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Le Premier ministre Sylvestre Ilunga étant empêché, c’est donc Baudouin Mayo, accompagné de l’équipe gouvernementale, qui était à la manœuvre, mardi 10 décembre, au Sénat, pour présenter le projet de loi de finances de l’exercice 2020.

Lequel projet est examiné en seconde lecture, après son adoption le 5 décembre dernier, à l’Assemblée nationale. Devant les élus des élus, le VPM de Budget qui est l’un des principaux artisans de ce texte de loi, a présenté d’innombrables innovations que regorge ce projet budgétaire équilibré en recettes et en dépenses, à hauteur de près de 10 milliards des dollars américains. Jean Baudouin Mayo ou Sylvestre Ilunga lui-même, se tiendra encore ce mercredi au perchoir de la Chambre haute du Parlement pour répondre aux préoccupations soulevées par les sénateurs, au cours du débat général.

Président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba a insisté, au cours de cette séance plénière, sur le fait que ce projet de loi de finances 2020 est examiné en procédure d’urgence. Cela, étant donné que la session ordinaire de septembre se clôturera d’ici quelques jours, soit le 15 décembre 2019, a-t-il précisé.
Après avoir étalé, de manière claire et distincte, l’essentiel du projet budgétaire, sous réserve des recommandations formulées par la commission Ecofin de l’Assemblée nationale, Baudouin Mayo a, lors du débat général, noté, respectivement, les inquiétudes d’une trentaine de sénateurs concernant ce texte de loi. C’est à ces préoccupations qu’il répondra ce mercredi, espérant par ricochet que soit déclaré recevable ce projet de loi.

Déjà, bien au-delà de l’accroissement budgétaire à plus de 63% comparativement au budget 2019 qui est fixé à environs 4 milliards de dollars américains, Mayo Mambeke a rappelé d’autres innovations inscrites dans cette loi de finances. Il s’agit, entre autres, de l’opérationnalisation de la caisse nationale de péréquation pour le financement des programmes d’investissement public, dans le cadre de la solidarité nationale et la correction des équilibres entre provinces, d’une part, et entre les entités territoriales décentralisées, d’autre part. « C’est pour la première fois que la caisse nationale de péréquation qui tient tant à cœur les sénateurs, va devenir effective », a-t-il déclaré. Il a aussi évoqué comme innovation, le démarrage de la construction du port en eau profonde de Banana pour l’accostage de bateaux, en vue d’améliorer notamment, les recettes des douanes et accises ainsi que la performance des sociétés et services étatiques.

Et, puisque les signes avant-coureurs présagent que la loi de finances sera déclarée recevable par les élus des élus, le Président de la Chambre haute du parlement a souligné, dans cette foulée, que la commission Economique, financière et bonne gouvernance du Sénat (ECOFIN) que dirige le sénateur Moïse Ekanga, aura près de trois jours pour étudier, de manière approfondie, la loi budgétaire, avant de présenter son rapport le samedi 14 décembre, dernier jour de la plénière de cette session ordinaire, pour le vote définitif.

Il y a lieu de noter, par ailleurs, que José Sele Yalaghuli, ministre des finances a aussi présenté ce même mardi, la loi sur la réédition des comptes qui est, en même temps, examinée en seconde lecture à l’hémicycle des sages, après adoption à la Chambre basse. Il devra, en outre, répondre ce mercredi aux interrogations des sénateurs quant à ce.

Corneille Lubaki

 

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