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Au lendemain de l’élection de Félix Tshisekedi à la tête du pays, pratiquement tous les prisonniers dits politiques ont été libérés, comme il l’avait annoncé lors de sa campagne électorale.

Si quelques-uns encore considérés comme tels y sont toujours, ce ne sont certainement pas de prisonniers politiques, a affirmé Célestin Tunda ya Kasende, Vice-Premier Ministre en charge de la Justice et Garde des Sceaux, le samedi dernier. ‘’Je pense qu’il n’y a plus de prisonniers politiques en RDC‘’, a-t-il souligné sur les antennes de Radio Top Congo où il intervenait concernant les différents dossiers judiciaires en cours. Un éclairage, certes, nécessaire en cette période de grosse agitation dans son secteur.
Tous ceux qui se trouvaient principalement dans la prison centrale de Makala sont aujourd’hui libres et jouissent de leurs droits.
Le VPM a, par ailleurs, tenu à rassurer que toutes les affaires qui ne sont pas encore prescrites par la loi peuvent encore être traitées par la justice.

Quid du désengorgement des prisons ?
Toujours en rapport avec les prisons, Célestin Tunda a laissé entendre que le processus de désengorgement des maisons carcérales a été mis en place depuis plusieurs mois, et il va se poursuive, selon des critères. Notamment, les personnes en détention préventive pendant longtemps, sans jugement… tant qu’elles remplissent les conditions de la libération conditionnelle. Et surtout, il précise n’avoir pas attendu la pandémie de Covid-19 pour commencer le désengorgement des prisons, déjà pour ceux qui méritent la libération provisoire, libération conditionnelle ou ceux dont affaires traînent à être inscrites aux procès. A l’en croire, les résultats seront bientôt connus.
Pour ce qui est des conditions de vie des prisonniers jugées médiocres au regard de récentes enquêtes, le VPM Tunda a déclaré samedi que le ministère dont il a la charge travaille à la modernisation des prisons de façon à ce qu’elles atteignent un niveau standard acceptable pour placer les prisonniers. Aussi, a-t-il rappelé que la grande majorité de prisons sont héritées du temps colonial et n’ont pas pris en compte l’explosion démographique.

Le ministre de la justice dit ne pas seulement se consacrer aux prisonniers mais aussi et surtout aux magistrats dont les conditions de travail et de vie constituent l’une de ses préoccupations majeures. ‘’Nous travaillons à l’amélioration des conditions des magistrats pour faire en sorte que la justice joue véritablement son rôle d’accompagner l’Etat dans la mobilisation des recettes mais également le pouvoir public dans la consolidation d’un Etat de droit‘’.
Evoquant un parallélisme entre les magistrats exerçant sous l’ancien régime et sous l’actuel, Célestin Tunda rappelle que ces derniers sont avant tout des hommes. ‘’Ceux en responsabilité hier sont les mêmes aujourd’hui. Ils sont bons et compétents. Tout dépend du contexte, de la manière dont on met les gens au travail, ils ont besoin d’assurance et de quiétude‘’, a-t-il lancé.

La justice est-elle indépendante ?
‘’Le principe est que la justice est indépendante, c’est constitutionnel‘’, a déclaré de vive voix Célestin Tunda ya Kasende. Du haut de ses 40 années d’exercice d’avocat, il reste convaincu du fait que c’est un «principe sacro-saint».
Toutefois, le VPM conçoit le fait que la justice ait été probablement bafouée pendant plusieurs années, soulignant que s’il y a quelques faits de dérapages, ils peuvent être considérés comme exceptions. ‘’En principe, et dans les actions essentielles de la justice, elle est indépendante. Et, il faut que nous puissions l’honorer, surtout pour le moment‘’.
Selon lui, à l’époque de l’ancien président ou l’actuel, il n’y a pas eu d’interférence dans la justice. ‘’Depuis une vingtaine d’années, il n’y a pas eu d’interférences politiques véritables dans l’exercice de la justice. Le président Tshisekedi ne cesse de marteler qu’il ne fait pas d’interférences dans le travail des magistrats‘’. Et de rajouter ‘’Je pense que la justice est en train de s’autogérer dans le respect du principe de l’indépendance. Nous ne devons pas faire un mauvais procès aujourd’hui de notre magistrature. Les choses sont en train d’être relancées, elles marchent comme il se doit‘’.
Répondant sur le fait que la justice devrait fouiner dans le passé, Tunda ya Kasende est formel : il faudrait laisser la justice faire son travail. S’il s’avère que des faits actuels poussent à remonter en arrière, il en sera ainsi.

La lutte contre la corruption en marche
Nul n’est sans ignorer que la lutte contre la corruption est l’un des grands chantiers du ministre de la justice qui, depuis son arrivée dans le gouvernement Ilunga, ne ménage aucun effort pour faire repartir l’Etat sur des bases solides.
Il signale, à cet effet, que l’Etat congolais a récupéré 35 millions + 2,5 millions de dollars, remboursés dans les caisses du trésor à travers l’action de la Justice. Celle-ci contribue fortement au développement du pays, a-t-il fait savoir.
Cependant, pour renforcer cet élan, plusieurs projets sont en gestation au niveau du ministère de la justice notamment, la création de la brigade anti-fraude mais également la mise en place d’un parquet financier sur un modèle congolais dont le texte constitutif sera bientôt envoyé pour études au conseil des ministres. Sans oublier le numéro vert qui devra être bientôt opérationnel, une école de formation des magistrats et un autre projet contre la cybercriminalité.

La Pros.

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