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*Place à la désignation des dirigeants, à l’étude de leur profil et, enfin, à leur nomination, après le dernier toilettage sous la vigilance de Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, les deux autorités suprêmes de la coalition FCC-CACH.

C’est alors que les nouveaux mandataires, longtemps recherchés, seront nommés. Et, dans cet exercice, la problématique de la gestion des ambitions va certainement se poser. Il est question, pour la coalition, de veiller à ne pas créer une nouvelle armée de mécontents. Sinon, le troisième larron, un des tous les catéchumènes de l’évangile de la vérité des urnes ou, tout à fait, un autre personnage, y trouvera des matières à redire pour adapter ses critiques en vertu des enjeux liés notamment, aux prochaines échéances électorales, à l’horizon 2023.

Hier, jeudi 27 février à la mi-journée, la nouvelle est tombée comme un couperet, avec l’annonce de la conclusion des négociations entre les coalisés membres du Comité de suivi du FCC et du CACH autour du « partage » des postes de responsabilité dans les entreprises du portefeuille de l’Etat. La signature du document s’est poursuivie en début d’après-midi. Selon Augustin Kabuya, Secrétaire général de l’UDPS et membre du Comité de suivi, la primeur en serait réservée à la hiérarchie supérieure.

Démarrées voici bientôt deux semaines, les négociations en vue de l’attribution de responsabilités aux nouveaux gestionnaires des entreprises du portefeuille et des services publics seraient prêtes à livrer leur secret.
Les pourparlers, dit-on, ont été âpres sur la voie de la désignation des présidents des conseils d’administration, administrateurs directeurs généraux et leurs adjoints, directeurs financiers et techniques… Démarche rendue plus ardue encore par le format de nouvelles équipes dirigeantes qui devraient se conformer au modèle adopté lors de la formation du gouvernement à savoir, que le fonctionnement sur le modèle du binôme FCC-CACH serait privilégié.
Quelle que soit l’issue des négociations, elle ne manquera pas de laisser des traces indélébiles au sein des alliances et regroupements politiques auxquels la coalition au pouvoir fait régulièrement miroiter la promesse d’être récupérés après avoir été snobés au gouvernement. Des frustrations également de la part des mandataires sortants, champions des sondages téléguidés qui les donnent régulièrement pour « meilleurs gestionnaires » de la décennie.
C’est une armée de mécontents qui seront vite rejoints par des cadres subalternes qui craignent pour la suite de leurs carrières menacées par les traditionnelles et immanquables «mises en place» destinées à placer des membres du parti, neveux, nièces, amis et connaissances.

Ambitions ou équations ?
La publication de conclusions des négociations, généralement par la voie des médias fera l’effet d’une bombe. Avec pour effet immédiat des départs et des retournements des oubliés du partage. Le premier à en subir les dommages, l’UDPS. Confortablement installé au pouvoir depuis une année pleine, le parti de Félix Tshisekedi ne donne pas les signes d’une ouverture par laquelle seraient aspirés des alliés et sympathisants qui se bousculent au portillon.
La position lui a été rappelée, le samedi 22 juillet, lors de sa rencontre avec les Forces politiques de l’UDPS et Alliés, personnalités politiques et autres responsables de mouvements associatifs. Au-delà de la langue de bois de rigueur dans les communiqués de fin de séances, des sources fiables indiquent que la question a bel et bien été soulevée, concernant la prise en compte des alliés qui n’en mènent pas moins un combat significatif à l’ombre encombrante de l’UDPS. Les Kitenge Yesu, Laurent Batumona, Jonas Mukamba et autres Henriette Wamu ont attiré l’attention de l’actuel chef de l’Etat sur la nécessité de se constituer une majorité confortable dans les organes délibérants lors des futures élections générales, et se libérer de ce fait du carcan paralysant dans lequel le tient sa coalition avec le FCC. D’où l’importance de ménager des ouvertures dans la carapace de l’UDPS, et qui passeraient non seulement par leur participation dans les organes politiques, mais aussi leur prise en compte dans les entreprises publiques.
Si l’UDPS pourrait, à certains égards, se montrer malléable et accéder aux désidératas de ses alliés, en raison de son apprentissage du pouvoir suprême acquis de date récente, il n’en va pas de même du PPRD et ses alliés au sein du FCC.

En 18 ans d’exercice du pouvoir, le parti de Joseph Kabila a eu toute la latitude de façonner, puis de placer dans la quasi-totalité des structures économico-financières des personnalités à l’idéologie profondément ancrée dans la conservation du pouvoir, contre vents et marées. D’où la prétention à se montrer rétif aux sollicitations d’alliés potentiels et partant, à un partage des responsabilités au sein des entreprises pourvoyeuses de ressources.

Appel d’air
En adoptant une position recroquevillée, le FCC-CACH est en train de faire le lit d’un troisième larron qui, patiemment, est en train de tisser sa toile.
Un appel d’air susceptible de profiter au nouveau venu dans le monde politique, le Rassemblement pour la République, le parti politique de Moïse Katumbi en voie de finaliser ses démarches administratives. Quand on connaît le poids financier de l’ancien gouverneur du Katanga, il n’est pas hasardeux d’affirmer que sa formation serait la bénéficiaire opportuniste des frustrés.

La Pros.

 

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