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*A l’occasion de la Journée Internationale de la femme, Dr Noël Tshiani Muadiamvita était l’invité spécial des filles des écoles Don Bosco dans la ville de Kinshasa, plus précisément à Masina.

A cette occasion, il a prononcé devant ses hôtes, le message, ci-après:
«Nous sommes de la génération d’équité : mobilisons-nous pour que la femme congolaise se lève et marque son temps »
Femmes et Filles de la RDC
Mes Chers Compatriotes,
Mesdames et Messieurs,

Je vous salue chaleureusement !

Le monde entier célèbre aujourd’hui le 8 mars 2020 la journée internationale des femmes appelée aussi la journée internationale des droits de la femme. Dans de nombreux pays, c’est un jour de fête nationale.
Je viens me joindre à vous, filles et femmes de la République Démocratique du Congo et de tous les continents pour célébrer votre journée. Cette journée est spéciale pour l’unité des femmes de la RDC et du monde car vous êtes restées longtemps divisées par les frontières nationales et par des différences ethniques, linguistiques, culturelles, économiques et politiques. En nous réunissant aujourd’hui pour célébrer votre Journée, nous devons en tant que citoyens congolais, jeter un regard en arrière pour évaluer les progrès dans la lutte pour l’égalité, la justice, la paix et le développement pouvant profiter aux hommes et aux femmes sans exception.

La Journée internationale de la femme est l’histoire de femmes ordinaires qui ont fait des grandes choses et ont marqué l’histoire. Elle puise ses racines dans la lutte menée par les femmes depuis près de 110 ans pour participer à la société sur un pied d’égalité avec les hommes. Dans l’antiquité grecque, Lysistrata avait lancé une "grève sexuelle" contre les hommes pour mettre fin à la guerre. La guerre prit fin quelques temps après. Pendant la révolution française, des femmes Parisiennes demandant "liberté, égalité, fraternité" ont marché sur Versailles pour exiger le droit de vote des femmes. Le droit de vote a été accordé quelques temps plus tard.

En République Démocratique du Congo, Sœur Marie Clémentine Anuarite Nengapeta avait refusé de se soumettre à un traitement dégradant qui violait ses droits fondamentaux et son intimité. Elle constitue un model et un exemple que toutes les femmes et filles de la RDC devraient suivre. Une femme qui sait garder sa dignité et est prête à se battre pour se faire respecter au prix de sa propre vie.

Depuis des années, la Journée internationale de la femme a pris une nouvelle dimension mondiale dans les pays développés comme dans les pays en développement. Le mouvement féministe en plein essor, qui avait été renforcé par quatre conférences mondiales sur les femmes organisées sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies, a aidé à faire de la célébration de cette Journée le point de ralliement des efforts coordonnés déployés pour exiger la réalisation des droits des femmes et leur participation au processus politique et économique. De plus en plus, la Journée internationale de la femme est le moment idéal pour réfléchir sur les progrès réalisés, demander des changements et célébrer les actes de courage et de détermination de femmes ordinaires qui ont joué un rôle extraordinaire dans l’histoire des droits des femmes.
Nous devons mener en RDC une campagne plus vaste et plus intense pour promouvoir et protéger l’égalité et promouvoir les droits des femmes qui sont encore bafoués jusqu’à ce jour. Je voudrais évoquer par exemple les violations massives des femmes à Beni et partout en RDC. Mais aussi les traitements dégradants contre la femme congolaise telle que la prise en otage des femmes et leurs bébés dans les hôpitaux publics et privés à cause du nom paiement de petites factures après accouchement.

A l’occasion de la journée internationale de la femme ce 8 mars 2020, Je voudrais revenir sur le leadership féminin qui est important dans un pays comme la République démocratique du Congo qui a environ 53% de la population constituée des femmes. J’interpelle la société congolaise à penser équitablement, à bâtir intelligemment, et à innover pour le changement en vue de faire progresser l’égalité des sexes et l’autonomisation financière des femmes.

S’agissant du bilan de la participation de la femme à l’action publique et politique dans notre pays, je reconnais qu’il y a eu quelques avancées dans plusieurs secteurs d’activité, mais la femme congolaise est absolument absente au niveau des instances de prise des décisions. J’ai peur qu’elle joue beaucoup plus le rôle de figurant que d’acteur majeur dans notre société malgré la présence de quelques femmes dans les institutions importantes telles que l’Assemblée nationale et le sénat, le gouvernement, les régies financières, les entreprises publiques, les organisations non gouvernementales et le secteur privé. Nous devons faire mieux et plus pour donner de la voix aux femmes dans tous les échelons de la société, de l’Etat et du secteur privé et public.

Ce 8 mars 2020 donne l’opportunité à la femme congolaise de faire entendre sa voix, à la faveur du changement politique intervenu depuis le 24 Janvier 2019 à la tête de la RDC. Nous devons intégrer davantage des femmes dans la gestion des institutions étatiques car cela est juste et bon pour elles, pour notre société et pour notre pays. Nous ne pouvons concevoir le développement harmonieux de notre pays qui laisse derrière la grande majorité de sa population constituée du genre féminin.

Pour plus d’équité et de justice sociale et pour soutenir le développement durable du pays, nous devons nous lever en tant que citoyens de la RDC, hommes et femmes, « pour défendre les droits des femmes et des personnes pauvres, handicapées et sans moyens de défense.

L’année 2020 étant une année d’action tel que l’a décrétée le Président de la République, j’invite le Gouvernement et chacun de nous Congolais à des actions concrètes, et à se lever pour promouvoir les droits des femmes et faire avancer la lutte pour la justice sociale. Les femmes n’ont plus le droit de rester assises et attendre que tout leur soit donné par des hommes.
Elles doivent se lever pour défendre leurs droits, les droits des femmes qui sont des droits humains et cela est affirmé comme tel dans l’article 11 de notre Constitution qui dit que les êtres humains naissent égaux en dignité et en droits ».

Pour une société plus juste qui donne de la voix à tous ses citoyens, je voudrais rappeler quelques domaines d’intervention pour la promotion des droits des femmes dans notre pays: éducation et formation des femmes, la santé de qualité, la paix durable, la fin des conflits armés et des Violences insupportables, la création d’emplois ou d’activités productives pour l’autonomisation des femmes, la lutte contre des préjugés et des mentalités rétrogrades contre les femmes, et enfin la lutte contre la discrimination sous toutes ses formes dans notre société.

Les actions publiques, individuelles et collectives doivent donc viser à libérer les femmes dans tous ces domaines d’intervention afin de promouvoir l’égalité et la justice de tous les citoyens dans notre société.

Je vous souhaite une excellente fête à l’occasion de la journée internationale de la femme.

Vive les filles et les femmes congolaises !
Vive la République Démocratique du Congo

Je vous remercie.

Dr Noël K. Tshiani Muadiamvita
Président
Force du Changement

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