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*L'annonce en a été faite par l'ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique le mardi 10 février depuis Kananga où il séjournait. Selon Mike Hammer, son pays a décidé d'allouer une somme de 8 millions de dollars au gouvernement congolais au titre de lutte contre la corruption. Des fonds qui serviront à la formation d'unités spécialisées de la police et des membres du personnel judiciaire qui seront affectés à l'éradication de ce fléau tentaculaire.


La lutte contre la corruption tient la vedette dans tous les discours du chef de l'Etat actuel, comme ce fut le cas de son prédécesseur. La volonté politique maintes fois exprimée de mettre fin à cette pratique qui plombe l'économie nationale et creuse les inégalités sociales a rarement été suivie d'effets visibles.
La déclaration de l'ancien président Joseph Kabila, lors de son discours d'investiture à l'issue de la présidentielle de 2006, selon laquelle les portes de la prison seraient largement ouvertes aux corrompus et corrupteurs est restée lettre morte. Des esprits caustiques avaient même détourné la déclaration présidentielle, se gaussant que les portes seraient effectivement ouvertes, mais pour faire sortir les criminels économiques des prisons. C'est dire combien l'opinion est loin de faire foi à toutes les déclarations anti-corruption sans lendemain.
Au cours de son second et dernier mandat (2011-2018), Joseph Kabila avait nommé un Conseiller spécial en charge de la lutte contre la corruption, la corruption et le blanchiment des capitaux, en la personne du professeur Luzolo Bambi Lessa, déchargé de sa fonction à la Cour constitutionnelle.
La mission du Conseiller spécial, après avoir démarré sur les chapeaux de roues avec des auditions de personnes soupçonnées de corruption, sera rapidement délitées grâce aux habituelles pratiques de trafic d'influence et de léthargie du système judiciaire. Luzolo Bambi se plaindra d'ailleurs publiquement et à de multiples reprises du manque de suivi dans l'ouverture des informations judiciaires de la part du Procureur général de la République d'alors, Flory Kabange Numbi.

On suppose que les dizaines de dossiers soumis à l'époque par le Conseiller spécial dorment encore dans les tiroirs du Parquet général près la Cour de Cassation, et n'attendraient qu'à être réactivés.
Le succès de la lutte contre la corruption passe par le renforcement des compétences de la structure anti-corruption à instituer. Car en dépit de sa bonne volonté alliée à une intégrité certaine, la mission de l'ancien conseiller spécial était, dès le départ, vouée à l'échec du fait de son incompétence à engager des poursuites, prérogative dévolue aux cours et tribunaux.
Des dysfonctionnements qui risquent de se répéter tant que la police et les magistrats n'agiront pas en symbiose au sein d'une structure aux compétences coercitives renforcées.

La Pros.

 

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