Flash

Il vient de briser un long moment de silence. Martin Fayulu Madidi, l’un des ténors de la Coalition Lamuka bloqué sur le sol américain en raison du confinement imposé pour stopper la propagation du Coronavirus, est monté au créneau pour demander avec insistance la plus grande transparence dans les différentes enquêtes en cours dans son pays, la RD Congo.

«Je suis indigné des morts suspectes qui sont devenues monnaie courante et banales dans notre pays et que des semblants d’enquêtes, souvent diligentées à la hâte, ne parviennent pas à élucider… C’est pourquoi, j’exige la plus grande transparence dans toutes les enquêtes en cours, y compris celle concernant le juge Raphaël Yanyi, le président du tribunal de grande instance qui était en charge du procès dit des «100 jours» faute de quoi un climat de psychose, sans doute voulu, risque de s’installer dans le pays», a martelé celui qu’on surnomme «le soldat du peuple».

Ce candidat malheureux à la présidentielle de 2018 indique que ces décès s’ajoutent aux carnages qui interviennent chaque jour en Ituri, à Beni, dans le Sud-Kivu, le Tanganyika. Il dit compatir aux douleurs et chagrins de la famille du juge président Yanyi, de la magistrature congolaise, de l’armée congolaise, des civils innocents et de tous ceux qui ont perdu un proche suite au Coronavirus.

Enfin, l’opposant Fayulu réitère son appel de voir le processus pour l’éclatement de la vérité sur les détournements présumés aboutir sur des sanctions exemplaires et sur la récupération des sommes volées.

La Pros.

MARTIN FAYULU
Très chers compatriotes,
Je suis indigné des morts suspectes qui sont devenues monnaie courante et banales dans notre pays et que des semblants d'enquêtes, souvent diligentées à la hâte, ne parviennent pas à élucider.
Ces décès s'ajoutent aux carnages qui interviennent chaque jour en Ituri, à Beni, dans le Sud-Kivu, au Tanganyika et ailleurs dans le pays du fait de l'absence de l'État. La vie humaine est désacralisée, souvent dans l'indifférence la plus totale. Indignons-nous.
C'est pourquoi, j'exige la plus grande transparence dans toutes les enquêtes en cours, y compris celle concernant le juge Raphaël Yanyi, le président du tribunal de grande instance qui était en charge du procès dit « des 100 jours ». Faute de quoi un climat de psychose, sans doute voulu, risque de s'installer dans le pays.
Cette crise sécuritaire sans précédent intervient dans le contexte d'une pandémie de COVID-19 gérée de manière hasardeuse. En effet, les multiples tâtonnements et les couacs communicationnels observés dans la riposte alimentent les rumeurs conspirationnistes les plus dangereuses et créent une atmosphère générale de laxisme vis-à-vis d'une menace qui devrait pourtant être prise au sérieux.
Devant ce bilan funeste, je compatis aux douleurs et chagrins de la famille du juge président Yanyi, de la magistrature congolaise, de l'armée congolaise, des civils innocents et de tous ceux qui ont perdu un proche suite au Corona virus. Je vous présente mes condoléances les plus attristées.
Je salue les actions engagées par les mouvements citoyens et la société civile dans les campagnes de prévention contre la COVID-19.
De plus, je réitère mon appel de voir le processus pour l'éclatement de la vérité sur les détournements présumés aboutir sur des sanctions exemplaires et sur la récupération des sommes volées.
Que Dieu bénisse la RDC et son vaillant peuple.
Le 30 Mai 2020

Pin It

Statistiques

7361291
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
34532
33684
268740
6883482
171467
932920
7361291

Your IP: 3.236.26.93
2020-07-05 22:16

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg