Flash

*A la guerre comme à la guerre ! Puisque le Coronavirus a ouvert les hostilités contre la planète, le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, en sa qualité de commandant suprême des armées, est appelé à agir en conséquence pour protéger le peuple congolais.

Mettre le pays sur le pied de guerre induit nécessairement la prise de mesures radicales destinées à endiguer la crise. Parmi celles-ci figure en priorité, la réunion des ressources financières internes, étant entendu que les incertitudes que pose la pandémie dans le temps invitent à mettre une croix sur des apports extérieurs, à l’instar de ceux qui sont attendus, si tout va bien, du FMI, en fin mai.

Il ne faut surtout pas se leurrer. La crise du coronavirus est inscrite dans la durée. Les mesures exceptionnelles annoncées par le Président de la République pour tenter d’endiguer la propagation de la pandémie sur le territoire congolais ont de fortes chances d’être reconduites à l’issue de la période des 4 semaines. L’évolution exponentielle des cas testés positifs au coronavirus n’invite, en effet, pas à un optimisme béat.
Même les grands laboratoires de recherches biomédicales des pays du Nord ne sont pas en mesure d’entrebâiller la moindre petite fenêtre sur la fin probable de la crise. Dans un contexte de resserrement sécuritaire et souverainiste qui voit les nations du monde veiller d’abord aux soins de leurs propres citoyens, il devient illusoire de devoir compter sur la solidarité des ‘’partenaires extérieurs’’. Il s’impose dès lors, la nécessité de prendre le taureau par les cornes en mobilisant l’effort national dans le cadre d’un plan général d’urgence sanitaire.

Mise en veilleuse
Devant la situation inédite qui vient rendre aléatoire l’exécution du Budget de l’Etat pour l’exercice 2020, le gouvernement se trouve dans l’obligation de resserrer les cordons de la bourse, en commençant par évaluer la charge utile de certains portefeuilles ministériels face à l’urgence sanitaire mondiale.

En d’autres termes, il devient impératif de mettre en veilleuse des ministères non essentiels en période de guerre, et de privilégier des fonctions à même d’impacter positivement la lutte qui s’annonce longue.
La réduction du train de vie des institutions est de rigueur. La Présidence de la République devrait, dans ce cas, donner l’exemple en mettant en congé au moins, la moitié de l’ensemble des ‘’conseillers’’ ayant rang de ministres dont les rémunérations participent à creuser le fossé entre les recettes publiques et les dépenses.

Il s’agit de dégager des fonds à la hauteur de plus de 30 millions de dollars mensuels à affecter à la prévention et à la lutte contre la pandémie. Car, l’examen de la liste de la soixantaine de ministères du gouvernement Ilunga montre, en effet, que dans leur grande majorité, des ministères ont été créés de toutes pièces dans le souci de satisfaire les appétits de pouvoir des membres issus de deux camps de la coalition FCC-CACH.
D’autres, plus traditionnels, ont été éclatés en une série de cabinets dont les attributions s’entrechoquent et paralysent l’action gouvernementale.
Face à cette situation somme toute exceptionnelle que traverse le pays, une équipe gouvernementale de 10 membres, dotée de ressources alignées sur un programme responsable peut aboutir à des résultats probants.

Vitesse supérieure
Si les conseils des ministres ne se tiennent plus que par mesure de précaution, il est naturel que le Chef de l’Etat passe à la vitesse supérieure. Celle-ci se ferait en deux temps. La première étape consisterait à mettre en congé pour une période de six mois tous les vice-ministres et ministres délégués, moyennant l’allocation de subsides forfaitaires. Dans une deuxième étape, les ministères des Affaires étrangères, de la Défense, des Finances, de l’Intérieur, du Commerce, de la Santé, des Transports, de la Justice et des PTNTIC prendraient momentanément à leur compte, les attributions des ministères non essentiels, dont les titulaires seraient, à leur tour, mis en congé pour trois mois dans les mêmes conditions.
Puisque le pays est en guerre, il est naturel que le ministère de la Défense nationale se trouve propulsé aux avant-postes et coordonne les stratégies de lutte contre la pandémie, en étroite collaboration avec celui de la Santé et des Affaires humanitaires. Le caractère militaire doit être imprimé jusque dans les formations médicales dont les médecins seraient placés sous le régime militaire, quitte à leur faire porter le treillis.
Puisque l’heure est grave, et que la société ne semble pas encore avoir pris la mesure de la menace, la mise à contribution de l’armée est un moyen infaillible de faire prendre conscience aux incrédules de la réalité du danger qui menace la nation toute entière.

La Pros.

Pin It

Statistiques

8376545
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
24795
31744
179915
7970533
207587
979134
8376545

Your IP: 3.231.25.104
2020-08-07 17:37

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg