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L'audio est en deux supports. Mme Mamitsho - veuve du prophète Kantshia - rapporte pendant une bonne quarantaine de minutes, et dans des détails, le martyre sexuel qu'elle subit de la part de l'évêque pour une affaire d'héritage immobilier.

L'élément principal à en retenir est que lassée de servir de défoulement sexuel au chef de l'église ACK (Association Chrétienne de Kinshasa), Mamitsho prend elle-même (ce sont ses dires) l'initiative de filmer les ébats. Mais, avoue-t-elle, elle n'en publie pas les images sur Internet pour la bonne et simple raison que son téléphone est confisqué à l'office du procureur (sic) auprès de qui elle se confie. En plus, outre le procureur, elle reconnaît n'avoir remis ces images qu'à l'évêque Mukuna après avoir subi de fortes pressions. Excluons pour l'instant l'aspect politique. La question est de savoir par quelle voie ces images se sont retrouvées sur Internet. De prime abord, on ne voit pas Mukuna les diffuser lui-même puisque ça le dessert à tous les niveaux. Qui alors l'a fait ? Le "procureur" non autrement identifié ? Ou un "corbeau" comme dans "Affaire Gregory " en France en 1984 ? L'hypothèse n'est pas à écarter. Retenons cependant que Denise Mukendi Dusauchoy, journaliste congolaise devenue spécialiste en infos sur les scandales sexuels, va revendiquer, elle, dans une vidéo l'initiative du filmage des ébats du pasteur. Elle révèle même disposer d'un enregistrement de près de 45 minutes, corroborant les propos de Mamitsho, étonnée du temps correspond mis par son bourreau sur son corps !
De deux choses l'une : de Denise et de Mamitsho, quelqu'un ment. Au moins on découvre cette vérité dure dans les propos de la veuve Kantshia : Mukuna se sert de son parrainage politique pour faire mal à sa personne. Ici, entre en jeu l'aspect politique. Kantshia est décédé en 2015. Cinq ans se sont presque écoulés. Question : quand est-ce que cette affaire d'héritage commence-t-elle ? Dans l'audio, malheureusement, Mamitsho ne le dit pas. A supposer cependant que la veuve ait subi toutes les perversités sexuelles du fait de son impuissance face un pasteur jouissant de son parrainage politique, toute plateforme dont Mukuna a fait partie ou fait partie n'a pas à s'en frotter les mains. Au contraire, elle devrait avoir honte de compter dans ses rangs ce genre de membres. Car, c'est en se servant de sa couverture politique que l'évêque a perpétré cet acte pervers pouvant ne pas être un cas isolé. Là, on voit Mukuna l'évêque. Mais combien ne sont-ils pas, des "Mukuna" se livrant à des actes délictueux touchant les uns au sexe, les autres au non-acquittement des taxes et impôts, les autres encore à la maltraitance du personnel ou des voisins, quand ce n'est pas aux associés dans une affaire, simplement parce que jouissant de cette couverture politique, alias "impunité".
En attendant le résultat des investigations, la question de fond revient : ces images ont-elles été retraitées ? Les spécialistes sont affirmatifs : oui, elles l'ont été. Deuxième question : par qui ? Pour l'heure, c'est difficile d'en identifier l'auteur ou les auteurs. Troisième question : pourquoi les a-t-on manipulées ? L'objectif est désormais connu : présenter la vraie face de l'évêque. C'est ici que je persiste et signe en rappelant ces extraits de l'éditorial précédent : " Certes, Pascal Mukuna n'aurait jamais dû, mais alors jamais commettre l'impair d'insulter la main qui l'a nourrie ou du moins celle qu'il a léchée des décennies durant. Dans son ' combat' politique, il a entraîné des foules, et des foules, et des foules à épouser sa cause. Au nom de cette responsabilité devant Dieu et devant les hommes, il n'avait pas à agir comme il a commencé à le faire, même si c'est pour se rapprocher du nouveau pouvoir et s'éloigner de l'ancien. Il est allé trop loin en se laissant entraîner par ces 'néo-journalistes' de la toile qui se préoccupent plus de leur 'audimat' que de l'intérêt des acteurs du terrain. Une bonne partie de la communauté Ack a découvert son évêque plus sur le terrain politique que sur celui de l'Ordre missionnaire. Evidemment, la réaction ne pouvait être que cinglante ! Mais, de là à en arriver au sextape balancé sur les réseaux sociaux, cette réaction est tout ce qu'il y a d'animal. Elle traduit le summum de l'immoralité. Et puisque l'immoralité détruit même la créativité, on va jusqu'à lier le chant luba à cette grossièreté comme pour tourner en dérision toute la communauté bien identifiée : celle des Kasaiens ! Voilà comment Dieu confond ceux qui se substituent à lui dans la vengeance et dans la rétribution". Qu'il me soit autorisé d'introduire dans ce nouvel éditorial ces quelques réactions recueillies du "débat" sur WhatsApp le dimanche 3 mai 2020. Un internaute se demande comment, dans le " véhicule du crime ", là où Mukuna et Mamitsho se livrent à des ébats, on aperçoit une chaise en bois ! Un autre soutient que la chanson en tshiluba sort des baffles alors qu'elle a tout d'un élément sonore d'accompagnement. Et un autre, après avoir analysé des pixels, conclut qu'il s'agit d'images composites provenant de deux supports différents ! Résultat : l'empressement avec lequel les éléments audios ont été mis en ligne le soir (comme pour faire disparaître le ratage de la diffusion des vidéos) a tout d'une initiative télécommandée. Au moins le but est atteint : tous ceux qui se sont montrés friands d'images sexuelles mais déçus de ne pas voir Mukuna dans ses exploits (45 minutes non stop à son âge) se ruent désormais sur les éléments audios ! Petit détail insolite : Mamitsho n'est pas visible sur la vidéo. Elle ne peut l'être sur l'audio ! Elle est jusque-là sans visage. Ce qui suppose qu'après le premier et le deuxième épisode, le troisième s'annonce. Qu'on ne prenne alors pas le Congolais pour moins que rien en lui faisant croire qu'il n'y a pas quelque part une officine en charge du sextape. C'est en cela que le Congo, mon Congo, tombe davantage bas. Le dire ne signifie pas soutenir Mukuna. Dans ma culture, on n'exhibe pas le sexe d'un parent, sorcier soit-il.

Omer Nsongo die Lema/CP

 

 

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