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*Dans une Tribune publiée ce mercredi 29 janvier dans les médias de Kinshasa, le Professeur Mabi Mulumba déconstruit les thèses des lobbys tentés de faire échouer les efforts de transformation de la Gécamines, engagés par le Conseil piloté par Albert Yuma. Sans parti pris égoïste, l’ancien Premier ministre dit regretter « toute cette agitation autour de la Gécamines, tous ces lanceurs d’alerte, tous ces résistants de la dernière heure et toutes ces interpellations, dont le caractère purement politicien n’échappe plus à personne».


Le Conseil d’administration de la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines), en général, et Albert Yuma son président, plus particulièrement, sont au centre d’un vif débat autour de contrats ou d’emprunts conclus naguère entre le géant minier et des partenaires pris dans de nébuleux et inextricables dossiers judiciaires à l’international.
Les explications de la Gécamines, pourtant, rationnelles sont ouvertement battues en brèche par un lobby d’experts internes de l’entreprise qui voient d’un mauvais œil l’action forte engagée en faveur de la transformation de la Gécamines pour rendre à l’entreprise sa grandeur et offrir au pays l’outil dont il a besoin pour son développement.

L’affirmation n’est pas une vue de l’esprit. Elle émane du professeur Mabi Mulumba, dans une tribune parue dans les médias. L’économiste de premier plan, sans s’engager dans les méandres d’une polémique stérile, aligne les performances du Comité Yuma inégalées depuis le passage du professeur d’économie au Comité de surveillance de la Gécamines Holding en 1986. L’ancien premier ministre, ministre des Finances et longtemps, Président de la Cour des Comptes (puis sénateur) rappelle utilement qu’il y a dix ans, la Banque mondiale avait recommandé la dissolution de l’opérateur public des mines. Une dissolution qui devait profiter uniquement aux multinationales qui pensaient ainsi se partager les carrières et mines orphelines, et contrôler à leur guise, le cuivre et le cobalt de la République démocratique du Congo.
Dès lors, la turbulence artificielle créée autour de la Gécamines s’inscrit dans cette perspective, soutenue en sous-main par les multinationales réticentes à l’application des directives du Code minier révisé.
Malgré tout, et contre vents et marées, le Conseil d’administration de la Gécamines aligne des performances au point que l’entreprise suscite des convoitises tant des multinationales que des politiciens qui n’auraient pas accepté d’y être nommés comme mandataires publics en 2010 après le verdict de la Banque mondiale.

Selon le professeur Mabi Mulumba, le Plan managérial mis en place par le Comité Yuma a abouti, entre autres, à la victoire de la Gécamines sur le géant suisse Glencore, grâce à la conversion en actions d’une partie de la dette de Kamoto Copper Company (KCC), soit 5,6 milliards de dollars sur endettement global de 9 milliards.
Le litige réglé avec Boss Mining, filiale du Kazakh ERG a rapporté 30 millions de dollars à la Gécamines, tandis que la production atteignait 40.000 tonnes de cuivre début 2019, contre une moyenne de 25.000 tonnes au cours des vingt dernières années. Une hausse réalisée grâce à un investissement de 100 millions de dollars dans les usines modernisées de production de cathodes électrolytiques de Shituru (Likasi).
Le dernier exploit en date demeure sans conteste, le rachat de la mine de Deziwa à Kolwezi, ancienne propriété de la firme canadienne Platinum, et le lancement en janvier de cette année du projet du même nom dans lequel la Gécamines détient 49% de parts contre 51% à son partenaire chinois CNMC.

Au chapitre de la diversification de ses activités, Mabi Mulumba relève, par ailleurs, la construction, par la Gécamines, de la Cimenterie du Katanga à Likasi (1.2 millions de tonnes de ciment par an), la relance de la Société du Terril de Lubumbashi et de Kambove Mining (60.000 tonnes e cuivre/an).
Toutefois, la transformation nécessaire de la Gécamines, revenue ainsi dans la cour des grands, telle que soutenue par Albert Yuma et le professeur Mabi risque d’être plombée par la lourde ardoise sociale de l’entreprise.
En effet, la Gécamines prend en charge la scolarité de dizaines des milliers d’élèves et couvre les soins de santé à autant de ses employés ainsi qu’à leurs familles.

Le professeur Mabi en vient à conclure par son soutien aux efforts déployés et à la démarche entreprise par le Conseil d’administration actuel à la demande du président Joseph Kabila, étant donné que refaire de la Gécamines, un acteur minier de rang international, est un processus qui s’intègre parfaitement dans la vision de l’actuel chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

La Pros.

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