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Le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, a donné le go, lundi dernier, de la conférence panafricaine sur le Grand Inga et l’Hydroélectricité́ en République Démocratique du Congo, par vidéoconférence. La tenue de cette conférence s’inscrit donc dans le cadre de la coopération régionale pour accélérer l'accès à une énergie durable, propre, abordable et fiable.

La Conférence technique virtuelle des experts ira jusqu’au 29 juin prochain, et celle des Chefs d’Etats africains devrait avoir lieu en septembre ou octobre prochain en fonction de l’évolution de la crise sanitaire. Parmi les principaux objectifs attendus des réunions techniques, des recommandations concrètes pour renforcer et élaborer la feuille de route vers des investissements innovants dans le secteur de l'énergie en RDC, pour stimuler une coalition forte et une action agressive de partenariat public-privé en Afrique.

DISCOURS DU CHEF DE L’ETAT, SEM FELIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO A L’OCCASION DE L’OUVERTURE DE LA CONFERENCE PANAFRICAINE SUR LE GRAND INGA ET L’HYDROELECTRICITE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Excellence Monsieur le Haut Représentant de l’Union Africaine, RAILA ODINGA,
Mesdames et Messieurs, Représentants des partenaires de la RDC, Chers Experts,
Mesdames et Messieurs,
C’est pour moi un réel bonheur de lancer l’ouverture de cette conférence panafricaine sur le Grand Inga et l’Hydroélectricité́ en République Démocratique du Congo.
Je saisis cette opportunité́ pour saluer la présence de Son Excellence Monsieur le Haut Représentant de l’Union Africaine et le remercier pour son implication dans la problématique du développement de l’énergie électrique et son interconnexion sur le continent.
Je salue également la participation à cette conférence de divers partenaires et Experts intéressés au développement du projet Grand Inga qui est porteur de nombreux enjeux et opportunités non seulement pour la RDC, mon pays, mais aussi pour l’Afrique et le monde.
Mesdames et Messieurs,
A l’occasion de mon avènement à la Présidence de la République l'année dernière, j’avais pris entre-autres engagements prioritaires devant la Nation de résoudre le problème d’accès à l’électricité́ qui est l’une des bases du développement de la RDC dans tous les secteurs.
En effet, l’énergie est la pierre angulaire de toute société́ humaine. Elle est le passeport de la transformation économique et l’un des piliers des services de l’éducation et de la santé. On ne le dira jamais assez, l’accès à l’électricité́ est au cœur de tous nos enjeux économiques, sociaux et environnementaux car aucun développement n’est possible sans énergie.
Aussi, sous mon impulsion depuis un an, la relance du mégaprojet d’Inga, qui jettera les bases d'une gestion durable des nombreuses ressources naturelles du pays, avance rapidement.
Il convient de rappeler que la RDC abrite le plus grand potentiel hydroélectrique en Afrique avec plus de 110 GW et la plus grande concentration d’hydroélectricité́ au monde sur un site, derrière la Chine et la Russie, aux chutes d'Inga avec au moins 44 GW, à environ 150 km de l'embouchure du fleuve Congo. Le pays possède aussi plus de 60 GW de potentiel hydroélectrique reparti sur environ 800 sites à travers tout son territoire.
L’exploitation du potentiel hydroélectrique du site d’Inga constitue pour la RDC une opportunité́ pour augmenter l’accès à l’électricité́ de la population rurale et urbaine, et fournir une énergie durable à bon marché pour le développement industriel du pays et de l’Afrique.
En considération de l’implication politique, socio-économique et même sécuritaire et stratégique de l’énergie électrique produite par le site INGA, il a été́ créé́ au sein du Cabinet du Chef de l’Etat l’Agence pour le Développement et la Promotion du projet Grand Inga (ADPI-RDC), placée sous mon autorité́ directe.
Grace à l’action de l’ADPI et avec le concours du Ministère en charge des ressources hydrauliques, la RDC avec l’appui de la Banque Africaine de Développement, a fait avancer la préparation technique, commerciale, environnementale et le processus de sélection des développeurs qui ont permis de susciter des nombreuses manifestations d’intérêt pour acheter l’énergie du projet Grand Inga, à commencer par celle de Inga3.
Avec ce potentiel, en sus de la couverture de ses propres besoins, la RDC peut satisfaire une part importante - jusqu’à 40% - de la demande en électricité́ de l’Afrique à un prix compétitif et de manière pérenne.
En raison de son impact au niveau continental, le projet Grand Inga est aussi un projet prioritaire de l'Agenda 2063 de l’UA et ses différentes composantes font également partie du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDE et Projets d'actions prioritaires-PAP).
C’est dans ce contexte que j’ai décidé́ d’organiser, en collaboration avec la Commission de l’Union Africaine (CUA), l'Agence de Développement de l’Union Africaine (AUDA-NEPAD) et le Haut Représentant de l'Union Africaine (UA) pour le développement des infrastructures en Afrique, Son Excellence Raila ODINGA, une Conférence Panafricaine sur le projet Grand Inga et l’hydroélectricité́ en RDC et ses connectivités internes et externes connues sous le concept « world wide energy » –WWE.
La tenue de cette conférence s’inscrit donc dans le cadre de la coopération régionale pour accélérer l'accès à une énergie durable, propre, abordable et fiable. A cet effet, il visera à encourager les efforts continentaux et mondiaux pour renforcer la coopération et l'intégration régionales en tant que catalyseur pour la réalisation des projets d'hydroélectricité́ renouvelable et des investissements, de l'innovation et de la mise en œuvre de l'efficacité́ énergétique sur le continent.
En effet, une coopération régionale ciblée peut relever certains des défis et des obstacles à l'exploitation durable des marchés de l'énergie et des technologies climatiques, en créant les économies d'échelle nécessaires et en permettant des progrès plus équilibrés avec des effets d'entrainement entre les pays.
Ayant reconnu l'importance des économies d'échelle dans la production ancrée sur des marchés bien établis, les gouvernements africains ont chargé l'AUDA-NEPAD, la CUA, la Banque Africaine de Développement (BAD), la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) et les partenaires au développement d’élaborer conjointement un schéma directeur des systèmes électriques continentaux, qui aboutira à la création d'un marché de l'électricité́ à l'échelle continentale. Un tel marché africain améliorera davantage la viabilité́ financière du projet Grand Inga.
À la suite de la signature de l’accord sur la Zone de Libre-Echange Continental Africaine (ZLECA), il est évident que le secteur manufacturier en Afrique aura besoin d’un accès à une énergie abordable, fiable et durable, qui facilitera la valeur ajoutée des produits bruts africains.
En plus de discuter de la faisabilité́ du projet Grand Inga dans son ensemble, mon initiative est destinée à recueillir un soutien politique régional pour les projets d’hydroélectricité́ de la RDC, particulièrement le projet Grand Inga, qui est considéré́ comme un point d'ancrage important pour résoudre les pénuries d'électricité́ en Afrique, l'énergie verte et le marché continental africain de l’électricité́.
La Conférence se déroulera en deux parties, à savoir :
1. La Conférence technique virtuelle des experts dont j’ai l’honneur de lancer présentement les travaux se tiendra du 22 au 29 juin 2020 ;
2. La Conférence des Chefs d’Etats africains devrait avoir lieu en septembre ou octobre prochain en fonction de l’évolution de la crise sanitaire.
Les principaux objectifs attendus des réunions techniques seront les suivants :
Présenter les opportunités actuelles et futures du projet Grand Inga et d'autres activités d'investissement dans le secteur de l'énergie électrique en RDC spécialement sur le fleuve Congo et ses affluents ;
2. Encourager des appels à manifestation d’intérêts de la part des participants pour l’achat de l’énergie à produire au cours des phases subséquentes du projet Grand Inga;
3. Encourager un dialogue approfondi et une collaboration d'investissement entre les entrepreneurs publics et privés, et les plus hautes instances politiques et économiques, aussi bien au niveau de la RDC localement qu’au niveau continental ;
4. Présenter un aperçu de l'état actuel de la coopération/intégration continentale et régionale politique et technique en matière d'énergie durable ;
5. Favoriser une entente des avantages et des opportunités d'une coopération régionale forte dans le développement des énergies propres et de l'interconnexion électrique ;
6. Des recommandations concrètes pour renforcer et élaborer la feuille de route vers des investissements innovants dans le secteur de l'énergie en RDC, pour stimuler une coalition forte et une action agressive de partenariat public-privé en Afrique.
7. Recommander un cadre de base pour guider la RDC dans la préparation d'une Conférence des Chefs d’Etats africains. Les experts continueront à fournir leurs contributions, après la Conférence technique virtuelle, pour la préparation de la Conférence des Chefs d’Etats africains de septembre/octobre 2020.
Sur ce, je déclare ouverte la tenue des assisses en Ateliers en prélude de cette
Conférence qui prépare le sommet des Chefs d’Etat.
Je vous remercie.

 

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