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Réunies, samedi dernier, pour examiner le contour de ce qu’elles qualifient d’«incident malheureux» survenu à l’hémicycle du Sénat lors de sa dernière plénière du 30 avril 2020, les femmes de la plateforme politique Front Commun pour le Congo se sont exprimé quant à ce.

Elles ont, en effet, pris position par rapport à l’escalade verbale à laquelle se sont livrés le Président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba et la Sénatrice Bijoux Goya, tous deux du FCC. Ces femmes réitèrent leur «soutien indéfectible» au speaker de la chambre haute du parlement et rappellent, par conséquent, que «l'Honorable GOYA n'a pas agi en tant que femme, mais plutôt parlementaire et politique».

A ce titre, poursuivent les femmes du FCC, ses initiatives qui doivent se conformer au règlement intérieur du Sénat et aux us et coutumes parlementaires, ne peuvent pas rester sans réponse politique. «En cas de réaction, il ne faut pas la transformer en combat féministe», lit-on dans la déclaration signée par un échantillon de 12 femmes.
Ce que toutes les femmes membres de cette plateforme n’approuvent pas, par respect pour la sénatrice qui, au-delà des soubassements politiques, devrait être traité avec respect, surtout en public.

Les femmes du FCC, de leur côté, désapprouvent l'ingérence opportuniste de certains compatriotes et mouvements féministes qui cherchent à entretenir au sein de l'opinion publique, du sensationnel sur fond de la supercherie. «Les femmes du FCC rassurent l'opinion nationale et internationale que l'Honorable Président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba, est respectueux de la dignité et de l'honneur de la femme, et y veillera tout au long de son mandat».
Aussi, les femmes du FCC rappellent que l'Honorable GOYA n'est pas à son premier forfait du genre. «Il n'y a donc pas lieu de crier à la victimisation féministe », disent-elles. Et soulignent que « les femmes du FCC prônent le respect des valeurs telles que l'honnêteté, la discipline, la loyauté et la moralité politique».

Du concret à la frivolité
Rappelons avant de poursuivre que tout a commencé lorsque la sénatrice Goya Kitenge Bijoux, a adressé quelques jours avant la convocation de la plénière, une correspondance à Alexis Thambwe Mwamba, Président du Sénat, dans laquelle elle demandait des éclaircissements dans la passation de marché des travaux ayant conduit à la transformation des installations du palais du peuple, la partie du Sénat. L’élue du Haut-Katanga avait souligné dans sa note, le souci est que les choses se fassent dans la transparence et le respect des normes.

Jeudi 30 avril 2020, devant les sénateurs, le speaker de la Chambre haute du Parlement, a étalé sa collègue au grand jour, s’appuyant sur des propos qui frisent l’humiliation, alliant vie privée et dessous de table.
Pour les femmes du FCC, «la Sénatrice Bijoux Goya a, au cours de cette plénière, pris la parole sans autorisation préalable et s'est livrée à une escalade verbale injurieuse à l'endroit de l'Honorable Président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba».

Elles regrettent également que, lors de sa sortie médiatique du vendredi 1er mai 2020, la Sénatrice ait «poursuivi son entreprise en traitant de pervers l'Honorable Président du Sénat».
Ces femmes membres de la plateforme dirigée par l’ancien président Joseph Kabila «fustigent et dénoncent la montée en puissance de la manipulation politique et de la désinformation dans le but de discréditer l'image de marque de l'Honorable Président du Sénat ».

Adhésion partielle
Si cette déclaration fait globalement mention de toutes les femmes du FCC, quelques-unes ne se sentent concernées ni de près, ni de loin par cette dernière. C’est le cas de Marie-Ange Mushobekwa, cadre du FCC et ancienne ministre des Droits humains.
«Je suis cadre et membre fondateur du FCC, je soutiens notre Autorité morale Joseph Kabila et reste loyale à sa vision. Mais, je n'ai pas participé à cette réunion et n'ai pas apposé ma signature sur ce document », a-t-elle clarifié sur son compte Twitter.
Face à plusieurs réactions des internautes doutant de sa prise de position, elle a souligné que « Lorsqu'on a un minimum d'instruction on sait que participer à une réunion veut dire : avoir été présent, avoir donné des idées, participé à la rédaction de la déclaration (honteuse) et signé la fameuse déclaration. Dans tous les cas de figures je n'ai été présente ».

Et enfin, «Je mets quiconque au défi de montrer une photo ou une vidéo prouvant ma présence à cette réunion. Qu'on publie le document original sur lequel les rédacteurs de cette déclaration ont signé. Ma signature n'y est pas ! Personne au G18 ne peut dicter ma conscience», a-t-elle tranché.
Parmi les femmes qui ont participé à cette réunion, il y a notamment Mme Alice Nzuzi (PPRD), l’Honorable Georgine Madiko (PALU-A) et l’Honorable Solange Masumbuko (AFDC-A).

La Pros.

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