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Martin Fayulu Madidi qui a décrété ‘’2020’’ comme année de libération du Congo-Kinshasa, est revenu à la charge, ce lundi 13 janvier dans son Quartier général de l’Hôtel Faden House, pour dénoncer, dans la même lancée que le Cardinal Ambongo ou le Révérend Bokundoa, la menace de Balkanisation qui plane sur le ciel de la RD. Congo.

Au cours de cette conférence de presse qu’il a animée autour du thème : « la RDC contre le projet de balkanisation et d’implosion », celui qui se réclame ‘’Président élu’’ a laissé comprendre que cette démarche du morcellement du pays est un risque réel qui date d’avant l’indépendance. Ce principal compagnon d’Adolphe Muzito, actuel coordonnateur de Lamuka, en a ainsi appelé à une mobilisation générale de tout un chacun pour dire non à ce projet de balkanisation. Ce, en participant déjà à la marche du 17 janvier prochain.

Sans langue de bois, le Président du parti ‘’Engagement pour la citoyenneté et le développement’’ (ECIDE) a déclaré que cette idée, d’ailleurs méphistophélique, de morceler l’étendue du territoire national est, entre autres, tributaire à la fragilisation même du pays, qui passe par l’insécurité, principalement à l’Est avec des tueries et atrocités perpétrées par des groupes armés ainsi que par l’instrumentalisation de la population, à travers des conflits interethniques dans plusieurs coins du pays, aux fins de rompre l’unité tant voulu par les pères de l’indépendance. A cela, il a ajouté la paupérisation du peuple congolais, avec la crise socio-économique ou encore une certaine léthargie dans la gestion qui retarde l’émergence de la RD. Congo, alors que plusieurs pays limitrophes sont en expansion. Fayulu Madidi a, dans la même ligne droite, évoqué que le démembrement en 26 provinces s’avère être aussi un des signes avant-coureur dudit plan.

Mutation
D’après lui, ce projet d’implosion du Congo-Kinshasa se trouve dans une phase qu’il a appelé ‘’Balkanisation économique’’. C’est-à-dire, ‘’maintenir le pays dans le standard de la pauvreté, avec vision de pousser les congolaises et congolais d’envier le monde extérieur, au détriment de leur propre terre’’. Cela, avant de donner le coup fatal d’une balkanisation physique et réelle. Occasion pour lui de fustiger, à cet effet, une certaine passivité des autorités et acteurs politiques congolais, dûment Joseph Kabila et Félix Tshisekedi qui, a-t-il souligné, ont facilité l’aboutissement de cette démarche qui, à ce jour, serait à l’échelle de 70%, a-t-il relevé.

Résistance
Connu pour son franc-parler, ce leader de la coalition Lamuka a déclaré mordicus qu’aucun moyen ne sera lésiné pour empêcher la concrétisation de ce projet de balkanisation du Congo-Kinshasa. «C’est depuis belle lurette que ce projet de balkanisation a été mis en œuvre. L’idée de nos ennemis est de fragiliser le pays et provoquer des guerres interethniques. Ils veulent nous distraire afin de saucissonner le pays. Que personne ne vous trompe, nous sommes contre et allons tout faire pour empêcher ce projet à aboutir», a-t-il dit. Ainsi, il a lancé un appel à la responsabilité des congolais de tout bord afin de dire ‘’non’’ au morcellement et implosion de la RD. Congo. Comme Joseph Kasa-Vubu, Patrice Lumumbu et même Joseph Mobutu, Martin Fayulu a insisté sur l’unité et la cohésion nationale qui, selon ses propos, constituent une des armes massives contre ce projet. D’ores et déjà, il a convié la population congolaise à inonder les rues ce 17 janvier 2020, avec de bandeaux blancs, afin de rendre hommage principalement aux victimes de l’insécurité à l’Est et aussi pour faire obstacle au complot du saucissonnage du Congo-Kinshasa. En même temps, il a invité le peuple à ne point se laisser abattre par une quelconque interdiction de ladite marche par des autorités urbaines. Car, la marche aura bel et bien lieu, a-t-il précisé.
Et, au-delà de cette marche, ce principal compagnon d’Adolph Muzito a annoncé d’autres activités de grandes envergures dans le sens de combattre cette implosion tant recherchée de la nation congolaise.

Justice
Soulignant l’urgence qu’il y ait réparation des crimes commis depuis plusieurs années dans le pays, le Président de l’Ecidé a recommandé la mise en œuvre du ‘’rapport mapping’’. Lequel rapport élaboré par les experts onusiens recense près de 617 incidents, qualifiés de crimes de guerre ou crimes contre l’humanité, qui ont été perpétré au Congo-Kinshasa, entre 1993 et 2003 notamment, par les armées rwandaises et ougandaises. Dans cette lancée, il a invité le Rwanda à reconnaître les tueries commises en RD. Congo.

Corneille Lubaki

 

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