*Selon des épidémiologistes, d’ici le mois d’avril, la RDC risque de franchir le cap de 60.000 cas non identifiés par l’INRB au regard des moyens limités. Comme pour dire qu’une période d’hécatombe épidémiologique est devant le peuple congolais. Sur le volet économique, le pays va connaître une baisse totale des ressources.

L’argent ne va plus circuler, comme il se doit. La Banque centrale, c’est un secret de polichinelle, n’aurait que trois semaines des réserves de change pour pouvoir couvrir l’ensemble de problèmes dus au fonctionnement du Trésor public. Qu’adviendra-t-il si la surveillance épidémiologique ne se fait pas correctement ? N’est-il pas urgent de prendre des mesures qui s’imposent, à l’instar du confinement. Certes, les kinois, dans la bataille pour le ravitaillement, ont tourné le dos, le vendredi dernier, aux mesures sanitaires édictées par l’OMS et les autorités congolaises, plus principalement, la distanciation sociale. Ce qui a fait craindre une vague de contamination. Mais, qu’a-t-on observé le samedi dernier ? La ville était quasiment déserte. Preuve que la population kinoise était préparée pour le confinement et qu’il fallait peut-être renforcer les mesures de sécurité. Qu’arrivera-t-il alors dans la suite des temps ? Surtout que rien de concret n’est fait depuis le samedi jusqu’à ce jour. A un fonctionnaire de l’Etat qui a requis l’anonymat, de soutenir que même si l’opinion ne semble pas le reconnaître, on attribuera, un jour, le mérite à Gentiny Ngobila Mbaka, Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa, d’avoir voulu, à travers cette mesure de confinement total, préserver les kinois contre le désastre de ce mal invisible. Car, pour les analystes du Gouvernement provincial, les trois semaines de confinement avec intermittence devaient, en principe, permettre de rompre la chaîne de contamination du coronavirus. En définitive, Ngobila Mbaka, dans sa démarche, tenait à la prévention contre l’hécatombe épidémiologique.

Mis à l’écart
On se souviendra qu’à un moment donné des préparatifs à la riposte contre le coronavirus, le gouvernement central avait jugé bon d’écarter l’Hôtel de Ville de Kinshasa, prétextant que le gouvernement provincial devait agir en tant qu’exécutant futur. Refusant de courber l’échine, la province de Kinshasa s’est montrée autonome à travers des initiatives prises dans le cadre d’un caucus. C’est plus tard que la ville a été récupérée dans les commissions nationales du Secrétariat technique de la lutte contre la pandémie à coronavirus.
Concernant les numéros verts publiés par le gouvernement central. Une réunion entre le ministre de la santé et les opérateurs télécoms, à savoir, Vodacom, Orange et Africell a été à l’origine de cette décision. Mais seulement, il était entendu que le gouvernement central mette en place un call center qui impliquait, logiquement, le paiement de quelques frais financiers. Chose que le gouvernement central n’a pu faire jusqu’à ce jour. Entretemps, la ville de Kinshasa, voulant faire la vulgarisation, l’on constatera que les appels ne passent pas.

Pour cautionner les mesures de confinement total, certaines autorités au niveau national ont exigé à la ville de Kinshasa une somme de plus d’un million de dollars comme moyens d’accompagnement de la mise en œuvre du confinement en termes de motivation et d’achat d’équipements de protection de la police et des services de sécurité. Et, pourtant, tout le budget d’investissement de Kinshasa est retenu au niveau du gouvernement central.

Barrer la route au confinement total
Dans la logique du slogan «le Peuple d’abord», au niveau de la présidence avec quelques acteurs de l’UDPS, on a jugé que la population risque de mourir de faim pendant la période de confinement. D’où, il fallait barrer la route au confinement total.
Kinshasa étant le siège des Institutions y compris la Présidence de la République, le gouverneur de la ville pouvait-il décider de confiner la capitale RD-congolaise sans l’aval de la hiérarchie au niveau national ?
Pour les analystes, les trois semaines de confinement avec intermittence devait permettre de rompre la chaîne de contamination du coronavirus. Car, selon des épidémiologistes, d’ici le mois d’avril, on va arriver à plus de 60.000 cas non identifiés par l’INRB, au regard des moyens limités. Et sans oublier qu’il y a une période d’hécatombe épidémiologique qui arrive.

L’argent ne va plus circuler
Sur le volet économique, nous allons connaître une baisse totale des ressources. L’argent ne va plus circuler. La banque centrale n’a que trois semaines des réserves de change pour pouvoir couvrir l’ensemble des charges dont celles liées notamment, au fonctionnement du Trésor Public. Qu’adviendra-t-il si la surveillance épidémiologique ne se fait pas correctement ?
A ce jour ; la RDC a connu une inflation de 0, 609% au niveau national et 0,637% à Kinshasa, à la dernière semaine du mois de Mars. En cumul, l’inflation a atteint 1,655% au niveau national et 1,632% à Kinshasa. L’inflation annualisée se situe à 6,785% au niveau national et 6,689% à Kinshasa.
En glissement annuel, elle a atteint 5,285% au niveau national et 4,660% à Kinshasa. A la fin mars 2020, l’inflation mensuelle est de 0,884% au niveau national et 0,838% à Kinshasa.
Alors qu’au début de l’épidémie, point n’est besoin de tâtonner pour une question aussi vitale pour le Congo et son peuple.

La Pros.

 

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