez. Nous avons également dit que les institutions se marcheront dessus. Est-ce qu’ils s’entendent? S’est-il interrogé avant d’y répondre, lui-même, par ‘’Non’’.

LPM

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