Flash

*La RD. Congo qui se veut démocratique, ne se construira pas dans les mensonges, ni dans la calomnie et la haine. Par contre, elle se construira dans la vérité, la paix, le développement et la justice.

Même si le contexte d’aujourd’hui crée une psychose jusqu’au point d’oblitérer le débat républicain autour de l’initiative de ces trois propositions des lois prises par Minaku et Sakata, conformément à la Constitution, il va sans dire que les actes disproportionnés, tels qu’ils ont été posés par certains combattants radicalisés, risquent de mettre en péril les acquis de la démocratie. En ce temps de ravage de Coronavirus à travers le monde, la RD. Congo a besoin des investissements directs étrangers pour son développement. Elle a également besoin des capitaux frais qui ne peuvent venir que si la paix règne, la sécurité juridique et judiciaire est assurée, le climat des affaires est assaini. D’où, la nécessité, pour tous les congolais, quels que soient leurs camps politiques, de combattre l’impunité, la corruption, la fraude, le dol, les détournements des deniers publics et les tracasseries administratives, judiciaires et fiscales, pour regarder, enfin, vers l’intérêt collectif et miser gros pour le redécollage de la RD. Congo après la Covid-19. C’est dans l’unité et la cohésion qu’une telle perspective peut augurer des lendemains rassurants et, même, garantir une compétitivité saine et équilibrée, lors de joutes électorales apaisées, à l’horizon 2023.
Des faits, des actes…
Entant que députés nationaux, Aubin Minaku et Gary Sakata ont initié trois propositions de loi qui, après débat républicain, ont été envoyés à la commission politique-administrative et judiciaire (PAJ). Il s'agit de la proposition organique modifiant et complétant la loi organique n°13/011 du 13 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétences des juridictions de l'ordre judiciaire ; la proposition de loi organique modifiant et complétant la loi organique n°06/20 du 10 octobre 2006 portant statut des magistrats et de la proposition de loi organique modifiant et complétant la loi organique n°08/013 du 5 août 2008 portant organisation et fonctionnement du conseil supérieur de la magistrature.
Pendant que le débat était scientifique, certaines personnes mal intentionnées sont allées fouiller dans le passé de l’un des initiateurs de ces trois propositions, pour jeter de l’opprobre sur lui et faire avaler des mensonges à la population. Dans leur objectif de tordre le coup à l’histoire, ils propagent sur beaucoup de plateformes que le député national Aubin Minaku aurait été révoqué de la magistrature par l’ancien président de la République, Mzee Laurent Désiré Kabila.
Minaku fit le choix du Barreau
Et, pourtant, des recherches menées démontrent qu’il en n’était pas le cas. Il a été substitut et ensuite premier substitut du Procureur de la République au Parquet de grande instance de Kinshasa/Matete de 1990 à 1998.
Il a donc, de lui-même, démissionné de la magistrature pour aller au Barreau.
Wikipédia renseigne, en effet, qu’à partir de 1998, il est expert et conseiller de cabinets ministériels et ensuite du cabinet du chef de l’Etat.
A partir de 2002, il est chef de travaux à la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa où il a été proclamé le samedi 23 décembre 2017, docteur en Droit avec mention «la plus grande distinction » à l’issue de la soutenance de sa thèse intitulée « A la recherche d’un mécanisme efficient de poursuite et de répression des crimes internationaux perpétrés en RDC ».
En 2005, il fait partie de la cellule de campagne de Joseph Kabila pour l’élection présidentielle de 2006. Il se présente aux élections législatives en 2006 et est élu député national pour Idiofa.
Il est réélu député national aux élections législatives de 2011. Le 12 avril 2012 il est élu président de l’Assemblée nationale. En 2013 lors de la session de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) tenue à Abidjan, il est premier vice-président du Bureau de l’APF.
Le 10 juillet 2015, Aubin Minaku Ndjalandjoko a été élu comme président de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) pour une durée de deux ans.
Magistrature, quelques stigmates
L’on apprend aussi que Minaku fut parmi ceux-là qui militaient pour la réintégration de ces 315 magistrats mis de côté de la manière que l’on connait. Heureusement, son plaidoyer réussira à porter ses fruits. Ces magistrats seront réintégrés à la grande satisfaction de tout le monde et vont même bénéficier des excuses publiques du Gouvernement de l’époque.
Il est vrai que Minaku n’a jamais été révoqué de la magistrature, et même s’il a été président de la chambre basse du Parlement de 2012 à 2019, est-ce pour autant que l’on va lui dénier son droit le plus légitime de proposer des lois pour améliorer ou, mieux, enrichir l’arsenal judiciaire de la Rdc ?
Minaku n’est pas conflictuel. Comme tout le monde le sait, il a conduit les travaux à l’Assemblée nationale de manière à faire de cette chambre, le temple de la démocratie. Ici, tout le monde s’exprimait par rapport au timing fixé. C’est de façon démocratique qu’il céda, d’ailleurs, son fauteuil à Mme Jeanine Mabunda.
Il a le droit de contribuer à la consolidation de la démocratie congolaise. Les uns et les autres devront comprendre qu’aucun président, qu’il soit d’une chambre législative ou d’un Etat, peu importe le mandat de 5 ou de 10 ans qu’on lui donnerait, ne peut tout faire en un clin d’œil.
C’est le sens même de l’alternance au pouvoir pour permettre l’expérimentation d’autres compétences, d’autres expériences.
C’est chacun est appelé à y apporter sa pierre à la construction de l’édifice.
La Pros.

Pin It

Statistiques

7533439
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
11214
30802
206680
7092551
343615
932920
7533439

Your IP: 3.236.15.142
2020-07-11 08:38

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg