Aujourd’hui, vendredi 20 mars 2020, l’Organisation Internationale de la Francophonie totalise 50 ans depuis sa création, soit un demi-siècle. Cette année jubilaire est placée sous le thème « La Francophonie de l’avenir ». S’exprimant à cette occasion, le Ministre d’Etat congolais à la Coopération Internationale, Intégration Régionale et Francophonie, Me Pépin Guillaume Manjolo, a souligné le fait que la langue française qui est ce formidable levier de nos actions dans l’espace francophone, a certes un bel avenir mais il faut que l’OIF puisse partager la philosophie du projet des pères Fondateurs. Il s’agit, dit-il, des actions de concertation, de partenariat, de coopération et d’assistance technique structurelle dans nos pays les plus engagés.
‘’Au-delà de son aspect structurel, le bien-être de cette tradition répond avec bonheur, à la nécessité de renouveler et d’adapter nos engagements aux exigences de mutations perpétuelles et de définir des stratégies appropriées susceptibles de garantir un meilleur avenir à notre Organisation et surtout à la jeunesse‘’, a laissé entendre le ministre d’Etat lors d’une déclaration à la pesse ce jeudi 19 mars.
Par ailleurs, Me Pépin Guillaume Manjolo a soutenu que la RDC, en tant que pays phare de l’Organisation, devrait entreprendre et proposer des réformes nécessaires pour que son identité s’exprime pleinement, en lieu et place de faire la promotion de moult réfutations et préjugés arides et stériles. C’est ce que recommande, selon lui, la perfection vers laquelle chaque œuvre humaine doit tendre pour la promotion de sa différenciation dans le règne animal.
Les 9èmes Jeux de la Francophonie très prometteurs
La Journée Internationale de la Francophonie est célébrée cette année dans un contexte particulier en République démocratique du Congo. Celui des préparatifs des 9èmes Jeux de la Francophonie qui auront lieu à Kinshasa, du 23 juillet au 1er août 2021.
Sur le terrain, le gouvernement congolais, à travers le ministère de la Coopération, se prépare à fond pour le succès et la réussite de cet événement multidisciplinaire. Me Guillaume Manjolo qui dirige le comité de pilotage de ces jeux, affirme que Kinshasa 2021, cette mégalopole d’une abondante fertilité de talents des arts et du sport, déploiera sa robe étincelante de mille feux pour irradier le monde Francophone de ce qu’elle a de meilleur.
L’OIF, témoin de la 1ère passation pacifique du pouvoir en RDC
Ce vendredi, en réponse aux interrogations légitimes de la population congolaise sur l’apport factuel de l’OIF en RDC, le ministre d’Etat à la Coopération a tenu à rappeler que cette dernière participe d’une manière prépondérante à l’accompagnement notamment de l’éducation et de la consolidation de la démocratie.
Déjà en 2019, la toute première transmission pacifique et civilisée du pouvoir au sommet de l’Etat a eu, dans sa composante électorale, l’accompagnement de l’OIF, à travers la consolidation du fichier électoral et sa certification aux standards démocratiques requis, a fait savoir Me Manjolo.
Pour ce qui est de l’éducation, le Programme ELAN (Ecole et Langues Nationales) par exemple, offre aux primo-apprenants d’avoir une passerelle entre les langues maternelles et le français. Mais également la projection de la formation à distance des maîtres IFADEM dans un contexte où la gratuité de l’enseignement recommande des mesures appropriées pour une formation de qualité.

Le français au service du développement
A l’occasion de ces 50 années de célébration de l’OIF, il est important de s’arrêter un instant et regarder d’où l’on vient, l’origine de cet immense espace social et culturel. A la fin des années 1960, en effet, les pères fondateurs de la Francophonie institutionnelle, Léopold Sédar Senghor, Habib Bourguiba, Hamani Diori, ainsi que le Prince Norodom Sihanouk du Cambodge, ont souhaité mettre le français au service de la solidarité, du développement et du rapprochement entre les peuples.
C’est là tout l’objet de la signature à Niamey, le 20 mars 1970, par les représentants de 21 Etats et gouvernements, de la Convention portant création de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT). Une nouvelle organisation intergouvernementale fondée sur le partage d’une langue commune, le français, chargée de promouvoir et de diffuser les cultures de ses membres et d’intensifier la coopération culturelle et technique entre eux.

Le projet francophone a sans cesse évolué depuis la création de l’ACCT devenue, en 2005, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Au fil des années, l’Organisation s’est structurée, s’est modernisée, a renouvelé et enrichi ses actions politiques et de coopération, ses réseaux, ses partenaires. Elle est aujourd'hui devenue un acteur multilatéral important et un modèle de diversité.
Une dose de noblesse pour vaincre le COVID-19

La fête, oui. Mais il ne faut pas non plus passer à côté de la terrible pandémie de COVID-19 qui alourdi le compteur de décès un peu partout dans le monde. La RDC, pays locomotive de la Francophonie, n’en est pas épargnée. Elle fait aujourd’hui face, comme plusieurs autres républiques sœurs membres de l’Organisation, à cette épidémie. Le nombre des cas confirmés s’accroit au quotidien.
Au nom du ministère dont il a la charge, Me Guillaume Manjolo a dit sa compassion aux familles frappées par ce mal tout en rendant hommage au corps médical dans toute sa diversité et sa singularité pour son imperturbable sacerdoce qui va jusqu’au sacrifice ultime souvent dans un dénouement sans nom. ‘’Ces instants tumultueux nous exigent plus de solidarité et une dose de noblesse dans notre agir quotidien‘’, a rappelé le ministre d’Etat.

Boris Luviya

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