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Conférence de presse démopédique du 5 Aout 2020


L’ETAT DE DROIT MAXIMALISTE :
L’EVALUATION DU REGIME POLITIQUE ET L’AUDIT DE TOUS LES PROGRAMMES EXECUTIFS D’ETAT
Mes récentes productions intellectuelles, écrites et audiovisuelles, ont convaincu certains Esprits pétris de rationalité quant à leur sagacité paradigmatique et à leur saillance républicaine pour le progrès collectif. La récurrence des violations préméditées de la constitution à des fins politiciennes est devenue dangereusement phénoménale. C’est la norme fondamentale de la République et le corpus principiel de la démocratie qui sont en train d’être érodés. La République est donc en dégénérescence. Cependant, dans une étonnante résurgence du monisme, étalant une sidérante mentalité politique pré-républicaine assortie d’un fanatisme féodal, on veut nous museler et nous réprimer pour nos critiques constructives, comme si la RDC était devenue un califat. Nous disons non ! Nous n’accepterons pas la zaïrianisation de la RDC.
Devant cette tendance régressive de nature à féodaliser la République, à mutiler la démocratie et à étioler les gains de la ressuscitation socioéconomique réalisée au prix d’énormes sacrifices de 2001 2018, nous avons décidé de créer un mouvement intellectuel républicain et surtout développemental dénommé L’AGORA DES GARDIENS INTELLECTUELS DE LA REPUBLIQUE NEW CONGO, en sigle AGIR NEW CONGO. Sa cosmogonie et sa vision sont celles du Congo-Kémétik, incarnant l’ambition d’une RDC en puissance polygonale et en splendeur de l’Egypte Kémétique, mais dans le temps moderne et à l’échelle planétaire. L’imaginaire du Wakanda est réalisable en RDC, car nous avons bien plus que le vibranium. Nous avons les racines spirituelles et philosophiques Bantoues, l’intelligence Imhotépienne et les ressources immenses pour commencer à réaliser cette ambition-projection aujourd’hui, maintenant, et faire entrer la RDC de plein pied dans la sphère de l’émergence en 2030. Il nous manque un impulsant génial leadership d’Etat développemental. Les contradictions-contractions de la dispensation de l’alternance, alors que nous nous attendions au déploiement d’un génie inédit en statemanship (eu égard aux incantations politiques messianiques sur trois décennies), en gouvernementalité innovante et performante, en projets économicosociaux structurants et propulseurs, nous assistons à une pratique d’Etat artisanale. Mais, ce n’est pas une condamnation. AGIR NEW CONGO se veut justement la force catalytique de la révolution intellectuelle et développementale du nouveau Congo. Apolitique, républicain, AGIR NEW CONGO propose un nouveau paradigme existentiel. Nous voulons être une constellation synergétique, mobilisatrice des congolais du pays et de la diaspora, des amis étrangers du Congo, pour l’accélération de la dynamique de la Réinvention de la RDC en pays de créativité, de productivité, d’une existence aux normes internationales. AGIR NEW CONGO se veut le creuset et le bouclier de l’Esprit et du Pacte Républicain. Un séminaire introductif sera organisé le Samedi 15 Aout 2020, au CEPAS en session démopédique éclairant la quintessence et la substance du mouvement, afin de permettre à ceux qui voudraient s’y engager d’avoir la philosophie de cette constellation-mouvement.
Aujourd’hui, cette conférence de presse est informative et réitérative. Elle est axée sur trois points principaux. Il s’agit : (1) de l’urgence et l’impératif absolu d’une Convention Nationale sur le Pacte Républicain, la conformité systémique et constitutionnelle ; (2) de la nécessité absolue de la revalorisation institutionnelle et développementale du Parlement comme sanctuaire sacré de la République et structure motrice de la Démocratie délibérative moderne et (3) la mobilisation républicaine et citoyenne pour l’activation des Articles 27 et 44 de la Constitution.
1. L’URGENCE ET L’IMPERATIF D’UNE CONVENTION NATIONALE ET REPUBLICAINE

Nous apprécions nos sœurs et frères ayant travaillé pour aller rencontrer le Président de la République afin de lui présenter une initiative du dialogue ayant pour finalité ultime les reformes électorales. Cependant, au regard des questions saillantes et des périls nationaux, régionaux, internationaux, auxquels la RDC fait face en ce moment, leur démarche est d’un réductionnisme politologique patent. Les pistes des réformes électorales devraient primordialement être explorées par la communauté et la technocratie électorale nationale pour présenter des référents techniques et leurs implications organisationnelles, logistiques et financières aux institutions attitrées. La rationalité de tout un dialogue pouvant couter plusieurs millions de dollars américains pour une finalité aussi exiguë tient sur la pointe d’une épingle.
Avec plus de sagacité sur les défis, les dangers, mais aussi les possibilités énormes que la reconfiguration géoéconomique et géostratégique produites par la récession mondiale découlant de la Covid-19 offrent à la RDC, nous proposons une Convention Nationale Politico-Economique et sécuritaire. Elle aura quatre points fondamentaux à son ordre du jour: (a) l’évaluation sincère et élégante du triste ébranlement de la cohésion nationale et la restauration de l’Esprit du Pacte Républicain de Sun City aujourd’hui saccagé et comment le raviver ; (b) l’examen courageux de la fonctionnalité de toutes les institutions par rapport à la normativité du régime politique semi-présidentiel prescrit dans la Constitution. Evitons la politique de l’autruche et regardons la réalité en face : il y a déviationnisme systémique. Nous devons mettre un terme à ces transgressions constitutionnelles récurrentes génératrices de gravissimes dysfonctions institutionnelles et des crises qui traumatisent la population tout en faisant reculer le pays. Nous devons nous atteler urgemment à cette tache avant que des groupes de citoyens n’exploitent ce déviationnisme constitutionnel délibéré et systématisé pour brandir la violation du Pacte Républicain, afin de légitimer la décomposition de l’Etat. Sur cette même piste, il faudra surtout se regarder dans les yeux et échanger avec vaillance et amour sur les dispositions constitutionnelles modifiables. Aujourd’hui nous devons être humbles et reconnaitre que le vrai savant constitutionaliste Congolais le Professeur Boshab avait raison : nous sommes déjà dans l’inanition de la nation à la lumière des transgressions pré-orchestrées de l’orthodoxie du régime semi-présidentiel, et surtout des inadéquations constitutionnelles (que le Président Tshisekedi lui-même reconnait en privé) et qui doivent être corrigées avec bravoure; (c) la formation d’un consensus national sur un plan ambitieux d’impulsion multimodale de l’économie, de réponses aux besoins sociaux et surtout de la reconstruction avec vélocité des infrastructures, sur base d’un emprunt minimal de $15 milliards encaissables en trois ans et remboursables dans 15 ans et (d) un échange sincère et courageux sur la problématique sécuritaire et la nécessité de repenser notre vision et notre paradigme de la défense nationale.

Mesdames et messieurs les journalistes, c’est honteux, indigne, politiquement criminel et suicidaire d’avoir le plus grand gisement de lithium-rock du monde, le plus grand gisement de diamant industriel de la planète, le plus grand gisement de cobalt, le nickel, le chrome, le niobium, le germanium, produire plus de 30 tonnes d’or par an, avoir 80 millions d’hectare des terres arables, et argumenter que nous sommes en programme avec le FMI et que de fait-là nous ne pouvons pas emprunter l’argent (comme toutes les autres nations, même les plus puissantes et les plus endettées) pour sauver notre peuple et protéger notre Etat : C’EST UN CRIME DE NON ASSISTANCE A UN PEUPLE ET ETAT EN DANGER. C’EST UNE TRAHISION DE LA NATION.

2. L’URGENCE DE LA REVALORISATION DU PARLEMENT COMME REMPART DE LA REPUBLIQUE ET STRUCTURE MOTRICE DE LA DEMOCRATIE : L’ETAT DE DROIT DANS SA PRAXIS MAXIMALE
Le phénomène de la résurgence de «l’Esprit du pouvoir zairocratique», dans lequel jadis l’Etat vassalisé fonctionnait avec un simple «Conseil Législatif», conjugué au mental pré-républicain actionné par les instincts tribalistes et partisans, ont provoqué la violation du Parlement de la République en toute impunité. En plus, le déviationnisme systémique par le déploiement d’un pouvoir exécutif impérial crée une opérationnalité étatique déséquilibrée. Une institution sur les quatre formant l’ossature de l’Etat exerce des pressions hégémoniques, avec menaces récurrentes et traumatisantes sur l’Assemblée Nationale, conjuguée à une tendance d’assujettissement de l’Institution Gouvernement et la propension d’instrumentalisation et d’usurpation des certaines fonctions investigatrices du Pouvoir Judiciaire. Pourtant, l’Assemblée Nationale incarne une plus large légitimité républicaine nationale totalement arrimée au souverain primaire.

a. Le Parlement socle du régime semi-présidentiel et structure équilibrant au regard de la propension du présidentialisme impérial
Sous cette lumière donc, nous sommes convaincus qu’il faille revigorer la sacralité et la performance de l’Assemblée Nationale et du Senat, surtout dans leur incarnation de la «Volonté du Souverain Primaire » à travers ses représentants, par l’action corrective restaurant l’équilibre du système politique et la fonctionnalité de toutes les institutions en conformité avec la Constitution.
A cet égard, force est de souligner que l’Etat de Droit doit absolument être opérationnalisé dans l’intégralité de sa logique. Ainsi donc, l’Assemblée Nationale est appelée à initier l’évaluation de tous les programmes de toutes les institutions de la République, de tous les services publics y compris la Présidence de la République, l’audit parlementaire des projets de toutes les institutions ayant utilisé les fonds de la République. Une commission spéciale conjointe de l’Assemblée Nationale-Senat, en conjonction avec la Cour des Comptes et l’Inspection Générale des Finances, devra s’atteler à cette tache dès la prochaine rentrée parlementaire. L’Assemblée Nationale, par sa Commission de la Défense, devra aussi exiger un rapport d’évaluation mensuel des programmes opérationnels récents et les résultats tangibles et quantifiés sur terrain, en insistant sur des critères rigoureux de performance tant pour les officiers généraux, supérieurs que les troupes. La consolidation de la démocratie passe aussi par la transparence dans le contrôle de la gouvernance sécuritaire par le Parlement.

b. Le Gouvernement émanation de l’Assemblée Nationale et non organe subsidiaire de l’Institution Président de la République à l’instar du «Conseil Exécutif» Zaïrois
Les politologues «fonctionalo-systémistes» captent et déplorent la zaïrianisation du Gouvernement, 40 ans après le MPR Parti-Etat, dans l’élan d’un présidentialisme sultanesque comme à l’époque du Conseil Exécutif sous le Marechal Mobutu. Cet indécent phénomène de dégénérescence politique est dû à l’incompréhensible retour des anciens apparatchiks mobutistes «anti-démocratiques» dans leurs ADN, souffrant d’obsolescence politologique, à la cour du roi. Ils prêchent le pouvoir absolu ainsi que la non-tenue des élections en 2023. Non ! Nous n’accepterons pas la zaïrianisation de la RDC.
Force est de souligner que le Gouvernement de la République est une institution autonome. Le Conseil des Ministres est devenu un rituel sermonneur que subissent les ministres dans la résignation torturante. Le Président s’est attribué la prérogative unilatérale de décider de qui peut participer à cette instance, et cela sans aucune procédure, comme on l’a tristement observé dans le calvaire humiliant du VPM Tunda. Il s’y ajoute aussi un déficit d’effervescence gouvernologique de la part du Premier Ministre, due à une compréhensible anhélation relative à l’âge. Face à cette problématique quintessentielle du déviationnisme systémique, le Parlement doit urgemment prendre conscience de sa vitale fonction motrice dans un régime semi-présidentiel, qui demeure fondamentalement parlementaire. A cet égard, tenant compte du fait granitique que l’Institution Gouvernent de la République est une émanation du Parlement, celui-ci doit absolument se rassurer que ledit Gouvernement exerce ses prérogatives constitutionnelles, assurant sa performance, sans aucune émasculation. Dans cette optique, nous proposons à l’Assemblée Nationale de travailler pour le retrait élégant et à l’amiable du Premier Ministre à cause de son âge, de la dégradation des rapports et de la confiance avec le Chef de l’Etat, et surtout du danger des ultra-stress récurrents qui peuvent l’ébranler physiologiquement. Aussi, l’Assemblée Nationale, qui est le rempart de la bonne gouvernance consolidatrice de la démocratie, devrait promouvoir la réduction de la taille du gouvernement de 66 à 35 membres. Des économies en trésorerie d’environ $20 millions par mois pourraient ainsi être réalisées et affectées aux besoins sociaux. Dans un Esprit consociatif-ujamaa assurant la cohésion nationale pour le développement, 20 membres du nouveau gouvernement proviendraient du FCC, 10 membres du CACH et 5 membres de l’opposition/société civile. On n’a pas besoin d’un dialogue pour cela. L’impératif de la cohésion nationale pour solidifier la nation à un moment d’intenses vulnérabilités s’impose. La coalition FCC-CACH devrait discerner cette rationalité politique.

3. LA POSSIBILITE DE L’ACTIVATION CITOYENNE DES ARTICLES 27 ET 44 DE LA CONSTITUTION
La philosophie politique de l’Etat Républicain qui fait du Président de la République «Le Garant de la Nation» est d’une portée plus élevée que le réductionnisme du juridisme ou du constitutionalisme obséquieux. La conceptualisation politologique moderne du Garant de la Nation est fonctionnelle. C’est donc la fonction d’un statemanship de clairvoyance, de lucidité, d’impulsion innovante et performante. Le Garant de la Nation est l’archleader national qui anticipe les problèmes et les actions correctives. Dans le cas de la RDC, l’augmentation des groupes armés à plus de 150 aujourd’hui (La république des groupes armés), les ballades chantonnantes des troupes des armées étrangères sur n’importe quelle portion de notre territoire, l’empirement des tueries à l’Est, la contraction de l’économie et la dégradation des conditions sociales avec les oscillations insoutenables du FC, des institutions et cabinets hypertrophiques et budgétivores, des déficits de trésorerie accumulés à plus de $300 millions, la nation et l’Etat RDC sont en danger de désintégration. Les financiers internationaux se plaignent même de leurs versements des aides budgétaires dans un trou sans fond que le Gouvernement ne parvient pas à colmater. Comme on dit à Washington DC : “there is a crippling clear cut deficit of statemanship in DRC”. Mais, ce n’est pas une pathologie politique incurable.
En d’autres termes, le Garant de la Nation est dans un déficit de performance institutionnelle qui oxyde sa légitimité électoralo-légale de 30% de votes. C’est-à-dire qu’il y a une situation de non exécution adéquate d’une partie majeure du contrat social aggravée par l’érosion de l’Esprit du Pacte Républicain de Sun City. Dans cette situation, en tenant compte des violations répétées de la Constitution qui constituent des crimes imprescriptibles (étendus à ceux qui exécutent des ordonnances manifestement illégales) ouvrent la voie à la possibilité d’activation des Articles 27 et 44 de la Constitution. C’est la logique implacable et la praxis universelle de l’Etat de Droit Maximal qui doit s’appliquer à toute institution même au Président de la République.

CONCLUSION
LA RDC EST SAUVABLE PAR LE TRIOMPHE DE LA RAISON REPUBLICAINE
La Révolution conduite par Mzee Laurent Désiré Kabila a écroulé la monarchie absolue du Zaïre en 1997, ouvrant la voie à la dynamique de la réinvention de la RDC. Sans être parfaite, cette dynamique s’est matérialisée par une reconstruction multisystémique, avec beaucoup de sacrifices de 2001 à 2018, aboutissant au transfert civilisé du pouvoir à la tête de l’Etat 58 ans après l’indépendance. Ne reproduisons pas le Mobutisme. Aujourd’hui, alors que l’on s’attendait au déploiement d’un génie en leadership transformationnel impulsant un changement substantiel, il y a désillusion : la RDC vogue en tanguant dangereusement déjà vers l’auto-balkanisation irréversible. Mais, il n’y a pas fatalisme. Ces contradictions-contractions sont des leçons dialectiques que l’histoire nous administre pour que nous réalisions que le messianisme politique est chimérique. Nous devons nous exorciser du mental médiéval de la horde et travailler ensemble, en déployant la raison républicaine, enclenchant une synergie développementale, en respectant l’Esprit du Pacte Républicain, en nous conformant strictement à la Constitution, pour réinventer notre pays et matérialiser l’émergence en 2030. Pour paraphraser mon défunt Frère et Ami, virtuose compositeur chrétien Alain Moloto, « Tout est encore possible pour accélérer la réinvention de la RDC ».
Kabasu Babu H.K (Libre-penseur et Ecrivain, Imhotep d’AGIR NEW CONGO)

 

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