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‘‘Fils Maison’’, Lucien Ekofo, le Directeur Général nommé par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la tête de la Sonas, vient de totaliser un an, jour pour, aux commandes de cet Assureur étatique. Reconnaissant, il exprime toute sa gratitude au Président de la République pour la confiance placée en sa modeste personne.

Aussitôt arrivé, ‘‘nous nous sommes retrouvés avec nos collaborateurs afin de réfléchir sur les stratégies à adopter pour maximiser les recettes, d’une part, et nous acquitter réellement de l’objet social de notre entreprise, d’autre part. C’est à ce titre que nous nous sommes promptement impliqués dans la vision du Chef de l’Etat qui prône la lutte contre la corruption et la fraude’’, dit ce top manager dans une interview accordée au ‘’Sondage Les Points’’ en marge de l’an un de sa mandature. Que des réalisations en une année. ‘‘Nous préférons de prime abord commencer par la production réalisée. En effet, le chiffre d’affaires qui était de 10.903.650,- USD au 1er trimestre 2019 est passé à 11.984.990,- USD au 1er trimestre 2020, soit un accroissement de 14%, ce qui prouve à suffisance que la SONAS est en mesure de mobiliser beaucoup des recettes. Avec les moyens en notre possession, nous avons pu améliorer le rythme de paiement des Sinistres, en passant de 1.301.468,- USD à 2.456.667,- USD, soit un accroissement de paiement des sinistres de 89% en comparant les deux périodes (Soit 1er trimestre 2019 contre 1er trimestre 2020). A ce jour, dans le but d’affronter aisément la réalité concurrentielle de notre secteur, nous avons opté de considérer le social des agents et cadres comme un levier d’optimisation des résultats. Ainsi, avons-nous pris toutes les dispositions pour mettre nos collaborateurs dans les conditions de travail les meilleures par le renouvèlement de l’outil de production (modernisation de l’équipement informatique, remise en état du matériel roulant, achat d’un mobilier adéquat, etc.). Toujours dans le cadre de la lutte contre la fraude et le coulage des recettes, nous avons mis en place les mécanismes d’un contrôle permanent qui ont permis la réduction des charges administratives comprimées de 3.644.650,- USD au 1er trimestre de l’année 2019 à 2.163.800,- USD au 1er trimestre de l’année 2020, soit une réduction sensible de 41%. Bien plus, à ce jour, la contribution de la SONAS au budget de l’Etat est passée de 217.628,- USD au 1er trimestre 2019 à 904.501,- USD au 1er trimestre de l’année 2020, soit un accroissement de 316%. N’est-ce pas un résultat à encourager ? Toutes ces performances, nous venons de les réaliser en cette période où la pandémie du COVID-19 contrarie les économies mondiales sans compter que la concurrence avec ses contours imprévisibles sur terrain apparait très rude’’, explicite Lucien Ekofo en termes de moisson abondante. Et de conclure : ‘‘Nous pouvons vous affirmer qu’à la SONAS le « peuple d’abord », vision chère au Président de la République est une réalité vivante. Lisez, plutôt, dans les lignes qui suivent, l’intégralité de cette interview.

Interview exclusive avec le Directeur Général de la Sonas, Lucien Ekofo à l’occasion de l’an 1 de son mandat

Les Points : Monsieur le Directeur Général, cela fait jour pour jour une année depuis qu’il a plu à son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de vous nommer aux fonctions de DG de la Société Nationale d’Assurances (SONAS SA). Pouvez-vous décrire, de manière globale, la situation dans laquelle vous avez trouvé cette Société du portefeuille de l’Etat congolais ?
Lucien Ekofo : Tout à fait. C’est ici une occasion pour nous de réitérer nos sincères remerciements au Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour la confiance qu’il a placée en notre modeste personne en nous confiant ces lourdes responsabilités pendant cette période de conjoncture économique difficile qui frappe le monde entier et dont la RDC, notre pays n’est nullement épargnée. Globalement, comme vous le souhaitez, nous avons été nommés à la tête de la Société Nationale d’Assurances avec comme mission principale de la relever et non de nous plaindre ou encore de nous réjouir du passif que tout le monde connaît bien. Nous sommes à la tête de cette entreprise pour la redynamiser effectivement au regard de la réalité assurantielle que nous vivons présentement dans notre pays. Vous n’ignorez pas qu’en RDC, par l’ARCA (Autorité de Régulation et de Contrôle des Assurances), la libéralisation du secteur des assurances est concrète.
D’où, notre objectif est de nous surpasser avec le concours de nos collaborateurs pour que la SONAS SA, demeure non seulement le leader des assurances en RDC mais aussi une référence dans ce domaine dans notre sous-région et pourquoi pas en Afrique. Pour ce faire, nous avons axé notre mandat sur quatre piliers à savoir : L’apurement de la dette sociale du personnel actif et non actif, la compétitivité au regard de la présence effective d’autres sociétés d’assurances sur le marché; l’applicabilité des contraintes de l’ARCA, et la remise en confiance des agents vis-à-vis des autorités établies pour un climat social apaisé.
Les Points : Parlant justement de la libéralisation des assurances, vous êtes en face de nouvelles sociétés d’assurances régulièrement agréées par l’ARCA. Ne craignez-vous pas qu’avec leurs capitaux frais, la SONAS puisse perdre des affaires et être vouée à la disparition pure et simple du marché des assurances ?
Lucien Ekofo : Pas du tout ; étant donné qu’à notre nomination à la tête de cette société, nous nous sommes retrouvés avec nos collaborateurs afin de réfléchir sur les stratégies à adopter pour maximiser les recettes d’une part, et nous acquitter réellement de l’objet social de notre entreprise d’autre part. C’est à ce titre que nous nous sommes promptement impliqués dans la vision du Chef de l’Etat qui prône la lutte contre la corruption et la fraude. Partant de ce crédo du Magistrat Suprême, nous avons pu démanteler un vaste réseau de détournement de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), avec la complicité des agents d’une banque commerciale de la place. Nous n’avons pas attendu de traduire en justice les agents et cadres qui se sont versés dans ces pratiques mafieuses sans compter qu’au niveau interne de l’entreprise, des actions disciplinaires prévues par les textes de notre Convention Collective ont été prises à leur encontre.
Les Points : Et que pourrions-nous retenir concrètement en termes de réalisation à ce jour ?
Lucien Ekofo : Nous préférons de prime abord commencer par la production réalisée. En effet, le chiffre d’affaires qui était de 10.903.650,- USD au 1er trimestre 2019 est passé à 11.984.990,- USD au 1 er trimestre 2020, soit un accroissement de 14%, ce qui prouve à suffisance que la SONAS est en mesure de mobiliser beaucoup des recettes. Avec les moyens en notre possession, nous avons pu améliorer le rythme de paiement des Sinistres, en passant de 1.301.468,- USD à 2.456.667,- USD, soit un accroissement de paiement des sinistres de 89% en comparant les deux périodes (Soit 1er trimestre 2019 contre 1er trimestre 2020).
A ce jour, dans le but d’affronter aisément la réalité concurrentielle de notre secteur, nous avons opté de considérer le social des agents et cadres comme un levier d’optimisation des résultats. Ainsi, avons-nous pris toutes les dispositions pour mettre nos collaborateurs dans les conditions de travail les meilleures par le renouvèlement de l’outil de production (modernisation de l’équipement informatique, remise en état du matériel roulant, achat d’un mobilier adéquat, etc.). Toujours dans le cadre de la lutte contre la fraude et le coulage des recettes, nous avons mis en place les mécanismes d’un contrôle permanent qui ont permis la réduction des charges administratives comprimées de 3.644.650,- USD au 1er trimestre de l’année 2019 à 2.163.800,- USD au 1er trimestre de l’année 2020, soit une réduction sensible de 41%. Bien plus, à ce jour, la contribution de la SONAS au budget de l’Etat est passée de 217.628,- USD au 1er trimestre 2019 à 904.501,- USD au 1er trimestre de l’année 2020, soit un accroissement de 316%. N’est-ce pas un résultat à encourager ? Toutes ces performances, nous venons de les réaliser en cette période où la pandémie du COVID-19 contrarie les économies mondiales sans compter que la concurrence avec ses contours imprévisibles sur terrain apparait très rude.
Les Points : Parlant justement du personnel de la SONAS, il n’est un secret pour personne qu’il est réputé quasi vieillissant. Pensez-vous que ce genre de personnel sera en mesure de faire face aux jeunes qui composent l’architecture professionnelle des sociétés d’assurances concurrentes ?
Lucien Ekofo : C’est une vérité, nous le reconnaissons et nous avons conséquemment amorcé la procédure de mise à la retraite de bon nombre de nos agents et cadres qui en ont atteint l’âge, mais nous y allons de manière progressive. Par ailleurs, il y a lieu de souligner que notre service de Marketing est constitué d’un personnel très jeune sélectionné à l’interne puisque les recrutements et les promotions des agents sont suspendus jusqu’à ce jour.
Les Points : Revenons-en à la concurrence. Certaines personnes se plaindraient du taux élevé des tarifs de certains de vos produits d’assurances. Ne craignez vous pas de perdre une partie de votre clientèle avec la présence de nouvelles sociétés d’assurances qui offriraient des tarifs plus abordables ?
Lucien Ekofo : La SONAS n’a ni augmenté, ni réduit ses tarifs par rapport aux sociétés concurrentes étant donné que l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Assurances a pour mission, entre autres, de se pencher sur cette question. Nous constatons que depuis la libéralisation de ce secteur, le Régulateur n’a pas encore proposé des tarifs de référence devant être appliqués par tous les assureurs. Et comme cette disposition de la part du Régulateur ne suit pas, il est possible que certaines sociétés privées se livrent au bradage des tarifs avec toutes les conséquences qui s’en suivent pour le pays qui a un objectif à atteindre via l’ARCA, celui de hisser la RDC au firmament des marchés d’assurances en Afrique en parvenant à mobiliser des capitaux évalués à près de cinq milliards de dollars.
Les Points : Monsieur le Directeur Général, comment envisagez-vous l’avenir de la SONAS ?
Lucien Ekofo : La SONAS a un avenir radieux considérant la détermination et la disponibilité de son personnel à relever les défis qui sont devant nous. Nous saisissons cette opportunité pour rendre hommage, au nom de toute l’équipe dirigeante, à tous les cadres et agents de notre société pour leur implication dans la réalisation de notre cahier des charges et dans la poursuite des objectifs qui nous ont été assignés par le Chef de l’Etat. Nous pouvons vous affirmer qu’à la SONAS le « peuple d’abord », vision chère au Président de la République est une réalité vivante.

Sondage Les Points/La Pros.

 

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