Le confinement d’une partie de Kinshasa, quoi qu’étant une décision prise pour limiter les risques de propagation du covid-19, a été mal négocié par certains opérateurs et institutions publiques. C’est le cas de la Société Commerciale des Transports et Ports (SCTP) qui se voit privée de ses moyens pouvant lui permettre d’envoyer ses travailleurs en congé forcé dans les meilleures conditions.

Ce, durant les deux semaines que prendra le confinement de la commune de Gombe, municipalité où preste le gros des employés. La Banque Centrale du Congo n’a pas libéré le chèque de cette importante société alors que des entreprises telles que la Régideso et la Snel, toutes relevant du portefeuille de l’Etat, ont touché leurs chèques.
Une politique de deux poids, deux mesures qui ne devrait pas caractériser l’Exécutif central, surtout en cette période de crise sanitaire et économique mondiale.

Après une longue période de vaches maigre, la SCTP, grâce à l’expertise des fils maison, tente de relever le défi et sortir la tête de l’eau. Ce moment, malheureusement, coïncide avec la guerre déclenchée par le coronavirus, un ennemi invisible, mais réel et ravageur. Le Président de la République a décrété l’état d’urgence en vue de lutter efficacement contre le mal.

Parmi les mesures prises pour ce faire, il ya l’isolement de la Capitale du reste du pays et le confinement de la commune de la Gombe, siège des institutions et centre des affaires et surtout, épicentre de la pandémie.
Un ensemble de mesures qui frappe de plein fouet la SCTP dont le gros des travailleurs sera, à son tour, confiné. Une situation qui oblige la haute direction de remettre un peu de moyens de survie aux employés.

Toutes les dispositions ont été ainsi prises à cette fin par la Direction Générale. Le gouvernement qui doit près de 400.000.000 de dollars américains à la SCTP, avait libéré une partie de cet argent par un chèque à toucher à la Banque Centrale du Congo. Malheureusement, cette institution financière qui a honoré les chèques de la Régideso et de la Snel, ne l’a pas fait pour le compte de l’ex-ONATRA. Une politique de deux poids deux mesures très déplorables et néfaste, qui plonge l’entreprise et ses travailleurs dans une situation très difficile. Cela annihile en partie, les efforts fournis jusqu’à ce jour par le nouveau Comité de gestion pour soulager, tant soit peu, la souffrance des travailleurs, qui avaient accumulé de dizaines des mois d’arriérés des salaires, dans le passé.

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