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Les disputes au sein de la coalition FCC-CACH notamment, autour de l’affaire de dissolution de l’Assemblée nationale, préoccupent, au plus haut point, les confessions religieuses.

Ces dernières, réunies au sein d’une plateforme, rapportent, dans une déclaration faite vendredi 24 janvier 2020 en marge de la première année de l’alternance, que les acteurs du Front commun pour le Congo (FCC) et ceux du Cap pour le Changement (CACH) sont censés travailler ensemble en vue de favoriser l’émergence du pays. Sur ce, les chefs de ces confessions religieuses se déclarent prêts à rencontrer les animateurs des Institutions, aux fins d’apporter leur contribution pour l’intérêt de la nation toute entière. D’ores et déjà, un appel au calme et au sens de responsabilité est lancé à tous les politiques par les représentants de ces huit confessions religieuses, à savoir : l’ECC, la Communauté islamique, les Eglises Catholique, Orthodoxe, Kimbaguiste, Réveil, Indépendante ainsi que l’Armée du Salut.
Une année après la passation pacifique et démocratique du pouvoir au Palais de la Nation entre Kabila et Tshisekedi, les serviteurs de Dieu notent quelques avancées en termes de la redynamisation des relations diplomatiques, de l'évolution positive dans le processus de la gratuité de l'enseignement, du progrès des forces armées dans la partie Est du pays, etc.

Cependant, face à plusieurs défis qui accolent encore le pays, les confessions religieuses regrettent qu’à ce jour, l’escalade verbale commencée, au sein de la coalition au pouvoir, par les militants soit montée au niveau des animateurs politiques jusqu’à atteindre les animateurs des Institutions.
«S’il est vrai qu’en une année on ne peut pas tout changer, notre préoccupation est d’autant plus grande que les alliés de la coalition au pouvoir qui sont censés travailler dans la cohésion pour faire face à ces défis, s’illustrent, surtout ces derniers temps, par des querelles et disputes de nature à compromettre la chance du décollage du pays», signalent-elles dans cette déclaration. Voilà pourquoi, ces hommes de Dieu exhortent la modération dans le langage. Question de couper court à ces genres des soubresauts qui achoppent la bonne marche de l’Etat, sous la gouvernance du FCC-CACH.

«Nous en appelons au calme, à la modération dans le langage et au sens de responsabilité de tous les acteurs sociopolitiques. En outre, nous comptons rencontrer à tour de rôle les animateurs des Institutions étatiques et d’autres personnalités en vue de partager notre vision et apporter notre contribution pour l’avènement d’un Congo prospère », renchérissent-ils.
Et, tout en invitant les acteurs politiques FCC-CACH à évaluer l’impact de leur coalition dans la vie des congolais et de tirer les leçons pour l’intérêt supérieur de la Nation, ils appellent la population à rappeler aux autorités, par des voies légales, leurs attentes légitimes et à ne pas céder à toutes sortes des manipulations politiciennes.

Corneille Lubaki

PLATEFORME DES CONFESSIONS RELIGIEUSES DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Center Interdiocésain
Kinshasa-Gombe
DECLARATION DES CHEFS DES CONFESSIONS RELIGIEUSES SUR LA SITUATION SOCIOPOLITIQUE DU PAYS
Le prophète avertit le peuple (cfr Ezéchiel 33,6 ; Sourat 103)
1. Nous, Chefs des Confessions religieuses, membres de la plateforme réunis au Centre interdiocésain du 23 au 24 Janvier 2020 dans le cadre de notre collaboration, nous sommes penchés entre autres sur la situation actuelle de notre Pays que nous jugeons préoccupante et avons décidé de faire cette déclaration pastorale.
2. Le 30 Décembre 2018, le Peuple Congolais s'est clairement exprimé par la voie des urnes en faveur d'un changement de gouvernance dans l'espoir de voir améliorées ses conditions de vie.
3. Une année après, nous sommes heureux de constater quelques avancées pour lesquelles nous félicitons et encourageons toutes les personnes et Institutions impliquées, particulièrement la coalition au pouvoir :
- La décrispation du climat politique en général avec les actes concrets comme le retour des exilés politiques, la libération des prisonniers politiques, la liberté des manifestations et l'encadrement de la police… ;
- La sensibilité des autorités aux difficultés de la population surtout en cas de sinistre ;
- La redynamisation des relations diplomatiques avec beaucoup de Pays ;
- L'évolution positive dans le processus de la gratuité de l'enseignement
- Les progrès de nos forces armées dans la partie orientale du pays, notamment dans le Nord et le Sud Kivu et en Ituri.
4. Par ailleurs, le Pays fait face aux grands défis qui, s'ils ne sont pas affrontés de façon responsable, le changement que le peuple congolais a souhaité de tous ses vœux restera un vain slogan. Il s’agit notamment de :
- La dégradation de l'économie ;
- La persistance de la corruption ;
- L’instrumentalisation de la justice ;
- Le détournement des deniers publics ;
- La porosité des frontières ;
- La persistance de l'insécurité, particulièrement à l'Est du Pays ;
- Le banditisme urbain ;
- La panne du processus électoral ;
- L’exploitation illicite des ressources naturelles.
5. s’il est vrai qu’en une année on ne peut pas tout changer, notre préoccupation est d’autant plus grande que les alliés de la coalition au pouvoir qui sont censés travailler dans la cohésion pour faire face à ces défis, s’illustrent, surtout ces derniers temps, par des querelles et disputes de nature à compromettre la chance du décollage du pays.
L’escalade verbale commencée par les militants est montée au niveau des animateurs politiques et, pire encore, elle atteint les animateurs des Institutions.
6. Nous en appelons au calme, à la modération dans le langage et au sens de responsabilité de tous les acteurs sociopolitiques. En outre, nous comptons rencontrer à tour de rôle les animateurs des Institutions étatiques et d’autres personnalités en vue de partager notre vision et apporter notre contribution pour l’avènement d’un Congo prospère.
7. A cette étape de parcours, nous invitons les alliés au pouvoir à évaluer l’impact de leur coalition dans la vie des congolais et de tirer courageusement les leçons pour l’intérêt supérieur de la Nation.
8. Nous demandons à la population d’invoquer sans cesse dans la prière les grâces de l’Eternel sur notre pays, de rappeler aux autorités par des voies légales leurs attentes légitimes et de ne pas céder à des manipulations politiciennes.
9. Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo et son Peuple.
Fait à Kinshasa, le 24/01/2020

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