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*En dépit du principe sacro-saint de la séparation des pouvoirs consacrée par la Constitution, les trois propositions des lois, fruit du travail abattu par Minaku et son colistier Gary Sakata, tendraient à faire des procureurs généraux, des commissaires du gouvernement et donc, des agents du ministère de la Justice, selon Lamuka.

Ce qui foulerait aux pieds l’indépendance d’action des magistrats. D’où, cette coalition de l’Opposition met en garde l’Assemblée Nationale contre toutes sortes des manœuvres visant à assujettir la justice au pouvoir de l’Exécutif. En d’autres termes, Lamuka considère, par ailleurs, que ces trois propositions des lois présentent un risque certain non seulement d’intrusion du gouvernement dans l’activité quotidienne du magistrat et de celle du Conseil supérieur de la magistrature mais aussi, portent en elles, un risque certain d’inanition de l’action du Ministère Public. Ce qui est inacceptable en ce qu’une fois examinées et adoptées, ces trois propositions des lois porteraient en elles, un coup fatal au principe constitutionnel de séparation des pouvoirs. Dans un communiqué, Bemba, Fayulu, Katumbi et Muzito se disent prêts à lancer, dans les jours à venir, un nouveau mot d’ordre dont ils n’indiquent pas, pourtant, la teneur, ni la date. Lors de son intervention, ce week-end, sur les antennes de Top Congo, Minaku, Ancien Speaker de l’Assemblée Nationale, avait étalé toute une série de raisons militant en faveur de ces réformes. Il avait, en plus, balayé tous ces arguments tendant à faire porter la responsabilité au Front Commun pour le Congo, en démontrant que dans son rôle, en tant que Député National élu de Bulungu, il est en droit d’initier des lois, quelles que soient la forme et la nature, pour peu qu’elle fassent avancer la démocratie en RD. Congo, si elles sont examinées, adoptées au niveau de deux chambres du Parlement et promulguées par le Chef de l’Etat.

Par contre, le Syndicat autonome des magistrats du Congo (SYNAMAC) a rejeté lundi 22 juin, les trois propositions de lois de M. Aubin Minaku et Gary Sakata. Concrètement, le SYNAMAC estime que ces propositions des lois sont inopportunes et n'apportent rien de nouveau à la magistrature, si ce n'est que «museler le pouvoir judiciaire», en plaçant le Ministère public sous la coupe réglée du Ministère de la Justice en violation du principe de la séparation des pouvoirs.

Dernièrement encore, au Parquet de grande instance de Matete, le Syndicat des magistrats dit se réserver la possibilité de saisir, par une pétition, le Président de la République, en tant que garant du bon fonctionnement des institutions, pour arbitrer une éventuelle crise institutionnelle qui naîtrait de la persistance de l’incompréhension entre l'Assemblée nationale et le pouvoir judiciaire.

LPM

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