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La toile s’est enflammée le week-end dernier. Les réseaux sociaux et même certains médias dont TV5 Monde ont annoncé avec fracas la démission du Vice-Premier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Célestin Tunda ya Kasende.

L’on y a même appris que le Président de la République, Félix Tshisekedi, aurait même demandé à cette deuxième personnalité du Gouvernement de se déconnecter au cours du dernier Conseil des Ministres par vidéoconférence tout en lui exigeant de rendre le tablier endéans quarante-huit heures. Qu’est-ce qui explique un tel acharnement du moment où ce membre de l’Exécutif n’a pas commis de faute grave ? Son péché c’est d’avoir fait l’éloge de «Yemei» devant ses camarades du PPRD ?
A la Primature, l’on affirme que le VPM Tunda n’a pas du tout déposé sa lettre de démission ni personnellement, ni par courrier. Malheureusement, les médias en ligne se sont affolés en distillant cette rumeur le samedi dernier avant de se rétracter quelques heures après. D’autres rapportent que ce membre du Gouvernement Ilunga Ilunkamba est assigné en résidence surveillée depuis son audition au Parquet Général près la Cour de Cassation alors qu’il n’en est rien. Pour preuve, aussitôt relâché, Célestin Tunda a fait un tour au siège de son parti, le PPRD, où il a prononcé un speech aux côtés d’Emmanuel Ramazani Shadary, le Secrétaire Permanent de cette formation politique. Il est donc évident que le VPM Tunda continue à jouir de sa liberté de mouvement après le prononcé du non-lieu dans cette affaire au niveau de la justice.

En homme politique chevronné, Célestin Tunda et son entourage rétorquent qu’on ne démissionne pas sur les réseaux sociaux. Et même alors, cette question de démission ne relève pas de sa propre initiative, lui qui appartient à un parti, à une famille politique (FCC), et il aurait dû au préalable en discuter avec son chef direct, le Chef du Gouvernement, Sylvestre Ilunga Ilunkamba. L’affolement des réseaux sociaux n’est donc pas un fait anodin. Des tireurs de ficelles sont tapis dans l’ombre.

«Le pousser à démissionner, à ce stade où les congolais ont besoin de lui pour poursuivre les réformes amorcées et celles qu’il entend entreprendre dans le cadre de l’éradication de la corruption et de l’amélioration des conditions de vie des magistrats, n’est pas du utile», soutiennent certains annalistes. D’autres, comme l’éminent praticien du Droit Théodore Ngoy, disent clairement que le VPM Tunda n’a commis aucune faute pénale et n’est pas allé à l’encontre de la procédure dans sa correspondance du 18 juin 2020 adressée à la Présidente de l’Assemblée nationale. Mais pourquoi l’avoir interpellé et humilié au niveau de la justice ? De qui a émané l’injonction ? Autant des questions sans réponses.

Par ailleurs, comme l’a rappelé Emmanuel Ramazani Shadary, c’est Tunda ya Kasende qui est l’initiateur des enquêtes ayant débouché sur le procès historique de 100 jours. Histoire de recouvrer pour le compte du Trésor Public plusieurs millions de dollars américains évaporés dans la nature.

James Mpunga Yende

 

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