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*Dans ses prémisses en tant Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi avait participé au 32ème Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie.

A peine sorti d’une bataille électorale sans précédent et barbouillé de quelques contestations, il avait affronté la Cour des grands avec des mots saluant la première passation pacifique et civilisée du pouvoir dans le pays. Malgré le soutien tous azimuts de ses homologues régionaux, pour certains, le cinquième président de la RDC ne jouissait pas encore pleinement de ses fonctions et présentait même les signes de la continuité du régime auquel il succède. Dans l’après-midi de ce jeudi 26 septembre 2019, avec plus de confiance et de détermination, mais aussi de préoccupations majeures, le Chef de l’Etat congolais prononcera son discours à la tribune des Nations Unies, à l’occasion de la 74e session ordinaire de l’Assemblée générale. Entre la demande de soutien à sa vision de développement, son ouverture à l’extérieur et la nouvelle donne politique 8 mois après son investiture,

Tshisekedi va-t-il surprendre ?
Lors de ses récentes sorties médiatiques ainsi que ses nombreux déplacements en Afrique et ailleurs, le Chef de l’Etat congolais a tenté de définir sa politique qui consiste, pour l’instant, à entamer des réformes à impact visible dans l’esprit d’améliorer les conditions de vie des populations et lutter contre la pauvreté. Mais aussi et surtout renouer les liens diplomatiques avec les autres nations en vue d’attirer les investisseurs potentiels dans l’idée de rebâtir le pays.
En gros, le discours de Félix Tshisekedi à la tribune des Nations Unies doit pour le moins donner un signal fort du renouveau démocratique réputé caractériser son quinquennat avec notamment, la libération de l’espace politique et une gestion plus humaine des questions liées au respect des droits de l’homme.

Que va-t-il donc dire de nouveau ? A New York où il séjourne depuis le début de la semaine, Félix Tshisekedi sera certainement attendu dans un oral le dissociant de son devancier, Joseph Kabila, qui s’était illustré dans une politique autarcique durant les dernières années de son règne.

La RD. Congo, comme les 192 autres Etats Membres de l’ONU, est bien représentée à l'Assemblée générale, l’un des six organes principaux des Nations Unies, pour discuter de nombreuses questions internationales et coopérer dans des domaines couverts par la Charte des Nations Unies, comme le développement, la paix et la sécurité et le droit international.

Déjà, le lundi 23 septembre dernier, en marge du Sommet de Nations unies sur l’Action pour le Climat, Félix Tshisekedi a exhorté les partenaires de la RDC à soutenir le gouvernement dans ses efforts pour la préservation de l’écosystème de la forêt du Congo. Soutien qui, en principe, devrait se faire par des compensations financières sérieuses. ‘’Mon pays appartient au massif forestier du Bassin du Congo. La forêt de la République Démocratique du Congo s’étend sur une superficie de 154 millions d’hectares. Si les forêts de la République Démocratique du Congo partaient en fumée, c’est plus de 52% d’eaux douces d’Afrique qui partiraient avec elles. La disparition de cet écosystème provoquerait une grave crise écologique et déstabiliserait la stabilité du climat dans le monde‘’, a-t-il dit. Aussi, il a plaidé pour des partenariats efficaces et le transfert des technologies afin d’œuvrer de manière durable pour l’atténuation, l’adaptation et la diminution de gaz à effet de serre à la base du réchauffement climatique de la planète.

Le jour suivant, il a participé à l’ouverture du débat général au cours duquel le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le Président de l’Assemblée générale, Tijjani Muhammad-Bande, ont plaidé en faveur de l’esprit de coopération pour le bien commun dans le monde.

Repartir sur de bonnes bases
Au devant de la scène ce jeudi, le Chef de l’Etat congolais sera sans doute attendu sur le dossier Ebola, ce virus dont la propagation à vaste échelle représente un danger pour l’humanité. Des avancées scientifiques ont été réalisées certes, mais le virus n’est pas encore maîtrisé. Le pays a donc encore besoin d’aide sur ce volet précis comme sur celui de la sécurité. En effet, à l’est du pays les jours ne sont pas bons depuis maintenant plusieurs années et les efforts de la Monusco associée aux forces armées congolaises, ne suffisent pas.

Les groupes armés, responsables des crimes présumés, sèment la terreur et les populations de ce terroir subissent des violences à longueur des journées et ceci est l’un des points sur lequel est attendu Tshisekedi Tshilombo. Toutefois, aujourd’hui, il veut repartir sur de bonnes bases. En interview face aux médias internationaux il y a quelques jours à Bruxelles, il a réitéré son vœu d’instaurer un Etat de droit. ‘’Et dans un Etat de droit, il y a une justice indépendante. Ce n’est pas à l’individu Félix Tshisekedi de commencer à faire justice. C’est dans un tel contexte que ceux qui s’estimeront avoir été victimes de X ou Y citoyen, pourront se tourner vers la justice. Et ces crimes présumés ne remontent pas seulement à la période de 2016 à 2018. On peut même remonter à la chute de Mobutu Sese Seko ou à l’indépendance, si vous voulez…‘’, avait-il signifié.

Pour ce qui est des FARDC, ‘’j’ai trouvé une armée et des services de renseignement structurés à qui j’ai dit que je n’accepterais plus ce qui s’est passé. Eux aussi m’ont expliqué leur vérité. Notre armée, c’est vrai, a commis beaucoup d’erreurs. Mais, il est vrai aussi qu’il y a eu beaucoup d’exagérations. De même que de la diabolisation infondée sur des individus‘’.

Aussi, l’enjeu de son intervention à l’ONU consistera probablement à présenter les opportunités d’investissements que représente aujourd’hui la RDC, en mettant en valeur son riche potentiel naturel qui n’attend qu’à être exploité à bon escient dans le cadre des partenariats porteurs d’espérances.
Retenez que tous les Etats Membres se réunissent en septembre à l'ouverture de la session annuelle, dans la salle de l’Assemblée générale, au Siège de l'ONU, à New York.

Conformément à la pratique d'un tirage au sort, le premier siège à hauteur de la première rangée dans la salle de l’Assemblée générale sera occupé par le Ghana durant la 74e session. Les places assises suivantes seront occupées par les autres Etats Membres placés selon l'ordre alphabétique anglais.

La Pros.

 

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