*Tolérance zéro. Machine répressive activée. Ainsi, Célestin Tunda, Vice-Premier Ministre, Ministre de la Justice, met-il en garde les auteurs des antivaleurs relevant de la sphère de la cybercriminalité. Il promet, d’ailleurs, des poursuites pénales contre les fossoyeurs de l’image de marque de la RD. Congo.

Dans un communiqué, il instruit le Parquet de mettre en branle tous les mécanismes à sa portée, pour dévoyer, de manière sérieuse, tous ces façonniers de fausses ordonnances présidentielles en images photographiques, montées, modifiées ou falsifiées avec des sceaux officiels, avant leur publication abusive sur les réseaux sociaux via Internet. Il y assimile également tous les agents des administrations et services publics qui, avec une légèreté déconcertante, s’adonnent aux publications sur ces mêmes réseaux sociaux, des documents officiels portant les sceaux et signatures des membres du gouvernement ou de la Présidence de la République. Le VPM Tunda rappelle que la publication de tels documents vers un public indifférencié alors qu’ils étaient destinés au traitement dans le circuit officiel, alimente la manipulation de l’opinion, frise le viol de secret professionnel et de sécurité tant pour la fonction de leurs signataires que pour l’Etat congolais, lui-même. Il est temps que cela s’arrête-là. Car, dorénavant, les moyens modernes d’investigation ainsi que l’arsenal juridique congolais à sa disposition, sont déployés pour traquer les contrevenants jusqu’à leur dernier retranchement, de sévir et de leur appliquer les sanctions à la hauteur de leurs actes nocifs, telles que prévues par les lois de la République.
République Démocratique du Congo
Le Vice-Premier Ministre
Ministre de la Justice et Garde des Sceaux

COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Ministère de la Justice et Garde des Sceaux constate avec regret la prolifération de mauvaises habitudes, de la part de certains individus et officines pour nuire à travers des montages grossiers ; à l’image des institutions de la République, des personnalités politiques et de quelques acteurs du secteur privé bien ciblés.
De fausses ordonnances présidentielles en images photographiques, montées et modifiées, avec sceaux officiels, sont abusivement publiées et diffusées sur Internet et dans des réseaux sociaux.
Il en est de même, des administrations, des services publics ou de leurs agents, qui diffusent sur les réseaux sociaux numériques, des documents officiels portant les sceaux et signatures des membres du Gouvernement ou de la Présidence de la République.
D’autant que de tels documents sont couverts de confidentialité et sont uniquement destinés aux personnes et personnalités concernées, leur diffusion à un public indifférencié pose de sérieux problèmes d’éthique administrative, de manipulation de l’opinion, de viol de secret professionnel et de sécurité tant pour la fonction de ses signataires que pour l’Etat lui-même.
Tous ces actes nocifs et répréhensibles, plus spécialement de ceux qui se servent du Réseau Internet et des outils numériques à des fins de divulgation des secrets de correspondance constituent des actes de cybercriminalité.
C’est également le cas des actes criminels de diffusion publique en ligne, comme la sextorsion (par chantage ou extorsion des éléments à caractère sexuel), les revanches pornographiques (par large diffusion des sextapes), la production ou la participation scénique à la pédopornographie, la falsification des documents par des logiciels spécifiques, le montage d’images notamment par Photoshop ou autres dans le but de nuire.
Au regard des moyens modernes d’investigation et de l’arsenal juridique congolais à sa disposition, le Ministère de la Justice :
- rappelle sa politique criminelle de tolérance zéro et instruit le Parquet à s’activer dans la répression de tous ces antivaleurs relevant de la cybercriminalité ;
- met en garde les autres ainsi que les citoyens-cyberconnectés qui y participent ;
- souligne que tous les actes ici décriés feront l’objet des poursuites pénales.
Le Ministère de la Justice appelle l’attention de toutes les institutions de l’Etat en vue de préposer des personnes fiables et professionnelles pour la bonne tenue du circuit de traitement des courriers officiels.
Il me revient donc avec force de prévenir la divulgation à foison des correspondances officielles, de même que la publication éhontée des fichiers de toute nature portant atteinte non seulement à la vie privée et à l’honneur des personnes, mais aussi et surtout à l’image du pays et à la vie de toute la nation.
Toute personne impliquée dans les phénomènes de cybercriminalité ci-haut décriés connaitra la rigueur de la loi et des services judiciaires.
Fait à Kinshasa, le 15 mai 2020
Célestin Tunda ya Kasende

 

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