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Le Dossier judiciaire autour des travaux de 100 jours du Chef de l’Etat continue à faire couler l’eau sous le pont. Surtout qu’il incrimine plusieurs personnalités dont le patron de la société Samibo, M. Jammal Samih qui est maintenu en détention préventive pour ‘‘détournement’’.

Tenez, alors qu’on tend vers l’éclatement de la vérité tant recherchée, étant donné que l’affaire est déjà fixée pour le 11 mai prochain au tribunal de grande instance de la Gombe, le parquet de Kinshasa Matete ayant clôturé l’instruction, il s’observe, de l’avis des milieux proches du dossier, une certaine agitation du côté de la défense du Patron de la Société Samibo. D’après ces milieux, la défense de M. Jammal Samih solliciterait l’implication du Président de la République, pour la mise en liberté provisoire de son client. Là où le bas blesse, c’est lorsque tout le monde sait que l’affaire est déjà fixée, la date connue, soit le 11 mai prochain, que la défense se mette à remuer ciel et terre pour obtenir la libération d’un inculpé, et non pas devant les juges, car légitime, mais plutôt auprès du Chef de l’Etat, dans un pays où tous ne jurent que par la séparation des pouvoirs traditionnels.

Pendant que tout est fixé pour le 11 mai et à quelques jours de l’audience, la défense du prévenu Jammal cherche une liberté provisoire pour son client qui, du reste, est dans son droit de recouvrer sa liberté. Mais, l’opinion a été scandalisée lorsque la partie défenderesse, représentée par un avocat de renom, écrit au Chef de l’Etat dans un pays où tout le monde tient à la séparation et à l’indépendance du pouvoir judiciaire non pas pour une grâce présidentielle, mais plutôt pour que le Chef de l’Etat s’implique pour la mise en liberté provisoire de son client. Que cache cette démarche dans le chef d’un briscard de la justice ?

Comme si cela ne suffisait pas, et au grand étonnement des observateurs, la défense argumente sa plaidoirie de la liberté en citant des noms, entre autres, celui de François Beya, le Spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité comme l’un des donneurs d’ordres dans l’affaire de son client. Toutefois, la partie défenderesse ne dit pas, pour autant aider la justice et éclairer l’opinion publique, en quoi et comment. Le Spécial du Chef de l’Etat en matière sécurité serait impliqué en le citant dans la plaidoirie de mise en liberté de son client, est-ce dans l’appel de l’offre du marché ou dans la gestion des fonds ? Suspense et confusion.

Encore faudra-t-il rappeler que, dans sa lettre du 12 août 2019, le Spécial du chef de l’Etat avait appelé M. Jammal Samih de faire d’urgence pour mettre à la disposition des militaires du camp Tshatshi, 300 maisons ? Cette lettre, pour des observateurs, serait-elle une faute ou implication dans le présumé détournement de fonds alloués à la fabrication des maisons préfabriquées ? Nullement, en tout cas. A mois que la partie défenderesse démontre le contraire.

Par ailleurs, pour des spécialistes du droit, aucune partie au procès ne met ses dossiers en instance dans les réseaux sociaux, en moins qu’il y ait des agendas cachés derrière. L’affaire étant fixée pour le 11 mai, les observateurs notent une agitation et des chantages pour amener l’affaire pourtant judiciaire sur un autre terrain.
Affaire à suivre.

La Pros.

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