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*‘’Aujourd’hui, nous avons donc l’obligation morale de ne pas décevoir tous ces martyrs en privilégiant la voie de l’unité et de la concorde nationale afin de léguer à notre tour à la postérité, un Congo plus beau qu’avant, un Congo où il fera bon vivre dans la paix.

Bref, un vrai paradis sur terre’’, déclare Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua, Président National du Mouvement de la République, leader de l’Union pour la Nation, Ancien Député et Ministre Honoraire, dans son message adressé au peuple congolais, à l’occasion du 30 juin 2020 marquant le 60ème anniversaire de l’accession de la RD. Congo à l’indépendance nationale et à la souveraineté internationale.

Selon lui, en effet, ‘’à l’instar du roi Philippe, roi des belges, qui a présenté pour la première fois dans l’histoire de la Belgique « ses plus profonds regrets pour les blessures » infligées par ses descendants pendant la période coloniale en République Démocratique du Congo, nous la classe politique, toutes tendances confondues, devons prendre le courage de demander nous aussi, pardon au Peuple congolais pour avoir trahi leurs espoirs nés de l’indépendance aussi pour n’avoir pas pu réaliser le rêve des pères de l’indépendance qui se sont sacrifiés pour notre liberté.

Vaincre le démon de la division
Alors que le Congo a besoin de tous ses filles et fils pour sa reconstruction, 60 après, les congolais sont plus divisés que jamais, nous devons donc vaincre ce démon de division qui nous hante depuis l’indépendance.
C’est pourquoi, nous sommes engagés à rapprocher les différentes sensibilités politiques pour regarder dans la même direction et briser les barrières de la méfiance.

Félix Tshisekedi, la main tendue…
‘’C’est à ce titre, que nous continuions à encourager le Chef de l’Etat à ne pas se lasser de tendre la main à tous les compatriotes de tout bord politique pour construire ensemble ce nouveau Congo. Nous souhaitons aussi que les hommes de Dieu nous accompagnent dans cette démarche en prêchant l’amour et le sens du pardon. Aux autres frères et sœursqui ne participent pas à l’exercice du pouvoir, nous voulons leur rappeler qu’il y a un temps pour tout. Il y a eu un temps pour s’affronter politiquement. Aujourd’hui est venu le temps de construire un nouveau Congo, bâti sur les valeurs morales et républicaines dans un esprit de fraternité et d’amour du prochain’’, insiste-t-il.

Union sacrée
‘’Je lance donc un appel vibrant à tous nos compatriotes pour former une union sacrée pour la renaissance d’un Congo prospère. Mon appel s’adresse également à tous les autres leaders d’opinions pour se joindre à cette dynamique. Je vous exhorte tous à recourir à la sagesse du roi Salomon pour sauver ce bébé. Et ce bébé est notre Congo, notre patrimoine commun qui nous a été légué par nos aïeux. Ce pays pour lequel les pères de l’indépendance se sont sacrifiés pour notre liberté. Ce pays pour lequel beaucoup ont perdu la vie pour l’avènement d’un état de droit. Ce pays pour lequel beaucoup sont tombés pour défendre la constitution et la démocratie’’, conclut-il.

LPM

Message de l’Honorable KANKU BUKASA wa TSHIBUABUA Clément à l’occasion de la célébration du 60ème anniversaire de l’accession de la République Démocratique du Congo à l’Indépendance
Chers compatriotes,
La République Démocratique Congo célèbre en ce jour du 30 juin la commémoration du soixantième anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale.
Cette célébration coïncide avec le deuxième 30 juin célébré par le premier chef de l’Etat qui a accédé au pouvoir à travers une passation pacifique depuis l’indépendance et ceci, dans un contexte de crise sanitaire aiguë due à la pandémie de Covid-19.
Chers compatriotes,
Nous ne devons pas oublier que cette indépendance a été obtenue au prix du sacrifice suprême de certains de nos compatriotes.
C’est pourquoi, je vous exhorte à garder une pensée pieuse en mémoire de tous ces martyrs de l’indépendance tombés sur le champ de bataille pour arracher notre liberté ainsi qu’en celui de tous les pères de l’indépendance qui nous ont quittés.
Nos pensées vont particulièrement au tout Premier Président de la République Démocratique du Congo, Monsieur Joseph Kasa-Vubu qui à juste titre, vient d’être élevé au rang de héros national, également au tout premier Premier ministre, Monsieur Patrice Emery Lumumba assassiné dans des conditions atroces au Katanga, ainsi qu’à tous les autres héros qui ont joué un rôle prépondérant dans le combat pour l’indépendance.
Chers compatriotes,
60 ans après, nous devons marquer un temps d’arrêt pour réfléchir sur ce que nous avons fait de cette indépendance, ce que nous avons fait de ce que les pères fondateurs nous ont légué et ce que nous avons fait de ce que la colonisation nous a laissé. Pendant ces 60 ans, le Congo notre pays a traversé diverses fortunes.
Différents régimes se sont succédé mais le bonheur tant rêvé par notre population est resté un simple rêve, plongeant à chaque fois celui-ci dans un désespoir chronique.
Les années sont passées. La situation n’a fait que s’empirer et nous avons régressé dans tous les domaines.
Aujourd’hui, nous devons chercher à comprendre comment en est-on arrivé à un tel gâchis avec un pays doté d’une telle quantité de richesses.
En effet, au lendemain de l’accession de notre pays à l’indépendance, le Congo connaîtra ses premières turbulences avec différentes émeutes, troubles et insurrections dont les sécessions katangaise et kasaïenne suivies d’une crise qui s’installa au sommet de l’Etat, favorisant l’entrée en lices d’un troisième acteur en la personne du colonel Mobutu, chef de l’armée, qui va neutraliser les deux protagonistes pour s’accaparer du pouvoir à travers ses deux coups d’état militaire du 14 Septembre 1960 et 24 Novembre 1965, pouvoir qu’il va conserver pendant trente-deux ans, après avoir écrasé les différentes rebellions pro-lumumbistes.
Ces trente-deux ans seront caractérisés par un régime totalitaire avec comme conséquence : une gestion calamiteuse dictée par la gabegie financière, le népotisme et autres antivaleurs, ce qui plongea le pays dans une crise économique aiguë.
Cette mauvaise gouvernance poussa un groupe des parlementaires dont feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba d’heureuse mémoire et ses collègues, à revendiquer le changement à travers la fameuse lettre ouverte des 13 Parlementaires qui leur vaudra toutes formes de répression jusqu’à ce que le Maréchal concède sous la pression de la rue et de la situation géopolitique de l’époque (la fin de la guerre froide).
Ce nouvel ordre politique donnera un petit temps de répit à ce régime qui s’écroulera à la suite de l’invasion du Congo par une certaine rébellion soutenue par des pays voisins sous l’œil bienveillant des certaines puissances étrangères.
Il est à noter que malgré cette gestion calamiteuse du régime Mobutu et son MPR, le Congo-Zaïre a vécu dans la paix et l’unité nationale, hormis quelques incursions de certains mouvements rebelles vite maîtrisés dans le Katanga.
Le Congo-Zaïre lui reconnaîtra au moins cette UNITÉ NATIONALE qui a cimenté le sentiment d’un certain patriotisme et de la volonté de vivre ensemble.
En 1997 arriva cette rébellion de l’AFDL qui ouvrit la voie à cette spirale des violences et d’insécurité que nous continuons à vivre aujourd’hui à travers toutes les milices qui pullulent un peu partout sur l’étendue du territoire national.
Et depuis, la situation sécuritaire reste un véritable défi à relever alors que nos populations continuent à en payer un lourd tribut.
A la mort de Laurent Désiré Kabila, Joseph Kabila son fils lui succèdera dans un pays miné par plusieurs mouvements insurrectionnels consacrant de fait sa partition.
C’est à la faveur du Dialogue Intercongolais parrainé par la communauté internationale en Afrique du Sud en 2002, que le pays sera réunifié avec l’installation d’un gouvernement de transition et un partage des responsabilités entre belligérants.
Il s’en suivra l’organisation des premières élections démocratiques depuis le coup d’état de Mobutu.
Après dix-huit ans de règne, Joseph Kabila cède, dans une alternance pacifique, le pouvoir à Felix Antoine Tshisekedi, fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi wa Mulumba d’heureuse mémoire à la faveur des élections de 2018, précédées par des moments de grande turbulence durant lesquelles beaucoup de nos compatriotes perdront la vie pour avoir revendiqué l’organisation des élections dans le délai constitutionnel.
Je vous exhorte donc à garder une pensée pieuse en leurs mémoires.
Chers compatriotes,
Depuis l’accession de notre pays à la souveraineté nationale, nous avons l’impression que l’histoire du Congo est un éternel recommencement, les mêmes causes produisent les mêmes effets et parmi ces causes figurent l’exclusion, l’absence de dialogue, l’égoïsme, le tribalisme, le népotisme, le clientélisme et j’en passe.
Chers compatriotes,
60 ans après où en sommes-nous ?
Le Congo est compté parmi les pays les plus pauvres du monde alors que son sous-sol regorge une grande richesse.
Le peu d’infrastructures que nous avons sont pour la plupart celles que les colonisateurs ont construites.
60 ans après, c’est en grande partie les mêmes écoles, hôpitaux, routes, aéroports, chemins de fer, stades que nous utilisons encore. Des infrastructures que nous n’avons même pas pris soins de garder en bon état pour ne pas dire que nous avons systématiquement détruits.
Le niveau de l’éducation n’a fait que régresser, le système éducatif est tellement déficient que la formation de certains de nos jeunes diplômés déversés sur le marché reste préoccupante. Le peu d’écoles que nous avons à travers le pays sont pour la plupart héritées de la colonisation et font souvent l’objet de spoliation. Malgré ceci, nous avons quelques écoles privées qui ne sont pas à la portée de la majorité des parents des élèves, ce qui hypothèque la gratuité de l’enseignement.
L’agriculture qui aurait pu être un levier de croissance est l’ombre d’elle-même alors que le Congo compte près de 80 millions d’hectares des terres arables pouvant nourrir jusqu’à 2 milliards de personnes. Mais hélas, 80 % de produits alimentaires consommés au Congo sont importés. Imaginez-vous que les poissons meurent de vieillesse alors que les congolais sont réduits à manger du poisson chinchard surgelé, importé aux valeurs nutritionnelles discutables.
Même l’aliment de base tel que le maïs est importé, sans parler du riz qui était jadis produit localement en quantité suffisante au Congo, le cas du riz appelé à l ‘époque LOSO YA BUMBA.
La santé
Alors que dans les années 60 beaucoup de nos frères africains venaient se faire soigner chez nous, aujourd’hui, le système de santé est chaotique, les hôpitaux de l’Etat pour la plupart hérités de la colonisation se retrouvent dans un état de délabrement très avancé, à telle enseigne que les malades se rabattent sur les structures privées qui ne sont pas à la portée de tous, si ils ne se contentent pas tout simplement de la médecine traditionnelle ou de l’automédication.
C’est ici l’occasion de saluer l’initiative de notre compatriote Mutombo Dikembe, ancien professionnel du NBA, qui a construit un hôpital ultra moderne dénommé BIAMBA MARIE MUTOMBO pour desservir nos populations de Tshangu.
J’exhorte donc les autres filles et fils de la diaspora ainsi que ceux se trouvant sur place au pays de lui emboîter le pas.
Le dysfonctionnement de notre système sanitaire a fait que nous ne soyons même pas capables, de nous-même, d’endiguer différentes épidémies qui sévissent, le cas de Covid-19, sans oublier les autres épidémies telles que la rougeole et les maladies comme le paludisme, sans l’appui des partenaires.
L’énergie
Le Congo, un pays doté d’un potentiel hydroélectrique énorme, avec l’un de plus grands barrages hydroélectriques du monde, n’arrive pas aujourd’hui à satisfaire la demande de la population en énergie électrique alors qu’il y a quelques années nous exportions notre courant électrique dans plusieurs pays d’Afrique.
Cela est tout simplement scandaleux quand on sait que l’énergie est le moteur du développement.
Comment comprendre, qu’avant l’indépendance la plupart des ménages étaient desservis en électricité et en eau potable dans les maisons, qu’aujourd’hui les congolais soient soumis à une débrouillardise généralisée.
Nous voyons que même dans les grandes villes, la Régideso se contente de placer quelques bornes fontaines par-ci par-là et que la population se tourne vers l’eau des puits si ce n’est pas l’eau des pluies pendant la saison pluvieuse, avec pour conséquence les maladies d’origine hydrique.
Infrastructures
Les infrastructures que nous avons héritées de la colonisation ont été systématiquement détruites, alors que nous-mêmes n’avons pas construit grand-chose, hormis les quelques réalisations du régime Mobutu telles que le barrage d’Inga, le stade Kamanyola, Cciz, actuellement hôtel du fleuve, la voix du Zaïre (Rtnc), le pont Maréchal, la Cité Salongo, la Cité Mama Mobutu, la Cité de l’OUA et celle de la N’sele, pour ne citer que ceux-là.
En effet, le peu d’infrastructures routières qui existent encore sont pour la plupart héritées de l’époque coloniale.
A cette époque, on pouvait circuler d’un bout à un autre du pays en voiture.
Aujourd’hui, traverser quelques kilomètres dans une même ville relève d’un véritable parcours de combattants. Le chemin de fer qui pouvait aller d’une province à une autre n’est que l’ombre de lui-même. Nous utilisons encore des vielles locomotives de l’époque coloniale tandis que le réseau ferroviaire est dans un mauvais état par manque d’entretien.
Les routes, les ponts, et autres infrastructures sont pour la plupart hérités de la colonisation.
Transport
Le transport en commun est inexistant, mis à part les quelques bus à durée de vie éphémère achetés sporadiquement par différents gouvernements. Les populations sont contraintes à se rabattre sur les moyens de transport de fortune tels que les taxis moto communément appelés « WEWA » et les bus appelés « Esprit de morts » si ce n’est pas « la ligne 11 », c’est-à-dire la marche à pied.
Au Congo, le transport aérien reste parmi les plus chers au monde, le manque d’aéronefs, les tracasseries diverses, la surtaxe sont à la base de cette situation entrainant la cherté des prix des billets par exemple Kinshasa-Goma qui peut coûter plus cher que Kinshasa-Bruxelles.
Les infrastructures aéroportuaires que nous avons héritées de la colonisation ne répondent plus aux standards internationaux malgré quelques travaux de réhabilitation opérés, à grand frais, à l’aéroport international de N’djili.
Il suffit de voir ce qui est fait ailleurs pour s’en convaincre et surtout que les voyageurs ont été soumis au payement de la fameuse taxe dite go Pass censée financer les travaux des différents aéroports à travers le pays.
Mines
Bien que notre sous-sol regorge toutes formes des minerais stratégiques indispensables dans plusieurs secteurs, le Congo n’en profite pas.
Malgré les statistiques des produits miniers exportés, la contribution de ce secteur au budget de l’Etat reste modeste.
Cependant, certains pays voisins bâtissent leur prospérité avec nos minerais en entretenant l’insécurité à travers différentes milices chez nous.
Tourisme
Ce secteur qui était porteur des recettes à une certaine époque et qui générait une grande masse des devises est complètement abandonné.
L’insécurité à la base de l’instabilité dans les zones jadis prisées pour leurs attraits touristiques ont fait fuir les touristes préférant se contenter des opportunités qu’offrent certains pays voisins dont la survie est conditionnée par l’instabilité du Congo.
Les parcs nationaux qui faisaient la fierté de notre pays ont été transformés en sanctuaire des différentes milices qui s’adonnent à l’exploitation illégale des minerais.
Culture
Notre pays est riche dans sa diversité culturelle mais ce secteur n’a pas été développé comme il se doit. Le différent régime à commencer par le régime colonial s’en sont donnés à la dilapidation de notre patrimoine culturel.
C’est pourquoi, nous voulons encourager le Chef de l’Etat et son gouvernement à concrétiser les démarches de récupération de nos œuvres d’art se trouvant illégalement dans plusieurs musées à travers le monde.
Justice
Alors que notre pays est en proie à une corruption favorisée par plusieurs années d’impunité, la justice, sous la dynamique imprimée par le nouveau Président de la République essaye de jouer son rôle de gardien de temple en s’affranchissant des influences politiques et instrumentalisation de tout genre, gage de son indépendance.
C’est pourquoi, nous saluons le dernier procès de 100 jours qui a donné lieu à la poursuite des personnes soupçonnées d’avoir détournées les deniers publics.
Dans le même ordre d’idées, nous voulons encourager le Chef de l’Etat à s’opposer aux tentatives de caporalisation de notre justice à travers des lois scélérates initiées par des députés Fcc.
La sécurité
La sécurité reste un véritable défi que l’actuel pouvoir est occupé à relever et nous voulons encourager l’actuel Chef de l’Etat, Commandant suprême des forces armées et de la police nationale à engager des profondes réformes dans ce secteur et à ne pas hésiter à nettoyer des rangs de nos forces de défense et de sécurité les éléments nuisibles.
Ainsi, on pourra mettre un terme à l’activisme des forces négatives qui opèrent encore dans certaines parties du territoire national.
Par ailleurs, d’autres conflits auraient pu être résolus autrement que par la force.
Le cas des événements malheureux qui ont endeuillé l’espace kasaïen, il y a quelques années. On aurait privilégié la voie pacifique à travers le dialogue tel que nous l’avions suggéré. On aurait évité ces violences, surtout qu’il s’agissait des conflits d’ordre coutumier.
En gardant une pensée pieuse en mémoire de toutes ces victimes, nous recommandons que le dialogue soit privilégié chaque fois qu’il est possible pour résoudre ces genres de conflits, dans le respect de l’ordre public.
Indépendance économique
60 ans après l’indépendance, l’économique du Congo est totalement contrôlée par les étrangers.
C’est pourquoi, nous encourageons le Chef de l’Etat à soutenir l’entreprenariat national à travers des mécanismes d’accès aux financements pour permettre aux congolais de créer des richesses et favoriser l’émergence d’une classe moyenne.
Sur le plan politique
La vie politique aura toujours été mouvementée.
Avant et après l’indépendance, les congolais s’étaient engagés dans plusieurs partis et regroupements politiques dont certains avaient une connotation tribale. Cette vivacité de la vie politique, déjà à l’époque, avaient planté le décor de ce que serait la vie politique au Congo jusqu’à ce que le Marechal Mobutu mette fin aux activités politiques par l’instauration du parti unique à sa prise de pouvoir en 1965.
En 1990, le maréchal Mobutu autorisa le multipartisme avec la naissance de plusieurs partis politiques, souvent sans idéologie, mais attachés à leurs leaders.
Ces partis politiques, pour la plupart, créés comme des boutiques n’auront servi qu’à assouvir la boulimie de leurs fondateurs. C’est comme cela que nous comptons au Congo plus de sept cents partis politiques, alors qu’en réalité, seule une dizaine sont actifs et bénéficient d’une réelle assise nationale.
La situation politique au Congo a été malheureusement caractérisée par une forte intolérance politique, donnant lieu à des scènes de violence particulièrement pendant la période électorale.
C’est pourquoi, nous pensons qu’une profonde réflexion devrait se faire autour de cette question pour arriver à assainir l’espace politique et offrir à la population des structures politiques viables à même de proposer un projet qui pourrait l’orienter dans ses choix.
Les trois dernières élections ont, les unes après les autres, donné lieu à un dysfonctionnement qui a favorisé la tricherie et la fraude, privant notre population l’occasion de voir ses vrais élus être proclamés et laissant la place à des élus nommés qui pour la plupart n’éprouvent aucune obligation de redevabilité.
C’est pourquoi, nous exhortons la classe politique ainsi que les autorités, à s’engager dans des véritables réformes du système électoral pour éviter les erreurs du passé. Par la même occasion, nous voulons tirer la sonnette d’alarme sur la tentative de certains milieux politiques de vouloir noyauter une fois de plus la CENI par la désignation des acteurs acquis à leur cause, dont certains ont contribué au chaos électoral que nous venons de vivre.
Après avoir constaté les difficultés dans le fonctionnement de la coalition au pouvoir, nous demandons au Chef de l’Etat d’en évaluer le bien-fondé et de privilégier toute voie qui pourrait lui permettre de répondre en toute responsabilité aux attentes de notre Peuple, comme il a si bien dit lui-même : «qu’aucune majorité politique ou parlementaire, d’où qu’elle vienne, ne peut outre passer les principes fondateurs de la République. »
Chers compatriotes,
60 ans après, la classe politique congolaise a échoué à faire que le Congo soit plus beau qu’avant la colonisation.
A l’instar du roi Philippe, roi des belges, qui a présenté pour la première fois dans l’histoire de la Belgique « ses plus profonds regrets pour les blessures » infligées par ses descendants pendant la période coloniale en République Démocratique du Congo, nous la classe politique, toutes tendances confondues, devons prendre le courage de demander nous aussi, pardon au Peuple congolais pour avoir trahi leurs espoirs nés de l’indépendance aussi pour n’avoir pas pu réaliser le rêve des pères de l’indépendance qui se sont sacrifiés pour notre liberté.
Alors que le Congo a besoin de tous ses filles et fils pour sa reconstruction, 60 après, les congolais sont plus divisés que jamais, nous devons donc vaincre ce démon de division qui nous hante depuis l’indépendance.
C’est pourquoi, nous sommes engagés à rapprocher les différentes sensibilités politiques pour regarder dans la même direction et briser les barrières de la méfiance.
C’est à ce titre, que nous continuions à encourager le Chef de l’Etat à ne pas se lasser de tendre la main à tous les compatriotes de tout bord politique pour construire ensemble ce nouveau Congo.
Nous souhaitons aussi, que les hommes de Dieu nous accompagnent dans cette démarche en prêchant l’amour et le sens du pardon.
Aux autres frères et sœurs qui ne participent pas à l’exercice du pouvoir, nous voulons leur rappeler qu’il y a un temps pour tout. Il y a eu un temps pour s’affronter politiquement. Aujourd’hui est venu le temps de construire un nouveau Congo, bâti sur les valeurs morales et républicaines dans un esprit de fraternité et d’amour du prochain.
Je lance donc un appel vibrant à tous nos compatriotes pour former une union sacrée pour la renaissance d’un Congo prospère.
Mon appel s’adresse également à tous les autres leaders d’opinions pour se joindre à cette dynamique.
Je vous exhorte tous à recourir à la sagesse du roi Salomon pour sauver ce bébé. Et ce bébé est notre Congo, notre patrimoine commun qui nous a été légué par nos aïeux.
Ce pays pour lequel les pères de l’indépendance se sont sacrifiés pour notre liberté.
Ce pays pour lequel beaucoup ont perdu la vie pour l’avènement d’un état de droit.
Ce pays pour lequel beaucoup sont tombés pour défendre la constitution et la démocratie.
Aujourd’hui, nous avons donc l’obligation morale de ne pas décevoir tous ces martyrs en privilégiant la voie de l’unité et de la concorde nationale afin de léguer à notre tour à la postérité un Congo plus beau qu’avant, un Congo où il fera bon vivre dans la paix. Bref un vrai paradis sur terre.
Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo et son Peuple.
Je vous remercie.

 

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