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*Ça tourne au vinaigre au sein de la coalition au pouvoir. Au regard des tirs croisés observés cette semaine, pourtant, consacrée à la commémoration de l’an I de l’alternance au sommet de l’Etat, l’on est tenté de dire que la rupture, c’est pour bientôt.

Tout a commencé, le dimanche 19 janvier à Londres (Grande-Bretagne), lors du speech du premier citoyen congolais, Félix Tshisekedi, à ses compatriotes de la diaspora. Menace de dissolution de l’Assemblée Nationale et recours au bic rouge pour sanctionner les membres du gouvernement qui entraveraient son action. Moins de quarante-huit heures après, réponse du berger à la bergère ou plutôt l’inverse. Jeanine Mabunda, Présidente de la Chambre Basse du Parlement, sort de sa réserve. Menace de destitution à l’encontre du Chef de l’Etat. La crise politique est à son comble. Où va-t-on ?

Les parlementaires CACH désavouent Jeanine Mabunda et exigent sa démission. A la Présidence de la République, l’on prévient que Félix Tshisekedi est passé à la vitesse supérieure. Il est déterminé à frapper fort en cas de crise persistante. Quelle sera alors l’issue de ce bras de fer FCC – CACH ?
De l’avis d’un proche de Moïse Katumbi et ex-Speaker de l’Assemblée Nationale, en l’occurrence, Olivier Kamitatu, c’est l’autorité morale de CACH qui en sortira victorieuse. Il s’agit donc de Félix Tshisekedi. Mabunda que le professeur Kin-Kiey Mulumba compare à Nancy Pelosi, Présidente de la Chambre des Représentants aux Etats-Unis, serait donc perdante ?

Une autre réaction, pour la moins surprenante et controversée, est celle de l’ancien ministre de la Communication et Médias, Lambert Mende. En déclarant que le Président de la République a tous les pouvoirs, cet homme au verbe facile membre du FCC sème la panique dans son camp politique.

La bataille juridique ne fait que commencer autour de ces deux concepts : Dissolution et Destitution.
Le pire serait l’entrée en action des extrémistes de chaque camp politique, FCC – CACH, surtout au niveau de la base. Conséquence : flambée de violence aussi bien à Kinshasa que dans l’arrière-pays. Pis pire, la guerre civile. Ainsi, prendra définitivement fin cette coalition de façade qui privilégie, apparemment, des intérêts partisans au détriment de l’intérêt général. Côté Lamuka, opposition radicale, l’on se frotte les mains. Pourvu que les revendications de celle-ci se matérialisent suite aux dissensions au sein de la partie adverse. Comme toute guerre se termine toujours autour d’une table, une transition qui déboucherait sur des élections anticipées (présidentielles et législatives) est donc envisageable, insiste-on, de ce côté-là, selon le plan de sortie de crise porté par Fayulu. Avec un tel scénario, l’autorité morale du FCC, Joseph Kabila, signera-t-il son grand retour sur la scène politique ? Wait and see.

La Pros.

 

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