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Après les incidents survenus les 23 et 24 juin 2020 dans la capitale Kinshasa, la Chambre basse du parlement promet d’enclencher des poursuites judiciaires à l'endroit des auteurs des actes répréhensibles et de leurs auteurs intellectuels bien identifiés.

Dans un communiqué signé par Mme Jeanine Mabunda Lioko, le Bureau de cet organe délibérant est revenu à la charge pour rappeler avant tout, que la loi n°04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques en ses articles 29 et 30 prévoit des sanctions aux formations politiques et à leurs dirigeants qui portent atteinte à l'ordre institutionnel démocratique ou troublent gravement l'ordre public.

République Démocratique du Congo
ASSEMBLEE NATIONALE
Le Bureau
COMMUNIQUE
Le Bureau de l'Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo informe la communauté nationale et internationale que durant deux jours, les 23 Juin et 24 juin 2020, son fonctionnement normal a été perturbé par les militants du parti politique UDPS qui ont investi les alentours du Palais du Peuple, siège de l'Assemblée nationale, inviolable conformément au Règlement intérieur de la Chambre Basse en son article 7.
Ces militants de l'UDPS ont commis des actes de vandalisme et de violence, agressant physiquement une dizaine de députés, du personnel administratif et des visiteurs et ont endommagé des véhicules. Ce 24 Juin 2020, ces manifestations violentes ont gagné en intensité avec un blocage des points d'accès du Palais du Peuple afin de pourchasser les Honorables Députés et empêcher le travail parlementaire, des actions de violence sur les voies publiques qui ceinturent le siège des institutions législatives aux paisibles citoyens et plus grave, des attaques ciblées aux domiciles de certaines personnalités avec destruction méchante de leurs biens sur base de leur appartenance politique.
Le Bureau de l'Assemblée nationale condamne avec la plus grande fermeté ces tentatives devenues récurrentes d'intimidation et de musèlement de l'activité parlementaire, pilier essentiel des démocraties modernes aspirant à l'Etat de droit par ce parti politique.
Affaiblir le député, représentant légitime du peuple, c'est vouloir placer la démocratie Congolaise sous éteignoir et détruire l'édifice des acquis démocratiques chèrement construit au prix des sacrifices de nos frères et sœurs depuis la lutte pour notre souveraineté nationale. C'est une tentative de déstabilisation institutionnelle qui peut nuire gravement à la sécurité nationale.
Le Bureau de l'Assemblée nationale informe que des poursuites judiciaires seront enclenchées à l'égard des auteurs de ces actes répréhensibles et de leurs auteurs intellectuels bien identifiés. Il rappelle que la loi n° 04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques en ses articles 29 et 30 prévoit des sanctions aux formations politiques et à leurs dirigeants qui portent à atteinte à l'ordre institutionnel démocratique ou troublent gravement l'ordre public.
Il est demandé au Gouvernement de la République qui dispose de la Police
Nationale et des services de sécurité conformément à l'article 91 de la Constitution de faire respecter strictement l'inviolabilité du siège de l'Assemblée nationale et d’assurer efficacement la protection des Honorables Députés, élus légitimes du peuple congolais, afin que l’activité parlementaire ne soit plus perturbée à l'avenir et soit garanti le respect des Principes démocratiques sacro-saints de séparation et d’indépendance des pouvoirs
Le Bureau de l'Assemblée nationale rappelle que le travail législatif défini à l’article100 de la Constitution et des différentes dispositions pertinentes du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale répond à des règles précises comme dans toutes les démocraties. En l'occurrence, dans le cadre d'une approche de concertation sociale, des invitations sont généralement adressées aux différentes parties prenantes intéressées par le débat parlementaire ou tout Congolais peut apporter librement sa contribution en saisissant les organes habilités de l’Assemblée nationale.
La codification de l'expression démocratique dans une démocratie représentative passe par les Honorables Députés. S'exprimer par des voies violentes est anti démocratique et dangereux pour la santé de notre jeune démocratie qui expérimente sa première alternance pacifique depuis son Indépendance dont la soixantième année sera célébrée ce 30 juin 2020.
En ce moment où nous faisons face à plusieurs fronts nationaux urgents, la pandémie covid-19 et ses conséquences l’insécurité persistante en Ituri au Nord et Sud Kivu, à Beni, à Lubumbashi et les violations frontalières répétées de notre territoire par de notre par des voisins, le Bureau de l’Assemblée nationale appelle les acteurs politiques à privilégier les mécanismes de dialogue et les voies pacifiques à privilégier les mécanismes de dialogue et les voies pacifiques pour promouvoir leurs intérêts afin de maintenir la paix et la concorde sociale.
En ce moment où nous taisons face a plusieurs fronts nationaux urgents, la pandémie covid-19 et ses conséquences socio-économiques non encore atténuées, l’insécurité persistante en Ituri, au Nord et Sud Kivu, à Beni, à Lubumbashi et les Violations frontalières répétées de notre territoire par des pays voisins, le Bureau de l’Assemblée nationale appelle les acteurs politiques à mettre les Congolais au cœur des actions de leur agir politique et privilégier les mécanismes de dialogue et les voies pacifiques pour promouvoir leurs intérêts afin de maintenir la paix et la concorde sociale.
Fait à Kinshasa, le 25/06/2020
La Présidente
Jeanine MABUNDA LIOKO

 

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