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Le président du Conseil national de suivi de l'Accord de la Saint Sylvestre (CNSA), Joseph Olenghankoy s’est exprimé sur les ondes d’un média de la place, autour de la préoccupante question du leader du mouvement mystico-religieux « Bundu Dia Mayala», Ne Muanda Nsemi.

Il dit cependant être surpris de l’ampleur que prend ce dossier dans une période aussi sensible où le pays est en pleine crise sanitaire dû aux effets dévastateurs du Covid-19. Pour le président du CNSA, «Ne Muanda Nsemi est un citoyen en détresse», comme quoi, le gouvernement doit lui trouver quelque part où le caser, en tant qu’ancien Député nationale.

Les adeptes du leader de Bundu Dia Mayala sont au cœur des actes de trouble à l’ordre public et/ou de xénophobie dans la capitale congolaise et à l’intérieur du pays notamment, au Kongo-Central. Des comportements qui nécessitent l’implication des autorités compétentes, surtout que le pays est en train de faire face à un ennemi commun qui est le coronavirus.
Alors que d’aucuns voient en Ne Muanda Nsemi et ses adeptes une menace pour les paisibles citoyens congolais, Joseph Olenghankoy voit en ce leader de Bundu Dia Mayala « un citoyen en détresse, quelqu'un qui a beaucoup souffert ». Il souhaite qu’en sa qualité d’ancien parlementaire, que le gouvernement lui trouve, par élégance, un lieu sûr.

Appel au calme…
Concernant les adeptes de Ne Muanda Nsemi se déclarant "Makessa", le président du CNSA a appelé ces derniers au calme, les invitants à se ressaisir, car la République a encore besoin d’eux.
Il y a lieu de rappeler qu’il y a deux semaines, les militants de Bundu Dia Mayala ont créé un trouble matinal à l’ordre public dans les rues du quartier Macampagne dans la commune de Kintambo, à Kinshasa pour un motif non connu, avant d’être dispersés par les éléments de la police. Et cette semaine, les mêmes individus étaient au cœur des actes qualifiés de "Xénophobes" à Kisantu, Kinzau-Mvuete et à Boma, exigeant le départ de tous les non-ressortissants de la province du Kongo-Central. Cette situation a déjà causé un nombre important des pertes en vies humaines.

Olenghankoy dénonce une « main noire… »
« Je l'ai vu et lui ai dit la dernière fois que la violence n'a jamais été le règlement de conflit », a déclaré le président du CNSA lors des derniers instants passés avec le leader du mouvement Bundu Dia Mayala, après qu’il l’ait aidé à sortir de la prison. A l’en croire, Ne Muanda Nsemi a promis la paix. D’où rassure-t-il, « je ne vois pas Ne Muanda Nsemi avec cette capacité d'attaquer un peu partout ». Par contre, Olenghankoy dénonce une main noire et met en garde tout celui qui se servirait de l’image de ce mouvement pour poser des actes de barbarie et de vandalisme pour des fins non-connues. Il dit également le tenir pour responsable au cas où quelque chose arrivait au pays, car prévient-il, « la violence on sait comment elle commence, mais pas comment elle se termine ».

Par ailleurs, Joseph Oleghankoy a fixé l’opinion concernant quelques controverses dues à l’existence du CNSA après le processus électorale de 2018. Pour lui, tous ceux qui exigent la dissolution de cette institution d'appui à la démocratie doivent bien lire l'accord et la loi organique. « Le CNSA a toujours son pouvoir juridique jusqu'à ce qu'on va faire les élections municipales, locales et urbaines », a-t-il précisé.

Cyprien Indi

 

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